Le numérique, vrai relais de croissance pour le marché français de la musique

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Au premier trimestre 2011, les ventes physiques de musique enregistrée ont poursuivi leur chute mais celles tirées du numériques continuent de croître. Elles pèsent désormais pour 22 % du marché.

Après une année 2010 marquée par une baisse de 5,2% de ses revenus, l?année 2011 ne se présente pas sous des meilleurs auspices pour le marché de gros de la musique enregistrée (physique et numérique). Le premier trimestre 2011 connaît en effet une baisse de 5,2 % par rapport à la même période en 2010, à 121,8 millions d?euros, selon les chiffres du Syndicat national des éditeurs phonographiques présentés mardi lors d?une conférence de presse. Un mauvais chiffre, a reconnu David El Sayegh, le directeur général du (Snep), mais un résultat, qui cache tout de même une bonne nouvelle pour le secteur : le bonne tenue du numérique.

Le marché du numérique est un vrai relais de croissance

Avec un chiffre d?affaires de 26,3 millions d?euros, en progression de 13,2 %, "la part du numérique a dépassé les 20 % des ventes puisqu?elle pèse 22 % exactement ", s?est-il félicité. "Désormais, ce marché compte et surtout, c?est un relais de croissance", estime David El Sayegh. En revanche, les ventes physiques n?arrivent pas à se redresser et ont poursuivi leur repli avec un nouveau recul de 9,3%, à 95,5 millions d'euros, en raison d'une forte baisse du marché vidéo (-15,7 %) qui accentue celle du marché audio (-8,6 %).

Les revenus tirés des abonnements ont bondi de 57 %.

Le marché de la musique numérique a été tiré par les ventes en téléchargement qui ont progressé de 7,8 % à 13,5 millions d'euros. En très forte croissance (+57 %) les revenus tirés des abonnements sont désormais la deuxième source de revenus numériques, avec 5,9 millions d'euros. La publicité générée par les offres de streaming continuent également de progresser (+23 %). Ces recettes représentent 3,1 millions d'euros. Seul point noir à ce tableau presque parfait, le marché des sonneries pour téléphone mobile qui reste en baisse de 15 % à 3,8 millions d'euros.

Le directeur général du Snep s?est par ailleurs félicité des premiers effets "encourageants" des premiers messages envoyés par l?Hadopi aux internautes ayants téléchargé illégalement. Selon une enquête commandée à Nielsen pour le Snep, la fréquentation sur les réseaux P2P aurait chuté de 6,5 millions de visiteurs uniques à 4 millions entre octobre 2009 (date du vote de la loi Hadopi) et mai 2011.

La production francophone ne cesse de baisser

Concernant le dossier de la diversité musicale à la radio qui fait l'objet de réunions au CSA entre les radios et la filière musicale, David El Sayegh a estimé que ce "travail de fond semblait un peu porter ses fruits". La loi exige des radios qu?elles diffusent un minimum de 40 % d?artistes chantant en français, dont la moitié provenant de nouveaux talents. Or, dénonce le Snep, " la loi n?est pas toujours appliquée et surtout son esprit n?est pas respecté ". Bilan, les producteurs français n?ont plus les moyens d?investir dans de nouveaux talents. La production francophone a ainsi atteint 183 millions d?euros en 2010 contre plus du double.

 

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Commentaires
a écrit le 19/05/2011 à 10:03 :
En même temps quand on voie ce que des société comme Universal propose comme artistes, il ne faut pas s'étonner de la baisse de la production française. Accordons plus de place aux artistes émergents et aux labels indépendants et le constat ne serat plus le même.
a écrit le 18/05/2011 à 15:34 :
"La production francophone ne cesse de baisser", c'est pour cela que la taxe sur les supports ne cesse d'évoluer?

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