Et si le krach revenait !

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Philippe Mabille, Copyright Albert Caen pour La Tribune
Philippe Mabille, Copyright Albert Caen pour La Tribune (Crédits : Albert Caen)

Il y a deux types d'économistes. Ceux qui passent leur temps à se contredire et qui ont raison une fois de temps en temps, et ceux qui passent leur temps à dire la même chose, et qui ont raison une fois dans leur vie, en général pour prédire une catastrophe. Dans la catégorie des « Dr Doom », on peut citer le très new-yorkais Nouriel Roubini, qui en a fait un business florissant, ou encore l'économiste indien Raghuram Rajan, le premier à avoir vu venir la crise des subprimes aux États-Unis. Professeur à la Business School de l'université de Chicago et conseiller financier du ministre de l'économie indien, il a fait récemment une conférence à l'École d'économie de Paris pour présenter son dernier livre : "Fault Lines : How Hidden Fractures Still Threaten the World Economy."

Le fait d'armes de Rajan date de 2005 lorsque, économiste en chef du FMI, il avait plombé l'ambiance lors de la réunion des banquiers centraux de Jackson Hole, la conférence estivale de la Réserve fédérale américaine, en mettant en doute la foi, à l'époque générale, dans l'autorégulation du capitalisme financier. Les événements ont ensuite donné raison à l'économiste indien et Alan Greenspan lui-même dû reconnaître qu'il y avait bien une faille dans le système.
Même s'il a déjà eu raison une fois auparavant, il mérite que nous l'écoutions à nouveau aujourd'hui, à l'heure où chacun tente de se rassurer en se disant que cela n'arrivera plus. Hélas, explique Rajan, si la réaction des banques centrales et des autorités de par le monde ont permis d'éviter à la planète une « Grande Récession » type années 1930, ce n'est pas la fin de l'histoire. Il pointe du doigt les nouveaux risques posés par la sortie des programmes de soutien mis en place pour éviter la crise. Selon lui, cela peut provoquer une nouvelle crise, car personne ne sait ce qui se passera lorsque les banques centrales cesseront d'inonder le monde de liquidités, comme c'est le cas actuellement aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon et sans doute dans les mois qui viennent en Europe.
De prime abord, rien ne laisse prévoir un nouvel accident boursier. Aux États-Unis, les indices anticipent le retour de la croissance et dépassent les records de 2007. L'Europe est plus en retard sur le plan boursier, mais la bulle est obligataire avec des taux historiquement au plus bas. Le taux des emprunts d'État est de 1,25% en Allemagne et de 1,75% en France, et cela se répercute sur le coût des emprunts des entreprises privées. Mais de premiers craquements commencent à faire vaciller la finance. Les signaux restent encore éparpillés et produisent un brouhaha plus qu'un bruit continu, comme c'est toujours le cas avant les krachs.

PREMIER CRAQUEMENT, L'OR, qui vient de chuter à 1.400 dollars l'once, avec un plongeon de 9% la seule journée du 15 avril, « lundi noir » du métal précieux. Le record de 1.888 dollars de la fin de 2011 est loin. Deuxième craquement, le pétrole, avec un baril de Brent qui vient de repasser brutalement sous les 100 dollars. Rien que de très normal pourrait-on penser, la chute de l'or corrige un excès spéculatif et reflète les pressions déflationnistes à l'?uvre. Et celle du pétrole s'explique par la faiblesse de la croissance occidentale. Mais alors comment expliquer la flambée des indices boursiers? Le paradoxe est patent.

LE TROISIÈME CRAQUEMENT n'est pas forcément inattendu mais il vient rompre un consensus assez bien ancré, celui de l'eldorado des nouvelles technologies. Il s'agit bien sûr du krach, car c'est bien ce qui s'est produit, de l'action Apple. Après dix ans de croissance frénétique, la « pomme » a du mal à se relever du décès de son fondateur mythique, Steve Jobs. Son cours a déjà chuté de 40% par rapport à son plus haut (700 dollars) et le charme semble rompu. Apple, qui a inventé un objet devenu tellement indispensable qu'il a été copié et égalé, est en train de se banaliser, faute de nouvelles innovations.
Alors, l'or, le pétrole, Apple, premiers signes annonciateurs d'un krach qui vient? Il faudrait poser la question à Raghuram Rajan! On pourrait aussi citer parmi les avertissements les mini « flash-krachs » du Bund (obligations d'État allemandes) sur les rumeurs d'une dégradation du AAA de l'Allemagne et de Wall Street suite à un piratage du compte Twitter de l'agence AP Dow Jones. Ou alors, la chute des prix de l'immobilier en France, dont personne ne veut croire qu'elle sera forte. Et se rappeler l'adage boursier qui veut que les arbres ne montent jamais jusqu'au ciel !

