La réponse de Facebook face aux suicides en live-stream

Alors que des internautes ont mis en scène leur suicide sur Facebook Live, le réseau social cherche à mettre en place des outils, à la fois pour détecter les signes avant-coureurs, mais aussi pour apporter un soutien aux internautes qui ont visionné en ligne l'acte.
 Il y a eu des événements tragiques et terribles - comme les suicides, dont certains en live-stream - qui peut-être auraient pu être évité si quelqu'un avait réalisé ce qu'il était en train de se passer et nous l'avait signalé, écrivait le patron de Facebook Mark Zuckerberg mi-février.
" Il y a eu des événements tragiques et terribles - comme les suicides, dont certains en live-stream - qui peut-être auraient pu être évité si quelqu'un avait réalisé ce qu'il était en train de se passer et nous l'avait signalé", écrivait le patron de Facebook Mark Zuckerberg mi-février. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)

À l'ère des réseaux sociaux, un phénomène nouveau est apparu : la retransmission en live de suicides. Plusieurs internautes, souvent des adolescents, ont choisi de se donner la mort en direct sur Facebook Live ces derniers mois.

Afin d'enrayer ce phénomène, Facebook a annoncé mercredi une série de nouveaux outils de prévention sur ses applications, destinés aux personnes qui "pensent peut-être au suicide" et à leurs proches.

Une intelligence artificielle pour détecter les signes avant-coureurs

Le patron du réseau social, Mark Zuckerberg, avait évoqué la question dans son manifeste Building Global Community publié mi-février:

"Pour éviter des événements malheureux, nous pouvons construire une infrastructure sociale pour aider notre communauté à identifier les problèmes avant qu'ils ne surviennent. Pour ceux qui pensent au suicide ou à se faire du mal, nous avons construit une infrastructure pour donner à leurs amis et à leur communauté les outils qui pourraient leur sauver la vie."

Concrètement, des outils déjà existants sur le réseau social vont être intégrés sur Facebook Live, permettant aux personnes qui visionnent un live-stream d'interpeller son auteur ou de faire un signalement à Facebook au moindre signe. Facebook évoque également un soutien psychologique mis en place via Messenger, mais sans en préciser la teneur. Enfin, le réseau social teste une intelligence artificielle pour scanner les posts et les commentaires, afin d'identifier les signes avant-coureurs d'intentions suicidaires, explicite le Wall Street Journal.

Ces procédés étaient implicitement présentés par Mark Zuckerberg dans son manifeste:

"Il y a des milliards de posts, commentaires et messages sur nos services chaque jour, et puisqu'il est impossible de tous les passer en revue, nous le faisons une fois qu'ils nous sont signalés. Il y a eu des événements tragiques et terribles - comme les suicides, dont certains en live-stream - qui peut-être auraient pu être évité si quelqu'un avait réalisé ce qu'il était en train de se passer et nous l'avait signalé."

44.000 suicides aux États-Unis en 2015

Aux États-Unis, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-34 ans, selon les données du Centers for Disease Control and Prevention (CDC), rappelle le Wall Street Journal. Plus de 44.000 Américains se sont données la mort en 2015. Fin janvier, une adolescente de 14 ans, habitant Miami, s'est suicidée dans sa salle de bain et a filmé son acte, en direct, sur Facebook.

Le phénomène concerne aussi d'autres réseaux sociaux. En mai dernier, une jeune française de 19 ans a mis fin à ses jours en direct sur Periscope, l'application de live-stream de Twitter.

> Lire aussi : Facebook lance la fonction "community help" pour aider en cas de catastrophe

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 5
à écrit le 05/03/2017 à 21:15
Signaler
Tu te suicide a 14 ans et 19 ans tu connait rien de la vie a cette age la c est abuser facebook sa sers a rien a pars se faire voir je prefere twitter

à écrit le 05/03/2017 à 11:42
Signaler
Un bon point pour FB: le taux de récidive des suicides réussis est nul.

à écrit le 04/03/2017 à 12:42
Signaler
"Une intelligence artificielle pour détecter les signes avant-coureurs" Au secours, il faut croire que les milliardaires du net sont encore pires que les milliardaires canal historique. Inquiétant.

le 04/03/2017 à 20:01
Signaler
Pour venir au secours de nos ados et moins jeunes, toutes les bonnes volontés sont acceptées. Un suicide, c'est une catastrophe pour notre société, car en plus de la perte d'une personne valide, il faut penser aux effets sur tous les proches. A une ...

le 05/03/2017 à 11:29
Signaler
"Pour venir au secours de nos ados et moins jeunes, toutes les bonnes volontés sont acceptées." EN commençant vos commentaires avec des phrases de la sorte cela ne fait que donner envie d'en arrêter de suite la lecture. Hitler voulait aussi v...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.