Padam Mobility renforce son déploiement en Île-de-France

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(Crédits : DR)
La jeune pousse spécialisée dans le transport en commun à la demande devrait couvrir une vingtaine de territoires franciliens d'ici à la fin du premier trimestre 2020.

Une intelligence artificielle couplée à une plateforme Internet, une application et un numéro de téléphone, et le trajet est réservé. C'est le pari de Padam Mobility, jeune pousse spécialisée dans le transport en commun à la demande et partenaire d'Île-de-France Mobilités (IDFM, ex-STIF), l'autorité organisatrice des transports de la région francilienne.

"L'idée consiste à permettre à n'importe quel village d'accéder à des nœuds de transport structurants pour se rendre à Paris plus facilement", résume Ziad Khoury, co-fondateur et directeur des opérations de la startup.

Déjà présente sur neuf territoires en grande couronne, Padam Mobility couvrira, dès cette semaine du 6 janvier, six collectivités supplémentaires: quatre en Seine-et-Marne - Nemours, Coulommiers, Gretz-Ozoir-Tournan, Saint Mard - et deux situés dans les Yvelines - Houdan-Montfort et Rambouillet-Ouest.

En partenariat depuis le début avec Setec, qui se présente comme l'acteur "de référence de l'ingénierie des services numériques de mobilité", la jeune pousse serait en outre déjà en train de négocier avec IDFM la desserte de quatre à six territoires supplémentaires. Ce que confirme l'autorité organisatrice à La Tribune qui annonce "une vingtaine de collectivités d'ici à la fin du premier trimestre 2020".

"Un vrai service, pratique et économiquement intéressant" (IDFM)

Plutôt que de créer une ligne de bus roulant à vide sur la majorité de son itinéraire, "cela permet d'assurer à des zones moins denses un vrai service de mobilité, pratique et économiquement intéressant", précise-t-on chez IDFM. Via un abonnement mensuel ou pluriannuel aux montants confidentiels, la startup vend, elle, ses logiciels qui offrent plus ou moins de fonctionnalités selon la formule choisie.

De son côté, l'autorité organisatrice entend bien, à terme, centraliser les requêtes des voyageurs sur une seule et unique plateforme régionale pour indiquer aux chauffeurs les meilleurs chemins à suivre. « Avec l'intelligence artificielle, on peut utiliser cette solution dans des endroits où on ne pouvait pas le faire », expliquait déjà en novembre dernier son directeur général Laurent Probst à La Tribune.

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D'autant qu'au lendemain de la crise des "gilets jaunes", "les zones moins denses vont nécessiter des réponses", comme l'a souligné, toujours en novembre dernier, Thierry Mallet, Pdg de Transdev et président de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP). D'après une étude IFOP réalisée pour cette dernière, les Français aspirent en effet à davantage à de modes de déplacement partagé pour des raisons économiques (54%), environnementales (44%) et de rapidité (35%).

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