Cinéma : vive les petits budgets !

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Seulement 14% des productions cinématographiques françaises sont rentables après grâce à leur sortie en salle selon une enquête de bfmtv.com. Et autre surprise, sur les 11 films les plus rentables, 9 avaient un budget inférieur à 10 millions d'euros et ne comportaient pas de tête d'affiche.

>> DIAPORAMA  Rentabilité des films français: les tops et les flops de 2012

Choisir une tête d'affiche dans le rôle principal ne garantit pas au producteur un retour sur investissement. D'après le classement des tops et des flops financiers de l'année 2012 dans le cinéma français effectué par bfmtv.com, on constate d'ailleurs que c'est le contraire.

Seulement 14% des films français étaient rentables en 2012

Premier constat sur les 119 films français sortis en salle l'an dernier, seulement 11 ont été rentabilisés à date grâce aux entrées en salles. Seulement 6 de plus étaient à l'équilibre, et 8 étaient encore très loin du seuil de rentabilité. Ce qui fait s'élever la part des films rentables ou proches de l'équilibre à un petit 14%.

La surprise vient du second constat. Les films à petit budget et qui ne sont pas portés par une star des salles obscures sont généralement les plus rentables. De fait, sur les 11 films qui ont rapporté gros à leurs producteurs, 9 ont coûté moins de 10 millions d'euros.

Une célébrité à l'affiche n'est pas une garantie

Et nombreux sont les films portés par des célébrités parmi les moins rentables. Ainsi, "Cendrillon Au Far West", dessin animé qui réunit les voix d'Alexandra Lamy, d'Antoine de Caunes et de Yolande Moreau et qui a coûté 11 millions d'euros n'aura rapporté en salle que... 1% de la mise de départ.

Autre flop malgré l'acteur Michael Youn, "La Traversée" n'a réuni que 64.000 spectateurs pour un budget de 8,2 millions d'euros. Soit un petit 4% de rendement.

L'heure semble être aux productions à budgets modérés, sans forcément de tête d'affiche.
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Commentaires
a écrit le 11/01/2013 à 16:54 :
Comme quoi, a l'heure des discutions sur la grille de salaire des techniciens et ouvriers du cinéma, certains producteurs voudraient créer 2 grilles de salaires, l'une pour les films a gros budgets avec des salaires plus avantageux et une autre pour les petits budgets avec des salaires au rabais.
Belle démonstration que cela ne tiens pas debout.
a écrit le 08/01/2013 à 5:55 :
Il faut lire mon livre "Quand la culture devient commerce" pour comprendre cette dynamique vers les gros budgets. Cette derniere est aussi observable dans la musique, le livre et la television.
a écrit le 07/01/2013 à 22:38 :
Cette étude est intéressante mais malheureusement fort partielle. C'est oublier bien vite que la durée de vie d'un film ne s?arrête pas à la projection en salle. Si l'on souhaite vraiment calculer sa rentabilité il faut y ajouter les recettes sur les produits dérivés, les licences de diffusion en France et à l'étranger et la vente au grand public sous forme matériel ou immatériel. Un petit film ou un film sans stars à beau être rentable en salle il a moins de chance d'être beaucoup vendu par la suite, sauf rares exceptions. Il serait intéressant de calculer cette rentabilité, en plus de l'étude faite, sur 2 à 3 ans, à partir de sa date de sortie en salle, en y incluant tous les produits hors salle. Par exemple le rapport de 2004 réalisé par le BIPE www.finance-cinema.com/file/20196/

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