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Commentaires
a écrit le 30/04/2013 à 12:25 :
reportage et analyse très pertinente , aujourd'hui on regarde encore les produits dérivés comme source de la crise , mais vous avez raison les signes d'un nouveau bug generalisé se fait déjà entendre , gare au désastre qui s'annonce , les allemands on peut-être les yeux dessus ? , nous au contraire on rale et on réclame toujours plus , on a pas encore payé le solde de la crise de 2008 qu'une nouvelle crise se trame a l'horizon , étonnant donc que nos dirigeants fassent encore de la démagogie societale nous allons dans le mur et avec le niveau d'endettement ben bonjour 2017 ou nous seront au pied du mur , a moins qu'avant les électeurs soient renvoyés a leurs responsabilitées ( revoter -referendum ) , car gouverner c'est prévoir , hors on est depuis des décennies dans la démocratie émotionnelle qui n'a pas de réels pouvoirs ou s'il elle en a c'est que par le clientélisme partisan ce qui nourrit plus les problèmes que des les ressoudre .. ah le pire , dans l'URSS les arbres montaient au ciel et il n'y avait que le paradis dans ce régime .. mais la chute a étée redoutable ..
a écrit le 30/04/2013 à 10:32 :
Faut pas rêver
a écrit le 30/04/2013 à 10:19 :
Quel doux rêve
Réponse de le 30/04/2013 à 10:31 :
Un rêve bleu
a écrit le 28/04/2013 à 18:35 :
Tout savoir sur le krach et la bulle immobilière en France et dans le monde sur :
http://www.immobilier-finance-gestion.com/
Réponse de le 30/04/2013 à 10:19 :
Arrêtez votre pub
a écrit le 28/04/2013 à 16:19 :
Tiens le débarquement, c'était le 6 juin 1944. Pour Mabille, il n'a qu'à lire le GEAB pour avoir une information digne de ce nom. Pour le krach boursier, ce dernier est imminent. Je me demande d'ailleurs comment le monde de la finance a réussi à maintenir artificiellement ce niveau. Ah ben si, avec les injections massives des différentes banques centrales. Ces dernières voyant l'effet limité sur l'économie réelle vont couper les robinets. Et là, ca va faire mal.
Réponse de le 01/05/2013 à 16:39 :
Pas sûr, car les banques centrales ne sont plus depuis belle lurette celles qui déterminent la "fabrication de l'argent", ce sont les banques privées. Donc les banques centrales ne sont plus là que pour envoyer de l'argent virtuel aux banques privées. Elles ne vont donc pas fermer les robinets puisqu'elles participent au système de l'argent-dette virtuel imposé par le système privé. Ceux qui paieront toujours les pots cassés, ce sont les individus et les sociétés qu'ils composent, de manière à ce que les banques privées ne cessent pas d'augmenter leurs profits. C'est la croyance "reagano-tatchérienne" (bon c'est bien sûr Friedman, les deux autres n'étaient pas assez intelligents) qui s'impose et selon laquelle les marchés ont la capacité de s'autoréguler et que l'économie retombe toujours sur ses pieds. Ceci suit une logique partisane favorable au privé, mais pas à l'individu-citoyen et bien des catastrophes ont montré que c'est un système très malsain. C'est donc à travers des politiques économiques imposées par des élus à qui nous octroyons nos prérogatives sous des couverts de bonne citoyenneté que nous permettons au système ultra-capitaliste (nommons-le comme on veut) de s'imposer et de s'ériger en Big Brother orwellien. La preuve de tout ça? Il y en a beaucoup et de très imposantes, mais n'en prenons qu'une. Elle est très simple. Sachant que le plus grand risque que courent les banques privées est de voir les citoyens devenus intelligents et lutteurs (ce qui reste peu probable) de retirer tous ensembles leurs économies déposées dans les banque et cela le même jour ou à peu de choses près dans un seul pays, même petit, ce qui ferait littéralement crouler le système (effet de domino), les banques ont une telle trouille, que de nouvelles lois sont en train de s'imposer (aux USA évidemment) pour empêcher que l'idée d'un tel recours puisse encore effleurer les esprits. Et même si ces banques savent très bien que l'individu actuel est sous l'emprise de la peur, de la télé, de la conviction que la meilleure lutte est celle de voter (il est donc un mouton bêlant), de déposer son argent etc, la hantise est telle que des lois vont s'imposer pour que cela n'arrive jamais. Ajoutez à cela que LES banques ont disparues au profit de LA banque et que les soit-disant systèmes de contention (comme le MES) ne jouent pas en notre faveur, et bien il manque peu de temps pour être définitivement soumis à un système privé totalement dérégulé, ce qui ôtera toute possibilité à l'individu d'avoir prise sur lui-même et sur le système auquel il participe. Cela porte un nom, même si on va encore voter. Et dire tout cela n'étant pas politiquement correct, cela ne sert probablement à rien... A quand la pilule de "soma" (le Meilleur des Mondes) pour être content de son infortune dans un monde totalitarisé? Pessimiste? Que reste-t-il d'autre au vu de la réalité?
Réponse de le 01/05/2013 à 23:38 :
Je suis d'accord sur la trouille des banques qui commencent à craindre des retraits massifs de la part des déposants. Malheureusement, aucune loi ne pourra les sauver car la déflation arrive enfin. Actuellement, les banques disposent d'autant d'argent qu'elles veulent (par la FED ou la BCE qui font marcher la planche à billets) mais elles sont incapables de le faire fructifier (même l'immobilier n'est aujourd'hui plus rentable, c'est dire...). Dès lors que les banques ne seront plus capables de garantir le minimum syndical de rendement, tous les particuliers sensés viendront retirer leur épargne : à quoi bon mettre son argent à la banque si cela ne me rapporte rien. La déflation est donc le signe avant coureur d'un krach : toutes les métiers de la finance deviendront inutiles et seuls demeureront les métiers de "production pure".
Réponse de le 02/05/2013 à 10:45 :
Commentaire très pertinent! J'ai cru au départ que vous ajoutiez "enfin" comme si cela représentait un soulagement, mais vous expliquez bien le danger qui nous menace (déflation = diminution sensible des prix = manque à gagner des entreprises = licenciements massifs = manque d'argent de l'état pour contrebalancer l'accumulation de chômeurs, etc). Il n'est pas évident à mon sens que les individus aillent retirer leur argent, car il est bien encré dans les têtes que leur argent est ainsi protégé et de toute façon garanti en partie (ce qui représente la toute grande majorité des gens). Puis on leur dira bien que l'état à besoin de cet argent pour permettre au peuple de s'en tirer à moindres frais. Sauf les plus faibles économiquement, et criblés de dettes, évidemment. N'oublions pas qu'un facteur émotionnel, là aussi, intervient. L'économie est très émotives et se base aussi sur les réactions émotionnelles de ses participants. Ce n'est pas une science, malgré les quelques algorithmes mathématiques complexes qui aident les banques à créer des bulles toxiques. Maintenant, la déflation provoquant des ravages peut-être encore plus considérables que l'hyperinflation en matière de pauvreté, elle reste un choix de dernière instance. Mais là où l'on en est, c'est ça ou une bonne guerre (ou les deux), ou alors on patiente avec de l'inflation, hyperinflation. Mais le mécontentement des peuples et le manque à gagner des dominants représentent un certain danger. Les pays où une guerre serait "économiquement intéressante" sont d'abord l'Iran, évidemment, quelques autres pays du Moyen-Orient regorgeant de pétrole... Toutefois, l'Iran, du fait de son embargo par les occidentaux et la vente de son pétrole aux chinois qui en manquent considérablement, l'alliance énergétique et militaire sino-russe et la position stratégique même de l'Iran font qu'il est peu probable (sauf folie israélienne) qu'on aille l'attaquer. Les chinois ont déjà bien prévenu. A part cela, les USA et la Chine se partagent en gros les pays d'Afrique économiquement (donc énergétiquement) intéressants, comme les Soudan/Sud-Soudan p.ex., et même les israéliens s'installent maintenant dans ce continent sous des prétextes religieux (après des milliers d'années, on retrouve miraculeusement des peuples négro-africains occupant des pays riches en énergie et autres matières premières fort attrayantes), ce seraient ces fameuses tribus perdues d'Israël et on leur trouvera bien un gène quelconque de parenté, ce qui est absurde, mais ça marche. Nos pays européens sont anciennement colonialistes et donc très mal acceptés (et à juste titre) par les africains (incluant le nord) et n'ont plus beaucoup de chance d'en profiter si ce n'est qu'en installant un système néocolonialiste opaque (la Françafrique -toujours existante, mais nettement moins profitable- en est l'image d'Epinal). Ce n'est probablement pas pour rien que les pays arabo-musulmans se réveillent tout-d'un coup, qu'un Gbagbo a été évincé.... Non pas que ce soit mauvais d'écarter des dictateurs devenus fous et donc instables, mais l'intérêt y est énorme tout-de-même. Donc, selon une logique raisonnable, il est difficile qu'une guerre s'installe pour arranger les problèmes économiques (mais l'homme a déjà maintes fois démontré qu'il est capables de trouver des logiques là où ça l'arrange). Il nous reste ceci et ce n'est pas beau: une "bonne" déflation plongerait la population dans le désarroi et permettrait de prolonger un peu la survie d'un néolibéralisme agonisant, de plus, elle aurait un grand avantage économico-financier: les populations entraînées dans un abîme de difficultés accepteront sans rechigner de perdre de gros acquis sociaux pour sortir du marasme. D'une pierre deux coups. Si bien les manipulateurs sont les "possédants", il faut bien observer que les foules sont devenues très "molles" (aussi du fait, hélas des systèmes sécuritaires existants dans nos pays) et rechercheront comme il est de coutume (et c'est bien humain) le moindre mal. Je crois que les "décideurs" ne s'en font pas trop pour un éventuel retrait massif des avoirs citoyens dans les banques, d'autant plus que cela ne représenterait logiquement qu'une faible partie des épargnants. La sécurité ultime pour les banques privées se trouve dans ces lois dont je parlais, relatives à l'impossibilité de retirer massivement les économies. Car le principe est simple et est exactement le même que dans l'ex-Union Soviétique ou la Chine actuelle: sauver le système coûte que coûte, peu importe le prix en vies humaines ou en matière de bonheur individuel. C'est la raison économique qui vient remplacer la raison d'état, mais qui est bien plus insidieuse et même efficace (quoi de tel que de toucher le porte-monnaie qui garantit alimentation, toit et sécurité?). Et puis il faut garder des consommateurs, donc la déflation sera calculée de manière à ne pas toucher trop les entreprises importantes (qui accepteraient éventuellement de faire un pas en arrière pour sauter plus loin), et tant pis pour les millions de pme. J'en reviens donc au début, c'est bien un problème systémique dont les plus puissants savent tirer profit et où l'individu-citoyen va devoir payer les pots cassés. On a déjà commencé. La déflation, oui, elle fait probablement moins peur que l'hyperinflation au vu de ce qu'elle a produit dans l'histoire. Nous verrons. Finalement, d'un point de vue pessimiste et pourquoi pas 'complotiste', l'on pourrait bien imaginer que nous passons par une période instable qui permettra d'arriver à un totalitarisme mondial... A voir... N'oublions pas qu'en analysant les conséquences d'un phénomène on comprendra toujours mieux la réalité des causes dudit phénomène, c'est une analyse bien plus scientifique car le contraire pousse à user du déterminisme et de pointer le doigt là où les masses regarderont...
a écrit le 28/04/2013 à 14:24 :
Plein de bonnes idées dans cet édito (et de mauvaises, comme l'interprétation de l'évolution de l'action Apple), mais tout repose sur une question hautement hypothétique: que se passera-t-il "lorsque les banques centrales cesseront d'inonder le monde de liquidités"?
Et si cela devait ne jamais arriver??
Aucun signal de retraits de liquidités ne vient ni de la Fed, ni de la BoE (comité très partagé sur la politique à mener)... et la BoJ a même décidé de mettre les bouchées doubles. Paradoxalement, il y un objectif clair (avoué dans certains cas) de miser sur une augmentation de l'inflation... mais pour l'instant, le marché et tous les agents économiques croient seulement aux tendances déflationnistes.
a écrit le 28/04/2013 à 9:52 :
Je vais me répéter encore : "Ne prétendant pas m'y connaitre en économie, et surtout autant que l'auteur de l'article, n'y a-t-il pas une solution plus simple de sortir du marasme actuel, que connaissent, certes à des degrés divers, tous les pays de l'Europe de Bruxelles ?
Pourquoi pas plutôt un retour concerté vers les monnaies nationales ? ! Combien de temps encore vont "tenir" ces "politiques "de l'Europe de Bruxelles ? L'état de délabrement de cette Europe là, ne suffit-il pas à comprendre ? Il suffirait de regarder peu de temps en arrière, au temps où une partie des mêmes changeait d'avis et considérant sans doute que nous n'étions que des idiots et qu'eux seuls savaient ce qui était bon pour nous, attendaient un moment plus favorable et nous faisaient revoter quand les résultats leur déplaisaient : Avons-nous oublié les traités de Maastrich, de Lisbonne etc. Etc. Contre lesquels j'ai toujours voté, par méfiance élémentaire d'abord, par conviction ensuite ? Il existe en effet une autre solution, prônée par certains partis politiques et par des économistes sérieux : revenir (en concertation) aux monnaies nationales, au prix de dévaluations certes douloureuses (mais pas plus douloureuses que dans l'hypothèse d'une "sortie forcée) et le retour à une monnaie commune Qui osera "tirer " le premier ? Pourquoi pas les allemands ou d'autres Chefs d'Etat
Réponse de le 28/04/2013 à 16:08 :
Bah écoute change de pays et va en Angleterre. Là-bas, ils ont encore leur monnaie nationale. Mais sinon tu peux oublier le retour au franc. C'est mort et enterré comme nous d'ailleurs et le reste de l'Europe si l'on faisait cela. Je ne vais pas me couper la tête si l'on me demande de couper le petit doigt.
a écrit le 27/04/2013 à 20:03 :
Les crises existent depuis au moins 800 ans! Bien avant le capitalisme et autres libéra-lités. D'aucuns diront que c'est réconfortant car on est encore là, mais il y a une très grande différence. Les crises d'aujourd'hui sont effectivement des Krachs et ceux-ci sont de plus en plus fréquents et rapprochés, d'autant plus mondialisés que chaotiques. A l'heure de l'argent-dette, des banques virtuelles et de la bourse émotive, il faut impérativement faire un pas de côté (pas en arrière), sinon, effectivement, on retournera à cette belle époque d'il y a 800 ans.
a écrit le 27/04/2013 à 10:50 :
Non content de d'essayer de sortir d'une crise que des << journaleux >> se mette à fantasmer comme le sketche de Bigard sur la chauve souris : Admettons que .... , Supposons etc ... sur l'existence d'un futur Krack . C'est vraiment triste d'en arriver à faire de l'économie fiction pour essayer faire lire un canard qui n'est plus que l'ombre de lui meme .
Réponse de le 27/04/2013 à 20:04 :
Euh, c'est pas du Crack qu'on parle, c'est du Krach...
a écrit le 26/04/2013 à 13:10 :
Il est désolant de voir que l'Europe reste à la traine des américains au lieu de s'en affranchir, ce qui est son but.
