Longtemps reconnue comme une industrie très cyclique, calquée sur les phases de développements en R&D suivies par les phases de commercialisation, au fur et à mesure que se dévoilaient les nouvelles générations de puces électroniques, l'industrie des semi-conducteurs a connu des hauts et des bas, comme en 2015/2016 chez les grands noms du secteur, comme STMicroelectronics ou Soitec.
« Les entreprises n'ont plus vraiment le droit à l'erreur, avec des candidats qui sont placés dans un marché tellement tendu qu'ils sont sollicités avant même de rechercher du travail », reconnaît Lédicia Spacil, directrice générale du cabinet de conseil RH Cofabrik. Avec une problématique désormais de taille : comment se distinguer sur un bassin ultra-concurrentiel ?
Depuis le début de l'année, plusieurs acteurs observent que les entreprises du bassin, et notamment les plus grandes, sont prêtes à proposer 10 à 20% de plus que le salaire habituel à l'embauche. « Et cela, tous profil confondus », ajoute Sophie Cottin, responsable RH chez Expectra Grenoble, qui estime que les entreprises du bassin sont désormais « obligées d'être à l'écoute des attentes des candidats », sur le plan des salaires entre autres.
Désormais, il faut en effet compter une moyenne de 33 à 40.000 euros annuels pour un profil technicien, et de 35 à 40.000 euros pour un ingénieur à sa sortie d'école.