Cloud : HP n'exclut pas des partenariats avec Amazon et Microsoft (PDG)

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Lundi, Wall Street saluait la nouvelle architecture: le titre HPE gagnait 1,49% à 14,94 dollars vers 19H30 GMT, tandis que HP inc., qui garde les activités historiques dans les imprimantes et les ordinateurs, bondissait de 13,32% à 13,87 dollars
Lundi, Wall Street saluait la nouvelle architecture: le titre HPE gagnait 1,49% à 14,94 dollars vers 19H30 GMT, tandis que HP inc., qui garde les activités historiques dans les imprimantes et les ordinateurs, bondissait de 13,32% à 13,87 dollars (Crédits : BRENDAN MCDERMID)
Le géant de l'informatique américain Hewlett Packard, dont la scission en deux a pris effet lundi, envisage des partenariats à terme avec ses concurrents Amazon, Google et Microsoft dans l'informatique dématérialisée (cloud), selon sa patronne Meg Whitman.

Le géant de l'informatique américain Hewlett Packard, dont la scission en deux a pris effet lundi, envisage des partenariats à terme avec ses concurrents Amazon, Google et Microsoft dans l'informatique dématérialisée (cloud), selon sa patronne Meg Whitman.

Moins de "cloud" public

Le "cloud" est "un monde hybride", a déclaré Meg Whitman à des journalistes à New York, où elle venait de sonner un peu plus tôt la cloche marquant l'ouverture de la Bourse mais surtout les débuts du nouveau HP en ce premier lundi du mois de novembre.

"Nous avons décidé de nous désengager du "cloud" public (qu'un prestataire met à disposition de plusieurs entreprises via internet) pour nous concentrer sur le "cloud" privé (mis en place par une seule entreprise pour permettre à ses salariés d'accéder à distance à son réseau) parce que le "cloud" public demande beaucoup de capitaux et Amazon est déjà loin devant", a poursuivi la dirigeante. "Je crois qu'au bout du compte, nous allons finir par nous associer", s'est-elle alors avancé.

Idem pour le géant des logiciels Microsoft, autre acteur important du "cloud", à qui HP vend des serveurs et différents autres services et produits informatiques.

Compétition et collaboration

"Il y a de la compétition et de la collaboration entre nous, c'est le nouvel ordre technologique. Parfois il est important pour votre entreprise d'être amie avec une autre et en même temps vous êtes en compétition", développe Mme Whitman.

"Nous savons tous que dans le monde actuel il faut avoir les deux pensées à l'esprit", a conclu Mme Whitman, qui préside désormais aux destinées de HPE (HP Entreprises), regroupant les activités porteuses de l'ancien HPfocalisées sur les entreprises.

Pour rompre avec le passé et repartir du bon pied, HPE arbore un rectangle vert et son leitmotiv joue sur la notion d'"aller plus vite".

Le groupe fondé dans les années 1930 par Bill Hewlett et Dave Packard, qui avait été un précurseur de la Silicon Valley et avait joué un rôle pilote dans de nombreuses innovations en termes d'organisation du travail, apparaissait ces dernières années dépassé face aux rois d'internet et du mobile.

Premiers pas en Bourse

Symbole de sa perte d'influence, le vieil HP ne pesait plus qu'environ 50 milliards de dollars en Bourse, même pas la moitié de son chiffre d'affaires annuel, quand Facebook émarge à presque 300 milliards, Alphabet (ex-Google) à plus de 500 milliards et Apple, première capitalisation mondiale, à presque 700 milliards.

Lundi, Wall Street saluait la nouvelle architecture: le titre HPE gagnait 1,49% à 14,94 dollars vers 19H30 GMT, tandis que HP inc., qui garde les activités historiques dans les imprimantes et les ordinateurs, bondissait de 13,32% à 13,87 dollars.

(Avec AFP)

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a écrit le 03/11/2015 à 12:54 :
On parie sur la vente de ces deux blocs de HP, prévue à court ou moyen terme. La partie historique devrait aller à Microsoft ou vers une alliance indirecte que ce dernier maîtriserait. Comme disent les boursiers, c'est un couteau qui tombe. On hésite souvent à le ramasser avant de connaître son point bas. Toutefois ne pas le faire pour un prix modeste reviendrait à ouvrir la porte aux fabricants diversifiés chinois, ceux connus comme Lenovo qui désormais vend massivement aux USA aussi, mais encore d'autres comme Tsinghua, aux appétits multiples. Ce dernier qui est déjà à bord de Western Digital venant de reprendre Sandisk, louche sur tout ce qui bouge encore. Pourquoi pas HP qui deviendrait une destination assurée pour ses produits ? Cet acteur se retrouve encore indirectement dans le cloud puisqu'il en fournit les mémoires de stockage, là encore il pourrait franchir le pas si IBM, le destinataire naturel de cette partie HP-E, décide de ne pas s'en mêler. La question pour les américains est de savoir s'il leur faut ramasser les vieilles ruines avec les problèmes que cela pose ou s'ils concèdent un avantage à leurs concurrents en les laissant faire à leur place ?

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