Industrie

Le patron de Doux prêt à ouvrir son capital

latribune.fr | 24/06/2012, 14:28 - 307 mots

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Charles Doux, qui détient avec sa famille 80% des parts du volailler en grandes difficultés et qui emploie 3.400 personnes, se dit prêt à ouvrir le capital de cette société familiale pour tenter de la sauver, alors qu'une cession globale est envisagée.

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La société est en redressement judiciaire depuis le 1er juin et vendredi, un des administrateurs a proposé le lancement d'un appel d'offres pour une reprise globale de l'entreprise avec maintien des activités. Dans un entretien au Journal du dimanche, Charles Doux lance un appel à d'éventuels nouveaux partenaires. "Je détiens, avec mes fils, 35% de l'entreprise. Avec les deux autres branches de la famille, la participation atteint 80%. Je suis prêt à ouvrir le capital pour assurer l'intégrité du groupe", a-t-il assuré dans cet entretien.

«Je suis ulcéré par les attaques personnelles»
«Je suis décidé à aller très loin. S'il le faut, je discuterai dans un mois quand nous serons sortis de l'urgence», dit-il. Lancé dans une course contre la montre pour trouver des fonds qui permettent le paiement des éleveurs, des fournisseurs et la poursuite de l'activité, le groupe Doux a fait savoir qu'il attendait 20 millions d'euros lundi à la suite de la mise en vente d'une usine «non stratégique». Cette vente ne serait toutefois pas suffisante selon l'administrateur judiciaire pour permettre au groupe de faire face à ses échéances. Une ligne de crédit de 30 à 35 millions d'euros aurait été nécessaire pour permettre à l'entreprise de fonctionner normalement au cours des prochaines semaines.
 

Charles Doux cite dans son entretien le chiffre de 17 millions d'euros pour l'usine et demande à Natixis, qui détient des créances du groupe, de débloquer 10 millions d'euros. Il refuse toute responsabilité personnelle et confirme avoir refusé à Arnaud Montebourg une prise de contrôle par la banque Barclays. «Je ne pouvais céder le contrôle à une banque anglo-saxonne, qui ne donnait aucune garantie sur l'emploi et la filière», dit-il.
Prié de dire si sa fortune personnelle est ou non de 280 millions d'euros, comme le disent certaines évaluations, il conteste sans donner de chiffres et déclare: «Je suis ulcéré par les attaques personnelles.»
 

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Commentaires

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UBU 53 a écrit le 25/06/2012 à 17:06 :

Ce malheureux patron va être obligé d'aller manger chez Coluche .... quelle tristesse

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RPR a écrit le 25/06/2012 à 15:23 :

encore un juteux exemple des dérives du capitalisme et pas seulement à la française. Mr Doux a fait fortune grâce à son travail et son entreprise, fort bien. Il a géré, dirigé et commandé à tout le monde. Maintenant que le groupe est en difficulté : c'est la faute des banques, et au secour l'Etat français. Mais ne pourrait-il pas y mettre une partie de sa fortune ? encore un fois privatisation des bénéfices et tentative de nationaliser les pertes !

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gerardc27 a écrit le 25/06/2012 à 10:25 :

Je le vois venir avec ses gros sabots le papy Doux. Il ne veut pas engager sa fortune personnelle dans le groupe, il préfère soit l'argent des banques soit l'argent public. C'est plus confortable et en plus il veut garder le groupe sous contrôle. C'est le capitalisme responsable finalement.

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alf007 a écrit le 25/06/2012 à 09:34 :

Il doit envisager de ceder sa place a un PDG ,rompu au commerce d'aujourd'hui!!!!!!!!!!!!!

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alf007 a écrit le 25/06/2012 à 09:33 :

Il doit aussi envisager de laisser la place a un PDG a la hauteur.

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patbetton a écrit le 25/06/2012 à 08:22 :

Quel est la fortune de DOUX ? ne serait-il pas normal que ce dernier utilise une partie d'elle pour renflouer son groupe ? pourquoi attendre l'augmentation de capital pour renflouer l'entreprise ? Pourquoi les FCPI ne servent pas dans ces cas à intervenir dans les finances des entreprises locales pour leur apporter de "l'argent frais" par l'augmentation du capital ou par un pret convertible en parts sociales? comment explique t-on les difficultés du groupe (perte de marché ? gestion défaillante, dépenses inconsidérées ? erreur stratégique d'investissement que ce soit sur les filières ou géographiques ? exportation / cout)) les articles sont trop succincts pour comprendre la chute d'un groupe dont la renommée est international et qui touche le secteur alimentaire.....Sa faillite entrainera la faillite d'une partie de ses fournisseurs impayés (éleveurs, prestataires de services...)

Yabon a répondu le 25/06/2012 à 11:53:

Privatisation des bénéfices et nationalisation des pertes. C'est le concept phare depuis 10 ans.

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churchill a écrit le 25/06/2012 à 07:58 :

moi qui croyais que doux etait en cessation de paiement et qu'un mandataire avait ete nomme...... d'habitude, ca veut dire que ca va au tas ( et que l'actionnaire va recuperer 0).... je suis surpris par cette soudaine charite chretienne !!!

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Tiens a écrit le 24/06/2012 à 20:28 :

Dommage c'est une entreprise avec des employés, si c'était une banque on n'en aurait rien à glander des magouilles ou non et on ferait un chèque avec NOS impots, comme quoi il y a bien des grosses grosses grosses combines pour les banques et que des accusations de voleurs ou autres pour les autres.

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Le Pigeon a écrit le 24/06/2012 à 19:09 :

Moi Pigeon, je ne financerai pas le Poulet...

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charlib a écrit le 24/06/2012 à 16:34 :

Il apparaît de plus en plus clairement que le groupe Doux ait été financé avec un effet de levier important de façon à augmenter la rentabilité et les dividendes pour l'actionnaire principal, à la manière d'un LBO. Compte tenu des pertes accumulées et de l'état du secteur, il est peu probable que l'actionnaire principal remette au pot. Il est vain d'espérer qu'un autre le fasse. Le diagnostic de l'administrateur judiciaire le conduit à la liquidation cession. La Barclays, qui a elle aussi été bien rémunérée par les intérêts perçus, ne récupérera que ses garanties réelles sur les actifs de l'entreprise à la valeur de cession et éventuellement sur le patrimoine de la famille Doux.

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