17 ans, l'âge moyen des suspects de cybercrimes au Royaume-Uni

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La NCA note que la plupart des jeunes et leurs parents n'ont pas conscience de ce que représente un piratage informatique ou ses conséquences.
La NCA note que la "plupart des jeunes et leurs parents n'ont pas conscience de ce que représente un piratage informatique ou ses conséquences". (Crédits : Reuters Dado Ruvic)
L'Agence britannique de lutte contre le crime a révélé ce mardi 8 décembre que les pirates informatiques présumés avaient en moyenne 17 ans en 2015, contre 24 l'année précédente.

"Ces dernières années, l'Agence britannique de lutte contre le crime (NCA) observe que les auteurs de cyberattaques sont de plus en plus jeunes", rapporte Richard Jones, le chef de la prévention de la cybercriminalité à la NCA.

La moyenne d'âge des suspects de piratage informatique est ainsi tombée de 24 à 17 ans, a indiqué mardi 8 décembre l'agence.

"Au cours de l'année écoulée, l'âge moyen des pirates informatiques présumés cités dans des enquêtes impliquant la NCA était de 17 ans, contre 24 ans l'année précédente", indique-t-elle sur son site Internet.

Frontière étroite entre canular et cybercriminalité

La NCA prend pour exemple deux opérations récentes. La première, visant des utilisateurs de "Lizard Stresser", un logiciel conçu pour lancer des attaques par déni de services (DDoS), avait conduit à l'arrestation de six pirates informatiques présumés, tous mineurs.

La seconde, ciblant le cheval de Troie Blackshades, avait entraîné l'interpellation de 22 personnes, âgées en moyenne de 18 ans. La plus jeune avait 12 ans.

Ces jeunes "sont vraiment brillants et ont un potentiel réel", mais "ils peuvent passer du simple canular (informatique) à la cybercriminalité très rapidement, parfois sans même réaliser que ce qu'ils font est contraire à la loi", a commenté Richard Jones.

La NCA note que la "plupart des jeunes et leurs parents n'ont pas conscience de ce que représentent un piratage informatique ou ses conséquences".

Campagne de sensibilisation

Pour sensibiliser les jeunes et leurs parents, la NCA a lancé une campagne sur les réseaux sociaux, baptisée #CyberChoices.

"Nous savons qu'on ne peut simplement se limiter à criminaliser les jeunes, c'est pourquoi cette campagne vise à les inciter à utiliser leurs talents de manière plus positive", a expliqué Richard Jones.

Début septembre, le fonctionnement du propre site internet de la NCA avait été perturbé par une attaque par déni de service, dans ce qui s'apparentait à une riposte d'un groupe de pirates après des arrestations liées au logiciel "Lizard Stresser".

Selon la police, quelque 30% des entreprises britanniques ont signalé avoir subi des attaques par déni de service en 2014.

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