Comme prévu, l'actionnaire activiste P. Schoenfeld Asset Management (Psam) a agi pour mettre la pression sur Vivendi. Le fonds, qui détient un peu moins de 1% du capital du groupe de communication, a déposé deux résolutions, lundi 23 mars, pour réclamer la distribution de dividendes spéciaux. Et ce, en vue de l'assemblée générale du 17 avril à Paris.
Le hedge fund,qui détient un peu moins de 1% du capital du groupe de communication, réclame que 2,86 milliards d'euros soient prélevés au titre des bénéfices distribuables pour l'exercice 2014 et que 6,14 milliards le soient au titre des primes d'émission, de fusion et d'apport, soit un total de 9 milliards d'euros de dividendes spéciaux.
Psam, qui évalue la valeur intrinsèque de Vivendi entre 25,00 et 27,50 euros par action (coté 22,9 euros à la clôture de la Bourse de Paris, lundi), estime que la société, dont Vincent Bolloré est le premier actionnaire et le président du Conseil de surveillance, est "nettement sous-valorisé du fait de sa trésorerie excédentaire, de sa politique de distribution inadaptée et de l'incertitude liée à l'utilisation à venir de ce capital".
"La trésorerie excédentaire au bilan de Vivendi fausse le retour potentiel des investisseurs sur la société", plaide-t-il, ajoutant que Vivendi pourrait l'utiliser "pour élargir son champ d'action". Il ajoute qu'un potentiel de hausse supplémentaire pourrait venir de la cession de Universal Music Group (UMG) et Canal+.
Et d'assurer:
Ce retour aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats de titres sur la période 2014-2017, avait été annoncé par le groupe le 27 février.
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Dans la matinée du lundi 23 mars, le groupe avait par ailleurs dénoncé des "tentatives de démantèlement" et déclaré qu'il s'était opposé à la demande d'un fonds réclamant la vente d'UMG.
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