L'AFG milite pour un nouveau produit retraite

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Pour financer la retraite par capitalisation, l'AFG doit présenter ce mardi ses propositions pour relancer la fiscalité de l'épargne et rendre le Perco plus accessible.

Alors que le gouvernement présente son avant-projet de réforme des retraites vers la mi-juin, Paul-Henri de La Porte du Theil, le président de l'Association française de la gestion financière (AFG) doit ce mardi présenter ses propositions pour contribuer au financement individuel de la retraite : une fiscalité plus favorable pour l'épargne à long terme et un plan d'épargne retraite collectif, un Perco, ou son équivalent plus accessible, sont les deux principales propositions de l'AFG.

Échaudés par deux ans de crise boursière et un rebond entamé au printemps 2009 qui a tourné court dès le début de cette année, les particuliers se détournent des actions. Ils leur préfèrent les produits sécuritaires, comme le livret A ou l'assurance-vie, qui demeure leurs placements vedettes. Les flux restent positifs sur le livret A qui totalise 190 milliards d'euros, malgré un rendement dérisoire de 1,25 %. Côté assurance-vie, avec près de 55 milliards de collecte en avril, l'essentiel de l'argent (47,7 milliards) continue d'aller sur les fonds en euros, plutôt que vers les unités de compte.

Alléger sa fiscalité

Les entreprises ont pourtant besoin de l'investissement en actions pour se développer. Pour pallier ce déséquilibre, l'AFG propose de rendre l'épargne à long terme plus attrayante en allégeant sa fiscalité. « Il faut arrêter de pénaliser l'épargne longue avec une fiscalité trop lourde en lui préférant une fiscalité plus forte pour les produits courts, et moindre pour les produits longs, si on veut inciter les épargnants à faire ce choix et à prendre un peu de risques », souligne Paul-Henri de la Porte du Theil. L'idée serait donc de mettre en place une fiscalité plus simple, inversement proportionnelle à la durée de l'effort d'épargne.

Plus directement, pour financer la retraite, l'AFG propose de créer de nouveaux modes d'alimentation du Perco dans les entreprises qui en disposent, mais aussi de créer son pendant individuel accessible à tout un chacun, commercialisé dans les banques. Actuellement, le Perco est mis en place dans une entreprise via un accord collectif. Le problème : toutes les entreprises n'en n'ont pas- en particulier, les plus petites qui constituent pourtant la majorité du tissu industriel.

Ce qui n'a pas empêché le Perco de se développer pour dépasser les 3 milliards d'euros d'encours (voir graphique). Le plan d'épargne retraite populaire, le Perp est certes souscris de façon individuelle, mais, malgré sa fiscalité favorable à l'entrée, il n'a rencontré qu'un succès limité car il ne permet de sortir qu'en rente fiscalisée. À l'inverse, le Perco permet une sortie en rente ou en capital non imposable. Mais les versements sont soumis à la CSG et la CRDS.

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