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Énergie - 11/01/2011 | 11:34 - 538 mots

Bio Fuel Systems transforme le CO2 en biopétrole

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Sophy Caulier avec Dominique Pialot

BFS démarre en Espagne, fin janvier, sa production de biocarburant à partir de micro-algues nourries par le CO2 du cimentier Cemex.

Du plomb en or. C'est ce qu'a fait Bio Fuel Systems (BFS) en mettant au point un procédé de conversion accélérée du CO2 en biopétrole, comparable au pétrole fossile, agréé comme carburant et pouvant servir à fabriquer des plastiques, des solvants, etc. Il a fallu cinq ans à BFS pour mettre au point son procédé et déposer 22 brevets. Fin janvier, la société, créée en Espagne par un Français expatrié, démarrera la production de biocarburant dans son unité pilote d'Alicante.

Il s'agit de capter le CO2 émis par les industries polluantes et d'en nourrir des micro-algues placées dans des tubes verticaux exposés à la lumière pour favoriser la photosynthèse. Le nombre de ces micro-algues, sélectionnées avec l'aide des universités de Valence et d'Alicante pour leurs caractéristiques, double en vingt-quatre heures. Chaque jour, la moitié des tubes est prélevée et centrifugée. La pâte produite contient 2 % à 3 % de nutriments à valeur ajoutée, extraits pour être exploités, et 97 % de biomasse, transformée en biopétrole par cracking à haute température, haute pression et sans oxygène.

Un baril à 30 dollars

Dans ce procédé, 2,2 tonnes de CO2 permettent de produire un baril de biocarburant et le procédé lui-même émet 1,260 tonne de CO2. « La production d'un baril neutralise donc 940 kg de CO2 », explique le directeur associé de BFS France, Pierre Baros. « Sur 100 kilomètres, une voiture de 135 chevaux roulant au biopétrole neutralisera 49 kg de CO2 alors qu'elle en émettra 19 kg avec du pétrole fossile ». BFS évalue la production d'un baril à 30 dollars mais entend le vendre au prix du pétrole fossile pour financer les investissements nécessaires à la création de ses usines.

L'unité d'Alicante occupe 11 hectares, soit 20 terrains de football, sur le site de la cimenterie Cemex. Elle absorbera 130.000 tonnes de CO2 pour produire 60.000 barils de biopétrole et 400 tonnes de nutriments par an. Une tonne de nutriments de type Oméga 3, à titre d'exemple, vaut actuellement 100.000 euros sur le marché. Il faudrait une surface égale à cinq fois la Sardaigne pour produire 85 millions de barils par jour, la consommation mondiale de pétrole », ajoute Pierre Baros.

Financé par des capitaux privés, BFS a déjà signé deux autres unités, à Madère (Portugal) pour une centrale électrique de 10 mégawatts (MW) et à Venise pour une centrale de 40 MW. « Nous visons 6 à 8 unités signées et en fabrication dans les trois ans », conclut Pierre Baros. BFS imagine déjà poser ses tubes en façade d'un bâtiment pour recycler le CO2 émis par le bâtiment lui-même...

Pour Lafarge, qui a mené des tests avec son partenaire allemand Salata sur l'un de ses sites, le bilan global du processus sur les plans de l'énergie et du CO2 n'est pas satisfaisant et au moins dix années de recherche seront encore nécessaires pour améliorer ce bilan. « C'est le procesus qui doit évoluer, car nous ne travaillons qu'avec des algues présentes à l'état naturel à proximité de nos sites, précise le directeur R&D groupe, Pascal Casanova. Pas question de contaminer l'environnement avec une espèce importée. » À cette condition, il se dit prêt à examiner des solutions clés en main qui seraient satisfaisantes sur les plans économique et énergétique.

Sophy Caulier avec Dominique Pialot - 11/01/2011, 11:34  | 
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  • supereiram a écrit le 04/04/2012 à 16:44 :

    • Bonjour Le principe de cette entreprise est très intéressante, mais peut elle être implanté dans d'autre lieu, même moins ensoleillé qu'alicante pour permettre de produire localement et ce afin de baisser les coûts de transport.

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  • 1pek@9 a écrit le 10/03/2012 à 13:14 :

    • bonjour ! qu'en est il a ce jour, sur l'idée de poser des tubes en façade de bâtiments ? comment devenir un petit actionnaire pour la planète avec votre sociétée ? merci beaucoup pour cette étape ultime et nécessaire au bon développement de l'environnement pour le bien de tous !

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  • cassie a écrit le 05/11/2011 à 14:43 :

    • je trouve sa tres interrssant mais est ce que ce procede arrivera a nous sortir de tous ce qiu est mauvais puor l'environnement.

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  • Mark Henry a écrit le 20/09/2011 à 16:40 :

    • Avez-vous besoin d'un prêt legit nous contacter à mark.henry201@live.co.uk avec la quantité dont vous avez besoin sous forme de prêt et la durée du prêt

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  • Alice a écrit le 25/04/2011 à 17:29 :

    • Il faudrait quand même faire atention on a fait tellement d'erreures qui c'est peutêtre que l'on en utilisera trop et il n y aura plus d'arbres qui ne sont pas méchant.

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  • quebecfred a écrit le 12/03/2011 à 03:48 :

    • Je trouve le produit des plus interessant et je me demandais si BFS entrera en bourse et dans combien de temps?

      • martinosss a répondu le 12/04/2011 à 12:03:

        • ben on est deux, si tu trouve tien moi au courant stp je ferai de méme ...

      • Lorenzo a répondu le 04/06/2011 à 13:16:

        • Idem! Merci de me tenir au courant! Bien à vous, Lorenzo

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  • sladion a écrit le 06/03/2011 à 10:57 :

    • Bonjour, je viens de faire le calcul, il faudrait 6 000 000 d'hectares d'usine BFS pour parvenir à égaler la production mondiale de pétrole brut qui est de 90 000 000 de barils par jours, soit 60 000 usines de 100 hectares. Mais certainement qu'avec la moitiée de cette production la pollution atmosphérique serait déjà bien diminuée!

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  • ptitof a écrit le 27/02/2011 à 15:37 :

    • Bonjour, J'ai une petite question qui me taraude, basée sur le principe "rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme" qui à ma connaissance est toujours vraie à ce jour; Etant donné que "Le gisement de biomasse obtenu permet l?extraction d?un biopétrole de qualité mais encore d?autres co-produits à haute valeur ajoutée tels la spiruline, les silicates, le silicium, le charbon actif ou encore les Oméga 3." (source Bio Fuel System sur wikipedia) D'où provient le Silicium que l'on retrouve dans les produits ? Je ne vois pour ma part que 3 possibilités : - soit BFS en introduit volontairement dans les tubes (contrairement à ce qui est annoncé, uniquement du CO2 et de l'eau) - soit l'algue utilisée en contient en quantité non négligeable, mais alors ses ressources en silicium auront tendance à s'épuiser et la survie de l'algue pourrait être en jeu - soit les tubes sont en verre, composé majoritairement de silicium, et seront donc "rongés" petit à petit... Je ne prétends pas avoir des connaissances approfondies à ce sujet, et souhaiterait donc une réponse explicative de votre part s'il vous plait... :) Et d'où provient tout l'hydrogène contenu également dans les produits, étant donné que 99% de l'eau est réinjectée dans les tubes, comme je l'ai lu sur un site (source non certifiée) ? Je ne veux pas mettre en doute votre projet, bien au contraire, c'est juste que je le trouve tellement beau que j'ai du mal à y croire !! Merci d'avance pour votre réponse.

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  • Nethan a écrit le 25/02/2011 à 01:55 :

    • Il y a un point qui semble très génant sur cette technologie. Je me doute bien que la vocation de ce pétrole n'est pas de remplacer intégralement la version classique (bien que ça serait tentant. Qui sait, peut-être un jour ?). Mais pour constituer une alternative crédible ou une source supplémentaire intéressante, il lui faut de gros producteurs locaux de CO2 comme matière première. Combien d'usines à fort production de ce gaz avons-nous en France ou même plus globalement en Europe ? Combien donc de barils BFS pourrait produire ? Quand on sait qu'il faut dans les 1,875 Millions de barils par jour juste pour notre pays, je me demande combien de % ce type de technologie pourrait nous donner... Il est manifeste qu'il faut garder la R&D sur les véhicules et toutes les politiques visant à réduire l'usage du pétrole, mais est-ce que ce pétrole bleu peut parvenir à grapiller une bonne place sur le marché, compte tenu de cette contrainte ? En tout cas, ça reste une technologie intéressante à surveiller.

