Maisons de retraite : le gouvernement lance un comparateur de prix

 |   |  540  mots
En 2009, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait évalué à 2.200 euros en moyenne le coût mensuel d'une maison de retraite.
En 2009, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait évalué à 2.200 euros en moyenne le coût mensuel d'une maison de retraite. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Plus de 90% des Ehpad sont affichés sur le comparateur de prix. Le site propose également un simulateur permettant aux internautes d'estimer les sommes restant à leur charge, après aides financières.

Le gouvernement a lancé mercredi 14 décembre le premier "comparateur officiel des prix des maisons de retraite" pour aider les personnes âgées et leurs familles à faire un choix parmi plusieurs milliers d'établissements publics et privés.

"Répondre aux besoins de nos aînés, c'est aussi apporter une information fiable et des réponses concrètes sur le logement, la prise en charge", a souligné la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, en présentant à la presse ce comparateur avec la secrétaire d'Etat aux personnes âgées, Pascale Boistard.

7.000 Ehpad comparés

Cet outil est accessible sur le portail d'informations pour-les-personnes-âgées.gouv.fr, lancé en juin 2015 par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) pour aider les seniors et leurs proches à s'orienter dans le maquis des aides et des droits.

Ce portail proposait déjà un annuaire de plus de 12.000 structures (maisons de retraite, résidences autonomie, services d'aide et de soins à domicile ...) et un simulateur permettant aux internautes d'estimer les sommes restant à leur charge, après aides financières, pour un hébergement en Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).

Mais les familles devaient rechercher elles-mêmes, par téléphone ou courriel, les tarifs pratiqués dans les établissements qui les intéressaient.

Désormais, les prix de près de 7.000 Ehpad (soit 91% d'entre eux) sont affichés sur le site, sur la base d'un socle commun de prestations et services (accueil hôtelier, restauration, blanchissage, animation, administration générale), qui a été défini par décret. On y apprend par exemple que le prix d'un hébergement Ehpad, par personne et par jour dans une chambre seule en Île-de-France, varie de 70,20 euros à 229 euros. A noter que les données sur les prix de certains établissement sont lacunaires.

Le site permet d'afficher trois Ehpad sur une même page pour rendre la comparaison plus aisée, et une nouvelle version du simulateur permet d'estimer leur coût net, après déduction de l'Allocation personnalisée à l'autonomie (APA) ou de l'allocation logement.

Le gouvernement a renoncé à rendre plus accessibles financièrement les maisons de retraite

La loi sur l'adaptation de la société au vieillissement, entrée en vigueur début 2016, prévoit une amélioration des aides financières pour les personnes âgées en perte d'autonomie résidant à domicile.

Mais pour des raisons budgétaires, le gouvernement a renoncé à rendre plus accessibles financièrement les maisons de retraite, se contentant d'inclure dans la loi des mesures sur la transparence des prix.

En 2009, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait évalué à 2.200 euros en moyenne le coût mensuel d'une maison de retraite.

"Une petite avancée"

L'association AD-PA, qui regroupe les directeurs de services à domicile et de maisons de retraite, a salué dans ce site "une petite avancée", mais "bien insuffisante", regrettant qu'il ne fasse apparaître "aucun critère de qualité".

Le Synerpa, qui regroupe 1.800 Ehpad privés, l'a qualifié de "référent positif", soulignant toutefois qu'"après la consultation du site, il est impératif de se rendre sur place" pour "se rendre compte par soi-même" des prestations fournies.

(J-Y.P avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :