Régulation de l’IA : une semaine très chargée en événements
Guillaume Renouard, à Londres.
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Rishi Sunak accueillant Ursula von der Leyen à Bletchley Park.
Simon Dawson / No 10 Downing Street
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Rishi Sunak accueillant Ursula von der Leyen à Bletchley Park.
Simon Dawson / No 10 Downing Street
La semaine qui s'achève devrait rassurer ceux qui jugent que les politiques ne s'intéressent pas suffisamment aux progrès de l'intelligence artificielle (IA).
Tout a commencé lundi, lorsque Joe Biden a signé un décret visant à réguler cette technologie, une première dans l'histoire américaine.
En vertu de celui-ci, les grandes entreprises des nouvelles technologies entraînant des IA de pointe devront notifier le gouvernement américain de leurs travaux et partager avec lui les tests visant à s'assurer que cette IA est sûre. Les géants du cloud américains devront de leur côté prévenir le gouvernement sous 90 jours dès lors qu'un acteur étranger utilisera leur service pour entraîner de grands modèles linguistiques.
Les
deepfakesutilisent du contenu audio et vidéo généré par l'IA pour tenir des réputations, répandre des infox et commettre des arnaques
», a déclaré le président américain lors de la signature du décret. Ces faux contenus générés grâce à l'IA constituent une source d'inquiétude d'autant plus grande aux États-Unis que le pays est désormais en pleine campagne présidentielle pour l'élection de 2024.Le Département du Commerce sera chargé d'aider les entreprises à créer des labels pour déterminer si un contenu a été généré ou non par l'IA, labels qui seront également utilisés par les différentes branches du gouvernement. Enfin, le décret prévoit la création d'un AI Safety Center au sein du Département du Commerce. Chargé d'établir des standards pour la sécurité de l'IA, il travaillera en coopération avec un organisme similaire qui va être créé au Royaume-Uni.
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Les limites de l'initiative de Joe Biden résident dans le fait qu'il s'agit d'un décret présidentiel : afin de pouvoir réguler plus profondément les pratiques du privé, le président devra faire voter une loi par le Congrès, une gageure dans un paysage politique survolté et en pleine campagne électorale, bien que l'IA soit l'un des domaines ou républicains et démocrates puissent parvenir à s'entendre.
Guillaume Renouard, à Londres.