Ekinops songe à racheter Alcatel Submarine Networks

L'équipementier en télécoms français a indiqué être en "discussion préliminaire" avec Nokia pour un rachat d'Alcatel Submarine Networks, l'ancienne division de câbles sous-marins d'Alcatel.

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Alcatel Submarine Networks (ASN) est entrée dans le giron de Nokia lors de la fusion de l'équipementier finlandais avec Alcatel en 2015.
Alcatel Submarine Networks (ASN) est entrée dans le giron de Nokia lors de la fusion de l'équipementier finlandais avec Alcatel en 2015. (Crédits : Lehtikuva Lehtikuva)

Voilà peut-être l'opportunité pour Nokia de céder enfin un actif dont il ne veut pas, mais que le gouvernement veut conserver sous pavillon français. L'équipementier télécoms Ekinops a indiqué jeudi être en "discussion préliminaire" avec le géant finlandais Nokia pour un rachat d'Alcatel Submarine Networks, l'ancienne division de câbles sous-marins d'Alcatel. "Il n'y a aucune certitude à ce stade sur le fait que ces discussions puissent aboutir sur un quelconque accord, sur une quelconque opération", a prudemment précisé Ekinops dans son communiqué.

Alcatel Submarine Networks (ASN) est entrée dans le giron de Nokia lors de la fusion de l'équipementier finlandais avec Alcatel en 2015. L'entreprise, qui fabrique, pose et entretient des câbles sous-marins, est considérée comme un actif crucial par la France, et occupe une place de choix sur un marché mondial concentré aux mains de seulement quelques acteurs. En avril, la commission d'enquête sur la politique industrielle de la France avait relevé que le "caractère stratégique" d'ASN était en train de se "renforcer".

Droit de regard de l'Etat

En effet, l'entreprise est en train "de développer des solutions optiques de détection acoustique et vibratoire afin de s'adresser aux marchés militaires, de sécurité civile et de protection des infrastructures sous-marines", avait relevé la commission d'enquête. ASN dispose notamment d'une usine à Calais, qui emploie près de 400 personnes.

Dans le cadre des accords signés avec Nokia en 2015, l'État français dispose d'un droit de regard en cas de vente d'ASN. Basé à Lannion (Côtes-d'Armor), Ekinops a réalisé un chiffre d'affaires de 63 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2018.

(Avec AFP)

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Commentaire 1
à écrit le 19/10/2018 à 15:56
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C'est une société écran en réalité bras armé de l'état avec l'appui financier de la BPI pour rester dans son giron.

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