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  • Bastien a écrit le 24/02/2011 à 05:53 :

    • Ce qui est certain, c'est qu'à mes yeux, tout ce qui peut, A LA SEULE CONDITION QUE CELA SOIT DURABLE, remplacer définitivement cette cochonnerie qu'est le pétrole et son cortège de maux, vaut le coup d'être tenté.

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  • jjohan a écrit le 24/02/2011 à 02:30 :

    • "D'un point de vue global, le procédé absorbe d'une part 2.168,76 kg de CO2 d'origine industrielle, et d'autre part, il émet au total 1.230,91 kg de CO2 en incluant les gaz de combustion émis par le véhicule. Par conséquent, 937,85 kg de CO2 anthropique sont neutralisés définitivement et ne se disperseront plus dans l'atmosphère." La question est donc le devenir de ces 937,85 kg de CO2. Dans la production d'un baril de pétrole on utilise donc 2 168kg de ressource, en rejette 1 230kg (comptant l'émission du véhicule) il reste donc 937kg de matière restante après finalisation du processus. Puisque que l'on ne peut se targuer d'utiliser 2 tonnes de ressources dont 1 qui s'échappe pour concevoir 130 kilos de matière finale, quelques questions me viennent alors à l'esprit: Que deviennent les 937 kilos de CO2 restants ? De quel forme ou matière se sont-ils transformés ? Ou seront-ils stockés ? Et leur existence met-elle en péril une partie équivalente de l'écosystème ? J'ai cherché sur votre site cette réponse, sans succès, pouvez vous m'éclairer ?

      • BFS France a répondu le 24/02/2011 à 11:00:

        • Bonjour, Les 937 kg de CO2 neutralisés se retrouvent dans les coproduits de notre technologie et notamment dans les omégas que nous extrayons des algues. Mais ce n'est pas tout, d'autres coproduits sont également obtenus et ils peuvent d'ores et déjà être vendus comme matière premières à d'autres industries. Il ne s'agit en aucun cas de déchets.

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  • Djyb a écrit le 20/02/2011 à 15:51 :

    • Savez-vous si BFS entrera en bourse et dans combien de temps? Merci.

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  • Julien a écrit le 17/02/2011 à 23:44 :

    • J'ai remarqué que BFS répondait ici, alors je leur adresserais bien une question: Peut-on avoir un rendement énergétique et un bilan CO2 final? Vous dites que vous utilisez 25% de votre production pour subvenir aux besoins de votre usine, ce qui implique que le pétrole est brulé et donc produit du CO2. Idéalement, j'aimerais savoir les quantité de tout ce qui rentre, et tout ce qui sort. S'il existe vraiment un gain au niveau énergétique, pouvez-vous l'expliquer? Je comprend mal comment la photosynthèse (qui a un rendement de conversion de l'énergie solaire plus faible que les cellules photoélectriques) suffit. Finalement, qu'en est-il de la qualité du pétrole produit? facilement raffinable? Prévoyez-vous en faire de l'essence automobile?

      • BFS France a répondu le 21/02/2011 à 09:08:

        • Bonjour, En ce qui concerne le bilan CO2, tout est disponible à la page suivante http://www.biopetroleo.com/france/index.php?page=balanceco2 . La plus grande partie de l?énergie utilisée pour convertir le CO2 en pétrole est l?énergie lumineuse, gratuite. C?est ce qui provoque un gain énergétique très important. Concernant les caractéristiques de notre pétrole, sachez qu?il s?agit d?un équivalent au fioul, qui ne contient aucun métaux lourds et qui a un pouvoir calorifique élevé (9 700 kcal/kg). Il pourra tout à fait être raffiné et l?usage qui en sera fait dépendra principalement du raffinage subi.

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  • tochinet a écrit le 08/02/2011 à 08:24 :

    • @Gilles F, Attention au possible scam, dénoncé par la BBC il y a un an, avant d'investir. Voir http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/london/8454463.stm Certains pensent aussi que les photos sont truquées ? (plus bas dans le forum). Mr "BFS France", quelle est votre réponse à çà : par exemple, pouvez-vous citer des investisseurs institutionnels, les coordonnées GPS de l'usine (pour la voir sur google maps), etc.

      • lapalice a répondu le 15/02/2011 à 14:39:

        • Et le reportage de TF1 à Alicante en Espagne pour le journal du 20h du 31 janvier dernier, c'est du virtuel ? Voir le lien suivant : http://videos.tf1.fr/jt-20h/transformer-du-co2-en-petrole-c-est-pour-bientot-6250489.html

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  • wizz a écrit le 01/02/2011 à 13:05 :

    • Quelques détails m'intriguent L'usine a abosorbé 130.000 tonnes de CO2, soit 35.000 tonnes de carbone Et en même temps, elle a produit 60.000 barils, qui pèsent donc un peu moins de 8000 tonnes A supposer que le pétrole soit du carbone pur, ça fait quand même une disparition de 27.000 tonnes au bilan. Rien ne se crée, rien ne se perd Alors comment pouvez vous dire que vous avez contribué à absorber 130.000 tonnes de CO2 (ou 35.000T de carbone) si à la sortie, il n'y a que 8000 tonnes concrêtes, c'est à dire retirée de l'atmosphère aux cheminées de la cimenterie? Ensuite, vous dites que l'usine brule 25% du pétrole produite pour assumer sa propre consommation pour l'électricité et la cogénération de la chaleur. Il aurait été bien plus judicieux de bruler les algues sèchées directement à la manière d'une centrale au charbon. Pour moi, c'est une abération technologique Et enfin, pour un système utilisant la photosynthèse, je constate que les tubes où se trouvent les algues se font de l'ombre entre eux, diminuant l'ensolleillement, et donc l'efficacité du processus. Bizarre comme choix d'implantation, alors que pendant ce même temps, la toiture de l'usine est pleinement exposée au soleil inutilement, voire "néfastement" (ça doit faire chaud en dessous), alors qu'on aurait pu mettre les tubes sur le toit (avoir un maximum d'ensolleillement, max de surface d'exposition)...tout en mettant l'usine à l'ombre. Le comble alors que vous nous annoncez que l'usine fait de la cogénération (pour chasser le gaspillage et optimiser les processus)

      • BFS France a répondu le 07/02/2011 à 15:48:

        • Bonjour, Pour le bilan concernant le carbone, je vous invite à consulter la page http://www.biopetroleo.com/france/index.php?page=balanceco2. Il ne faut pas oublier qu?en plus du carbone fixé dans le pétrole (qui représente environ 20% du carbone des fumées), il y a des sorties de CO2 du système (environ 40% du carbone des fumées), et du CO2 neutralisé sous forme de coproduits du processus (environ 40% du carbone des fumées). En ce qui concerne votre remarque sur le fait de bruler directement les algues pour notre production d?énergie c?est effectivement une piste de production d?énergie mais cela ne constitue pas notre choix technologique. La disposition des tubes a été étudiée pour un ensoleillement optimum tout au long de la journée (le soleil tournant au fil des heures). Enfin, lorsque l?usine d?Alicante aura atteint sa capacité maximale de tubes, il faut savoir que la surface du toit du hangar ne représentera qu?une infime partie de la surface dédiée à l?unité. Il n?est donc pas judicieux de développer une technologie particulière pour cette surface.

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  • robert83 a écrit le 01/02/2011 à 07:48 :

    • quels sont vos commentaires concernant les remarques de Lafarge et de Salata concernant la rentabilité et les dix années de recherches supplémentaires ? Pascal Csanova semble s'opposer à l'importation de micro-algues. Avez vous à ce sujet un argument suffisamment fort pour convaincre à faire ces importations dans différents pays ou avez vous une solution de rechange? Concernant le coût du baril que vous pensez revendre au même prix que le pétrole fossile, pensez vous diminuer par la suite ce prix? L'ambition à long terme de BFS est-elle de remplacer totalement la consommation mondiale de pétrole fossile en bio carburant? Si oui au vu de la superficie que réclame votre exploitation comment compter vous vous y prendre? Y-a-t-il des organismes reconnus mondialement qui ont vérifié vos systèmes d'exploitation et les chiffres que vous avez communiqués? Vos investissements actuels sont basés sur des fonds privés comment comptez vous lever plus de fonds dans l'avenir pour vous développer et à quel rythme? Pensez vous vous allier avec des investisseurs venant de l'industrie pétrochimique voire vous associer avec l'une ou plusieurs de ces industries ? Ne craigniez vous pas un engagement massif contre vous de la part des pays producteurs de pétrole fossile? Que représente en terme de production de barils une usine de 10MW ? Enfin quand comptez vous mettre sur le marché de la distribution votre bio-carburant et sera-t-il compatible avec tous types de véhicules? En attendant vos réponses je dois dire que vous apportez un grand espoir et à l'heure d'une conjoncture catastrophique dans tous les termes nous en avions besoin. Nous espérons seulement ne pas être déçus par la suite comme nous l'avons été pour d'autres soit disant découvertes qui se sont avérées dans le temps fausses ou inexploitables. Pour l'instant vous venez de transformer le proverbe "en France on a pas de pétrole mais on a des idées" par " un Français qui a des idées a du pétrole" Donc bravo a vous et à toute votre équipe!

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  • Gilles F a écrit le 31/01/2011 à 21:55 :

    • Est-ce que BFS entrera en bourse ? si oui dans environ combien de temps ? Merci de votre réponse, et bonne continuation à BFS !

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  • marcarmand a écrit le 18/01/2011 à 10:53 :

    • Le chiffre de production de pétrole: 60.000 barils par an sur 11 ha, soit 700 tep/ha/an est extraordinaire, très supérieur à tout ce qui a été publié jusqu'ici. Le rendement énergétique est comparable à celui d'une centrale solaire thermique, avec l'avantage que l'énergie est stockée, donc utilisable à la demande. Si ces chiffres sont confirmés, et si l'investissement est abordable, il faut investir massivement dans cette filière.

      • Vitrine a répondu le 20/01/2011 à 06:25:

        • C'est inquiétant pour le solaire, qui ne produit pas d'omega3; et ne détruit pas de CO2...

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  • Vitrine a écrit le 17/01/2011 à 06:40 :

    • Merci de ces réponses intéressantes. Le point commun ce sont les algues et les pompes et un peu de second degré. Ce n'est pas moi qui ai commencé à extrapoler!! Je pense quand même que la capacité d'absorption d'omega 3 est limitée, que le modele économique est fragile, et que les facteurs de cout CO2 et baril ne peuvent évoluer autant qu'il faudrait pour se passer de la valorisation des Omega 3 et sauver la planète. Pour la photo je m'excuse mais deux tours paraissaient trop différentes des autres (pas en production?). Je vois que vous n'utilisez pas d'algues des grands fonds et que vous préférez la lumière d'Alicante, cela semble sage. En tout cas bravo pour le point où vous êtes arrivés et bon succès dans votre développement.

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  • Vitrine a écrit le 13/01/2011 à 19:53 :

    • Vous ne tirez pas les conclusions de vos propres constatations. Au niveau physique 130 000 t de CO2 produisent 60 000 barils soit 6 000 t environ de biocarburant et 400 t de nutriments. Je suppose que le reste est de l?oxygène ou de l?hydrogène (au total 120 000 t ? Qu?en fait on ?) Au niveau macroéconomique, selon les éléments qui vous ont été fournis par BFS, les recettes du projet sont : - valeur des nutriments 400 t @ 100 000 Euros : 40,0 M? (en supposant que tous les nutriments soient des Omega 3, pour simplifier. Si une partie de ces nutriments doit servir d?engrais, il faudrait plutôt retenir quelques dizaines d?euros) - Valeur du biocarburant 60 000 t @ 100 Euros 6,0 M? - Valeur du CO2 économisé 130 000 t @ 30 Euros 4 M? (13 Euros/t aujourd?hui sur Bluenext) Total 50 M? de recettes, mais en réalité il me parait très optimiste d?espérer plus de la moitié, soit 25 M? Au niveau des couts Les frais de personnels sont vraisemblablement réduits mais les postes électricité (pompage, centrifugation) et entretien (colmatages dus à la nature du produit etc) représentent sans doute, outre le fait que le CO2 ne sort pas pur de la cheminée de l?usine, des montants que j?estime, sur la base de mon expérience dans le nucléaire et de l?entretien de ma piscine, à respectivement 3 et 5 Millions d?Euros. Il y a donc un produit net d?environ 15 M? pour couvrir le cout du capital et l?amortissement qui sont de très loin les postes les plus importants. Au vu de la photo (truquée !), et sur la base du cout d?une cuve de fermentation alcoolique de 50 hl, le cout d?investissement matériel s?élève au moins à 100 M Euros. Mais aussi un terrain de 11 hectares (il en faudrait quinze fois plus compte tenu de la production de CO2 d?une cimenterie et des voies d?accès, à proximité d?un site industriel (est-ce nécessaire ?), en prenant 25 e /m2) soit une immobilisation complémentaire de 40 M?. On est donc très juste, avec une marge opérationnelle de 15 M? pour un investissement de 110 M?. Au niveau macroéconomique, les paramètres de l?article conduisent à une surface de 56879 Kms carrés, soit plus de deux fois la Sardaigne à plat, plutôt 1/10me de la France et même 1/5 si l?on tient compte des voies d?accès etc. Ce n?est d?ailleurs pas très grave si l?on peut s?éloigner de sites industriels. Par contre la quantité d?Oméga3 produites serait de 206 Mt, représentant selon les paramètres de l?article le PIB de l?Union Européenne et 94 g par habitant de la planète et par jour, plus que ce que chacun a de riz à ce jour, alors que les omega3 sont considérés comme pathogènes au-delà de 3 g/jour (source Wikipedia) Le même calcul montre que la même production absorberait 67 Gt par an, alors que la production brute mondiale de CO2 (Wikipedia) n?est que de l?ordre de 6 Gt/an. Ceci entrainerait donc un tarissement des ressources en CO2 de la planète en peu de temps, avec son cortège de conséquences (croissance des plantes, glaciation, baisse du niveau de la mer) On ne comprend pas très bien, d?ailleurs, pourquoi il faut dix fois plus de CO2 pour reconstituer le carburant consommé et il faudrait confirmer les paramètres ou être un peu plus prudent. J?en conclus, comme la rentabilité du projet est entièrement dépendant de la valeur des omega 3, que cette technologie ne peut avoir qu?un intérêt marginal ou pire seulement un impact de communication mais ne sauvera pas la planète. Car les facteurs devraient être multipliés au moins par 10. Je doute d?ailleurs que ce soit une mine d?or et nous en reparlerons dans quelques années. L?intérêt de Cemex, qui manque de capital, pour cette technologie m?intrigue.

      • BFS France a répondu le 15/01/2011 à 16:06:

        • Monsieur, Tout d'abord, merci de l'intéret que vous portez à notre technologie. Laissez-moi quand même revenir sur quelques unes de vos remarques, mais sans entrer trop dans le détail technique pour des raisons évidentes de confidentialité : - vous faites vos propres déductions pour établir un bilan entre les 130 000 tonnes de CO2 et la masse de produit obtenu sans connaître le détail des éléments en entrée et sortie qui jallonnent l'ensemble du process. Il ne s'agit pas que d'oxygène et d'hydrogène ... - vous supposez que les nutriments dont nous parlons peuvent être des engrais. Ce n'est pas du tout le cas, nous parlons bien d'Omega 3. - vous tirez des conclusions atives sur nos coûts d'exploitations que vous avez estimé sur la base de votre expérience dans le " nucléaire " ou "l'entretien de votre piscine" ( quel rapport ? ). Il ne s'agit que de spéculations de votre part. Une des priorités que nous sommes fixée au départ de nos recherches, était d'arriver à un bilan énergétique et économique largement positif pour le bon fonctionnement de nos usines. C'est le cas aujourd'hui : dans les rendements annoncés, nous prenons en compte l'utilisation de 25% du pétrole produit pour alimenter nos installations en électricité via des cogénérateurs. - Vous parlez de fermentation alcoolique !! Notre source énergétique est le soleil. Le systeme BFS n'a rien a voir avec une quelconque fermentation alcoolique, qui nécessite, elle, d'avoir du carbone organique ( type glucose ) comme source d'énergie. - Vous faites vos propres calculs de rentabilité ( coût du foncier ?, coût d'une usine ?, ... ) sans connaître notre business modèle et les accords nous liant à nos partenaires industriels. D'autre part imaginez-vous réellement que le modèle micro-économique actuel de BFS ( valorisation du CO2, coût du baril, cours de l'oméga 3 ) sera le même dans 20 ans, surtout avec une approche macro- économique ? ( optimisation du coût de construction des usines, ... ). Ne pensez-vous pas qu'une pondération entre les cours de l'oméga et le cours du baril, ainsi que de la tonne de CO2 nous amènera à optimiser les proportions d'extraction de tel ou tel produit ? Libre à vous de le penser. - Et votre vision d'un tarissement du CO2 sur la planète, du fait de la technologie BFS mérite une petite mise au point : vous avez probablement mal lu l'article Wikipedia (votre référence) mais les 6GT de CO2 que vous évoquez, ne correspondent qu'aux émissions anthropiques de CO2 dues à la déforestation, les émissions d'origine humaine étant elles, toujours selon Wikipedia, de 31,6 GT en 2008. Vous n'avez pas pris en compte dans votre raisonnement, le CO2 émis lors de la combustion de notre baril, ainsi que le CO2 libéré dans tout notre process mais l'article est clair : 940 kg de CO2 sont neutralisés après élaboration et combustion d'un baril BFS. Donc, toujours selon votre simulation d'un tarissement de CO2 planétaire ( qui en parle, qui le demande ? ), il faudrait donc 560 000 usines BFS de 11 hectares pour neutraliser 100% des émissions de CO2 au niveau planetaire .... Ne pensez vous pas qu'il s'agit d'une vision utopique ! Voilà donc notre point de vue sur vos commentaires sans oublier vos doutes (photo) sur la véracité de l'existence de notre usine ... Donc, à l'occasion, si vous passez par Alicante, prévenez-nous afin d'organiser une visite de nos installations. Bien cordialement L'équipe BFS

      • INOVA a répondu le 22/01/2011 à 23:50:

        • BRAVO BFSSYSTEM JE PENSE QUE LES ALGUES MARINE VONT OCCUPER UNE PLACE TRES IMPORTANTE DANS LE MIXE ENERGETIQUE DEMAIN DONC JE PENSE QUE VOTRE DEMARCHE EST RENTABLE ET VIISIONNAIRE

      • HHN28 a répondu le 31/01/2011 à 20:28:

        • bonsoir même si une suspicion d'ordre technique ou d'avenir ou de pseudo rentabilité frise quelques peu les pronants du nucléaire qui semblent réfractaires aux nouvelles découvertes , je dis quand même cela vaut le cout de d'essayer pour arrêter d'être dépendant de contraintes politique et monaitaire mondial ( merci à l'URSS pour Tchernobyl, merci au USA pour la crise, et merci au émirat Arabe pour le tribu qu'ils nous prennent ) Le proverbe dit "Celui qui n'essaye pas ne se trompe qu'une seule fois" Alors je dis bien venue en Europe et bravo aux peux de tetes pensantes qu'ils nous restent

      • adhoc a répondu le 01/02/2011 à 16:14:

        • dans la mesure où vous avez déposé 22 brevets, vos intérêts sont protégés ce qui est normal. mais alors pourquoi rentrer dans de la confidentialité et ne pas expliquer. Un brevet qui ne permet pas de reconstruire le système par un "homme de l'Art" n'est pas un brevet, il doit tomber tout seul par définition.

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    • Bonjour Le principe de cette entreprise est très intéressante, mais peut elle être implanté dans d'autre lieu, même moins ensoleillé qu'alicante pour permettre de produire localement et ce afin de baisser les coûts de transport.

      par supereiram le 04/04/2012 à 16:44

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