La France se prépare au futur de son industrie

 |   |  3199  mots
(Crédits : DR)
Robots et capteurs, simulation et connectivité, intégration de la culture digitale et bouleversement des modèles économiques, l'industrie se transforme en profondeur. Cette mutation est organisationnelle autant que technologique. Toutes les entreprises françaises n'ont pas encore pris conscience des changements profonds qui nécessitent une adaptation du dialogue social patronat-syndicats.

Récemment labellisé « Vitrine Industrie du Futur », le fabricant alsacien d'éclairage professionnel Velum avait déjà entrepris sa transformation lorsqu'une équipe d'experts de l'Alliance Industrie du Futur (AIF), une initiative lancée lorsqu'Emmanuel Macron était à Bercy, est venue faire un diagnostic financé par la Région, désormais Grand Est, à l'été 2015.

« Nous avions déjà de bonnes pratiques de production à la demande », reconnaît Anne Vetter-Tifrit, présidente du Groupe Velum depuis le rachat de l'entreprise de 170 personnes à son père, en 2012.

« Le diagnostic nous a donné une belle photographie des leviers de progression sur quatre points : la connectivité, la flexibilité, l'économie des ressources et l'humain. Cette labellisation conforte notre démarche et représente un gage de qualité pour nos produits fabriqués en France. Nous recevons d'autres PME intéressées et nous leur disons que c'est possible de se lancer. »

Le label Vitrine Industrie du Futur récompense des entreprises pour des projets novateurs dans l'organisation de leur production, notamment au travers du numérique. Il vient aussi d'être décerné à OCP, une entreprise du Loiret fondée en 1924, pour sa plateforme logistique de produits de santé qui divise par deux les ruptures de stock dans les pharmacies, grâce à des outils numériques et de nouvelles méthodes d'organisation de la chaîne logistique. Ou encore au site nantais de Saunier Duval, producteur de chaudières et autres produits utilisant les énergies renouvelables : grâce à la digitalisation de ses données de production et à leur utilisation en temps réel, il a pu démontrer qu'il est possible de fabriquer en France des produits compétitifs de qualité.

L'AIF aux côtés des PME ET ETI

L'Alliance Industrie du Futur, un partenariat public-privé présidé par Philippe Darmayan, le patron d'ArcelorMittal France, regroupe une trentaine d'associations représentant l'ensemble de l'industrie française. Émanation des 34 plans de la Nouvelle France industrielle d'Arnaud Montebourg, devenus en 2015 les 10 solutions lorsqu'un certain Emmanuel Macron occupait le ministère de l'Économie, l'AIF oeuvre pour la modernisation et la transformation de l'industrie française en accompagnant particulièrement les PME et les ETI. Tahar Melliti, le directeur général de l'AIF, lui-même issu de l'industrie automobile, crédite d'ailleurs le nouveau président de la République d'avoir poussé à la création de l'AIF.

« Dans nos groupes de travail, l'État est très présent quotidiennement. Je ne préjuge pas de l'avenir, mais j'ai bon espoir. »

Le candidat Macron n'a pas lâché l'affaire : pendant la campagne, il a promis plusieurs mesures allant dans le sens de la transformation industrielle : la poursuite du Plan France très haut débit, la « sanctuarisation » du crédit impôt recherche et du crédit impôt innovation, le renforcement du rôle de Bpifrance dans la transformation numérique des PME ou encore la création d'un fonds pour l'industrie et l'innovation de 10 milliards d'euros.

Tahar Melliti tient cependant à une distinction sémantique.

Alors que « l'industrie 4.0 allemande se limite à la digitalisation de l'industrie, ce qui s'explique par le fait que l'Allemagne vend des équipements et des solutions, l'industrie du futur va plus loin, grâce à d'autres technologies comme la fabrication additive, les nouveaux matériaux, les exosquelettes et la cobotique [robotique collaborative, Ndlr] », précise-t-il.

