Intelligence artificielle : les États-Unis veulent la peau du dragon chinois
Guillaume Renouard
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Un an après, Washington enfonce le clou. Mardi dernier, le département du Commerce des États-Unis a annoncé de nouvelles restrictions à l'exportation vers la Chine pour les puces de Nvidia consacrées à l'intelligence artificielle (IA).
À l'automne dernier, l'administration Biden avait déjà interdit au géant américain, leader mondial du domaine, d'exporter ses puces les plus avancées vers l'Empire du Milieu, et notamment la H100, fleuron de l'entreprise taillée notamment pour l'IA générative. Washington avait alors affirmé craindre que ces équipements soient intégrés à du matériel militaire, susceptible d'être utilisé contre les Américains et leurs alliés, alors que les tensions autour de Taïwan sont au plus haut. Nvidia avait réagi en lançant deux puces moins puissantes, H800 et A800, calibrées pour se plier aux restrictions. Tencent, ByteDance, Alibaba ainsi que Baidu avaient ainsi pu passer d'importantes commandes auprès de Nvidia. Avec ce nouveau tour de vis, les entreprises chinoises devront également se passer de celles-ci.
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L'action de Nvidia a dévissé de 5% après cette annonce. Mais l'entreprise assure que l'impact immédiat sur ses ventes sera limité. «
Étant donnée la demande mondiale pour nos produits, nous ne prévoyons pas d'impact à court terme significatif sur nos résultats financiers
», confie un porte-parole de l'entreprise à La Tribune.Guillaume Renouard