Orange accélère son développement dans la cybersécurité

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Stéphane Richard, le PDG du groupe de télécoms, a fait de la cybersécurité un de ses principaux axes de développement.
Stéphane Richard, le PDG du groupe de télécoms, a fait de la cybersécurité un de ses principaux axes de développement. (Crédits : PASCAL ROSSIGNOL)
L’opérateur historique a décidé de casser la tirelire pour racheter le néerlandais SecureLink pour 515 millions d’euros. Et s’affirmer comme un leader de la cybersécurité sur le Vieux continent.

Après la banque, la maison connectée ou encore l'Internet des objets, Orange met désormais les bouchées doubles dans le domaine de la cybersécurité. Dans un secteur des télécoms mature, ultra-concurrentiel et marqué par la guerre des prix, l'opérateur historique veut développer cette « verticale » pour trouver un nouveau relais de croissance. Et pas question, visiblement, de lésiner sur les moyens. Le 7 mai, Orange a indiqué qu'il allait racheter le néerlandais SecureLink pour 515 millions d'euros.

Présent en Suède, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark et en Norvège, le groupe compte 660 salariés et affiche un chiffre d'affaires annuel de près de 250 millions d'euros. Avec cette grosse emplette, Orange change donc de dimension, sachant que sa branche dédiée à la cybersécurité, Orange Cyberdefense, pèse aujourd'hui un peu plus de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires. « L'acquisition de SecureLink représente une accélération considérable dans la stratégie d'Orange de devenir un leader paneuropéen des services de cybersécurité », claironne le numéro un français des télécoms dans son communiqué.

L'atout du réseau

Directeur exécutif de la cybersécurité chez Orange, Hugues Foulon estime que SecureLink coche toutes les cases que recherchait Orange pour se développer dans ce domaine. À savoir : « la taille et la proximité ».

« La taille, car les menaces actuelles sont mondiales, complexes et nécessitent non seulement des capacités de protection adaptées, mais également tout un écosystème de défense », détaille-t-il. « La proximité, car dans un monde informatique globalisé, les entreprises ont besoin d'un partenaire local de confiance pour sécuriser leurs actifs les plus stratégiques », poursuit-il.

Orange veut ainsi être reconnu comme un leader européen en matière de cybersécurité. Ce qui lui permettra, espèrent ses dirigeants, de ferrer beaucoup plus de clients, en particulier dans les pays où le groupe est déjà présent dans les télécoms, comme l'Espagne, la Pologne ou la Belgique.

En tant qu'opérateur, Orange affirme bénéficier d'un atout de choix par rapport à ses concurrents. Il s'agit de son réseau, qui lui permet notamment de détecter certaines attaques informatiques en amont. Le renforcement d'Orange dans la cybersécurité intervient alors que le Vieux continent s'apprête à déployer la 5G à partir de l'année prochaine. Cette technologie est perçue comme un puissant catalyseur économique pour les entreprises, qui pourront s'en servir pour connecter des myriades d'objets et d'actifs. Mais selon les experts, l'arrivée de cette « hyper-connectivité » nécessitera, en parallèle, une protection également accrue contre cyberattaques.

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Commentaires
a écrit le 09/05/2019 à 13:55 :
Avec tous les suicides vaudrait mieux accélérer dans la vraie sécurité physique

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