A Grenoble, l’élargissement de l'A480 veut faire sauter le verrou des bouchons (et du frein à l'attractivité)
Marie Lyan
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Avec ses 49 communes et 450.000 habitants, la métropole grenobloise se pose comme le 2ème pôle de recherche français et également comme une mini-Silicon Valley hébergeant un grand nombre d'acteurs clés de la filière microélectronique, même si son...
DR/Semaphore
C'est un dossier routier emblématique, qui vise rien de moins qu'à désengorger l'Y grenoblois de sa saturation routière. Entre partisans d'un élargissement et défenseurs de solutions alternatives favorisant plutôt les mobilités douces, le chantier de l'A480 s'est finalement traduit par la signature d'un protocole d'accord ayant permis de lancer les travaux de 300 millions d'euros. A l'heure où la première portion d'élargissement sur trois voies vient tout juste d'être livrée, les attentes demeurent fortes sur un bassin économique au rayonnement international, avec ses industries de la...
Il s'agissait du chantier des dernières décennies pour l'Y grenoblois, qui aura suscité des discussions parfois houleuses entre partisans d'une rocade demeurant à 2 voies mais engorgée aux heures de pointe, et défenseurs d'un élargissement à 3 voies de l'A480. Car c'est finalement cette infrastructure routière, héritée des Jeux Olympiques de 1968, qui avait fait de Grenoble l'une des villes les plus embouteillées de France.
Désormais, c'est tout le visage d'un aménagement routier en deux parties qui est en passe d'être complètement transformé, avec la livraison, mi-juillet, de la première portion de l'élargissement à trois voies de l'A480, comprise sur la partie sud entre le diffuseur des Martyrs et l'échangeur du Rondeau. La partie Nord de cet élargissement, qui comprend le franchissement du viaduc de l'Isère jusqu'au diffuseur des Martyrs, avec le raccordement à l'A480, sera finalisée à l'automne.
Et la première épreuve du feu de ce projet de longue date s'est déroulée début septembre, alors même qu'un accroissement du trafic était attendu à l'occasion de la rentrée scolaire. "Les premiers retours que l'on a de la circulation sont plutôt très bons depuis l'ouverture de la première portion", confirmait à la rentrée Olivier Ehrsam, président de la Commission du territoire de la CCI de Grenoble.
Avec un objectif affiché d'ici la fin des travaux : pouvoir assurer une durée de trajet de 12 minutes entre Saint-Egrève et Pont-de-Claix, là où la moyenne (très évolutive en fonction de la congestion) était fixée à 35 minutes.
"Il était même considéré comme un objectif quasiment impossible à réaliser"
"Il s'agit de l'un des projets les plus importants que la métropole ait connu, au cours des dernières décennies, et qui était même considéré comme un objectif quasiment impossible à réaliser, car cela faisait déjà plusieurs décennies que les infrastructures routières grenobloises étaient devenues obsolètes et inadaptées. Le sujet avait mobilisé les chefs d'entreprise de manière très forte, avec une grosse campagne Stop aux bouchons sur le précédent mandat", se souvient le président PS de Grenoble Alpes Métropole, Christophe Ferrari.
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