Trois semaines seulement après l'effondrement de son action en Bourse, alors que le groupe isérois avait publié des résultats 2024-2025 inférieurs aux attentes sur un marché des semi-conducteurs toujours au ralenti, les syndicats sont en colère.
À l'aube de la prochaine assemblée générale des actionnaires, prévue le 22 juillet prochain, les quatre syndicats présents au sein de Soitec (CGT, CFE-CGC, FO et CFDT) ont annoncé un rassemblement unitaire ce mercredi 18 juin devant le siège de la société, située à Bernin (Isère). Ils protestent contre l'augmentation de la rémunération de leur directeur général, Pierre Barnabé, qu'ils jugent « scandaleuse et totalement injustifiée » et en appellent aux deux actionnaires de référence représentant l'État français au capital de Soitec (à savoir Bpifrance et le CEA) à voter « contre » ces résolutions.
C'est la publication du rapport annuel de Soitec, en vue de l'assemblée générale, qui a mis le feu aux poudres : au sein de ce document, sont en effet émunérées quatre projets de mesures « cumulatives » qui viseraient directement à améliorer le traitement de Pierre Barnabé. À commencer par une augmentation de 10% de sa rémunération de base, la portant ainsi à 583.000 euros annuels, après une première augmentation de 10% accordée l'an dernier.