Le relèvement de la TVA dans la restauration est de retour
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Une chose est certaine, comme La Tribune l'expliquait début octobre, le gouvernement hésite sur ce sujet délicat. Sylvia Pinel, la ministre du Commerce se penche actuellement sur la question et n'a toujours pas livré son verdict. Le choix est cornélien. En relevant la TVA dans la restauration, l'Etat pourrait engranger des recettes fiscales supplémentaires - cette mesure coût 3,2 milliards par an aux finances publiques - mais il pourrait aussi fragiliser l'emploi dans ce secteur riche en main d'oeuvre.
Jusqu'ici, les représentants des restaurateurs se montrent plutôt sereins, estimant que le contrat signé en 2009 avec l'Etat avait été respecté dans le domaine de l'emploi. Le SNRTC, l'UMIH et la plupart des syndicats professionnels ont même évoqué la création de près de 60.000 emplois entre juillet 2009 et juillet 2011. Ce qui constitue un chiffre proche de l'objectif de 70.000 emplois fixé à l'origine.
Un effort insuffisant
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Ces efforts ont-ils été suffisants ? Thomas Thévenoud, le député socialiste de Saône et Loire, qui présentera son rapport d'évaluation sur cette mesure le 31 octobre à la commission des Finances de l'Assemblée nationale, avait confié à La Tribune que le compte n'y était pas. "A cause de la crise, de la baisse de la consommation probablement, ils n'ont créé que 5.000 emplois supplémentaires par rapport aux 15.000 naturellement générés par l'activité du secteur", expliquait-il ainsi début octobre dans nos colonnes.
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