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Peter Thiel a été le seul magnat de la Silicon Valley à soutenir Donald Trump dès la campagne présidentielle. Un pari payant : l'investisseur-star est désormais le conseiller technologique du nouveau président américain. Personnage complexe, réputé pour son flair (il a misé très tôt dans Facebook) et pour ses prises de position tranchées, le milliardaire s'est livré au journal New York Times, pour la première fois depuis sa prise de fonction.
Interrogé sur les sujets sensibles du moment (les tensions entre Trump et la Silicon Valley, Apple, le rapport du président américain à Twitter, le hacking de la Russie sur l'élection présidentielle, les accusations de harcèlement sexuel...), Thiel s'est montré fidèle à lui-même, c'est-à-dire sans langue de bois, quitte à provoquer. Retour sur ses déclarations les plus explosives.
Les analystes s'interrogent depuis un moment sur la panne d'innovation d'Apple, qui a révolutionné la communication moderne avec son iPhone, mais qui se fait rattraper par la concurrence et peine à entretenir l'enthousiasme sur ses nouveaux produits. Pour Peter Thiel, c'est clair, l'ère Apple touche à sa fin :
Dans une Californie et une Silicon Valley très pro-Clinton, Peter Thiel s'est marginalisé pour avoir soutenu Donald Trump. Aujourd'hui, il ironise :
Et d'accuser la Silicon Valley d'hypocrisie, comme par exemple sur la fameuse réunion au sommet organisée en décembre, à l'initiative de Peter Thiel, entre Donald Trump et les principaux Pdg des entreprises technologiques :
Si beaucoup n'ont pas compris le soutien de Peter Thiel à Donald Trump, c'est parce que le célèbre investisseur a émigré de Franckfort à Cleveland, qu'il est ouvertement homosexuel et qu'il est aussi très engagé dans la vision d'un futur où l'innovation a permis de remplacer les énergies fossiles. Une histoire personnelle qui est perçue comme contradictoire avec les positions de Trump sur l'immigration, les droits des homosexuels et l'environnement. Voici comment Peter Thiel répond :
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Interrogé sur le hacking russe de la campagne présidentielle, Peter Thiel affirme qu'il existe « une forte chance » que la Russie soit responsable. Puis, sur la relation qui fait aujourd'hui polémique entre Donald Trump et Vladimir Poutine : « Mais la Russie devrait-elle être alliée avec l'Ouest ou avec la Chine ? Il y a ces très mauvais dictateurs au Moyen-Orient, et nous nous sommes débarrassés d'eux et dans certains cas il y a encore plus de chaos ».
« Une guerre sur Twitter n'est pas une vraie guerre ».
Donald Trump a été accusé de harcèlement sexuel par plusieurs dizaines de femmes pendant la campagne présidentielle. La vidéo dans laquelle on le voit parler de la manière dont il traite les femmes a même fait le tour du monde. Peter Thiel trouve une étrange manière de le défendre :
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