Le réseau Swift déconnecte les banques nord-coréennes de son système

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Les banques nord-coréennes qui étaient encore connectées au réseau ne respectent plus les critères d'appartenance de Swift, a expliqué Swift, basé à Bruxelles.
"Les banques nord-coréennes qui étaient encore connectées au réseau ne respectent plus les critères d'appartenance de Swift", a expliqué Swift, basé à Bruxelles. (Crédits : REUTERS/Dado Ruvic)
Déjà très isolée sur la scène internationale, la Corée du Nord est désormais totalement coupée du reste du monde sur le plan financier.

Le système international de transfert bancaire Swift a déconnecté les dernières banques nord-coréennes encore reliées à son réseau, en plein regain de tension internationale après des tirs de missiles par Pyongyang. "Les banques nord-coréennes qui étaient encore connectées au réseau ne respectent plus les critères d'appartenance de Swift", a expliqué Swift, basé à Bruxelles, dans un communiqué publié vendredi, sans en préciser le nombre.

Ma messagerie financière coupée

"Par conséquent, ces entités n'auront plus accès au système de messagerie financière de Swift. Du fait que la Corée du Nord fait actuellement l'objet d'une attention internationale accrue, Swift a informé les autorités belges et européennes" de cette décision, selon le communiqué.

La Corée du Nord, déjà très isolée en raison des lourdes sanctions décrétées par la communauté internationale depuis son premier essai nucléaire en 2006 - et dont la plupart des banques avaient déjà été déconnectées par Swift - est désormais totalement coupée du reste du monde sur le plan financier. Les tensions avec la Corée du Nord à propos de son programme balistique et nucléaire se sont même ravivées après le tir le 6 mars d'au moins quatre missiles en direction du Japon.

Les Etats-Unis étudient d'autres mesures

Le nouveau secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a élevé le ton vendredi contre Pyongyang, après une visite dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées. "Nous explorons une nouvelle gamme de mesures diplomatiques, sécuritaires et économiques", a-t-il averti.

"Certainement, nous ne voulons pas que les choses en viennent au conflit militaire", a-t-il ajouté. Mais "s'ils (les Nord-Coréens) élèvent le niveau de menace de leur programme d'armements à un niveau qui nécessite à nos yeux une action, alors, cette option sera sur la table", a mis en garde  Tillerson.

Pyongyang a essuyé plusieurs volées de sanctions de l'ONU, des Etats-Unis et de l'UE depuis plus d'une décennie, mais celles-ci ne l'ont pas dissuadée de poursuivre sur la voie militaire.

(Avec AFP)

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