LA TRIBUNE - Votre observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dispose d'un recul de près de 40 années de mesures de la qualité de l'air, sur le périmètre des différents départements auralpins. Sur quels moyens pouvez-vous compter, à la fois pour surveiller des événements récurrents comme les pics de pollution à l'échelle des agglomérations, mais aussi des feux de forêts, comme on en a vu cet été ?
Didier Chapuis - Nous disposons de plus de 80 stations de mesure fixes, installées en Auvergne Rhône-Alpes et qui remontent en permanence des mesures sur une douzaine de polluants répertoriés par les directives européennes encadrant la qualité de l'air, ainsi qu'une quinzaine de stations complémentaires que nous pouvons installer, en fonction de nos grandes orientations et besoins, afin de cartographier des zones plus précises ou plus éloignées.
Notre observatoire permet au contraire de donner une information sur la qualité de l'air ambiant moyenne respirée par la majorité de la population.
Durant cet été, nous n'avons pas eu de station située sous le panache d'un incendie, mais nous avons pu mesurer une petite élévation de niveau moyen, de l'ordre de quelques microgrammes, du niveau de particules fines enregistré à proximité de ces feux, qui n'a cependant pas conduit à proposer la mise en place de dispositifs d'alerte.
En Isère par exemple, nous avons eu trois journées où le niveau de concentration a légèrement augmenté au sud de l'agglomération grenobloise, en lien avec l'incendie de Voreppe, sans entraîner de risques pour la santé de la majorité des habitants.