Il est aisé le le constater les pays qui ont le plus souffert de la crise (Espagne, Italie, France) sont ceux qui ont adopté une politique proche de celle des USA avec notamment la bulle immobilière. Ce sont donc ces mêmes pays qui réclament une politique "accommodante" (a savoir la planche à billets pur utiliser un terme plus proche de la réalité) mais qui ne peut déboucher que sur un désastre économique puisque d'ores et déjà ces pays sont dans l'incapacité totale de rembourser leur dette. Quant ont emprunte pour rembourser toujours plus de dette où cela peut il conduire? Que nos économiste avisés nous expliquent comment avec 2 ou 3% de croissance financée par 5 ou 6% de PIB de dette même à taux zéro permettent à terme de se désendetter.
Seule l'Allemagne a raison. Il faut accepter quelques années de rigueur afin d'espérer une nouvelle possibilité de croissance

Réponse de le 01/05/2013 à 21:44 :
La croissance! Ce mot magique et tellement creux. La croissance n'existe plus depuis longtemps, si ce n'est dans les pays émergents, et ça ne durera que l'instant d'un sourire. Un pays "riche" n'a plus de croissance et n'en n'aura plus, ce qui chiffonne bien les chinois qui sont en train de s'enrichir, sans parler des Brésiliens, des Chiliens, des Russes, des pays du Moyen-Orient et d'autres probablement. Et tous les pays du monde ont des dettes publiques largement supérieures à ce qu'elles peuvent se permettre. Ces emprunts se font pour rembourser d'autres emprunts qui permettent de re-financer des banque privées qui se sont cassé la figure à cause des bulles toxiques étasuniennes privées et soutenues par un système que eux-même avaient mis en place pour améliorer les conditions de vie dans le monde: FMI, BM... et maintenant apparaissent à la télé les agences de notations. Etasuniennes, bien évidemment. Les pays dont vous parlez (ceux du sud) n'ont pas effectué une politique proche de celle des USA. En Europe, c'est impossible, ou alors c'est un rêve d'inconscient, mais sans plus. Elles présentent toutefois une faiblesse structurelle plus grande et à partir du moment où ces banques étasuniennes ont décidé qu'en plus de s'attaquer aux individus elles allaient s'attaquer aux pays et aux nations, c'est là que la Grèce est tombée. La suite, on connaît, la France est déjà gangrenée, suivront d'autres pays moins faibles (Belgique, Hollande, ...) ainsi que l'Allemagne qui a déjà reçu quelques gros coups dans l'aile, quoique fasse la Thatcher locale.. Leur politique est tellement emprunte de désarroi qu'elle consiste à faire croire aux allemands que ce sont eux qui paient pour les autres et que c'est pour cela qu'ils ont de nouvelles difficultés. C'est vrai en soi, mais on ne dit pas pour qui ils paient réellement. Et ce n'est pas pour les autres européens. Nos édiles, quels qu'ils soient, essaient en même temps de préserver l'Europe et de continuer de servir les USA, il faut choisir. Je crains que la vague n'aille en faveur des Etats-Unis... Allez comprendre. La Grèce, exemple de déconfiture programmée s'il en est, a été d'autant plus facilement désarticulée que ces banques privées d'outre-Atlantique (G-S, bien entendu) lui avaient accordé des prêts (légaux! mais qu'est-ce que cela signifie encore?) opaques qui ont été mal gérés par des élus en qui les grecs ont déposé leur confiance et qui maintenant paient. En ce qui concerne l'Allemagne, autre vue de l'esprit. L'Allemagne n'a pas moins de dette que tous les autres pays du monde. N'oublions pas que le système moribond est basé sur l'endettement à perpétuité et aucun pays n'y échappe. D'ailleurs les plus endettés sont les Etats-Unis, et de loin. Rigueur, reprise? D'autres mots creux. De toute façon l'un ne va pas sans l'autre. Mais ici encore c'est le peuple "souverain" qui paie et qui se fait engueuler (cfr mme Lagarde au sujet des grecs par exemple), car il a eu la mauvaise idée de déposer ses prérogatives dans les mains de gens incapables, mais possédant la capacité financière de se faire porter à la cime, grâce à l'aide ... des banques privées. Je crois que vous tenez un langage trop engagé, de fait cela transpire la critique à votre président. Toutefois, restons observateur en méta-position et soyons un brin réalistes. Ni votre président actuel, ni l'antérieur, n'ont ou n'ont eu la possibilité (non la capacité!) d'assainir la dette publique car il a été accepté (et ça c'est Sarkozi, mais aussi tous les français) de verser des milliards publics aux banques privées pour soit-disant les renflouer (alors que l'argent allait à l'étranger -> Goldmann-Sachs USA par exemple). L'Islande, pays où les gens sont plus intelligents, n'a pas payé pour des bulles toxiques venant de l'étranger (s'entend hors-UE) en descendant dans les rues, en passant par deux référendums et en condamnant l'élu qui s'était prêté au jeu de la "haute-finance". Ils n'ont pas été dupes et avaient des c***,car le FMI, catin à la solde de la puissance la plus armée, lui a fait la vie dure, mais... maintenant que tout va bien, félicite ce petit pays. Le problème est que personne n'ose débrancher un corps déjà en décomposition et qui s'appelle néo-libéralisme. Hollande, lui, a hérité des problèmes qui venaient -l'implémentation d'un système de rigueur en priant Dieu -si je puis dire- qu'il sera possible de réactiver la croissance-, car si la droite insiste pour la rigueur, la gauche, elle,insiste sur la relance. Or, comme je le disais plus haut, imaginer l'une sans l'autre est une erreur de logique. Et Hollande, qui aurait mieux fait de se cacher chez lui, est devenu le dindon de la farce, qui restera dans l'histoire comme un mauvais président, car il a les mains plus liées qu'un condamné dans le couloir de la mort. Le problème est systémique, et si vous sortez de cette logique, vous vous trompez obligatoirement. C'est pour cela que les guéguerres intestines et partisanes pour ou contre la gauche, la droite, etc, n'ont d'autres valeurs que de celle d'occuper les esprits faibles. Le désendettement est simplement impossible dans le système actuel. Le néocolonialisme (vivre au dépends des autres), en dehors des délocalisations immorales et honteuses, est en voie d'extinction et l'énergie se fait rare. De ce fait, la concentration de la richesse (virtuelle, cela va sans dire) en très peu de main continuera d'augmenter et les pertes des acquis sociaux, des protections et autres revenus garantis, vont aller en s'accentuant de plus en plus dans nos pays jusque-là privilégiés et... complices. Il est évident que cette dynamique nous mène vers un nouveau krach, et le suivant est déjà sur la liste d'attente. Peu importe pour qui vous votez aujourd'hui, tant que le système ne sera pas revu, comme le demandent avec insistance quelques économistes hétérodoxes, que la consommation n'aura pas drastiquement diminué (car la croissance est un leurre), que le consumérisme ne se sera pas figé, que les bourses n'auront pas été interdites, que la protection contre la délocalisation n'aura pas été instaurée avec les compensations indispensables (ça coûte moins cher pour un état que de supporter le prix des baisses d'emploi et de la mort des entreprises et ça ne nourrit pas un ennemi potentiel), que la démocratie directe n'aura pas été permise... et bien d'autres choses encore, et bien nous resterons sur la pente savonneuse, que nous soyons français, allemands, italiens ou belges. L'Europe doit se désolidariser des Etats-Unis, doit se désolidariser d'un système qui n'est pas le sien et qui lui est imposé de l'extérieur. Votre ennemi n'est ni Hollande, ni Sarkozi, eux ce sont des marionnettes impuissantes qui se font une toilette de l'égo, l'ennemi est autre part. Ce n'est pas de l'antiaméricanisme primaire, c'est de l'analyse, rien de plus. Les USA sont en tort car ils veulent à n'importe quel prix continuer d'imposer un système qui est déjà mort. Et les premiers à payer sont les "amis". La pomme est pourrie de l'intérieur, il faut la jeter. Les USA sont aux abois, car moribonds et ils feront n'importe quoi pour garder le contrôle (même inventer que dans 10 ans qu'ils seront énergétiquement les plus puissants, mais les géologues, de véritables scientifiques eux, sont loin d'entériner ces assertions politiciennes). Les USA n'ont plus qu'une option: utiliser la force tant qu'ils peuvent encore se la payer. Le feront-ils? Difficile à dire, mais pas impossible. Obama se moque bien de l'Europe depuis longtemps, il est plus préoccupé de plaire aux chinois (et qui sait, très timidement, aux russes, mais observons, c'est trop tôt pour le dire)... La génération active d'aujourd'hui et celle de demain auront la vie très difficile, mais ne la perdront pas tout-à-fait si des changements systémiques s'opèrent maintenant. Regardez la terre depuis la lune, pas devant votre télé...
a écrit le 26/04/2013 à 13:08 :
L'or a été entrainé par la chute de l'argent( -20% pile poil) qui lui-même provient de l'effondrement d'une des plus grandes mines d'argent au monde( 120tonnes produites par an), et moins d'argent réel c'est moins d'argent papier( celui qui circule sur les marchés) qui en est un énorme effet de levier, et donc comme le papier vaut moins cher donc ça chute. L'or réel et l'argent réel n'ont pas chuté, c'est uniquement le papier.
Réponse de le 26/04/2013 à 13:31 :
C'est le contraire, si le papier chute, le réel (or, argent,...) monte !
Réponse de le 26/04/2013 à 15:16 :
Le marché or et argent qu'on a l'habitude de suivre est en réalité un marché papier car il n'y a pas assez de physique, c'est ainsi un marché à fort effet de levier, c'est plus un marché future qu'un marché spot, marché garanti par les futures productions et quelques stocks localisés( dont souvent on a aucun réelle preuve de leur existence), mais si ces productions baissent alors le papier est assis sur moins de physique donc sa valeur intrinsèque baisse donc le prix baisse pour contrebalancer et ainsi rééquilibrer. L'or réel et l'argent réel eux n'ont pas baissé lors des transactions "réelles".
Réponse de le 27/04/2013 à 20:14 :
Triste de voir qu'il y en a qui croient encore que le papier-argent existe. Oui, bien sûr on en voit encore, on doit être à 10% en Europe et 15% aux USA (car ils ont plus de pauvres très pauvres). A part ça, messieurs, nous en sommes à l'aire du virtuel, de l'argent-dette, des économies qui n'en sont plus car basées sur la banque toxique qui peut fabriquer 9 unités à réinvestir pour une introduite par un client dans le système (même si cette unité est virtuelle, évidemment). Donc on vit dans un monde virtuel, et si l'on faisait la somme des dettes + de leurs intérêts, on arriverait à un total infiniment plus élevé que ce que permet la loi et les lois. Si Potosi a bien enrichi l'Europe et plongé dans la misère et la souffrance la Bolivie (et on continue évidemment de trader sur Potosi aujourd'hui, sans même se sentir obligé d'aller à confesse), c'était il y a longtemps. L'or et l'argent restent encore les seules valeurs plus ou moins stables dans lesquels on peut investir de l'argent, mais comme pour tout, cela ne vaudra que durant le moment où les boursicoteurs en tireront profit. Au lieu de rêver à de l'argent palpable, on ferait mieux de commencer à rêver d'un monde sans la bourse. Ce serait déjà un sacré soulagement...
Réponse de le 01/05/2013 à 1:45 :
Je parle du papier représentant l'argent "métal"( et aussi pour l'or), ce papier qu'on s'échange en bourse, il y a des échanges papiers et des échanges physiques, en nombre bien plus infime.
Réponse de le 01/05/2013 à 15:35 :
Alors on est tout-à-fait d'accord. Le grand problème c'est que depuis que l'argent (le dollar) a été désolidarisé de la référence or par Nixon (en 1974 si je ne me trompe pas), on est passé à la monnaie "flottante", puis à la monnaie virtuelle. Et comme le dollar reste LA référence (hélas, car notre euro n'arrive pas à le remplacer -ce qui serait génial pour nous- ou à la complémenter -ni le yen d'ailleurs et, espérons que non à plus long terme, le yuan non plus-), nous restons tous tributaires d'un dollar... qui n'existe plus et qui est soumis aux actions-réactions de personnes très peu nombreuses ,et de tendances fortement soumises à l'"émotion". Donc tous les papiers que l'ont peut avoir peuvent changer beaucoup plus rapidement de valeur que lors d'une inflation, par exemple, puisque cette valeur est virtuelle et soumise aux lois du marché et des bourses. Résultat, le pire investissement que l'on puisse faire c'est dans l'argent (monnaie s'entend)... Pour un système-état, dans l'état actuel des choses, c'est important que les individus investissent dans l'argent (par l'épargne par exemple), car ils possèdent ainsi quelques réserves avec lesquelles agir, mais à titre personnel, rien ne vaut l'or et l'argent (le diamant, lui n'est plus un bon investissement depuis les années 80). Et pour être bien sûr que la valeur de l'or et de l'argent ne souffre pas trop de la conjoncture boursière, il faut lui trouver une "plus-value" intéressante. C'est le cas par exemple de la numismatique, puisque la valeur ne repose plus seulement sur la composante "métal", mais aussi sur la rareté de l'objet, qui lui donne cette plus-value (excepté dans le cas où la revente de l'objet devient quasiment impossible car plus personne n'a de l'argent pour le faire, mais là on est très mal). Enfin, au vu et au su de tout cela, on se rend compte que le plus intéressant aujourd'hui pour une société et les individus qui la composent, c'est d'éliminer définitivement la partie "émotionnelle", càd la bourse et de trouver un nouveau système de référence pour la monnaie qui est au départ et par définition, rappelons-le, un excellent système d'échange. Même si l'individu est poussé par la recherche du profit rapide, ne possède plus cet outil qui permet, avec pas mal de chance, de gagner rapidement et beaucoup en ne travaillant pas (et au dépend de communautés entières), c'est un outil qui se transforme en arme d'autodestruction au niveau systémique. Or l'individu ne peut pas vivre hors du système qu'il a construit et où chaque partie dépend de l'autre... Le système actuel est donc suicidaire et nous sommes au bord du précipice. Ce serait déjà un excellent départ pour nous et les générations à venir que de faire des réformes intelligentes, éthiques et communautaires...
a écrit le 26/04/2013 à 13:07 :
> et Alan Greenspan lui-même dû reconnaître qu'il y avait bien une faille dans le système.

