SFR sera le premier à offrir la 3G et la 4G à ses abonnés dans le métro

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Emmanuel Pitron, secrétaire général de la RATP, Pierre Mongin, PDG de la RATP, Stéphane Roussel, le PDG de SFR, Pierre-Alain Allemand, DG réseaux SFR.DR.
Emmanuel Pitron, secrétaire général de la RATP, Pierre Mongin, PDG de la RATP, Stéphane Roussel, le PDG de SFR, Pierre-Alain Allemand, DG réseaux SFR.DR. (Crédits : DR)
Comme l'a révélé dimanche La Tribune, l'opérateur a signé un contrat non exclusif avec la RATP pour déployer la 3G et la 4G dans le métro et le RER. L'entrée en service est prévue dans deux stations au 1er octobre, la 4G pour courant 2013.

 « La connectivité fait partie de l?expérience de transport », insiste Pierre Mongin, le PDG de la RATP. Or « la technologie 2G montre aujourd?hui quelques limites » a fait valoir lundi le patron de la régie de transports, visiblement ravi d?annoncer la signature avec un premier opérateur mobile, SFR, pour assurer la couverture en 3G et en 4G du réseau de métro et de RER, qu?empruntent chaque jour plus de 11 millions de personnes. Comme l?a révélé dimanche La Tribune, SFR a signé un accord non exclusif avec la RATP : « cet accord n?est pas fermé mais ouvert aux autres opérateurs pour éviter toute forme de discrimination et nous espérons les accueillir sur les infrastructures que nous allons construire » a confirmé le PDG de la RATP, lors d'une conférence de presse. C?est en effet Naxos, filiale de la branche télécoms de la régie, Telcité, qui déploiera les infrastructures dites passives du réseau mobile, comme les antennes, notamment pour des questions de contraintes de place et de sécurité dans les tunnels, puis SFR installera ses propres infrastructures actives pour ses abonnés (bien souvent dans des armoires sur les quais). L?accès sera gratuit pour ces derniers : « nous offrons la continuité de service, cela s?inscrit dans notre stratégie d?avoir la meilleure couverture réseau » a précisé Stéphane Roussel, le nouveau PDG de SFR, et ex-DRH de Vivendi, dont c?était la première intervention publique.

Objectif : 75% des voyageurs couverts fin 2014
Le calendrier de déploiement est « ambitieux », de l?aveu même de Pierre-Alain Allemand, le directeur général des réseaux de SFR : l?entrée en service de la 3G est prévue dès le 1er octobre, dans deux stations, Châtelet et Gare de Lyon, sur les quais, dans les trains, en gare et dans les salles d?échange, promet le communiqué commun de SFR et de la RATP. « Nous ne pouvons accepter qu?il y ait une rupture de qualité de service pour les voyageurs » entre l?expérience en surface et dans les trains, a souligné le PDG de la régie et « aucun réseau d?Europe ne le propose actuellement. La RATP sera à égalité avec les réseaux d?Asie les plus récents. » Etape suivante : l?an prochain, la couverture de toute la ligne 1 du métro et la grande majorité des gares des lignes du RER A et B ainsi que le lancement de la 4G « courant 2013. » L?objectif est ensuite d?avoir déployé la 3G et la 4G dans les 170 principales stations du métro et du RER, représentant 75% des voyageurs transportés, à la fin de 2014. La couverture de 100% des stations est programmée pour fin 2015. Les Parisiens devraient donc pouvoir surfer en 4G dans le métro avant de pouvoir le faire en surface dans la capitale, où aucun opérateur n?a commencé à déployer faute d?accord sur la nouvelle charte avec la Mairie de Paris. Un comble ! Le WiFi est "une solution intéressante", pour le patron de la RATP, mais qui ne peut répondre à la demande de connectivité mixte (voix et données) et en continu. 

Une redevance « acceptable » pour SFR
Ni la régie ni SFR n?ont détaillé le montant des investissements consentis. La RATP va facturer une redevance annuelle pour l?occupation de son domaine, qui sera progressive et atteindra son pic lorsque le réseau sera couvert à 100%. Une redevance jugée trop chère par d?autres opérateurs, qui devraient malgré tout ne pas pouvoir snober très longtemps le réseau de la RATP, au vu de la demande très forte des utilisateurs. « Le prix nous paraissait acceptable » a simplement déclaré le PDG de SFR. « L?intérêt de la RATP, c?est très secondairement la redevance, c?est d?abord le service client » s?est défendu le PDG de la RATP, qui a souligné qu?il n?y aura « aucun impact financier » sur le prix de titres de transport. L?accord prévoit de partager « largement » la charge financière avec l?opérateur, ou les opérateurs si d?autres signent par la suite, puisque le schéma retenu est celui du co-investissement. « SFR est l?entreprise qui a le mieux saisi les attentes des utilisateurs, qui a montré la plus grande réactivité et compris que le réseau le plus dense du monde était une formidable vitrine marketing » a conclu Pierre Mongin. 

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Commentaires
a écrit le 05/10/2012 à 6:55 :
SFR n'offre rien, il vend un service, une technologie et parfois très cher !
a écrit le 02/07/2012 à 19:31 :
Ca evolue dans le bon sens !

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