La Tribune

Veut-on vraiment résoudre la crise du logement en France ?

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Pierre Pommellet, ancien directeur général de la région Ile-de-France  |   -  1669  mots
La Fondation Abbé Pierre vient de publier de nouveaux chiffres catastrophiques sur le mal-logement en France. Et si on s'attaquait réellement aux raisons qui conduisent à ce paradoxe économique français : demande et prix en hausse et offre en baisse.

Le nombre de logements mis en chantier en France baisse régulièrement depuis 2006 avec une remontée en 2011 suivie malheureusement d?une forte rechute de près de 20% en 2012 avec 304000 logements malgré l?augmentation de la demande solvable à l?accession -les taux d?intérêt sont bas- et une collecte record du livret A pour financer le logement social. La baisse de 30% enregistrée au 4ème trimestre traduit même une accélération du repli qui devient inquiétante au regard d?un possible reprise à moyen terme.

Ce déficit de l?offre qui contribue à maintenir les prix à un niveau élevé, notamment à Paris, résulte en fait de la faible élasticité à la demande qu?il est intéressant d?analyser pour comprendre comme la résoudre.

Une pénurie durable

Le rapport de la Fondation Abbé Pierre sorti cette semaine évalue à 3,5 millions le nombre de mal logés et même 8 millions si on y ajoute les ménages qui s?estiment à l?étroit ou en situation précaire. Le chiffre évolue en hausse régulière depuis longtemps et montre que l?économie du logement a dérapé depuis les années 90 par rapport à l?économie générale et aux revenus des ménages.

Bien entendu, la situation est fondamentalement différente entre les zones tendues (la région Ile-de-France, certaines villes en particulier sur la façade méditerranéenne et le genevois) et les villes moyennes du centre et du Nord Est. Mais il est frappant de constater que c?est en région parisienne où la crise se fait le plus sentir que le taux de construction est le plus faible : entre 2 et 3 fois moins par habitant que dans le lyonnais ou en Midi-Pyrénées !

Selon l?OCDE, la France en queue de peloton en Europe

L?OCDE a procédé à une étude intéressante sur les politiques du logement dans différents pays développés et ses conséquences sur l?économie qui -on s?en doutait- sont fortes : non seulement au niveau de l?emploi dans le secteur du BTP (50000 emplois sont menacés en France en 2013) mais également sur la productivité du fait de la plus ou moins grande mobilité du personnel et de la difficulté de modérer l?évolution des salaires quand les prix de l?immobilier dérapent.

L?étude porte aussi sur une variable économique fondamentale: l?élasticité de l?offre de logement par rapport à la demande ou comme on s?y attendait la France est en queue de peloton avec l?Italie et la Grande-Bretagne loin derrière les USA mais aussi des pays scandinaves et, ce qui est plus surprenant, du Japon malgré l?exigüité des zones urbaines constructibles et leur densité.

Les déterminants de cette faible élasticité semble être essentiellement la rareté foncière et la réglementation en matière d?urbanisme. Examinons dans le cas français ces deux éléments et les moyens d?améliorer notre classement.

Le lancinant problème foncier

Il est étonnant que le pays le plus vaste d?Europe avec une densité de population cinq fois inférieure à celle des Pays-Bas connaisse des problèmes fonciers. Mais il s?agit en fait des terrains rendus constructibles par les plans d?urbanisme qui sont en effet en voie de raréfaction pour de multiples raisons, certaines légitimes d?ordre environnemental, mais d?autres qui le sont moins et procèdent d?une approche quelque peu malthusienne.

L?exemple du grand Paris est éclairant à cet égard : le Schéma directeur de 1994 avait fixé un objectif de 53000 logements annuels qui nécessitait sur 25 ans une surface annuelle de 43500 hectares soit 4% de la surface de l? Ile-de-France. Le nouveau schéma élève l?objectif à 70000 logements (+35%) mais réduit la surface constructible à 28500 hectares (-25%) .

Penser que l?on va ainsi d?un schéma à l?autre doubler la densité constructible moyenne, c?est en réalité organiser délibérément la pénurie de terrains et maintenir leurs prix à un niveau élevé.

