Les journaux du groupe Hersant en Seine-Maritime se dirigent vers un redressement judiciaire
Par Claire Garnier, à Rouen
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Cessation de paiement et demande de placement en redressement judiciaire auprès du Tribunal de commerce. C?est le contenu de la « note explicative » lue ce lundi 27 février en Comité d?entreprise extraordinaire par Michel Lepinay, président et directeur de publication de la SNPEI, la société normande de presse, d?édition et d?impression qui édite Paris-Normandie, Le Havre Libre, le Havre-Presse, le Progrès (de Fécamp) et l?hebdomadaire Liberté Dimanche. Ces différents titres, tous implantés en Seine-Maritime, affichent un tirage de 75.000 exemplaires (OJD) dont 52.000 pour le quotidien régional Paris-Normandie, le vaisseau-amiral du groupe qui tirait encore à 135.000 exemplaires en 1980. La SNPEI a enregistré en 2011 un déficit d?exploitation de 2 millions d?euros pour un chiffre d?affaires de 40 millions d?euros avec un effectif de 365 salariés toutes activités confondues dont 130 journalistes. Les titres du « pôle normand » font partie du groupe Hersant Media (GHM) qui affiche un endettement de 210 millions d?euros.
La contestation des syndicats
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Les trois syndicats présents au Comité d?entreprise (SNJ, Silpac CGT et CGC) ont fait connaître leur désaccord avec la « note explicative » de la direction. Benoit Marin-Curtout, du SNJ et Steve Beneteau, de la Silpac Cgt (Livre Cgt) estiment que le « pôle normand » paie aujourd?hui des choix stratégiques du Groupe Hersant Media consistant, selon eux, à ne pas investir dans son « pôle normand » mais à faire des investissements coûteux dans la presse du sud-est (160 millions d?euros pour l?acquisition de la Provence, Nice Matin et Var Matin) et le secteur des petites annonces (Comareg), etc. Par ailleurs, les syndicalistes interpellent la direction du groupe sur la vente d?une dizaine d?hebdomadaires à Ouest France ainsi que la cession d?un certain nombre d?actifs dont les sièges sociaux de ces hebdomadaires pour alléger sa dette. Les syndicalistes réclament un plan d?investissement et de développement sans suppression d?emploi. « La marche n?est pas si haute pour atteindre l?équilibre » assure Steve Beneteau, de la Silpac CGT (Livre CGT).
Par Claire Garnier, à Rouen
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