EXCLUSIF Sondage : les Français veulent toujours plus épargner

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L'épargne et la transmission du patrimoine préoccupent davantage les Français que leurs voisins européens. Mais ils sont moins enclins à prendre des risques.

La crise n'y change rien : les différences culturelles persistent en matière d'épargne entre pays d'Europe, comme le montre l'étude de Janus Capital Group et Absolute Research Strategy réalisée pour la deuxième année auprès de 6.000 Européens (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne et Royaume-Uni).

Capacité d'épargne

Crise oblige, à peine un tiers des sondés gagnent plus qu'ils ne dépensent. C'est en Italie que l'on vit le plus à crédit (27 %), au contraire des Pays-Bas (8 %). Conséquence : les Européens jugent trop peu épargner (61 %). Et même 69 % des Français et 71 % des Espagnols. Les Néerlandais, en revanche, sont plus satisfaits : ils sont 48 % à estimer mettre assez de côté. Plus spécifiquement, sur la retraite, le constat est encore plus alarmant : à peine 23 % des Européens pensent suffisamment économiser pour leurs vieux jours, 11 % des Français et 13 % des Espagnols.

Critères d'investissement

Les Européens n'ont pas non plus la même aversion au risque. Néerlandais et Français restent réticents à risquer leur épargne (73 % et 70 %). Alors que les Britanniques sont les plus téméraires : 24 % sont prêts à prendre des risques limités et 3 % des risques conséquents. Pour choisir leurs placements, les Européens se fient surtout à leur conseiller financier (16 %), aux proches (12 %) et aux médias (10 %). C'est en France que l'on se fie le plus au bouche-à-oreille et au conseiller. Tandis que les Britanniques font plus confiance que les autres aux courtiers (16 %) et à la presse (15 %). L'aspect socialement responsable d'un placement commence, quant à lui, à constituer un critère de choix. 39 % des Européens en tiennent compte, au moins en partie, et même 43 % des Italiens et 41 % des Espagnols.

Préparer la retraite

Les disparités sont encore plus marquées dans le domaine de la retraite. Si les Français pensent majoritairement partir entre 60 et 64 ans, les Néerlandais envisagent un départ entre 65 et 69 ans (53 %). Et 5 % des Italiens prévoient de cesser leur activité après 70 ans ! Des chiffres évidemment liés à l'âge légal dans chaque pays. Pour ce qui est des revenus, les Allemands et les Espagnols sont ceux qui comptent le plus sur leur système par répartition (42 %) tandis que les Néerlandais et les Britanniques misent plus que les autres sur leur employeur (28 % et 25 %). À noter que les Français n'attendent pas grand-chose des pensions privées : 5 % pensent qu'elles constitueront la principale source de revenus une fois à la retraite contre 12 % en moyenne en Europe.

Inquiétudes pour l'avenir

L'avenir n'est pas rose pour nombre d'Européens. Pour 42 % d'entre eux, le niveau de vie s'est dégradé pour leurs enfants par rapport à la situation qu'ils avaient connue à leur âge. C'est en France que l'on est le plus pessimiste (60 %). L'Hexagone se distingue aussi sur la question du patrimoine qui sera transmis au décès : à peine 22 % craignent de ne pas pouvoir laisser un patrimoine important à leurs enfants, contre 42 % en moyenne en Europe, et même 55 % en Allemagne.

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