Les 34 plans Montebourg ou les 10 solutions Macron [voir ci-contre], en incorporant l'industrie de l'avenir dans leur feuille de route, avaient bien reconnu le fait qu'il ne s'agit pas uniquement de stimuler l'innovation dans les grandes filières, mais aussi de moderniser l'outil de production sous peine de voir la production filer dans des pays promettant des bas coûts. Cette préoccupation demeure au coeur du défi de l'AIF. « Il faut faire monter en compétence l'ensemble des entreprises d'une chaîne de valeur, car si les fournisseurs et les clients ne s'y mettent pas aussi, le potentiel ne sera pas utilisé au mieux », affirme Tahar Melliti.

Le Medef veut lui aussi inciter les entreprises françaises à faire leur mue numérique. Première étape selon l'organisation patronale : elles doivent repenser leur business model.

L'économie des données change la donne

« Prenez un fabricant de béquilles. Les maisons de retraite ont besoin de géolocaliser les patients, de repérer les chutes, de collecter des données physiologiques. L'enjeu de l'industriel est de comprendre les besoins de mobilité, de sécurité et de personnalisation pour créer de nouveaux marchés.

En équipant ses béquilles de GPS et de microcontrôleurs et en créant une plateforme d'accès aux données, il peut donner les béquilles et commercialiser un abonnement mensuel. Et ça, les boîtes sont encore loin d'en avoir conscience », explique Olivier Midière, qui a tiré de son tour du monde pour le Medef un comparatif des stratégies et positionnements numériques de 21 pays.

Selon l'ambassadeur du Medef pour le numérique, l'Alliance Industrie du Futur se concentre sur les 20% d'entreprises les plus innovantes, alors que le Medef veut convaincre toutes les autres, comme le propose son rapport publié en mars dernier, "Faire de la France un champion mondial de la smart économie".

Le Medef a un programme.

« Le premier étage de la fusée, c'est le MOOC Métamorphose pour comprendre la transformation numérique et les nouveaux data driven business models [modèles commerciaux fondés sur les données, ndlr]. En deux mois, nous avons eu 1.000 inscrits, mais nous visons 100.000 entreprises », rapporte Olivier Midière.

« Le deuxième étage est un programme d'incubation que nous lançons pour les PME - trente-deux jours sur quatre mois avec des visites dans les pays où ils trouveront des relais pour leurs solutions. Les régions pourraient cofinancer. On table sur 50 à 100 boîtes par an dans les 13 régions... Il faut aussi connecter les startups de l'IoT [Internet des Objets] et les PME. Enfin nous travaillons sur un fonds d'investissement en région », énumère-t-il avec fougue.

Au Syntec Numérique, on est sur la même longueur d'onde.

« Depuis quatre ou cinq ans, les grandes entreprises ont pris conscience que le monde était en train de changer et ont essayé beaucoup de solutions : un Chief Digital Officer, des pépinières, des rachats, des co-entreprises. On est encore loin du résultat, même si ces organisations ont une vision plus claire aujourd'hui », constate Godefroy de Bentzmann, le président de Syntec Numérique.

« Les industries qui produisent sont engluées et encore loin d'accepter que leur produit ne soit plus qu'un substrat dans l'économie des données », commente-t-il.

Dans le cadre des débats de la présidentielle, on se souviendra que le Syntec Numérique avait fait 10 propositions en faveur de la transformation numérique de l'industrie (créer un crédit d'impôt cybersécurité, renforcer l'action de l'AIF dont il est membre...). Aujourd'hui, Godefroy de Bentzmann se félicite de l'arrivée du nouveau gouvernement qui, selon lui, va permettre aux entreprises de ne plus se battre « avec un bras attaché dans le dos ».

« On parle beaucoup de robots et d'objets connectés. Mais l'outil technologique doit être intégré à l'entreprise, c'est un défi humain et organisationnel », prévient Louisa Toubal de la Fabrique de l'industrie, un laboratoire d'idées fondé en 2011 par de grandes organisations industrielles et présidé par Louis Gallois.

« L'organigramme doit être un système neuronal »

Louisa Toubal a coproduit le rapport Travail industriel à l'ère numérique, qui fourmille d'exemples d'entreprises françaises. On découvre notamment l'histoire de Redex, une ETI industrielle qui s'est équipée de nouvelles machines-outils multifonctions, mais a surtout changé l'organisation de ses équipes. Dirigeant de Redex et parallèlement président national de la Fédération des industries mécaniques, Bruno Grandjean explique le succès de cette transformation par « une réorganisation de l'usine en îlots de production, au sein desquels tous les salariés travaillent en équipe, avec un minimum de hiérarchie. Ces îlots se coordonnent entre eux grâce à des réunions très courtes. » Sylvie Guinard, présidente de Thimonnier qui conçoit et fabrique des machines d'emballages souples dans la région lyonnaise pour un marché essentiellement international, a bien conscience du double pilier, technologique et humain, de la transformation.

« Nous utilisons la technologie informatique depuis quarante ans, mais je suis en train de moderniser les outils. Chez moi, il n'y a aucune série et aucun automatisme. Les robots ne me concernent pas. En revanche, je mets en place de l'impression 3D pour le prototypage rapide, des relations numérisées avec mes fournisseurs ou la réalité augmentée pour le commercial », explique-t-elle.

« Pour le pilier humain, j'ai suscité une envie de formations tous azimuts. Je voulais créer une appétence pour comprendre ce monde qui évolue. »

À ces deux axes, elle ajoute un pilier organisationnel (« L'organigramme doit être un système neuronal »), un pilier environnement et sociétal et enfin un pilier de promotion de l'industrie française. Cette ingénieur diplômée d'un MBA a une vision citoyenne de son rôle de dirigeante d'entreprise.

« Aujourd'hui est en train de naître quelque chose d'excessivement positif et constructif où chaque personne peut être un acteur à part entière. Il n'existe aucune route tracée. » Dans son rapport, Louisa Toubal identifie plusieurs difficultés rencontrées sur le chemin de la transformation.

« Les entreprises ont du mal à recruter les profils hautement qualifiés, notamment dans les nouveaux métiers du big data. Elles doivent aussi anticiper l'élargissement des compétences, dont les soft skills [compétences "douces"], pour les salariés moins qualifiés. De plus, le numérique induit une transversalité et une collaboration nouvelle entre les différents services. »

Pour caractériser le travail industriel à l'ère numérique, elle évoque un décloisonnement général : l'industrie et les services se mêlent, les grands groupes travaillent avec des startups, le mentorat inversé [reverse mentoring] se généralise, les lieux sont décloisonnés.

Mais une autre interprétation est possible. De son côté, Boris Karthaus du syndicat allemand IG Metall, lors d'un débat organisé par la Fabrique de l'industrie, parlait plutôt d'une disqualification des ouvriers spécialisés dont les faits et gestes seront surveillés à travers les processus de traçabilité, ainsi que d'une fragmentation dangereuse des sites industriels et des relations sociales...

Zoom sur le secteur automobile

Sur le Pôle Industriel PSA de Mulhouse, de grands changements sont en cours pour devenir une usine de référence - un projet annoncé en 2014, pour un coût total de 400 millions d'euros.

Afin de gagner en flexibilité et optimiser les surfaces - une partie de l'espace libéré sera attribuée à des fournisseurs, réduisant ainsi les ruptures de flux et la circulation de camions entre les usines -, deux lignes de production sont en train d'être rassemblées en une seule, bourrée de technologie.

