Avec le lancement de la plateforme « madeuxiememaison.fr », la Caisse d’Epargne Bretagne-Pays de la Loire s’attaque au marché de la résidence secondaire. En nouant des partenariats avec des spécialistes de l’immobilier et en prenant une participation significative dans la plateforme de gestion locative Hoomy, elle bâtit une offre complète et inédite pour faciliter la vie des futurs acquéreurs et des propriétaires. Et accentue sa diversification engagée depuis trois ans.Après la viticulture, les TPE, le tourisme, les startups et le nautisme, la Caisse d'Epargne Bretagne-Pays de la Loire (CEBPL) jette son dévolu sur les résidences secondaires.
« La diversification est inscrite dans notre plan stratégique. C'est à la fois un moyen de sortir la banque de son image traditionaliste, de motiver les collaborateurs en interne, d'attirer des candidats extérieurs et de générer du business», justifie Christophe Pinault, président du directoire de la caisse d'Epargne Bretagne-Pays de la Loire.
« Or, à travers nos neuf départements, nous sommes sur un territoire riche de 500.000 résidences secondaires, bordées par un littoral de 2600 km allant de la Normandie à l'Aquitaine », dessine-t-il. De quoi mettre la puce à l'oreille du banquier. La prise de conscience date d'il y a deux ans. Bien avant l'engouement pour la « deuxième maison » né de la crise sanitaire, du besoin de se mettre au vert et des exigences du télétravail. Selon la banque, « un quart des Français, non détenteurs d'une résidence secondaire envisage d'acheter ce type de bien pour eux ou pour un usage locatif dans les cinq ans ».
Lever les freins
« Plus qu'une résidence secondaire, cette clientèle cherche un deuxième lieu de vie où elle se sent bien, que ce soit à la campagne, à la montagne ou à la mer. La crise sanitaire n'a fait qu'accélérer ce phénomène. Notre offre arrive à point nommé et devrait permettre de lever de nombreux freins comme la fiscalité ou la gestion locative», remarque-t-il, conforté par une étude de marché réalisée en interne où 73% des habitants interrogés jugeaient l'offre intéressante.
Jusqu'ici, parmi les 30.000 opérations immobilières financées chaque année par la CEBPL, 10% concernaient les résidences secondaires, allant du mobil home à 30.000 ou 40.000 euros pour une famille modeste à une demeure bauloise d'un ou plusieurs millions d'euros à la Baule. « On en faisait sans vraiment le savoir. Sur le financement, l'assurance...De façon désordonnée, souvent en fin de cycle quand tout était déjà bouclé », observe-t-il. Cette fois, l'idée est de susciter la demande et d'intervenir très en amont et très en aval. D'aider les gens à réaliser leur projet. «... de lever les freins chez ceux qui se demandent où ils vont s'embarquer. De leur montrer qu'un bien peut être à usage locatif, que l'investissement peut-être une source de revenu, un patrimoine que l'on gère.... On s'adresse à une clientèle qui, peut-être, sans nous, n'aurait pas franchi le pas », explique Christophe Pinault, à l'origine de la création de la plateforme madeuxièmemaison.fr.