HP supprimera encore 30.000 emplois après s'être scindé en deux

 |   |  319  mots
Hewlett Packard Enterprise devrait faire état d'un cash flow de deux à 2,2 milliards de dollars en 2016, dont la moitié au moins devrait être restitué sous forme de dividendes et de rachats de titres.
Hewlett Packard Enterprise devrait faire état d'un cash flow de deux à 2,2 milliards de dollars en 2016, dont la moitié au moins devrait être restitué sous forme de dividendes et de rachats de titres. (Crédits : © Stephen Lam / Reuters)
Les suppressions de postes se traduiront par une charge de l'ordre de 2,7 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros), dont l'imputation commencera au quatrième trimestre. Les mesures annoncées sont censées permettre à HP Enterprise d'afficher à long terme une marge d'exploitation comprise entre 7% et 9%.

La scission de Hewlett-Packard se passera également sur le front de l'emploi. Le groupe informatique américain a annoncé mardi 16 septembre qu'il comptait supprimer de 25.000 à 30.000 emplois dans le cadre d'une restructuration de sa division de services aux entreprises.

"Nous avons beaucoup travaillé ces dernières années pour réduire nos coûts et simplifier les procédures et ces dernières initiatives élimineront la nécessité de toute restructuration à l'avenir", a déclaré la directrice général Meg Whitman, citée dans le communiqué.

Les suppressions de postes se traduiront par une charge de l'ordre de 2,7 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros), dont l'imputation commencera au quatrième trimestre. Le nombre total des suppressions d'emplois planifié dans le cadre d'un plan de restructuration pluriannuel était de 55.000 à la date d'octobre 2014. Hewlett-Packard employait autour de 302.000 salariés au 31 octobre 2014, selon son rapport financier 2014.

Améliorer la rentabilité d'une entité prospère

HP compte se scinder en deux sociétés cotées début novembre, séparant ses opérations dans les PC et les imprimantes de celles liées aux matériels et services destinés aux entreprises, ces dernières étant regroupées au sein d'une nouvelle entité baptisée Hewlett Packard Enterprise.

Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires de la division PC et imprimantes, la plus importante, avait baissé de 11,5%. Le C.A. de la division services Enterprise avait diminué de 11% et celui de la division entreprises avait augmenté de 2%. Les mesures annoncées mardi sont censées permettre à HP Enterprise d'afficher à long terme une marge d'exploitation comprise entre 7% et 9%.

Hewlett Packard Enterprise devrait faire état d'un cash flow de deux à 2,2 milliards de dollars en 2016, dont la moitié au moins devrait être restitué sous forme de dividendes et de rachats de titres. Son bénéfice ajusté de 2016 est prévu à 1,85-1,95 dollar par action. L'action HP perdait 1,4% à 26,73 dollars en après-Bourse.

(avec Reuters et AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/09/2015 à 15:12 :
C'est a une véritable dégringolade à laquelle nous assistons. Loin de stabiliser l'entreprise comme annoncé sur 2014, après une baisse récente de plus de 30% de son chiffre, HP perd encore plus de 10% avant sa séparation, autour de 100 milliards. Cette glissade remet plus ou moins en cause le processus de fusion qui devait suivre : une partie devait probablement rejoindre IBM tandis que l'autre était reprise par Microsoft. Il faut dire que l'entreprise ne vaut plus grand chose, il s'agissait donc de part et d'autre d'un investissement modeste. La dégradation rapide actuelle fait quand même hésiter tandis que de nombreux autres anciens acteurs plus petits tombés en disgrâce comme Xerox se manifestent en se proposant sur le marché. Dans le dernier schéma évoqué par mes soins sur ce fil Microsoft investirait dans Xerox qui se rapprocherait ensuite de HP avec cet argent frais tout en bénéficiant de la couverture de business qui l'accompagne : une manière de voir arriver. L'autre partie HP dirigée par Meg Whitman risque de devoir tester sa solidité effective avant de rejoindre comme prévu IBM qui n'est pas non plus en meilleure forme. La dirigeante si cette occasion se vérifie pourrait bien se voir confier la mission, comme elle en a l'habitude, de restructurer l'ensemble à la hache. Pour HP dans son entier après la série de 60 000 départs qui se termine, celle annoncée de 30 000 devrait bien être suivie d'une autre purge de 90 000 emplois pour que l'entreprise arrive à des standards équivalents à ceux de ses concurrents. Les américains semblent cette fois, on ne sait pourquoi, vouloir éviter l'option chinoise de Lenovo qui avec un chiffre de 60 milliards cette année dépassera le segment correspondant HP. De son côté, Dell en chute ne semble ne pas avoir réussi à traiter avec Amazon qui a pourtant exactement le même business model mais élargi. Les issues deviennent rares pour les anciennes gloires du PC.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :