Télécoms : les opérateurs ne croient plus à un marché à quatre

 |  | 852 mots
Lecture 5 min.
Depuis longtemps, Stéphane Richard milite pour une concentration du marché français des télécoms, dont il fustige la guerre des prix depuis l'arrivée de Free.
Depuis longtemps, Stéphane Richard milite pour une concentration du marché français des télécoms, dont il fustige la guerre des prix depuis l'arrivée de Free.
Les discussions concernant un mariage entre Orange et Bouygues Telecom semblent montrer que désormais, dans l’Hexagone, plus personne, y compris Numericable-SFR et Free, ne croit à l’avenir d’un marché avec quatre acteurs convergents (présents à la fois dans l’Internet fixe et le mobile). Décryptage.

C'est peut-être le principal enseignement à tirer de l'agitation et du brouhaha qui règne actuellement chez les opérateurs télécoms français. Annoncées par Bloomberg la semaine dernière, les « discussions préliminaires » concernant un mariage entre Orange et Bouygues Telecom semblent montrer que plus personne ne croit à l'avenir d'un marché à quatre. Ou plus précisément, à quatre acteurs dits « convergents » - qui soient présents à la fois dans l'Internet fixe et dans le mobile au niveau national.

En premier lieu, comme le laissait présager l'absence de démentis des informations de Bloomberg par Orange et Bouygues, les deux opérateurs parlent bien de la possibilité d'un mariage. A La Tribune, une source interne de l'opérateur historique confirme que « le département fusions et acquisitions a entamé des discussions à ce sujet ». En outre, le scénario le plus probable demeure une entrée de Bouygues au capital d'Orange, en échange de la cession de sa filiale télécoms. D'après un analyste financier, « c'est bien la preuve que Martin Bouygues a changé d'avis ». Et ce, alors qu'il assurait, dans la foulée du refus de l'offre de Patrick Drahi (le patron d'Altice, la maison-mère de Numericable-SFR) pour Bouygues Telecom en juin dernier, que son groupe était armé pour poursuivre son cavalier seul.

Mettre fin à la guerre des prix

Du côté d'Orange, Stéphane Richard, son PDG, n'a jamais caché qu'il ne croyait pas à la pérennité et à la viabilité d'un marché à quatre acteurs, étant donné les très lourds investissements actuels dans les infrastructures dédiées à l'Internet fixe (via la fibre optique) et au mobile (à travers le déploiement d'antennes 4G). Chez Altice, le retour à trois opérateurs est depuis longtemps perçu comme un moyen de stabiliser le marché, a minima en mettant fin à la guerre des prix qui plombe les revenus du secteur depuis 2012 et l'arrivée de Free Mobile.

Xavier Niel, le patron du trublion low cost, disait en mars dernier qu'il ne croyait pas à une concentration du secteur, jugeant que Martin Bouygues ne vendrait jamais « sa femme », en faisant référence à Bouygues Telecom. Non seulement la donne a bien changé. Mais en plus, Xavier Niel n'a jamais fermé la porte à la consolidation, précisant opportunément qu'elle ne pourrait de toute façon se faire sans lui... En résumé, « même s'il n'y a pas de deal entre Orange et Bouygues, tous les opérateurs semblent aujourd'hui convaincus qu'il n'y a pas de place pour quatre acteurs en France », assure un autre analyste.

Les conditions idéales pour un « oui »

Toutefois, il semble que jamais le marché n'ait été aussi proche d'un retour à trois. Pour beaucoup, les conditions sont réunies pour que Martin Bouygues dise « oui » à Orange. Pourquoi ? D'une part, parce qu'un mariage avec l'opérateur historique lui offrirait des garanties solides en matière d'emploi dans sa filiale. D'autre part, parce qu'en devenant actionnaire d'Orange, il ne quitterait pas les télécoms, et aurait son mot à dire sur la marche de la nouvelle entité. Surtout, dans le petit monde des télécoms françaises, chacun sait que Martin Bouygues a beaucoup plus d'estime pour Stéphane Richard que pour Patrick Drahi ou Xavier Niel. C'est peu dire... Et ce, même si Martin Bouygues en a voulu à Orange d'avoir mis le pied à l'étrier de Free en lui permettant d'utiliser ses antennes 3G lorsqu'il s'est lancé dans le mobile il y a trois ans.

Pour autant, la partie est encore loin d'être jouée. Fort de ce statut de « gendre idéal », nul doute qu'Orange voudra tirer profit de la situation. La semaine dernière, dans un communiqué, l'opérateur a affirmé que « de tous les acteurs des télécoms français, Orange est celui qui a le moins besoin de la consolidation ». Comme si, d'une certaine manière, la concurrence devrait « faire des efforts » s'il devait être moteur d'un retour à trois opérateurs...

Une mise en concurrence de Drahi et Niel ?

Or sur le fond, la cote de Bouygues Telecom est actuellement très élevée, à 10 milliards d'euros, soit le prix proposé il y a six mois par Patrick Drahi. En parallèle, pour satisfaire les autorités de la concurrence, Orange devrait notamment revendre une très grande partie du réseau mobile de Bouygues Telecom. Pour que l'opération soit à son avantage, il a donc intérêt à en tirer le meilleur prix possible.

Orange devrait le proposer à Free, qui est l'acheteur naturel de cet actif puisqu'il bâtit le sien. Il y a six mois, lorsque Patrick Drahi a voulu racheter Bouygues Telecom, le chiffre de 2 milliards d'euros a circulé concernant le chèque que Xavier Niel était prêt à signer pour ce réseau. Mais pour faire grimper les enchères, Orange pourrait aussi solliciter Numericable-SFR. Et pour cause : l'opérateur de Patrick Drahi pourrait être tenté par le rachat d'une partie du réseau mobile qu'il partage actuellement avec... Bouygues Telecom. Une fois n'est pas coutume, les négociations promettent d'être animées.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/12/2015 à 17:44 :
J'en déduis une hausse des prix à venir !
a écrit le 17/12/2015 à 17:07 :
J'ai une box bouygues, si ils sont absorbés, je vais chez free et je ne veux plus rien avoir a faire avec orange!!!
Réponse de le 17/12/2015 à 19:27 :
pas de problème Michel, mais vous aurez de toute façon à avoir à faire avec orange, car free investit très peu et profite des réseaux d'orange de façon imposée par le régulateur, donc c'est orange qui entretiendra le réseau...

quand à la couverture et présence, encore faut il que free couvre, car malgré la pression, il tarde... et encore plus sur le fixe où il avait annoncé vouloir devenir l'opérateur de la boucle locale optique de l'hexagone et maintenant que certains déploient, il a dénoncé quantité d'accords et s'appuie sur les réseaux des autres que l'arcep fait modifier pour qu'il ait le moins à investir...
a écrit le 17/12/2015 à 16:15 :
il y a 159 opérateurs en europe, il en reste 4 aux US !!
pourquoi maintenir cette balkanisation des opérateurs, ces commerces de détail face aux géants mondiaux qui vont les avaler si on en reste là

surtout que fusionner permet de réaliser ce qui est vital dans ce secteur où il faut beaucoup investir (le coucou n'en n'a pas besoin, le régulateur oblige orange à lui donner ses réseaux) : pouvoir faire des économies d'échelle permettant de faire baisser les prix...

et s'il y a 4 opérateurs en france, c'est parce que le régulateur qui n'est qu'une sécurité sociale des parts de marchés et empêche toute évolution vers une vraie concurrence ouverte et équitable comme aux US où chaque opérateur se débrouille seul, ce régulateur donne des avantages particuliers au fil du temps à tel ou tel : maintien du monopole illégal de numéricable en FTTLA (12 millions de prises où le client n'a pas le choix de l'opérateur) surfacturation des terminaisons d'appel pour free, obligation à orange de louer tous les sinvestissement numériques à prix coûtant..
un système opaque et totalement partisan et déséquilibré...

quand à la concurrence commerciale, elle st indépendante du nombre d'opérateurs.
Il n'y a que 2 gros avionneurs au monde et la concurrence est très dure, il y a quantité d'autres secteurs o^ls entreprises sont nombreuses et la concurrence peu active...
Réponse de le 17/12/2015 à 17:07 :
Ce n'est pas tout a fait vrai, s'il faut vraiment compareur EU et US, il y a une soixantaine d'opérateurs aux US...
Qaant aux infras, il aurait en effet plus équitable de construire une seule infra radio (comme celle du cuivre) et de permettre a n'importe quel petit opérateur de devenir Full MVNO dessus...
Mais ceci est une autre histoire :-)
Réponse de le 17/12/2015 à 18:05 :
Nous sommes en Europe et les tarifs n'ont rien d’européens, j'attends de voir la suite ! Lorsqu'on passe une frontière les prix s' envolent !
Réponse de le 17/12/2015 à 19:19 :
je parle des grands opérateurs, parce que le régulateur qui encourage la création de petits opérateurs en encourageant la dépense publique dans les zones peu denses (imposées) a recensé plus de 1500 petits opérateurs d’infrastructures et de réseaux... une ineptie totale à l'heure des fusions internationales..

quand à ce que certains appellent l'infra mais qui n'est qu'une technologie, c'est à) dire les supports cuivre, fibres, radio...ceci n'a absolument rien à voir avec les rails des chemins de fer,
d'une part les technos se concurrencent entre elles et trés vite,; le cuivre était dit mort, l'adsl lui a redonné une jeunesse, la fibre se déploie dans la boucle locale mais le VDSL permet des débits aussi importants et à 5 à 20 fois moins cher, mais la 4G concurrence ces déploiements et demain la 5G...
d'autre part, il n'y a pas un débit unique pour un client unique, mais une diversité d'usages, de tarifs possibles, de coûts, de technos, .. en fonction des usages, des prix, de la densité des clients...

donc autant les rails sont figés, autant dans les télécom tout bouge très vite et il faut faire des schémas directeurs et projets pas simples pour les spécialistes et qui doivent être actualisés en permanence..

donc redonner ce secteur à un nouveau monopole inerte, ce serait enliser le développement, il y a besoin de concurrence des réseaux pour dynamiser le secteur ; à l'inverse et contrairement au schéma rétrograde imposé par le régulateur (sa raison d'exister), imposer à l'OH de tout louer à prix coûtant pénalise le secteur, il faut aller vers une dynamique concurrentielle avec ouverture symétrique des réseaux des opérateurs
Réponse de le 18/12/2015 à 11:57 :
Je ne voit franchement pas ce qui distingue une infra LTE d'une autre infra LTE.. Ce sont même souvent les mêmes constructeurs, les mêmes logiciels...
L'approche consistant a continuer la concurrence par les infra n'a pas de sens quand il s'agit de la même techno, et cela abouti immanquablement a une mauvaise optimisation des réseaux, a une couverture partielle et a un cout plus élevé du réseau...
Une infra unique mutualisée et opérée par un wholesaler, GIE des opérateurs, serait infiniment plus efficace, tout en focalisant la concurrence sur les services, et non pas sur la capacité d'achat au meilleur prix des BTS Huawei ;-)
Réponse de le 18/12/2015 à 21:42 :
ce sont les mêmes infras ?

pas du tout, en mobile il y a des fréquences différentes qui ont des cractéristiques différentes en propagation, couverture... le design des cellules est un choix parmi d'autres et donc de segmentation, les techno femmtocel, répéteurs, macrocell.. sont autant de choix à partir de l'analyse marché, la politique de couverture et de dimensionnement en débit, qualité, doublement ou non (mimo).. est aussi un choix d'opérateur..

donc ça n'a absolument rien à voir avec les rails pérennes, unique technologie, les infras telecom ne sont que des technos qui se concurrencent entre elles..
jusqu'à ce que la 4G et 5G concurrencent le VDSL ou FTTH..

et y les supports évoluent, il faut se rappeler que biarritz a été câblé en fibres dans les années 87, totalement désinvesti parce que la techno fibre est passée de multimode à monomode, et les évolutions continuent très vite..il va y avoir une fibre qui va faire 10 fois plus de débit pour 2 fois moins cher, la question est quand ? et donc comment on dimensionne, on gére le risque ?

donc ce n'est pas un nouveau monopole qui aura la dynamique et réactivité pour coller au marché
Réponse de le 20/12/2015 à 11:19 :
Concernant la radio, si ce n'étaient pas les même technos, il n'y aurait pas de mutualisation possible... Bouygtel/SFR , et EE en UK (entre autres...) ont prouvé exactement le contraire de votre mauvaise compréhension de ces technos. Un petit tour au 3GPP vous remettrait probablement les idées au clair...
Dans le fixe, je ne vois pas en quoi un réseau unique empêcherait des évolution technologiques. Si une nouvelle "super fibre" arrivait, elle deviendrait simplement celle qui serait déployée a partir de ce moment... de manière unique pour tout le monde, et non pas a plusieurs exemplaires en concurrence dans les même endroits, et rien ailleurs, comme cela se passe actuellement avec la fibre actuelle :-)
a écrit le 17/12/2015 à 15:57 :
On peut supputer que des cabinets d'avocats sont déjà en train de se pencher sur le possible "abus de position dominante"... Un de plus pour Orange. (qui souhaite même "capturer" sa clientèle via une banque en ligne...)
a écrit le 17/12/2015 à 15:29 :
Je vois surtout que c'est la fin des opérateurs qui s"annonce en France et dans toute l'Europe, puis du monde. Celle des producteurs s'ouvre. Chacun veut en effet disposer du meilleur réseau et ne plus avoir à choisir pour cela. Ce qui implique un réseau commun mais des offres de services différents. On peut aller au cinéma - réseau commun- mais regarder un film particulier-services originaux- pour constater que la différence peut être encore l'oeuvre. Le réseau commun serait abondé des actifs valorisés à leur niveau apportés par les anciens opérateurs, ceux ayant le plus faible apport paieraient donc pour reprendre l'écart et tous pour le développement du bien commun comme dans un GIE, groupement d'intérêt économique. Par la suite des ouvertures se feraient sur d'autres pays ou zones. C'est le schéma Bolloré.
a écrit le 17/12/2015 à 13:16 :
Quand il y avait trois opérateurs, c'était censé être le nombre minimum d'entreprises concurrentes pour ne pas risquer d'avoir une entente. Ben, pas trop, ils avaient chacun leur marché et en étaient heureux, à quoi bon concurrencer l'autre, gagner quelques clients ? Plutôt y perdre des plumes en essayant de faire moins cher (donc moins bien dans l'esprit des gens).
Si on revenait à trois, ça serait pour retrouver un statut quo ? Sûr que la concurrence c'est détestable.
a écrit le 17/12/2015 à 11:11 :
Bonjour,
Orange et Bouygues rêvent de revenir à une époque révolue tant en terme de monopole que de tarifs.
Cela Drahi et Niel l'ont parfaitement compris. Les clients se sont habitués à des forfaits illimités à une moyenne de 20€ mensuel et sans dépassement.
Tout le monde sait parfaitement qu'Orange et Bouygue ont pendant des années largement profité des dépassements de forfaits qui étaient très onéreux pour nous autres clients.
Cette époque est heureusement révolue pour nous, les clients. La concentration de nouveau à trois acteurs n'y changera absolument rien. Le tarif moyen restera le même, et à la limite les marges se ferons sur la masse critique atteinte par la fusion entre les deux gros du marché.
Bref, les temps fastes de la découverte du mobile par la France entre 1997 et 2007 pendant une période croissance et de progression économique forte en France est définitivement révolue. Le combat est autre part à présent, dans les apps et la publicité online et cela tous les acteurs le savent. Il y a ceux qui intègrent le marché et la compétition et ceux qui se lamentent comme Bouygues et Orange.
Pour preuve Orange possède une pépite que tout le monde envie à savoir DaliMotion et ils sont incapable de valoriser cet actif depuis des années. C'est un peu pathétique tout de même.
Bouygues de son coté possède un bon réseau mobile et fournit des forfaits 3G et 4G via clé USB à des prix tout bonnement indécents. Du coup tout le monde se tourne vers la concurrence.
Il serait temps qu'ils cessent de penser uniquement finance et qu'ils commencent à penser technologie, tendance, software, low-cost technologique etc ... . Il vaux mieux vendre 1 millions de forfait à 20€ que 100000 forfaits à 75€.
Il faut également que ces messieurs prennent en considération que les salaires évoluent peu et cela restera ainsi pendant encore 5-7 ans tant que la transition énergie/écologique et spatial/robotique ne sera pas arrivée de plein fouet en Europe. Dans ce cadre impossible de monter la tarification pour le grand public qui risque sinon de manifester son rejet.
Réponse de le 17/12/2015 à 15:55 :
en réponse à marousan :
pas tout à fait exact : les réseaux demandent des investissements permanents, renouvellement, développements, pose de fibres, d'équipements nouveaux...regardez les investissements : bouygues et free : environ 1 milliard, SFR 3,5, orange 5,7 !!

et comment se fait il que certains aient des perts de marchés croissantes sans investir beaucoup ? parce que le régulateur oblige orange à louer tous ses nouveaux investissements à prix coutant et sans baisser ses tarifs pour laisser de la place à ses concurrents qui pourtant peuvent investir dans les mêmes conditions... cf le "procès" en cours parce qu'il n'en n'a pas donné assez aux autres.!!!

d'où quantité d'effets pervers, frein aux investissements face à l'écrémage des zones rentables par les coucous, en couverture numérique, dépenses publiques inutiles..

quand aux tarifs, faites la comparaison avec les pays étrangers et regardez dans quel sens va la différence, pas celle qu'on dit, les forfaits fixe mobile sont beaucoup plus chers dans les pays d'europe

concernant les fusions : il y a 159 opérateurs quand il en reste 4 aux US, et donc des géants capables d'absorber nos meilleurs opérateurs en laissant ls autres disparaitre tous seuls..
les fusion c'est pour avoir les économies d'échelle qui permettent de baisser fortement les coûts, et donc les tarifs

quand à la concurrence, sa dynamique n'a rien à voir avec le nombre d'acteurs : il reste 2 gros avionneurs au monde et la concurrence est rude, il y a pléthore de producteurs de yaourts et ils se sont entendus...

mais on est en France, on aime bien tirer à boulet rouge sur les entreprises, honnir le chiffre d'affaires, dénigrer les patrons..
ce sera beaucoup mieux quand à force de torpiller ce secteur porteur par les délires anticoncurrentiels de l'arcep qui n'a plus aucune justification, et donc quand on aura ATT et ZTE comme opérateurs... et ça vient vite..
a écrit le 17/12/2015 à 9:27 :
Orange allié à Bouygues vendra plus facilement à Drahi d une part pour affaiblir Free et d autre part pour augmenter la dette de Drahi !👍🤓👹🇨🇭
Réponse de le 17/12/2015 à 10:50 :
Sauf si l'empire Drahi, colosse hétéroclite déjà surendetté, explose d'ici-là. L'aventure Drahi ressemble à s'y méprendre à celle de Vivendi à l'époque Messier, l'histoire de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf.
Réponse de le 17/12/2015 à 11:31 :
Les investissements de Drahi sont ciblés sur les médias et télécom, et l'endettement y est supportable, qui plus est à des taux trois fois moindre que Messier qui a cassé Vivendi, en y faisant du n'importe quoi et brouillon, mégalomane, s'affichant en star des magazine people : ce qui lui a fait plus encore perdre la tete et le discernement, sans stratégie, sans cohérence. Drahi n'est pas cette catégorie désordre et show-biz.
Réponse de le 17/12/2015 à 11:36 :
Une petite différence tout de même : J6M était un gratte papier qui jouait avec l'entreprise des autres, avec de l'argent "cher" et aimait parader. Drahi, même si on ne l'aime pas et qu’il joue avec la dette a des taux bas, met tout de même ses c... sur la table et n'aime absolument pas se "montrer"...
Son group est moins endetté que lorsque France Telecom avait avalé Orange, ce qu'il paie encore... pourtant, là, on ne compare pas...
a écrit le 17/12/2015 à 9:21 :
Pendant que les grands discutent on s occupent pas des clients ! Surtout des entreprises qui aimeraient avoir la voix et la data sur mobile sécurisé ! Un seul système le propose aujourd'hui : Squareway by Vivaction les opérateurs devraient tous adopter ce système comme standard technologique!
a écrit le 17/12/2015 à 9:19 :
Il y a un peu de confusion... D'un coté on dit que les français ne croient plus a un marché a 4 opérateurs, et de l'autre que la guerre des prix doit cesser. Ce qu'il faut donc comprendre serait donc plutôt que, pour remonter les prix et retrouver les bonnes "ententes" du passé, il est urgent de réduire la concurrence. Le consommateur appréciera :-)
Réponse de le 17/12/2015 à 10:48 :
Rassurez-vous, tant que le loup Free sera dans la bergerie, les prix ne remonteront pas, la marque de fabrique de Free qui a fait son succès malgré quelques approximations techniques étant des offres simples à prix percutant (grâce à Free les prix de l'internet fixe et des mobiles en France sont parmi les plus bas d'Europe, si ce n'est les plus bas). Le rachat présenté est ni plus ni moins que le dépeçage de Bouygues Telecom, Orange récupérant l'actif le plus volatil, le portefeuille de clients, et Free l'actif le plus solide, le réseau mobile Bouygues (dont Orange n'a aucun besoin, son réseau mobile, déjà largement surcapacitaire au point d'avoir pu louer des services d'itinérance à Free, étant à même d'absorber sans problème la clientèle Bouygues Telecom) à Free.
Réponse de le 17/12/2015 à 11:39 :
De là a penser que ce deal est poussé pour permettre de revendre le réseau de Bouygues a Free serait LA solution permettant a Orange de se sortir du bourbier de l'itinérance Free ;-)
Réponse de le 17/12/2015 à 16:05 :
en réponse à conclusion :
pas tout à fait : le sujet est qu'avec des fusions et donc un périmètre plus important, les économies d'échelle engendrées permettent de baisser les coûts et d'tre plus compétitif face à des géants du marché qui eux ont largement fusionné,
concernant la guerre des prix, elle serait saine si les conditions de concurrence étaient ouvertes et équitables, que le cahier des charges soit identique

or orange est obligé de louer tous ses investissement numériques nouveaux à prix coûtant aux autres opérateurs, ce qui permet à free d'écrémer les zones rentables et de laisser le reste du territoire péréqué et moins rentable à d'autres (il n'y a plus qu'orange qui investit sur le FFTH), et donc cette fausse concurrence déséquilibre le marché en décourageant l'investissement, le développement l'emploi..

car avec un tarif à 2e et 10% de marge pour financer les au moins 5 milliards sur 5 ans en permanence (par an pour orange !), il faudrait combien de client sur l'hexagone ? 440 millions !! cherchez l'erreur et qui paye ? car ce n'est pas le milliardaire du minitel rose qu fait du social !!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :