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Les dirigeants de Pier Import retenus en otage par leurs salariés ont été libérés

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La PDG et le gérant de l'entreprise Pier Import placée en redressement judiciaire ont été relâchés dans la matinée après avoir été retenus une nuit par les salariés. Ces derniers demandaient de meilleures conditions de licenciement et une révision du calcul des indemnités.

La dirigeante de Pier Import, Sonia Ben Behe, et son gérant, Gérard Démaret, ont été relâchés ce mardi matin après avoir été retenus dans la nuit de lundi à mardi au siège de l'entreprise à Villepinte (Seine-Saint-Denis) par des salariés mécontents. Ils n'ont fait aucune déclaration.

Les salariés de la société placée en redressement judiciaire le 2 septembre demandaient de meilleures conditions de licenciement et une révision du calcul des indemnités. "Pour l'instant, on ne peut pas être satisfait, car il n'y a pas d'avancée notoire sur les conditions de licenciement", a indiqué ce matin à la presse Yann Boivent (CGT, majoritaire).

"La seule avancée, c'est l'assurance de rencontrer Claude Ben Behe [le président du conseil d'administration de Forfinance, actionnaire de référence de Pier Import , Ndlr] mercredi après-midi. On espère que Forfinance mettra de l'argent pour des conditions de licenciement décentes", a-t-il également dit.

150 licenciements prévus

Les indemnités de licenciements sont calculées sur la base de deux-dixièmes de mois par année d'ancienneté. L'objectif des salariés est d'obtenir cinq-dixièmes. "Les demandes supra-légales sont en cours de négociation; personne ne sera floué dans ses droits", avait assuré Sonia Ben Behe.

Un comité d'entreprise (CE) s'était tenu lundi de 15 heures jusqu'à tard dans la nuit, au siège de la chaîne française de décoration et d'ameublement, mais sans aboutir à un accord. A la fin du CE, les deux dirigeants présents avaient été retenus, selon la CGT, par une cinquantaine de salariés, travaillant pour des magasins de toute la France.

Suite au placement en redressement judiciaire de l'entreprise, le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a demandé la cession de 20 magasins et la fermeture des 25 autres, ce qui devrait entraîner 140 licenciements. S'y ajoutera la disparition de dix postes au siège.

 

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Commentaires

simon  a écrit le 05/02/2010 à 17:08 :

pour vous signaler l ouverture d'un blog sur les entreprises et personnes concernées.il est en cours de construction

http://lekorbo.skyrock.com/

Guillaume Démaret  a écrit le 03/02/2010 à 8:46 :

Un petit historique...
M. Démaret père, comme vous l'appelez, a commencé comme directeur adjoint stagiaire d'un magasin en région parisienne et pour arriver où il en est, il a gravi tout les échelons. Les problèmes de fins de mois difficiles, tout le monde y est passé, croyez moi.
Quant au respect des salariés de l'entreprise, vous pourrez faire un sondage, une très grande majorité le respecte et l'apprécie. Pour ceux que je connais des magasins où je suis passé, ils m'apprécient également car ils savent que nous avons les notions élémentaires (respect du travail, de la personne, valeur de l'argent et des investissements personnels...). D'autre part, je l'ai bien précisé, je ne parle pas de l'ensemble des salariés car, heureusement, la grande majorité n'est pas comme ça. Et je ne l'ai pas entendu dire mais je l'ai constaté. Car en visitant les magasins, on peut différencier les personnes impliquées des autres. C'est d'autant plus simple pour moi puisque les personnes autres que celles des magasins proches de chez moi ne me connaissent pas !
Pour finir sur mon parcours professionnel, j'ai justement travaillé comme manutentionnaire dans des magasins. J'ai également travaillé dans les magasins les week ends de Noël, pour voir mon père, alors que je n'avais même pas 14 ans... Mais j'ai surtout travailler comme manoeuvre et ouvrier sur des chantiers de BTP, puisque c'est mon domaine... Et croyez moi, quand vous travaillez avec les mains mouillées toute la journée avec du 0°C, la réalité du monde du travail, vous la touchez plutôt pas mal... Pour finir, et c'est bien là le plus étrange, je suis une des personnes les plus appréciées de l'entreprise dans laquelle je travaille, justement pour mon côté humain... C'est vraiment bizarre pour quelqu'un qui ne respecte pas les salariés "au bas de l'échelle" comme vous dites... Vous ne trouvez pas ?
Mais par rapport à la situation vécue par ces salariés, éclairez nous ! Pour prétendre aussi bien la connaître, vous devez certainement y travailler... Alors dites nous ; combien de temps vous y avez passé ? Quel poste vous occupez ? C'est facile de lancer des beaux discours moralisateurs en se cachant derrière un pseudo. Ayez donc le courage de vos opinions et assumez vous...
C'est tout à fait normal de se battre pour obtenir des choses, je ne le conteste pas, bien au contraire. Mais il y a quand même certaines limites... D'autant que si ces salariés s'étaient renseignés un minimum, ils auraient retenu les bonnes personnes ! En effet, la société étant en redressement, seul l'administrateur peut accorder ou non ce qu'ils revendiquent. Les dirigeants n'ont plus cette possibilité. Alors pourquoi avoir laisser partir l'administrateur ? Non, moi non plus je n'ai pas la réponse...

ISALSA  a écrit le 02/02/2010 à 15:34 :

Je comprends émotionnellement la réaction de Guillaume Démaret, mais vu la situation professionnelle de son papa, j'imagine qu'il n'a pas connu des fins de mois difficiles. Prétendre que les salariés viennent faire acte de présence pour toucher leurs chèques, soit il l'a entendu dire par son cher père, ou alors il ne sait pas ce que c'est d'être salarié au bas de l'échelle ni les conditions de travail, tout cela pour à peine plus du smic sans être sur de pouvoir boucler les fins de mois. Je ne mets pas en doute le travail de M.Démaret père, et les nombreuses heures de travail des cadres sup, parfois au détriment de la bonne éducation des enfants, mais il a le salaire en conséquence de ses responsabilités. Je pense que M Guillaume Démaret serait beaucoup plus scandalisé encore s'il était le fils d'un ou d'une licenciée. De grâce M Démaret ayez un peu de pudeur et songez au mal que vous ajoutez avec vos propos blessants dans des moments aussi difficiles pour des centaines de personnes qui se retrouvent jetées dehors, alors qu'elles aussi ont donné à l'entreprise autant que votre père sinon plus. Celà prouve le mépris que vous avez pour les salariés de Pier Import. Un remède pour calmer votre sentiment d'injustice, un bon stage de manutentionnaire pendant 3 mois avec le salaire en conséquence, déjà vous aurez l'avantage de vous adapter facilement au niveau du langage, et cela vous permettrait peut-être de voir le monde du travail dans sa réalité quotidienne et d'apprendre le respect des autres.

Guillaume Démaret  a écrit le 02/02/2010 à 12:44 :

Je m'adresse à l'ancien.
Ce que vous ne savez sûrement pas, c'est qu'il y a des gens, et notamment Gérard Démaret, qui se sont défoncé pour mettre sur pied un plan de continuation viable mais que c'est le tribunal de commerce qui a décidé la fermeture partiel. Il se bat pour chaque salarié de cette entreprise, bien que certains n'en ont strictement rien à foutre. Ils viennent faire act de présence aux magasins pour avoir leur chèque en fin de mois et ne s'implique absolument pas.
Et croyez sur parole quand je vous dis qu'il(s) se défonce(nt), car je l'ai vécu de l'intérieur... Gérard Démaret est mon père et quand je vois qu'il s'est fait huer à sa sortie ce matin, je trouve ça franchement écoeurant. Seriez-vous capable de faire un tel travail et d'endosser les responsabilités qu'ils endossent ? Certainement pas à mon avis...
Quant aux heures non payées, ça je n'en sais rien, mais j'ai franchement un très gros doute... Mais fournissez nous donc des preuves, du concret... C'est très facile la délation...
A bon entendeur.

un ancien  a écrit le 02/02/2010 à 11:13 :

et ne parlons pas des heures sups...Dimanche...etc non payé !!!!

serris  a écrit le 02/02/2010 à 10:07 :

le devenir des actionnaires?

Fremen  a écrit le 02/02/2010 à 7:58 :

Quelles que soient les circonstances cela reste une vilenie.