Des AGV (automated guided vehicle) pour amener les pièces vers le bord de ligne, technologie de guidage lumineux Pick to light pour choisir la pièce appropriée, visseuse fonctionnant sur un wi-fi industriel pour faciliter les réglages et récupérer des données de traçabilité, robot collaboratif auquel l'opérateur apprend le trajet en le guidant par la main... De plus, les chefs d'équipe ont été libérés de leur ordinateur de bureau grâce à des tablettes, et la technologie RFID est en test pour mettre en place une logistique connectée.

Luc Pichard est directeur des systèmes informatiques chez U-Shin. En 2013, cet équipementier automobile japonais a acquis l'activité mécanismes d'accès de Valeo qu'il a entrepris de moderniser.

« Pour nous, l'enjeu est de réduire le risque d'erreurs qui se chiffrent en centaines de milliers d'euros », explique-t-il.

« Notre objectif était d'intégrer toutes les données projets et R & D dans un seul outil pour les partager avec des équipes implantées en Italie, en Allemagne ou en Chine, travaillant dans plusieurs langues et sur plusieurs zones horaires. Il s'agit d'une solution fournie par Dassault Systèmes et intégrée par Keonys. En 2018, nous allons numériser notre process industriel, toujours dans l'objectif de travailler avec des données à jour, pour éviter les erreurs ».

Entrepreneurs cherchent solutions

Philippe Watteau, directeur de l'institut List de CEA Tech, a une bonne nouvelle pour les entreprises qui cherchent des solutions technologiques.

« Nous assemblons des briques en robotique et en numérique, ou nous les développons quand elles n'existent pas. Beaucoup d'innovations résultent de combinaisons astucieuses de technologies issues de plusieurs instituts du CEA. Nous avons en permanence des centaines de projets industriels en cours et depuis trois ou quatre ans, beaucoup d'applications concernent l'industrie du futur. »

Il ne tarit pas d'exemples : un cobot spécialisé dans la découpe de viande de porc - l'exosquelette épouse le bras du travailleur, lui prêtant sa force tout en conservant la dextérité humaine - ou cet autre cobot développé pour une filiale de Michelin qui améliore la qualité du rechapage de pneus et rend le travail moins pénible.

Avec la startup Isybot, les équipes de Philippe Watteau ont développé un robot compagnon auquel l'ouvrier ponceur apprend les bons gestes, devenant ainsi chef d'une équipe de robots. La collaboration industrielle peut prendre des formes inédites, comme la plateforme d'intégration de nouvelles technologies FFLOR (Future of Factory Lorraine) implantée au coeur du site de PSA Tremery.

« On fait naître l'innovation sur le terrain. PSA fait évoluer son appareil industriel existant et imagine ses futures usines. Mais cette innovation sert aussi à d'autres entreprises », explique Philippe Watteau.

« Nous avons inauguré la plateforme FactoryLab avec plusieurs partenaires pour développer en particulier l'assistance physique et cognitive aux opérateurs avec la réalité augmentée. »

Au-delà de CEA Tech implanté en régions (Toulouse, Cadarache, Lille, ...) pour mailler le territoire, les industriels peuvent aussi se tourner vers les instituts Carnot, champions français de la recherche partenariale avec les entreprises - dont le Cetim, qui fait partie des membres fondateurs de l'AIF et a déjà servi de bras R & D à plus 7.000 entreprises. L'aide arrive de toutes parts : le site Appvizer, créé par un ancien du conseil, veut aider les PME et les ETI à identifier les logiciels dont elles ont besoin, y compris les MES (manufacturing execution systems) qui assurent le pilotage et le suivi de production en temps réel.

« Avec mon moteur de recherche qui utilise l'intelligence artificielle, je participe à la transformation digitale », affirme Colin Lalouette, le fondateur du site.

Prise de conscience et plaidoyer pour le dialogue

Les syndicats ont saisi l'enjeu et publié des manifestes qui résument leur pensée sur l'impact de la transformation numérique.

« Le numérique traverse toute la société, dont l'industrie. Devant ces technologies, nous ne sommes ni dans le rejet, ni dans l'éblouissement. Pour sortir de la spirale, il faut une économie forte qui passe par une industrie forte et moderne », affirme Marie-Claire Cailletaud, membre de la direction nationale de la CGT en charge des questions de développement industriel, durable et numérique.

Aux côtés d'industriels français, elle copréside également une toute nouvelle section thématique « Industrie du Futur » au Conseil national de l'industrie. De plus, elle participe aux travaux du Conseil économique, social et environnemental sur l'industrie du futur, qui déboucheront sur des recommandations attendues pour février 2018.

C'est dire qu'elle est au coeur des discussions.

« La transformation massive des emplois ne doit pas être laissée aux seules mains des dirigeants, mais doit être une opportunité de repenser le travail et la place de l'humain », prévient-elle.

« Et la CGT considère qu'il faut ouvrir des négociations sur ce sujet dans les entreprises, comme cela s'est fait avec l'accord sur l'accompagnement de la transformation numérique signé chez Orange en 2016. »

Parmi les grands points de cet accord, la formation des salariés, le droit à la déconnexion ou encore le respect des données personnelles.

À la CFDT, la secrétaire nationale Marylise Léon tire des leçons de ses visites sur le terrain.

« Le rapport avec le travail est différent. Les salariés aspirent au collaboratif et à l'accompagnement. Je pense que peu d'entreprises y sont prêtes culturellement. Mais je constate que le secteur automobile saisit cette opportunité de la transformation de l'outil pour lancer des démarches "qualité de vie au travail" dans le cadre d'accords. Cela apporte de vrais espaces de dialogue et des ajustements, comme chez Toyota à Valenciennes. C'est complémentaire de la représentation collective. Il faut que le syndicalisme s'adapte et fasse preuve d'ouverture. »

__________

Les 10 solutions de la "Nouvelle France industrielle"

  • Nouvelles ressources

Matériaux biosourcés et recyclés. Objectif d'ici à 2020 : doubler le volume des matières premières d'origine végétale dans l'industrie chimique en France, monter à 50 % le recyclage de déchets non dangereux.

  • Ville durable

Eau, smart grid, rénovation thermique, industrie du bois. Objectif d'ici à 2020 : 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires et plus de 110.000 emplois territorialisés.

  • Mobilité écologique

Véhicules 2 l/100, bornes de recharge, véhicules autonomes, stockage de l'énergie. Objectif 2021 : baisse de 30 % des émissions de CO2 des véhicules neufs construits en France.

  • Transports de demain

TGV, navires écologiques, avions électriques, dirigeables et drones. Objectif à 2020 : vendre 80 avions-écoles à propulsion électrique.

  • Médecine du futur

Santé numérique, biotechnologies médicales, dispositifs médicaux.
Objectif 2017 : 50.000 patients en maladie chronique en télésurveillance médicale. Objectif 2025 : rétablir la balance commerciale française en matière de technologies médicales, dont le déficit actuel est de 1 milliard d'euros.

  • Économie des données

Big data, supercalculateurs, cloud computing. Objectif 2020 : créer et consolider 137 000 emplois grâce aux méga données, maîtriser la technologie critique des supercalculateurs Exascale permettant de réaliser 1 milliard d'opérations par seconde.

  • Objets intelligents

Objets connectés, robotique, réalité augmentée, services sans contact, textiles innovants. Objectif 2020 : 8 millions de clients en paiement mobile, déployer une application de billettique interopérable dans 50 % des villes de plus de 200 000 habitants.

  • Confiance numérique

Cybersécurité, souveraineté télécoms, nanoélectronique, logiciels et systèmes embarqués, satellites à propulsion électrique. Objectif à 2020 : développer la capacité 5G par mille, croissance annuelle des parts de marché à l'export de la cybersécurité de 30 %, la moitié des ventes en satellites tout électrique.

