Télécoms : sous la pression du gouvernement, la filière de la fibre peaufine son plan anti-malfaçons
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Un technicien effectue le raccordement à la fibre d'un abonné.
Mégalis Bretagne
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Un technicien effectue le raccordement à la fibre d'un abonné.
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C'est l'un des grands dossiers de la rentrée dans le secteur des télécoms. Alors que le déploiement de la fibre, qui permet d'accéder à Internet à très haut débit, se poursuit à un rythme très soutenu, de nombreux raccordements se soldent par des échecs. Le problème n'a rien de nouveau. Cela fait plusieurs années, maintenant, qu'il plombe la filière, et provoque la colère des clients comme des élus locaux. Les malfaçons sont de plusieurs ordres. Certains abonnés n'arrivent tout simplement pas à être raccordés malgré les passages de plusieurs techniciens. D'autres sont confrontés à des déconnexions sauvages de la part d'intervenants indélicats. Mal formés et mal rémunérés, beaucoup ne travaillent pas dans les règles de l'art, et sèment la pagaille dans les réseaux.
Pour le gouvernement, qui souhaite que tous les Français puissent bénéficier d'Internet à très haut débit d'ici à la fin de l'année, cette situation est inacceptable. Dans un courrier envoyé le 13 avril dernier, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, et Laure de la Raudière, la présidente de l'Arcep, le régulateur des télécoms, ont appelé InfraNum, la principale fédération des industriels de la fibre, à se mobiliser pour mettre un terme à ces malfaçons. Dans cette missive, qui s'apparente en réalité à un coup de gueule, Bercy et l'Arcep ont demandé à la filière de leur soumettre, en urgence, une batterie de « pistes d'action pour renforcer et rendre effective la formation de l'ensemble des techniciens qui interviennent sur le réseau de fibre optique, y compris ceux qui interviennent dans le cadre d'un contrat de sous-traitance pour le raccordement ou l'exploitation ».
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Lors d'une réunion à Bercy ce lundi, Jean-Noël Barrot, le ministre délégué au Numérique, et Laure de La Raudière, ont réuni les opérateurs et les industriels de la fibre pour faire un point sur leurs solutions. Mais aussi fixer deux échéances. Primo : la filière de la fibre devra présenter son plan anti-malfaçons à l'exécutif le 23 septembre. Secundo : toutes les mesures devront être opérationnelles « avant la fin de l'année », a insisté Jean-Noël Barrot sur Twitter.