« Avec i-Lab, nous préparons le monde de demain »

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(Crédits : Reuters)
L'innovation sera au coeur de la relance de l'économie française. Deux experts de Bpifrance s'expriment sur le défi, immédiatement relevé, qu'ont présenté les mesures de confinement pour les membres des jurys, régionaux et national, du concours d'innovation i-Lab.

Pas question de décevoir les candidats du concours i-Lab. Confinement ou non, tous les dossiers, que ces chercheurs/entrepreneurs ont pris soin de déposer et qui les mèneront peut-être à un grand prix, seront examinés, en temps et en heure ! D'autant qu'aujourd'hui plus que jamais, l'avenir économique de la France et son leadership en matière d'innovation en dépendent. Le maintien de ce concours - qui est à l'initiative du Ministère de l'Enseignement, de la Recherche et de l'Innovation - est donc « très important pour Bpifrance, précise Franck Bernard, responsable de développement produits partenariats, à la direction de l'Expertise de Bpifrance. Avec i-Lab, nous préparons le monde de demain ». Un monde peut-être différent, mais qui aura, toujours et encore, besoin de chercheurs/entrepreneurs innovants, pour améliorer la vie des citoyens, protéger la planète, parfaire les process industriels...

Plus de 400 candidatures

Signe de son succès et de sa reconnaissance, le nombre de candidatures au concours i-lab n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Et depuis deux ans, c'est environ 500 dossiers qui sont déposés chaque année. Déjà, la pré-sélection régionale 2020 a eu lieu, et 238 dossiers sont arrivés sur le bureau du secrétariat technique national pour être expertisés. Ou plutôt, sur les écrans de ces experts. Car une partie du processus était déjà numérisée, et avec les contraintes du confinement, les entretiens avec les porteurs de projet, réalisés d'ordinaire en « physique », ont été, pour ceux qui n'avaient pas encore effectués, basculés en visioconférence.

« Notre souci était de maintenir le calendrier mais aussi le niveau de qualité des échanges », souligne Catherine Borg-Capra, directrice à la direction des filières industrielles de Bpifrance. Alors que les experts du siège, à Paris, se déplacent généralement dans plus d'une douzaine de villes pour aller à la rencontre des porteurs de projets, « nous avons réussi à mettre les bons experts en face des bons dossiers, et à harmoniser les notes sans difficulté. Tout a été très fluide », dit-elle. Au point qu'elle estime même que le nouveau mode de fonctionnement numérique est un avantage !

Les dossiers, répartis ensuite entre les jurés au niveau national, seront examinés d'ici la fin mai. Enfin, le 12 juin, le jury national, qui pourra se réunir en visioconférence si besoin, délibérera. Et si la cérémonie de remise des prix et des grands prix, prévue début juillet, pourrait être repoussée à la fin de l'année, pas question de laisser les lauréats dans l'attente. Ils seront prévenus de leur succès, ne serait-ce que pour qu'ils puissent déjà commencer à travailler - et à percevoir les fonds dont est doté le concours dès le mois de juillet... « Les candidats sont souvent des primo-entrepreneurs, c'est donc d'autant plus important, psychologiquement, qu'ils voient leurs efforts rapidement récompensés », conclut Franck Bernard.

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Commentaires
a écrit le 12/05/2020 à 14:56 :
Lobbying d'auto-congratulation aussi ridicule qu'inefficace. Combien de réussites nationales, et a fortiori internationales ? Le seul but des créateurs de start up est de se faire racheter, très cher par des américains ou des chinois.
Réponse de le 21/05/2020 à 19:40 :
@Panoramix
Je vous rejoins totalement sur la motivation des créateurs.
Chaque fois que ce sujet revient, je pense inévitablement à l'épisode des "Pigeons".

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