Vivendi : un fonds réclame la redistribution de 9 milliards d'euros de dividendes

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Un potentiel de hausse supplémentaire pourrait venir de la cession de Universal Music Group (UMG) et Canal+, selon l'actionnaire activiste P. Schoenfeld Asset Management.
Un potentiel de hausse supplémentaire pourrait venir de la cession de Universal Music Group (UMG) et Canal+, selon l'actionnaire activiste P. Schoenfeld Asset Management. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Le hedge fund et actionnaire P. Schoenfeld Asset Management a déposé lundi deux résolutions destinées à l'assemblée générale de Vivendi du 17 avril. Il estime que "la trésorerie excédentaire au bilan de Vivendi fausse le retour potentiel des investisseurs sur la société". La société française assure de son côté mener une politique "équilibrée"..

Comme prévu, l'actionnaire activiste P. Schoenfeld Asset Management (Psam) a agi pour mettre la pression sur Vivendi. Le fonds, qui détient un peu moins de 1% du capital du groupe de communication, a déposé deux résolutions, lundi 23 mars, pour réclamer la distribution de dividendes spéciaux. Et ce, en vue de l'assemblée générale du 17 avril à Paris.

Le hedge fund,qui détient un peu moins de 1% du capital du groupe de communication, réclame que 2,86 milliards d'euros soient prélevés au titre des bénéfices distribuables pour l'exercice 2014 et que 6,14 milliards le soient au titre des primes d'émission, de fusion et d'apport, soit un total de 9 milliards d'euros de dividendes spéciaux.

Vivendi est sous-valorisé, selon le fonds

Psam, qui évalue la valeur intrinsèque de Vivendi entre 25,00 et 27,50 euros par action (coté 22,9 euros à la clôture de la Bourse de Paris, lundi), estime que la société, dont Vincent Bolloré est le premier actionnaire et le président du Conseil de surveillance, est "nettement sous-valorisé du fait de sa trésorerie excédentaire, de sa politique de distribution inadaptée et de l'incertitude liée à l'utilisation à venir de ce capital".

 "La trésorerie excédentaire au bilan de Vivendi fausse le retour potentiel des investisseurs sur la société", plaide-t-il, ajoutant que Vivendi pourrait l'utiliser "pour élargir son champ d'action". Il ajoute qu'un potentiel de hausse supplémentaire pourrait venir de la cession de Universal Music Group (UMG) et Canal+.

La direction de Vivendi dénonce les "tentatives de démantèlement"

"Le directoire de Vivendi tient à rappeler que la plupart des actionnaires rencontrés récemment par le management de Vivendi privilégient une stratégie de moyen terme permettant au groupe de créer de la valeur à travers une politique de développement interne et externe ambitieuse", rétorque Vivendi dans un communiqué, lundi 23 mars.

Et d'assurer:

"Le retour prévu aux actionnaires, d'un montant total de 5,7 milliards d'euros, leur apparaît bien calibré en équilibrant la distribution d'un dividende d'un euro pendant trois ans et un rachat d'actions potentiel de 2,7 milliards d'euros à un cours maximum de 20 euros."

Ce retour aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats de titres sur la période 2014-2017, avait été annoncé par le groupe le 27 février.

Dans la matinée du lundi 23 mars, le groupe avait par ailleurs dénoncé des "tentatives de démantèlement" et déclaré qu'il s'était opposé à la demande d'un fonds réclamant la vente d'UMG.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2015 à 23:35 :
Un vrai actionnaire a intérêt au réinvestissement des prix de cession qui crée de la valeur future au lieu d'un coup financier bref.
a écrit le 24/03/2015 à 16:32 :
Il est vrai que M. Bollore adore l'opacité .
Un fond US a déjà signale que sa financière de l'Odet était d'un nébuleux tel qu'il est quasi impossible de coter réellement son empire!!!!
alors se tenir à l'écart parait sage.
Il y aplus dynamique que Vivendi sur le marche,et cela en toute transparence!!!
a écrit le 24/03/2015 à 13:44 :
Vivendi est sous-valorisé, selon le fonds Aussi comment croire que le marché a toujours raison? Peut être pour les petits porteurs mais pas pour les gros. Juste 9 milliards svp Ils font la manche ces fonds, les mêmes qui s'acharnent sur la Grèce pour être remboursés après avoir touchés des intérêts élevés durant des années car le risque se paye. C'est trop beau le libéralisme financier pour le 1%.
a écrit le 24/03/2015 à 10:01 :
Il est vrai qu'en matière de démantèlement Jean René Fourtou et son acolyte Bertrand Meheut PDG aujourd'hui de Canal+, s'y connaissent il ont démantelé en son temps le fleuron de la chimie Française, Rhône Poulenc qui comptait environ 100 000 personnes dans le monde, il a été racheté in extrémis par Sanofi pour la partie Pharma et pour le reste par BASF, Bayer et Rhodia pour certaines activités, Fourtou est resté président du directoir de Vivendi sans que l'action ne décolle véritablement une vie d'échecs pour ce type, pourtant polytechnicien, on imagine sans mal ce qu'il aurait fait si il avait été au gouvernement!!!!!

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