  • Alimentation intelligente

L'ex-plan agroalimentaire est recentré autour de l'alimentation fonctionnelle, des emballages du futur, du froid durable et de la sécurité alimentaire. Objectif à fin 2017 : modernisation de 30 % des abattoirs industriels et recrutement de 90 000 personnes pour la filière.

  • Industrie du futur

Pour développer une offre technologique, accompagner la transformation des entreprises, former les salariés, coopérer à l'international.

--

LA TRANSFORMATION EN CHIFFRES : 
L'action de l'Alliance inductrie du futur (à la date d'avril 2017)

  • 4.100 PMI accompagnées (sur 30.000 PME manufacturières) ;
  • 2.230 entreprises engagées dans le déploiement de programmes régionaux (diagnostics, adoption de nouvelles technologies et outils numériques, formation...) ;
  • 1.870 entreprises engagées dans des dispositifs nationaux (Robot Start PME, Actions Conseil industrie du futur de Bpifrance...).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/08/2017 à 10:36 :
il a pu démontrer qu'il est possible de fabriquer en France des produits compétitifs de qualité.

Dont acte !
a écrit le 29/08/2017 à 13:51 :
Le réveil est bien tardif, mais mieux vaut tard que jamais.

Sur le papier, qu’il y ait 10, 34 ou 100 dispositifs, la conceptualisation parait facile, mais la mise en œuvre va être longue et complexe.
Un contexte efficace et favorable à l’innovation est difficile à créer. Cela peut provenir de quelques « illuminés », de contextes technologiques et d’experts, ou du simple esprit de compétition. C’est peut être culturel ?
D’un autre côté, réunir des experts autour d’un problème ne garantit pas la solution.

Les grands groupes ne devraient pas pouvoir truster les dispositifs d’aide. Soit ils ont compris et anticipé les disruptions et ils investissent dans les data, l’automatisation et l’innovation. Soit ils se contentent de distribuer des dividendes, ce qui démontre un manque d’intérêt pour leur avenir. D’ailleurs, en faisant un procès d’intention, ont-ils intérêt à voir émerger une innovation dans leur business model ?

Vu la difficulté et les freins au changement, on se demande parfois s’il n’est pas plus simple de partir de rien, ou des fondamentaux à savoir le besoin client. Du coup tout est possible ? à condition de bénéficier de financements, qui sont souvent liés à des banques dont les dirigeants sont eux-mêmes liés à l’industrie existante et consolidée…

Il faut cibler les dispositifs d’aide et donner la préférence aux petites structures innovantes et aux pôles de recherches mixtes, mêlant théorie et pratique.
a écrit le 29/08/2017 à 13:41 :
L'industrie du futur est effectivement une problématique cruciale en 2017 quand on parle trop souvent de désindustrialisation. C'est le paradigme même d'industrie qu'il faut repenser en retirant les concepts sous-jacents de main d'oeuvre ou de pénibilité au travail liés au XXème siècle. Merci d'avoir cité www.appvizer.fr dans votre article.
a écrit le 29/08/2017 à 11:08 :
Une industrie dans laquelle on fait confiance aux opérateurs, et qui ne s'appuie plus sur les petits chefs, c'est à tout coup une industrie plus rentable.
Reste à voir si le vieux patronat français est capable de faire sa révolution culturelle.
Réponse de le 30/08/2017 à 10:35 :
+1
Malheureusement le jeune président de la République a l'air de tenir au rôle de chef ...
a écrit le 29/08/2017 à 9:34 :
Prenez le cas d' AIRFRANCE et de la SNCF.
a écrit le 29/08/2017 à 9:27 :
Suite. Il existe une relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie. Il faut répartir les charges sociales sur le travail dans les entreprises et sur le prix de l'énergie des ménages. Nous pourrions en discuter.
a écrit le 29/08/2017 à 9:14 :
Essayez d'appliquer la note n°6 du CAE.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :