A Angers, la Soclova investit 200 millions d’euros pour adapter son parc immobilier

A la tête d’un parc de 5.300 logements sur l’agglomération angevine, le bailleur social Soclova a décidé d’investir 200 millions d’euros au cours des trois prochaines années pour répondre à la demande croissante de biens immobiliers et adapter son parc de logements existants aux dérèglements climatiques.

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Destiné à encourager le lien social et la concertation, le projet de
réhabilitation les Pléïades de demain, mené par la Soclova à Angers, prévoit ses animations ponctuelles comme les Végétrocs, ces échanges de plantes et graines entre les habitants. Mille deux cents arbres ont été plantés en 2020 sur l'agglomération angevine, mille autres le seront cette année.
Destiné à encourager le lien social et la concertation, le projet de réhabilitation "les Pléïades de demain", mené par la Soclova à Angers, prévoit ses animations ponctuelles comme les Végétrocs, ces échanges de plantes et graines entre les habitants. Mille deux cents arbres ont été plantés en 2020 sur l'agglomération angevine, mille autres le seront cette année. (Crédits : soclova)

C'est l'une des conséquences du dynamisme et des tensions du marché de l'immobilier angevin. Troisième organisme de l'habitat social sur le territoire angevin derrière l'Immobilière Podeliha (Action Logement) et l'office HLM Angers Loire Habitat, la société mixte Soclova, majoritairement détenue par la ville d'Angers, vient d'élaborer un plan stratégique H24.

Elle prévoit d'investir dans celle-ci 200 millions d'euros pour rénover et améliorer le confort son parc de logements sociaux, et renforcer ses deux nouveaux métiers : à savoir l'accession à la propriété et l'immobilier d'entreprise développés depuis 2019.

Venue sur le marché du tertiaire, la Soclova entend faire passer son parc de logements de 16.000 m² à 25.000 m² en 2024 avec la construction de quatre programmes à Angers et Avrillé. Présentée comme le couteau suisse de l'immobilier angevin, la Soclova détient un parc de 5.300 logements dont l'activité repose à 80% sur la location, à 15% sur l'accession à la propriété et à 5% sur l'immobilier d'entreprise. Un mix que la Soclova veut rééquilibrer en investissant sur l'accession à la propriété et le tertiaire, qu'elle veut faire respectivement passer à 25% et 10% de l'activité. « C'est un projet fort qui bouge un peu nos lignes », reconnaît Thierry Lignier, directeur général de la Soclova.

Elargir l'offre vers l'accession abordable

Après avoir construit 90 logements sur le territoire de la métropole angevine en 2020, la Soclova ambitionne d'en bâtir 800 de plus d'ici à fin 2024. Ce programme d'investissement doit lui permettre de diversifier son offre d'habitat social, qui à terme représentera 50% tandis que l'autre moitié sera composée de logements à loyers libres ou répondant aux critères de l'accession abordable.

« Cette orientation doit encourager la mixité sociale et favoriser l'accession à la propriété d'un public non éligible au logement social, mais confronté à la raréfaction des logements », indique le directeur général de la Soclova.

« Sur le locatif social où le privé se positionne à 11 ou 12 €/m² et que le cœur du métier est à 6 euros, nous lançons trois projets intermédiaires à 8 ou 9€/m² », précise-t-il.

Ayant l'objectif de proposer quarante logements par an, la Soclova lance trois opérations de 20 logements chacune dans le quartier des Capucins à Angers, aux Ponts-de-Cé et à Trélazé, dans la périphérie. Parmi la construction de 230 logements programmée l'an prochain, 150 seront dédiés aux logements locatifs sociaux, 40 aux logements intermédiaires à prix abordables (8/9 €/m²) et à l'accession à la propriété à moins de 3000 € /m².

La nature, vecteur de lien social

A la tête d'un parc immobilier où 73% des logements auraient des performances énergétiques de A à C, la Soclova va investir 10 à 12 millions d'euros par an au cours des cinq prochaines années pour adapter l'habitat aux changements climatiques et à l'évolution des besoins des habitants.

Dans le quartier de Monplaisir (300 logements), soixante-quatre logements ont ainsi bénéficié de 70.000 euros de travaux pour installer un ascenseur, transformer la typologie des lieux comme passer d'un T3 en T1 par un jeu de cloison, améliorer l'isolation.... Dans le quartier de la Roseraie, un programme visant à supprimer les ponts thermiques et améliorer les façades, est engagé sur 461 logements.

Des expérimentations sont lancées autour des performances énergétiques des logements où 9% des locataires envisageraient d'accéder à la propriété.

« Nous avons aussi une vraie marche à passer à travers la digitalisation et la simplification des process, la relation client, la création de compte client, l'envoi de SMS pour mettre en œuvre la diffusion de l'information en temps réel, la création de conciergerie en faisant évoluer le rôle des gardiens... », reconnaît le directeur général de la Soclova.

Au cours des deux dernières années, le bailleur social a aussi planté deux milles arbres, créé quatre îlots de fraîcheur et recruté six jardiniers. Une étude est engagée dans le cadre d'un projet d'agriculture urbaine pour transformer 5.000 m² de pelouses en potagers et renforcer le lien social des habitants en créant, par exemple, des « Végétrocs » pour favoriser l'échange de graines et de plantes entre les uns et les autres.

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