Régionales Île-de-France : Valérie Pécresse en tête au premier tour

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La gauche pourrait perdre la région Île-de-France qu'elle préside depuis 1998.
La gauche pourrait perdre la région Île-de-France qu'elle préside depuis 1998. (Crédits : REUTERS)
La candidate de la droite Valérie Pecresse arrive en tête du premier tour des élections régionales en Île-de-France avec 30,51 % des voix, selon les résultats définitifs. Elle devance Claude Bartolone (PS) qui réalise 25,19 % des suffrages, et Wallerand de Saint-Just (FN), 18,41%.

Comme tous les sondages le prévoyaient, la candidate de la droite Valérie Pécresse (LR-UDI-MoDem) arrive en tête du premier tour des élections régionales en Île-de-France avec 30,51 % des voix, selon les résultats définitifs. Elle devance la liste PS conduite par Claude Bartolone, qui réalise une score de 25,19 %. La liste Front national de Wallerand de Saint-Just est troisième avec 18,41% des voix. Le score du parti d'extrême droite reste tout de même inférieur à la plupart des autres régions de France.

Les deux autres principales listes de gauche, EELV et le Front de gauche, réalisent respectivement des scores de 8,03% et 6,63 %. A droite, la liste Debout pour la France menée par Nicolas Dupont-Aignan récolte 6,57% des suffrages. La liste Lutte ouvrière de Nathalie Arthaud obtient quant à elle 1,4 % des voix.

Si le second tour s'annonce très serré entre la gauche et la droite, Claude Bartolone semble tout de même être en ballotage favorable. Sans grande réserve de voix, Valérie Pécresse avait en effet besoin de 10 points d'avance sur Claude Bartolone au premier tour pour être certaine de l'emporter.

Appel au rassemblement à gauche

Claude Bartolone a d'ores et déjà appelé au rassemblement à gauche. "J'en appelle au peuple de gauche et à tous les écologistes d'Île-de-France à venir voter la semaine prochaine" pour la liste qu'il conduira, a-t-il demandé. Les leaders EELV et Front de gauche semblent pour l'instant d'accord pour se rapprocher du PS afin de battre Valérie Pécresse au second tour.

De son côté Geoffroy Didier (LR), conseiller de Valérie Pécresse, a fait un appel du pied à Nicolas Dupont-Aignan afin qu'il se rallie à la liste LR-UDI-MoDem. Réponse cinglante du leader de Debout la France : "Qui est Geoffroy Didier ?"... Les tractations entre les listes de droite vont se poursuivre cette nuit. Nicolas Dupont-Aignan donnera sa position définitive demain midi.

Du reste, ces élections sont "une bouffée d'air frais" dans le contexte actuel de montée en flèche du Front national, estime Clémentine Autain, tête de liste Front de Gauche. Le FN devrait faire en Île-de-France l'un de ses plus mauvais scores en métropole. Et c'est bien dans les départements de Paris et de la première couronne que le FN est au plus bas. Dans les départements de la grande couronne en revanche, il réalise de gros scores. En Seine-et-Marne, premier département francilien dont les résultats sont connus, le FN arrive ainsi en première position au premier tour avec 30.93 % des voix, devant la liste LR-UDI-MoDem (25,35 %) et le PS (20,34 %).

En Essonne, le candidat FN obtient 22%, non loin de Claude Bartolone (23,56 %) et Valérie Pécresse (23,88 %) et dans le Val d'Oise, il est même le deuxième homme de ces régionales, puisqu'il talonne Valérie Pécresse (26,60 %) à 25,06 %. Dans les autres départements, la candidate LR s'en sort avec une large avance : 39,64 % dans les Hauts-de-Seine, 15 points de plus que son concurrent socialiste, lequel ne sort victorieux que dans son fief de la Seine-Saint-Denis, avec une avance de 8 points à 29,58 %.

Une meilleure participation qu'en 2010

Le taux de participation à ces élections est, certes, meilleur en Île-de-France que lors des élections régionales de 2010, mais il reste assez faible à 45,90%. Cependant, la région Île-de-France est l'une des régions françaises où l'on vote le moins. Pour rappel, la participation au niveau national atteignait presque 50%.

Indéniablement, la campagne francilienne aura été marquée par les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis. La question de la sécurité dans les transports, sur laquelle la candidate de la droite Valérie Pécresse s'est notamment appuyée, a pris une ampleur toute particulière.

Un duel entre deux têtes d'affiche

La particularité des élections régionales en Île-de-France réside dans la nature du duel entre droite et gauche. Ce sont en effet deux têtes d'affiche du PS et de LR qui s'affrontent, puisque Claude Bartolone est le président de l'Assemblée nationale, et que Valérie Pécresse, qui s'était déjà présentée en 2010 à la présidence de la région-capitale, est l'ancienne ministre du Budget.

Si les reports de voix des listes EELV et Front de Gauche n'étaient pas aussi importants qu'espérés par le PS, la droite pourrait, du reste, reprendre un poids lourd à la gauche : abritant 30 % du PIB français, 23 % de l'emploi et 12 millions d'habitants, la région Île-de-France est l'une des plus importantes collectivités locales françaises.

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a écrit le 07/12/2015 à 11:53 :
Argenteuil s'est distinguée par ses taux d'imposition Foncier et habitation,dans le TOP5 dans plus lourds de France!!!!
Mais comme dans toutes les villes de la grande couronne de Paris,Le FN est présent à cause de la ghettoïsation imposée par Paris et les Hts de Seine qui rejette les démunis ou réputes comme tel,dans ces villes qui sont devenues des citésdortoirs et sans joie!!!!! Les listes en présence pour l'idf sont constituée de vieux briscards,ayant plus de 20 ans de mandats en multiples,dans n'importe quel domaine,à croire qu'ils ont la science infuse???
Alors le c
Réponse de le 08/12/2015 à 19:52 :
Le Conseil Régional ne décide d'aucune assiette, ni taux d'imposition. Sauf une petite part de la taxe sur les carburants.
a écrit le 07/12/2015 à 11:16 :
Voter à gauche serait faire preuve de myopie , il suffit de regarder dans quel état le PS
a laissé la région parisienne après 17 ans de pouvoir. Bartelone n'est pas le candidat idéal,
il suffit de constater l'endettement de la municipalité qu'il préside. Endettement surréaliste
dû à utilisation de produits dérivés utilisés par les socialistes pour soit disant trouver
de l'argent à bon compte. Pour avoir une idée plus précise , il suffit de demander aux contribuables dont les municipalités sont socialistes , combien ils payent d'impôts locaux?
Réponse de le 07/12/2015 à 11:45 :
Certainement pas plus d'impôts que dans les municipalités de droite.
Réponse de le 08/12/2015 à 19:53 :
Vous avez raison, et c'est pourquoi je ne voterai pas à gauche au deuxième tour. Pour cela, il suffit de voter Claude Bartolone.

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