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Source : La Tribune.fr - 04/08/2010 | 06:02 - 463 mots  | 

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Immobilier : un nouveau prêt à taux zéro pour remplacer le crédit d'impôt

Dans un entretien au quotidien Les Echos, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde donne les contours du niveau dispositif qui sera mis en place en 2011 pour aider les Français à acquérir un logement.

immobilier France

Le crédit d'impôt pour acquérir son logement vit ses derniers mois. A compter de 2011, les intérêts d'un emprunt destiné à l'achat d'une résidence principale ne pourront plus être partiellement défalqués des sommes versées au fisc au titre de l'impôt sur le revenu. Dans un entretien au quotidien Les Echos de ce mercredi, la ministre de l'Economie annonce la mort programmée de cette niche fiscale, mesure emblématique du "paquet fiscal" mis en place par le gouvernement en 2007.

Pour compenser la suppression de cette aide qui a permis de soutenir le secteur de l'immobilier depuis le début de la crise, Christine Lagarde annonce la refonte de l'actuel prêt à taux zéro qui va devenir "universel". Il sera en effet octroyé "sans condition de ressource" et quel que soit l'endroit où se trouve le logement acquis. Seule contrainte : il restera réservé aux primo-accédants, ce qui n'est pas le cas avec la formule actuelle du crédit d'impôt.

Soucieux apparemment de maintenir en partie le caractère social du prêt à taux zéro, le gouvernement annonce, toujours par la voix de la ministre de l'Economie, que le nouveau dispositif profitera davantage aux "faibles revenus". Mais elle n'en dit pas plus sur ce sujet. "Les barèmes précis seront finalisés et annoncés par le ministère du Logement à la rentrée, pour une entrée en vigueur début 2011." explique-t-elle.

Christine Lagarde précise cependant que ce soutien financier indirect (*) sera également plus important pour toute acquisition dans les "zones géographiques d'habitation en forte tension (zone A)" ou "dans le neuf ".

La ministre de l'Economie rassure également ceux qui ont souscrit un emprunt pour acquérir leur résidence en prenant en compte dans leur plan de financement le crédit d'impôt mis en place en 2007 : "Les bénéficiaires actuels continueront de bénéficier du crédit d'impôt, qui dure cinq ans" souligne-t-elle.

Pour l'Etat, l'économie n'est pas mince. Selon Christine Lagarde, le prêt à taux zéro et le crédit d'impôt représentent aujourd'hui un coût de 2,8 milliards d'euros, dont 1,6 milliard pour le seul crédit d'impôt. "Le nouveau dispositif coûtera 2,6 milliards par an en régime de croisière", prédit-elle.

L'objectif affiché du gouvernement est, insiste la ministre de l'Economie, d'améliorer l'accession à la propriété, sachant qu'il n'y a que 58% de Français propriétaires contre 66% en moyenne en Europe : "Nous allons simplifier et rendre plus efficaces les aides fiscales à l'accession à la propriété" conclut-elle.
 

(*) Au sens fiscal, le prêt à taux zéro est une "avance remboursable ne portant pas d'intérêt". Elle est, à ce titre déclarée aux services fiscaux par l'établissement de crédit (banque, courtiers en prêt immobiliers) qui l'accorde. L''Etat leur donne en fait un crédit d'impôt en prenant en compte le montant des intérêts non perçus. L'établissement de crédit se doit de déclarer  tout remboursement partiel ou total du prêt à taux zéro.

latribune.fr

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  • contact7sur7 a écrit le 04/08/2010 à 08:01 :

    • Economie pour l'état conséquente avec en plus un coup de social ! Pardon mais on ne remplace pas les intérêts d'emprunts par un prêt à taux zéro UNIVERSEL , on supprime des avantages fiscaux existants pour aider des personnes qui aujourd'hui certes ne peuvent pas s'endetter avec un crédit classique mais qui demain n'auront pas moins de difficulté à rembourser car quand on n'a pas assez d'argent pour boucler les fins de mois en payant un loyer on n'en aura pas plus en s'endettant sur 30 ANS avec les risques que cela comporte tant notre situation de l'emploi est fragile. Mais cela aura eu le mérite de pousser un peu l'économie en faisant travailler le bâtiment c'est vrai

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