Monkey Factory veut s’imposer sur le marché de la Mobility as a Service
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Monkey Factory avait déjà levé 2,4 millions d'euros en 2019 auprès d'EDF et de la Banque des territoires pour affuter sa technologie. Elle vient de remettre le couvert, avec les mêmes convives, pour une enveloppe cette fois de trois millions d'euros.
La start-up s'était construite, depuis sa création en 2014 par Frédéric Pacotte et Franck Raynaud, autour de deux activités, sous la marque MyBus : les applications digitales destinées à l'information des utilisateurs de transport en commun (avec trajets et fréquences en temps réel) et la billettique dématérialisée (achat de billets via un smartphone et validation en scannant un QR code apposé dans les bus). Dans l'escarcelle de Monkey Factory (33 salariés) : 410 réseaux français de transport en commun couverts en information voyageurs dont 140 bénéficient d'une offre d'achat de billet.
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Monkey Factory veut désormais aller plus loin. Beaucoup plus loin, en visant un ancrage sur le marché du MaaS, c'est-à-dire sur ces plateformes numériques permettant aux voyageurs d'utiliser tous les moyens de transport disponibles sur un territoire (transports en commun évidemment mais aussi vélos, taxis, covoiturage etc) avec un moyen de paiement centralisé. Facilités et encouragés par la loi LOM, ces MaaS sont aujourd'hui encore peu présents en France mais leur nombre devrait exploser dans les trois prochaines années au vu de l'éclosion des appels d'offres.
Stéphanie Gallo Triouleyre