Systovi et Voltec Solar veulent créer un géant du solaire français
Frédéric Thual, à Nantes
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Panneau solaire
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C'est le projet de deux Gaulois lassés que le ciel asiatique leur tombe sur la tête. L'un est nantais, spécialisé dans le solaire résidentiel et tertiaire, l'autre, alsacien, positionné sur la construction de grandes centrales en ombrières, au sol ou en toiture. « Nous avons des valeurs communes, des tailles identiques et sommes complémentaires », argue François Guérin, Directeur général de CETIH (1) (1.300 personnes et un chiffre d'affaires de 210 millions euros), une ETI familiale de la région nantaise, spécialisée dans la fabrication de portes et fenêtres... qui a donné naissance à Systovi, devenue en dix ans un acteur clé du photovoltaïque résidentiel.
Dans le même temps, dans l'Est de la France, le fabricant de meubles en kit Alsapan (chiffre d'affaires de 236 millions euros), filiale du groupe Strub, se diversifiait pour créer Voltec Solar, concepteur et fabricant de modules photovoltaïques à faible impact environnemental pour des installations de grandes dimensions. Objectif : créer une société unique et accoucher d'un géant du photovoltaïque français dès 2021. « L'association Systovi-Voltec Solar permettrait de créer un effet d'échelle pour accompagner la compétitivité et la capacité d'innovation de la France sur le marché du solaire, au service d'une plus grande indépendance énergétique», explique Pierre Cantrelle, directeur général de Voltec Solar.
Baptisé Bélénos, en référence au dieu du soleil gaulois, popularisé (notamment) par Astérix, le projet porte l'ambition de produire 1GW de panneaux photovoltaïques par an. « Cette capacité de production permettrait de contribuer pour un quart à l'objectif fixé par la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) qui vise une augmentation de production de 10GW actuellement, à 44GW à l'horizon 2028, soit l'installation de 4GW par an », rappellent les protagonistes du projet Belenos qui entendent peser significativement face à ce défi environnemental. « Dans la période post-Covid, où les réflexions ont questionné la résilience de nos économies, il est nécessaire de reprendre la main sur la souveraineté sur nos filières stratégiques dont l'énergie fait partie. Tout le monde est d'accord pour dire que, d'ici 30 ou 40 ans, 40% de l'énergie produite dans le monde sera d'origine solaire. On va donc assister à une forte montée en puissance portée par la croissance verte en Europe au cours des dix prochaines années. Dans ce contexte, nous avons une fenêtre de tir. Et nous ne partons pas de zéro. On est là, on existe, on a résisté, c'est à nous de construire ça. Alors, nous nous sommes dit, autant le faire ensemble », argumente François Guérin, Directeur général de CETIH.
Frédéric Thual, à Nantes