Cette semaine, l'avenir des deux sites de l'industriel espagnol Ferroglobe est à nouveau au centre des débats.
Après un premier round de mobilisation des salariés et de l'écosystème local (et une pétition ayant décroché plus de 23.000 signatures), le dossier a pris un nouveau tournant ce mercredi, avec une question du sénateur EELV de l'Isère, Guillaume Gontard, adressée au premier Ministre. Celui-ci a demandé "une suspension du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) actuellement en cours" ainsi que "de recourir au besoin à la nationalisation temporaire des sites".
Sans préciser de nom, le premier ministre a en effet indiquer que des discussions, auxquelles participent l'Etat, sont actuellement en cours aux côtés du propriétaire Ferroglobe, en vue d'une éventuelle cession.
Car en vertu de la Loi Florange, un groupe de plus de 1.000 salariés est en effet dans l'obligation d'étudier les offres de reprise. Mais depuis le démarrage de ce dossier, les syndicats reprochent justement à leur direction, qui compte conserver par ailleurs 4 de ses 6 sites français, de ne pas souhaiter pas s'embarrasser d'une future concurrence.