Telecom Italia : Niel se défend de tout raid financier

Le patron d’Iliad (maison-mère de Free), a souligné que son récent investissement dans Telecom Italia ne constituait pas une opération purement financière. Il assure également ne pas agir pour le compte de tiers.

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Xavier Niel, le patron d'Iliad, la maison-mère de Free, s'est refusé à révéler s'il entendait ou non transformer ses options Telecom Italia en véritables actions.
Xavier Niel, le patron d'Iliad, la maison-mère de Free, s'est refusé à révéler s'il entendait ou non transformer ses options Telecom Italia en véritables actions. (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)

L'homme d'affaires français Xavier Niel, détenteur d'options sur un peu plus de 15% du capital de l'opérateur Telecom Italia, s'est défendu vendredi 18 décembre d'être un « raider » ou d'intervenir pour le compte d'autres prétendants, alors que le sort du groupe est au coeur de vives spéculations en Italie. Au quotidien La Stampa, le fondateur d'Iliad (maison-mère de Free) l'assure :

« Je n'ai jamais, je dis bien jamais, fait de raids financiers dans ma vie. Je suis un opérateur industriel. »

Avant d'enfoncer le clou, se définissant comme « un entrepreneur du secteur des télécommunications ». Toutefois, il s'est refusé à révéler s'il entendait ou non transformer ses options Telecom Italia en véritables actions. Selon lui, Telecom Italia est un « opérateur fantastique », bien qu'ayant « quelques faiblesses » :

« J'ai quelques idées. L'avenir pour Telecom Italia, comme pour tous les opérateurs, est dans la fibre optique. Il faut lui donner la capacité d'investir pour croître tant dans la fibre optique que dans le mobile 4G. »

Des atouts pour consolider le marché européen

Surtout, il souligne que « Telecom Italia a tous les atouts pour devenir le consolidateur ou l'un des consolidateurs du marché européen », alors que les spéculations vont bon train concernant un possible mariage avec Orange. Interrogé sur ses liens avec Vincent Bolloré, le chef de file de Vivendi, qui détient 20,53% du capital de l'opérateur transalpin, Xavier Niel déclare le connaître « depuis longtemps ». Mais se défend de travailler de concert avec lui sur Telecom Italia :

« Nous n'avons jamais été ensemble dans une société et nous ne le sommes pas davantage à présent en Italie. »

Même réponse lorsqu'il est interrogé sur le compte du groupe français Orange. Xavier Niel insiste : il n'agit « absolument pas » pour son compte. « Je ne sais pas si Orange est intéressé par Telecom Italia mais ce qui est certain, c'est que je suis un investisseur industriel, je ne travaille pas pour les autres », poursuit le magnat des télécoms.

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