Contenu :

Transport ferroviaire

La SNCF s'explique sur le retard scandaleux du Strasbourg-Nice

Source : La Tribune.fr - 04/01/2011 | 16:03 - 434 mots  | 
|

Une semaine après le début de la polémique sur le retard de 15 heures du train de nuit reliant Strasbourg à Nice et Port Bou, la SNCF reconnait que l'absence de chauffeur assurant la relève à Belfort "n'est pas acceptable". Elle en profite pour dénoncer les grèves en période de fête qui mettent une trop forte pression sur les agents de service.

Copyright Reuters
Copyright Reuters Copyright Reuters

Face à la vindicte des syndicats et de ses usagers, la SNCF s'est lancée ce mardi dans une opération transparence sur l'affaire du retard du train Strasbourg-Port Bou/Nice, reconnaissant des erreurs inacceptables. Dans la nuit du 26 au 27 décembre, le train reliant Strasbourg à Nice et Port Bou, avec à son bord 600 passagers, a subi un enchaînement exceptionnel et rarissime de cinq incidents qui ont engendré un retard cumulé de 15 heures.

Lors d'une conférence de presse présentant un rapport d'enquête remis au gouvernement, Barbara Dalibard, directrice générale SNCF Voyages, a rappelé les deux principales causes : une réutilisation trop rapide de la rame utilisée la veille mais surtout un défaut de relève du conducteur.

"Le train s'est retrouvé à Belfort sans la relève: c'est quelque chose de pas acceptable" qui a conduit l'entreprise à "renouveler toutes les consignes" aux équipes "pour s'assurer que ça ne se reproduise pas", a-t-elle expliqué. Quant aux 7 heures nécessaires à la relève, Mme Dalibard a rappelé qu'un conducteur "conduit un certain type de train" avec une formation spécifique d'où la difficulté de trouver un remplaçant à Belfort.

"Il y a eu une erreur interne. Pour le moment, on ne sait pas qui a commis l'erreur, ce n'est pas dans le rapport. (...) On va regarder s'il y a lieu de sévir ou pas", a commenté, quant à elle, Mme Kosciusko-Morizet sur Radio classique.

Mais ce n'est pas tout. Ce manque de pilote vient s'ajouter à la panne d'un TER sur la voie et à celle de la locomotive du train, faute d'opérations de maintenance suffisantes sur la rame. "On aurait dû faire des opérations de maintenance plus importantes mais notre souci de faire partir nos clients à l'heure a prévalu. Nous aurions dû loger nos clients à Strasbourg et les faire repartir dans de meilleures conditions le lendemain", a encore déclaré Mme Dalibard.

La dirigeante a par ailleurs pointé du doigt les grévistes et a annoncé la mise en place d'une table ronde avec les organisations syndicales "sur les préavis de grève déposés lors des fêtes de fin d'année qui mettent une pression opérationnelle très forte sur les agents en service".

Le syndicat Sud Rail a de son côté qualifié ce rapport de "vraie coquille vide" qui "ne tire aucun enseignement de cette succession de dysfonctionnements". Il a également appelé l'entreprise à "cesser sa politique de démantèlement de l'entreprise" et dénoncé "les économies sur l'entretien des voies", "sur la maintenance du matériel roulant" et "sur le personnel".

L'UMP a, de son côté, réclamé un "audit extérieur" tout en insistant sur le fait que le patron Guillaume Pepy n'avait commis "aucune faute".

latribune.fr - 04/01/2011, 16:03  | 
|
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

> retour haut de page

  • Claude a écrit le 10/01/2011 à 06:20 :

    • Que penserions-nous d'un conducteur d'autocar abandonnant son autocar et ses passagers sur un parking quelconque, sous prétexte que son temps de conduite est atteint, sans se préoccuper de la présence de son remplaçant. Pour bien connaître ce milieu, c'est difficilement pensable. C'est pourtant ce qu'a fait le conducteur du TGV à Berfort (dans son bon droit sans doute). Il lui fallait à peu près 2 heures pour atteindre Lyon et son remplaçant. Il est vrai qu'il était épuisé par 3 jours de travail successifs (les conducteurs d'autocars apprécieront !). Mon commentaire n'exonère en rien l'organisation SNCF, mais toute organisation est faillible, et en fin de compte, il reste les hommes et leur plus ou moins grande conscience professionnelle.

  • lehuron a écrit le 06/01/2011 à 18:26 :

    • Comme toujours c'est la faute à pas de chance ! "Vous voulez faire quelque chose ?-Faites-le !-Vous ne le voulez pas ?-Nommez un comité ! " (Clémenceau)

  • ponpon11 a écrit le 05/01/2011 à 17:57 :

    • il est etrange que l'on rale apres un retard de train il est vrai que cela fait beaucoup mais à force d'enlevé du personnel à la moindre défaillance c'est l'effet boule de neige ,le tord qu'il y a eu c'est de remboursé les billets de train pour retard je n'ai pas encore vu les avions en faire autant et pourtant il y en a des retard je suis bien placé pour le savoir mais la rien aucune voix pour raler ou en silence les retard sont de l'ordre de 1 heure à 8 heures avec suppression d'avion et renvoyé dans un autre aéroport après débrouillez vous et aucune contrepartie !!!!!!!!!!!!!!!!

      • bonsens80 a répondu le 10/01/2011 à 11:38 :

        • Oui; mais c'est un autre problème. La SNCF meurt de la surenchère syndicaliste. Des sanctions sont à prendre, elles ne sont pas prises. aurait-on peur de nouvelles grêves ?? La solution est simple : grêves interdites dans le service public. les usagers sont pris en otage pour de basses raisons corporatives et politico-syndicales. Cele existe dans d'autres pays qui sont loin d'être des dictatures, l"Angleterre par exemple. Que le service public cesse de vouloir nous faire croire qu'il n'est pas privilégié.

> Retour haut de page

    • Oui; mais c'est un autre problème. La SNCF meurt de la surenchère syndicaliste. Des sanctions sont à prendre, elles ne sont pas prises. aurait-on peur de nouvelles grêves ?? La solution est simple : grêves interdites dans le service public. les usagers sont...

      par bonsens80 le 10/01/2011 à 11:38

Pied de page :