Certes, l?objectif de construire « la ville sur la ville » nouvelle appellation de la vieille politique de « containment» des années cinquante est louable mais ne peut à lui seul régler le problème du logement des 13 millions de franciliens car la transformation de l?urbain existant est difficile et surtout très lente (plusieurs générations, on n?est plus au temps d?Haussmann !). Il faut donc viser à la fois l?urbanisme intensif et extensif car le gel de terrains en deuxième couronne repoussera encore plus loin dans les départements limitrophes du bassin parisien les populations défavorisés.

La dévolution des terrains publics est intéressante car si elle ne peut régler à elle seule qu?une fraction du problème elle peut avoir un effet d?entrainement significatif. Mais il faut aller bien au delà des 1000 parcelles répertoriées depuis 2006 car beaucoup sont de petite taille, mal situées ou même déjà vendues.

En Ile-de France de nombreuses grandes emprises peu ou pas utilisées pourraient recevoir des milliers de logements. Citons notamment l?aéroport militaire désaffecté de Brétigny, le nord de Satory, le port de Gennevilliers, la plaine de Montesson, le petit aérodrome au nord de Chelles, le nord du Bourget etc?

Mais il faudra moderniser pour ce faire les outils de l?urbanisme opérationnel en faisant appel largement aux partenariats public privé sous forme de concession et d?une manière générale revoir l?imposant code de l?urbanisme français.

Moderniser la réglementation

La France n?est pas mal classée par l?OCDE en ce qui concerne le délai moyen de délivrance des permis de construire. Mais ce délai minimum de 2 mois n?est pas celui des zones tendues . Compte tenu des contraintes de tous ordres et des multiples normes constructives, couteuses et freinant la créativité des architectes, il n?est pas rare de mettre plusieurs années voire 10 ans pour décrocher un permis, en particulier à cause de la multiplication des recours dont certains sont manifestement abusifs mais sont rarement sanctionnés.

Mais c?est surtout la partie du code relative à l?aménagement foncier qui devrait être dépoussiérée : les ZAC issues de la loi foncière de 1967 (!) sont devenues inadaptées et trop facilement annulables par les tribunaux. Construire du logement a des externalités négatives pour le voisinage (?nimby?, ?not in my backyard?) mais les exemples étrangers de concertation préalable au projet avec les habitants devraient nous inspirer pour refondre la vieille procédure d?enquête publique qui n?est plus adaptée.

Le logement social peut-il être contracyclique ?

Il est tentant de soutenir une conjoncture déprimée du bâtiment par une relance de l?habitat social qui est en France particulièrement important avec près de cinq millions de locataires. L?objectif du gouvernement est de lancer un programme de 150000 logements sociaux : les financements sont en effet suffisants du fait de la mobilisation du 1% UESL et des prêts de la Caisse des Dépôts. Mais à moins de construire des logements dans des secteurs où ils sont inutiles- ce que refuse à juste titre le Ministère, c?est le manque de projets et de terrains qui va limiter les ambitions.

Toujours le mur de l?offre !

C?est ainsi que le nombre de projets financés en Ile -de -France est passé de 40000 en 2011 à 25000 en 2012 et sans doute moins en 2013. Il est donc probable que l?objectif national doive être sérieusement révisé à la baisse et que l?effet contracyclique soit faible. Les marchés publics et privés du logement marchent en réalité du même pas comme le montre la crise immobilière de la décennie 90 où le nombre de logements sociaux étaient tombées à moins de 40000 avant de rebondir quand la conjoncture est repartie pour atteindre prés de 100000 unités en 2011 dont une partie non négligeable au titre de la procédure de démolition /reconstruction du Plan National de Rénovation Urbaine.

En définitive la relance du logement ne peut résulter de la seule stimulation de la demande -le Scellier 2008 ou le Duflot 2012- mais parallèlement d?un engagement fort de la puissance publique pour restaurer l?offre.

Pour l?Etat, la dévolution à grande échelle d?emprises publiques avec mise en ?uvre de PPP sous forme de concession avec les opérateurs privés mais aussi une fiscalité incitant à la vente de terrains constructibles et une modernisation de l?ensemble des procédures de l?aménagement foncier. Pour les collectivités locales, dont le rôle est essentiel, des documents d?urbanisme moins contraignants et plus cohérents avec les programmes locaux d?habitat

La France a la chance de disposer d?un tissu performant d?acteurs dans le secteur de l?habitat: promoteurs publics et privés, organismes HLM, architectes, ingénieurs, entreprises de construction qui peuvent réagir rapidement si les contraintes venaient à se desserrer.

En conclusion, le paradoxe de l?économie du logement résulte du fait qu?il s?agit d?un marché imparfait où le poids de la puissance publique est par nature déterminant du fait des externalités de tout acte de construire en particulier en zone urbaine dense.

Mais c?est donc un domaine où avec de bonnes décisions des pouvoirs publics il est possible, sans moyens budgétaires supplémentaires, ce qui n?est pas négligeable dans la conjoncture actuelle, de se donner cette année les moyens d?une franche reprise à partir de 2014.

Sans cette intervention, il est à craindre que la crise de l?immobilier dure, comme ce fut le cas pour les précédentes, entre 5 et 7 ans, aggravant encore au fil des années les statistiques de la fondation Abbé Pierre.
 

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Commentaires

La Vérité  a écrit le 04/09/2013 à 11:40 :

C'est qu'il n'y a PAS de pénurie de logement en France. Cette information est infondée et reprise comme un refrain pratique parce qu'on ne veut pas s'attaquer aux véritables causes du problème. On dénombre plus de 2 million de logements vides :
http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20111208.CHA8095/la-verite-sur-le-manque-de-logements-en-france.html.

Il s'agit donc de rareté artificiellement fabriquée par la spéculation dans un monde d'abondance. Du reste à l'heure ou les surfaces cultivables peinent à nourrir tout le monde, il serait mal venu de sacrifier le foncier agricole pour construire de nouveaux logements quand on n'en manque pas objectivement.

Aux citoyens de savoir s'ils veulent continuer à vivre dans un monde où quelques uns organisent la pénurie parce qu'ils ont intérêt à ce que les petits se battent entre eux. Pendant ce temps eux ils continuent à amasser en rigolant. Aux citoyens d'exiger la mise en place d'une société organisant réellement un accès aux besoins primaires pour plus grand nombre, le logement avec la nourriture fait partie des besoins primaires.

Hervé de Tréglodé  a écrit le 02/09/2013 à 15:21 :

L'article aurait gagné à développer les points suivants :
- les prix baissent (même si la diminution est trop lente dans les zones tendues),
- les coûts restent trop élevés (voir la comparaison faite par les professionnels sur la construction d'une maison aux États-Unis et en France), ce qui freine malheureusement la baisse des prix et entrave gravement la compétitivité de l'économie française,
- le pouvoir d'urbanisme est éparpillé dans les innombrables communes de France,
- la maison individuelle est excessivement décriée dans les régions où rien ne le justifie,
- les entreprises et les personnes privées répugnent à investir pour la location, ce qui freine la mobilité et rigidifie l'économie française,
- il faut massivement augmenter le nombre des droits à construire.

une solution  a écrit le 27/04/2013 à 11:58 :

Mars 2013
Étude basée sur l?application de la loi de 1974
LE BEGUINAGE
PERSONNES RETRAITEES SEULES
MOBILES
Cette loi qui a été appliquée, mais qui semble actuellement délaissée, nous a permis de réaliser, après réflexion, un plan de travail destiné à répondre à la demande pressante des personnes seules retraitées qui se sentent pratiquement abandonnées compte tenu de leur état, mais qui malheureusement n?ont pas les moyens financiers pour entrer dans une Maison de Retraite.
Le coût moyen de ces Établissements est de 1400 euros /mois en Province et de 1850
euros/mois en ville de petite importance (moins de 60 000 Habitants) .
De plus, dans les villes où le logement social fait défaut ou largement défaut au regard des listes d?attentes de logements, ces personnes seules se sentent isolées, parfois en danger, et leur Installation dans une Résidence, comme développée ci-après, peut apporter une double solution :
libérer un logement social pour des demandeurs souvent des familles, et reloger cette personne retraitée dans un milieu sécurisé, neuf, et accueillant Ce simple regard sur l?intérêt que représente cette création de Résidence présente donc un double intérêt.

Ces personnes toutefois ont deux exigences : vivre dans leurs meubles, de préférence dans leur environnement géographique, et pouvoir faire elle mêmes leur ravitaillement afin de se nourrir comme elles le souhaitent.
En partant de cette constatation il nous est apparu intéressant de réfléchir sur ce sujet et d?élaborer une projection de notre possibilité en tant que Constructeur de Chalets et Maisons en
BOIS MASSIF.
Notre Implication dans cette activité est essentiellement dirigée vers la construction
écologique , utilisant des matériaux recyclable en respectant le site et l?environnement des endroits
où nous sommes sollicités pour Construire.












Page 2/2

P R O J E T :

Sur un site , en règle générale une réserve foncière appartenant à une commune regroupée dans une communauté de Communes (nous verrons plus loin l?intérêt de cette situation ) celle-ci met à disposition une surface d?environ un 1HA .800
Cela peut être plus ou moins cette contenance, mais nous avons basé notre réflexion et nos coûts financiers sur cette base qui n?est nous le répétons qu?un exemple .
Notre Société est capable de réaliser la description des ouvrages ci-après désignés.
En prenant comme référence les plans joints à cette ETUDE, nous proposons :
Sur cette parcelle, de 80ml minimum de façade sur une profondeur de 220 ml de
profondeur, propriété close et sécurisée par l?Installation d?un Couple de Gardien vivant à l?année sur le site et se répartissant diverses tâches, les 40 studios individuels ( appelés dans le déroulement de cette présentation « module «) avec en face la maison des Gardiens en fond de résidence
une salle de rencontre que l?on peut baptiser éventuellement salle des fêtes, ou journellement un Animateur ou une Animatrice propose des Activités aux résidents.
Il faut bien noter que ces personnes sont parfaitement libres de participer ou pas , il est important nous pensons de bien préciser que chaque Résident est totalement libre de son Temps.
Avant d?aller plus loin, on peut observer que la Commune crée trois emplois et que ceux-ci peuvent être primés, et de plus demander une subvention au Ministère du Logement pour la construction de la Maison des Gardiens.
Comme proposé sur le projet de plan de l?ensemble, le centre de la Résidence est Arboré, fleuri , et entretenu à l?année entre des bancs en bois , où pourront éventuellement dans les Saisons douces et estivales recevoir des Résidents suivant les températures extérieures du moment.
Nous avons évoqué le rôle d?un Animateur. Celui-ci a pour tâche chaque matin d?aller
saluer les Résidents et de s?enquérir de leur Santé.
En cas de soucis de santé, il sera, et cela fait partie de sa tâche chargé de résoudre le problème posé. Demande d?un médecin, prendre un Rendez-vous chez un dentiste ou tel autre
professionnel de santé en un mot d?assister les Résidents. En même temps il expliquera à chacun d?eux l'Animation prévue pour l 'Après-midi.
On peut décliner à loisir d?autres avantages, mais là il s?agit de gestion de personnes.













