Les replays de l'été #11. Comment AURA s'outille pour relever le défi de la bioproduction ?
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Alors que la course au vaccin a fait apparaître les failles de l'industrie de santé française, il existe un autre virage dans lequel la région Auvergne Rhône-Alpes, historiquement très présente dans le domaine pharmaceutique, ne voudrait pas manquer le coche : celui de la bioproduction des produits de santé. Un enjeu pour le groupe Sanofi, qui a annoncé durant la crise la création d'une nouvelle entité à horizon 2025, mais aussi plus récemment pour l'Institut Mérieux, qui vient d'investir et de donner une seconde vie au projet du pôle Ecotox dans la Drôme.
Depuis la crise sanitaire, l'écosystème lyonnais de la santé est en pleine effervescence, avec de nouveaux projets de sites de production visant à augmenter les capacités françaises. Le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim est lui aussi à la tête de l'un des plus importants chantiers de biotechnologies en cours en France, destiné à accueillir sa future usine de vaccins vétérinaires d'ici fin 2022. Avec, en parallèle, une pandémie qui l'a amené à renforcer sa stratégie "One Health" alliant santé humaine, animale et environnementale, avec le développement d'un premier traitement, toujours en cours d'essais, pour le Covid.
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Alors que la course au vaccin a fait apparaître les failles de l'industrie de santé française, la déclaration "de guerre" d'Emmanuel Macron au virus le 16 mars dernier, appelait également à la mobilisation sur le plan économique. Un an plus tard, le terrain de bataille semble s'être déplacé sur le champ de la production, avec un nouveau défi que souhaite relever gouvernements comme industriels : celui de la bioproduction, pour produire plus innovant, mais aussi plus rapidement. Mais la France aura-t-elle les moyens de rattraper son retard et de faire émerger, comme elle le souhaite, un leader au niveau européen d'ici 2030 ?
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