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EXAMINONS LES CHIFFRES :
La construction d?un module en madriers de pin Massif de 70m/m d?épaisseur est isolé à l?intérieur par 120m/m d?épaisseur de laine de bois en périphérie,
de 250m/m d épaisseur de fibre de bois en plafond et
de 100 m/m de fibre de bois sous le plancher en bois raboté et vitrifié mat (sans
risque de glissade)
La charpente est droite pour une couverture suivant l'Urbanisme (tuiles, ardoises, ou
autres) sur une MONO PENTE de 15 ou 25 Cm de Pente vers l?arrière du Module .
Les ouvertures extérieures sont en PVC Couleur Bois , double Vitrage , volets roulants
électriques.
La Porte d?accès est demie vitrée en verre anti - effraction pour permettre de la
luminosité supplémentaire à l?intérieur et pleine en partie basse .
L intérieur est terminé en lambris de pin couleur claire.
Le Consuel électrique de l?Ensemble est réalisé suivant les normes PROMOTELEC.
Les Equipements sanitaires coin cuisine évier 1 bac un égouttoir sur plan de travail avec
plaque électrique deux feux à induction, prise électrique en attente pour réfrigérateur et
congélateur , dans la salle d'eau cabine de douche à construire avec panneaux PVC Blanc en mur
et ballatum au sol pour recevoir l?écoulement de l?eau de douche , robinetterie comme sur l?évier
avec programmateur de chaleur, prises électriques pour lave-linge et sèche-linge, WC avec
réserve d?eau double distribution. On note qu? il est prévu dans la douche comme dans les WC des
poignées de sécurité.
DANS CE MODULE DE 40 m2 HABITABLE, le résident apportera son propre mobilier.
Ce studio , construit et détaillé comme indiqué avec un label BBC , coûte 68 000 euros
TTC .
Les travaux extérieurs (V R D Eclairage, plantations, Portails électriques (2) etc. se
montent à 1 160 000 euros à répartir en charge sur les 40 studios soit 29 110 euros a ajouter
au prix de la construction d?un studio
Un studio qui reçoit donc toutes les charges directes et indirectes revient donc à 97 110
euros TTC
Comment financer cet ensemble :
IL FAUT IMMEDIATEMENT PRECISER QU IL N Y A PAS BESOIN DE D
ENDETTEMENT DE LA COMMUNE POUR FINANCER CE PROJET.
CELLE-CI EMPRUNTE SUR UNE DUREE DE 25 ANNEES le montant total de l
INVESTISSEMENT DONT L?ECHEANCE MENSUELLE DE REMBOURSEMENT EST
COUVERTE PAR UN PRELEVEMENT AUTOMATIQUE SUR LE COMPTE BANCAIRE DE
CHAQUE RESIDENT RETRAITE 5 JOURS OUVRABLES AVANT L?ECHEANCE.
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Des calculs effectués, comprenant les Dépenses de construction (globalisées), les frais de
Personnels avec leurs charges sociales, et l?entretien de l?ensemble avec une subvention à obtenir
auprès du Département pour couvrir ces frais le remboursement d?une mensualité pour un
Résident s?élève sans aide au logement à 726,27 euros mois.
UN EXEMPLE D?AIDE AU LOGEMENT.

POUR UNE PERSONNE SEULE RETRAITEE percevant une retraite de 750 euros nette l?Allocation logement est actuellement de 337,20 euros / mois

Ceci veut dire TRES CLAIREMENT que si l?on déduit cette allocation logement du
Montant de l 'Echéance à prélever de 726,27 euros / mois le coût de logement pour une personne seule est de
726,27 ? 337,20 = 329,93 Euros mois
Pour tenir compte du changement de certaines variantes ou imprévus nous arrondirons ce chiffre à :
350,00 euros Mois
Avant de déduire les aides délivrées par les conseils généraux pour les personnes âgées les plus défavorisées, celles qui demain vont être en plus grands nombres
Ces chiffres nous ont été communiqués d?une part par le Crédit Foncier de France pour la question emprunt sur 25 ans
et par la C A F pour ce qui concerne l?allocation logement.
Il faut souligner deux choses importantes pour la Commune
Mise en valeur d?un terrain non ou mal utilisé tout en en gardant la propriété et en ayant à terme une installation amortie, qu'elle peut louer dans des conditions très appréciables puisque l?emprunt est remboursé
L?allocation logement est revalorisée chaque année.
Le remboursement du Crédit mensuel est constant.
Le différentiel qui se crée chaque année entre la mensualité fixe pendant 300 mois et l?allocation logement qui augmente, permet à la commune d?augmenter son loyer de la même proportion que celle de l?augmentation de l?allocation, sans que cela ne pèse sur le pouvoir d?achat du Résident. Cette constante est très profitable à la Commune.
Compte tenu de ce qui précède, et qui n?est pas limitatif en nombre pour une Commune ou une Communauté de Communes, nous pensons avoir apporté notre modeste Pierre à l?Edifice
LOGEMENT, car nous ne voyons pas très bien ce qui pourrait empêcher les Acteurs Sociaux de ne pas s?intéresser à notre Proposition.









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Nous entendons chaque jour, nous lisons chaque jour le drame que certaines
personnes faibles sont obligées de subir, et malheureusement ce phénomène sera de plus en plus récurant.
Avec votre décision, après les explications que vous avez inévitablement besoin
de connaître pour défendre cette idée devant les Elus de vos Conseils Municipaux, ne joignons pas nos voix aux complaintes de certains qui sont en charge de « la vieillesse « dans notre Pays.

simple citoyen  a écrit le 13/03/2013 à 6:14 :

Je lis qu'il s'agit d'un excellent article... Hum... Quid de la réalité des chiffres ici tenus pour vrais? Si vous faites un petit tour sur le "rapport" de la fondation Abbé Pierre, vous risquez de déchanter. Donc on "travaille" sur des hypothèses bidons. Par ailleurs, le problème de l'immigration massive n'est pas abordé, alors qu'il est central. Un grand nombre de logements construits au nom du logement social y est affecté en priorité. Enfin, rien n'est dit de la manipulation constante par les élus de l'offre. Ils cherchent ainsi à maximiser les revenus de leurs chapelles au détriment de l'offre, ce dont ils s'offusquent par ailleurs, tout en pratiquant pour une bonne partie d'entre eux un clientélisme permanent. Nous n'avons pas de problème de logement, mais de détournement par une caste politique des pouvoirs qui leurs sont donnés.

econoclaste  a écrit le 26/02/2013 à 15:20 :

une bonne solution serait de vendre des HLM's à ceux de leurs occupants qui en ont les moyens ( ceux qui ne devraient pas y rester mais qui le font quand même , et c'est bien compréhensible) et en construire des nouveaux sur ces fameux terrains rendus disponibles par l'Etat .

Pemmore  a écrit le 13/02/2013 à 15:11 :

Ce sont quand même des problèmes locaux, non extensibles à toute la France, dans mon village de 800 personnes, taux de chômage peu élevé (je dirais même que ceux qui ne travaillent pas n'ont pas trop envie de taffer) il y a environ 20 maisons à vendre pour un prix pas plus élevé voire moins qu'un de ces fichus appart pour pauvres en île de France.

Beaucoup mieux  a écrit le 07/02/2013 à 12:50 :

Ahh ! Voilà un bien meilleur article que les précédents produits par le Cercle des Ingénieurs Economistes. Bon, on a encore droit à une petite bêtise écolo-compatible par-ci par-là (un réflexe pavlovien, probablement), mais dans l'ensemble, c'est mieux. La conclusion manque cependant de force compte tenu de l'étendue du problème. Ce n'est pas avec un simple changement de la politique publique que la crise du logement sera réglée mais en organisant l'abandon de toute politique publique en la matière : suppression des taxes patrimoniales, allégement drastique, voire pour certaines abrogation pure et simple, des réglementations relatives à l'urbanisme, à la diversité sociale et à la protection des locataires, sans oublier l'indispensable privatisation des HLM. Veut-on réellement que les Français puissent se loger ? C'est possible aux deux conditions nécessaires et suffisantes que les propriétés privées soient protégées par la loi au lieu d'être constamment menacées par elle et que les propriétaires disposent d'une perspective raisonnable de gagner suffisamment d'argent hors taxes, hors réglementations et hors subventions. Tant que ces conditions impératives ne seront pas satisfaites, tant que ce secteur économique n'échappera pas aux griffes du socialisme, la crise immobilière spécifiquement française s'aggravera indéfiniment.

Bronto  a écrit le 03/02/2013 à 11:52 :

Excellent article de fond

Etienne  a écrit le 02/02/2013 à 12:19 :

Bon article, à enregistrer.

Crésus  a écrit le 02/02/2013 à 10:31 :

Nous attendons le rapport de la Fondation Abbé Pierre sur son immense fortune . Cet amas de fric et de propriétés dans le monde entier bénéficie en France de l'exonération d'impots .
En voila une belle niche fiscale dont personne ne parle !!! L'abbé Pierre et ses acolyte
pourraient en construire des logements sociaux plutot que tout attendre de l'état !!

Bastien  a répondu le 02/02/2013 à 11:19:

Tu m'étonnes. Je connais même des restos qui récupèrent tout gratuitement, qui font bosser des bénévoles et dorment sur un gros tas de pognon fourni par des donateurs qui le déduisent de leurs impôts. En France, il y a plus d'associations lucratives sans but que l'inverse. Vivement un gros coup de pied dans la fourmilière.

Probléme  a répondu le 02/02/2013 à 14:11:

Combien de logements non occupés pour diverses raisons???
Comment les contraindre à s'insérer dans le locatif???
Combien de logements en décrépitude,que l'on peut remettre en état,par la simple intervention des artisans.Vollà un pont clé pour résoudre le chômage du bâtiment
Ce sont ces réflexions du simple bon sens qui aménerons à résoudre ,pas les balivernes lues

matheo  a écrit le 02/02/2013 à 8:27 :

ne subventionnons plus toutes ces associations qui comme la cgt ont surprotégés les mauvais locataires et les mauvais ouvriers tous ces politiques qui ne parlent qu'en voix et peut etre la confiance reviendra

Opinion  a écrit le 02/02/2013 à 8:24 :

Le problème du logement ne PEU pas être réglé, le calcul est simple. Il arrive chaque année des milliers d'immigrés que l'on trouve tout à fait normal de loger (allez n'importe ou dans le monde on vous demandes de prouver que vous avez assez avant de venir), ce nombre est à ajouter à ceux qui attendent déjà, c'est tout simplement impossible. A cela vous ajoutez un pouvoir d'achat en berne pour acheter (même à - de 3% d'intérêts !!) ce ne sont pas les millions de chômeurs qui vont acheter non plus ! Si la solution c'est l'Etat encore raté il est en faillite en ayant justement fait échoué sur tout depuis 40 années, alors il reste la débrouille et évidement "sa famille"

ratatouille  a répondu le 02/02/2013 à 11:09:

@ Opinion + UN triste constat, mais c'est exact!

diouck  a écrit le 02/02/2013 à 6:51 :

La venue légale de 200 000 immigrants par an sous la droite et la gauche ne doit pas simplifier le manque de logements sociaux.La loi par commune de quota 25 % de logements sociaux obligatoires est une absurdité.Il suffit de prendre l'autoroute pour voir la désertification a 40 km de paris ou pourtant les gares existent.Mais nous préférons achetés des immeubles a un cout faramineux a Paris plutot que de construire 10 fois plus de logement a 40 km de Paris pour le meme cout.

bertrand  a écrit le 02/02/2013 à 2:24 :

dire que les intervenants architectes, ingénieurs etc soient performants, fait sourire : le logement est comme tout dans ce pays : tout évolue dans tous les sens et n'importe comment : au lieu de suivre les normes européennes de maisons passives on a préferé changer de norme chaque année, résultat, le propriétaire d'une maison BBC a une maison qui n'est plus aux normes !!!
Au lieu de se mettre au normes passives, on a préferé un foutras de normes aussi incompréhensives que stupides !! mais il fallit bien engraissé d'ADEME dont les conseillers ne connaissent pas grand chose : j'en ai fait moi-même la triste expérience. Mais ils ont de grands pouvoirs : c'est cela la France : inutiles mais puissants !!!!
le problème de la réno est pareil : avant on avait de l'aide pour refaire les fenêtres, maintenant il faut tout refaire ce qui n'est pas à la hauteur de toutes les bourses !!

Pire  a écrit le 01/02/2013 à 23:09 :

Vous parlez logement, peut-on parler préservation de la vie ? Les téléphones sont performants, les GPS aussi. Nous sommes tous choqués par les disparitions d?enfants ou le fait de voir des jeunes filles meurtries et tuées, récemment par pendaison. Et si on faisait sur les téléphones un numéro d?urgence, genre alerte au crime ?

Bastien  a répondu le 02/02/2013 à 11:20:

Tu es hors sujet.

d abord  a écrit le 01/02/2013 à 22:20 :

liberer tous les logements dit de fonction occupes par les castres ..

SARKOYOU  a écrit le 01/02/2013 à 21:04 :

2.5 MLS DE LOGEMENT VIDE EN FRANCE ET ON SE POSE ENCORE LA QUESTION POURQUOI CETTE CRISE DU LOGEMENT C POLITIQUE IL REFLECHISE UN PEU TROP A MON GOUT VOUS N'AVEZ QU'A PROTEGER LES INSVESTISEURS DES RISQUES DES LOYERS IMPAYE ET LE PROBLEME SERA REGLE ..... bande d'incapable ou plutot bande d'escro à dieux je quitte la france ....

red57  a écrit le 01/02/2013 à 20:51 :

Les différentes pistes pour relancer le logement:
-décentraliser l'emploi en région, il n'y'a pas que l'ile de france
-décentraliser l'ETAT
-ne pas prendre en compte les demandes farfelues pour annuler les permis de construire, certains ne font que sa pour gagner de l'argent
-construire des immeubles de plus de 30 étages dans toute l'ile de france
-endiguer la vague de pavillon en ile de france
-construire des transports entre region sans passer par l'ile de france
- en ile de france, construire des rocades spéciales transport

Oui  a répondu le 27/02/2013 à 13:07:

Décentraliser ? Mais vous oubliez la bêtise franco-française : on décentralise, donc on embauche encore plus de fonctionnaires dans les collectivités locales, par contre on ne débauche pas au niveau national...Et je ne parle même pas des évolutions de l'informatique ces 30 dernières années ! Autant la technologie et la productivité associée ont produit des effets visibles dans toutes les "administrations privées" (ex : banques...), autant côté Etat on a continué à embaucher...Tant que l'on marchera sur la tête et que l'on paiera des fonctionnaires à ne rien faire, pas de salut.

Thargor  a écrit le 01/02/2013 à 20:09 :

Perso, ça ne me dérangerait pas d'accueillir une jeune femme chez moi et de réduire le besoin en logement de 1. Sinon pour rigoler : "53000 logements annuels qui nécessitait sur 25 ans une surface annuelle de 43500 hectares" : 8000 m² par logement !!!

pat  a répondu le 02/02/2013 à 1:49:

euh non... 328 !

pierre pommellet a répondu le 4 fevrier à 16 h  a répondu le 04/02/2013 à 16:07:

La surface de 43500 hectares n'est pas annuelle mais sur la durée du schéma :25à30ans;
Merci d'avoir signalé cette faute de frappe.

Nawak  a écrit le 01/02/2013 à 20:07 :

Non, +200.000 nouveaux "entrants" par an en France, impossible de suivre le rythme de la demographie avec les pelleteuses et betonneuses.

@super  a répondu le 01/02/2013 à 22:17:

tres bonne reflexion .

Bastien  a répondu le 02/02/2013 à 11:22:

Hé oui, mais personne n'ose prononcer le mot tabou de frontières. Désormais, on construit, on construit, on construit. Pour loger qui, dans quelles conditions, avec du travail et des enfants ? Chut ! Surtout, ne rien dire, on attendra simplement que tout explose mais d'ici là, nous aurons peut-être été réélus une ou deux fois. Après nous le déluge ...

Français  a répondu le 02/02/2013 à 12:12:

@ Bastien + 10000000000!!! mais quand ça va péter, ce qui serait , triste mais salutaire, ça fera p-être mal.....comptage de ré élection ou pas...mais en attendant, CHUUUTTT, parlons tout bas !

pemmore  a répondu le 13/02/2013 à 15:03:

surtout que les 200000 entrants ne sont pas directement comme ça été dans les années 50, maçons, carreleurs plâtriers etc ,pas près de construire leurs hlm.
Il est bien loin le maçon portuguais qui parlait mal mais bossait bien.

xavier-marc  a écrit le 01/02/2013 à 19:16 :

Nos politiciens sont fortement imbriqués dans l'immobilier du point de vue personnel et aussi l'immobilier social pour leurs affaires, l'objectif est clair, maintenir les prix le plus haut possible et les passe-droits, n'espérez pas d'amélioration.
Un marchand de sommeil qui achète des studios pour étudiants en créant des incendies et des destructions( donc de l'insécurité) pour abaisser les prix d'achat et ainsi tout racheter, puis les louent à prix d'or à des couples pauvres, c'est devenu d'un commun; il est devenu si dur de gagner de l'argent dans l'immobilier de façon honnête à cause de toute les tracasseries.

ninie  a répondu le 02/02/2013 à 12:14:

que des "Maffioso" !

super  a écrit le 01/02/2013 à 18:12 :

un excellent papier et c'est rare sur le web ! bravo