Si peu.
a écrit le 26/04/2013 à 13:03 :
Crash d'Apple. Super exemple! Mais cela est du seulement par la concurrence de samsung et son manque d'innovation. De plus, les clients d'Apple se rendre maintenant compte qu'Apple les prennent pour des pigeons. Leur model economique tenait avant car il était pratiquement seul sur le marché. Maintenant il y a de la concurrence.
a écrit le 26/04/2013 à 12:48 :
Article qui mélange un peu tout et qui, comme souvent dans le journalisme économique, manque légèrement de bases théoriques. Si l'on se réfère à la théorie de l'équilibre général, les bulles sont impossibles. Or elles existent. On observe qu'elles se produisent souvent au terme de phases d'expansion économique dues à une révolution scientifique, industrielle, d'organisation, etc. (débuts de la révolution agricole en Hollande au XVIIe siècle, chemins de fer au XIXe , automobile, internet aux XX-XXIe, etc.) Ces bulles sont fréquemment financières parce qu'elles correspondent à une expansion de la masse monétaire nécessaire à la réalisation de ces révolutions, la spéculation financière n'étant qu'un des moyens de créer de la monnaie. Le paradoxe est que si l'on freine cette expansion, la révolution peine à se réaliser et si on ne la freine pas, la bulle financière finit par éclater. Le mix n'est pas facile à trouver : il ne l'a pas été dans les vingt dernières années. La mondialisation actuelle correspond certainement à une nouvelle révolution des échanges auxquels une nouvelle expansion de la masse monétaire est nécessaire pour se réaliser. D'autre part, la précédente révolution internet et l'actuelle révolution numérique sont loin d'être achevées. Ces trois phénomènes expliquent que le système bancaire actuel poursuive par d'autres moyens la phase précédente d'expansion monétaire par la création de liquidités. Comment faire ? Arrêter le "progrès" ? Impossible. Se résoudre à des crises plus fréquentes qu'autrefois (depuis 1990, il y a en a déjà eu un bon nombre) ?. Encadrer la création monétaire, mais sur quels critères et par quels moyens autres que les moyens traditionnels peu efficaces ? Nul ne sait. Ceux qui font des prédictions n'ont finalement qu'une chance sur deux de se tromper. L'avenir finira toujours par leur donner alternativement raison.
Réponse de le 26/04/2013 à 14:58 :
++
a écrit le 26/04/2013 à 12:04 :
Je cite juste un commentaire de Nouriel ROUBINI l'an passé sur son compte twitter : "Quand les banques ne sont plus sûres et que les gouvernements sont en banqueroute, il est temps d'acheter des boites de conserve, des armes, des lingots d'or et de filer dans un cabanon de montagne"
Réponse de le 26/04/2013 à 12:51 :
Je ne vois pas l'ombre d'un raisonnement économique dans cette envolée journalistique so brilliant !
Réponse de le 26/04/2013 à 12:56 :
Des lingots d'or, ils serviront à quoi dans le cabanon ? On les cuira sous la braise ?
Réponse de le 26/04/2013 à 14:37 :
Dans un premier temps a rien...mais pendant la guerre seuls ceux qui avaient de l or on bien mange...ou payer des gens pour s echapper etc etc....donc pas inutile
Réponse de le 27/04/2013 à 20:24 :
J'ai hésité entre rire et pleurer de voir que l'on parle encore et toujours de "raisonnement économique". C'est tout proche d'être aussi "oxymoronique" que l'"anarcho-capitalisme". On voudrait tant ériger l'économie en science. Si seulement c'en était une d'ailleurs... On parle même de "sciences économiques" à l'université. Maintenant on y ajoute la "raison"... Mais en science, il ne suffit pas de l'éternuement d'un boursicoteur pour que l'édifice s'effondre... Et même si l'on déteste aujourd'hui mettre ensemble économie et financiérisme, restons sur terre, l'un procédant de l'autre, on ne peut vraiment pas les dissocier... La raison serait donc tombée tellement bas? Après la "raison d'état", voici la "raison économique"... A quand la "raison éthique"?
a écrit le 26/04/2013 à 11:54 :
comment expliquer la montée des indices boursiers?c'est pourtant simple:les banques centrales achètent les actions et ceux qui ont des liquidités a la banque craignent une faillite et achètent des actions,qui a priori ne seront pas comptabilisées dans la faillite
Réponse de le 26/04/2013 à 14:05 :
A priori oui... mais il me semble que l'exemple chypriote a montré le contraire. Il me semble avoir lu que les détenteurs d'actions ont également été mis à contribution et que les portefeuilles boursiers avaient été intégrés dans le calcul des dépôts.
a écrit le 26/04/2013 à 11:53 :
Sans remettre en cause vos predictions, je trouve que tout y passe sans discernement. Qu'est-ce que l'immobilier vient faire dans le sujet ?
Hier est sortie une analyse qui dit que les 5% de plus riches ameliorent leur niveau de vie, alors que les autres le degradent. Vous pensez que les gens qui achetent des appartements a 600k, 800k, 1M... sont parmi les 5% qui ont les moyens et attendent juste un prix raisonnable sous les 10k/m^2, ou parmi ceux qui connaissent la crise ?
Réponse de le 26/04/2013 à 12:23 :
J'ai des liquidités mobilisables, je gagne correctement ma vie, ne suis pas propriétaire... et je vous confirme que j'attends que les prix de l'immobilier s'infléchissent nettement pour acheter. -15, -20, -30, -40%... nous verrons, pas d'urgence... des articles encore récents (et visionnaires :0) ) affirmaient que la baisse ne pouvait arriver... Il faut toujours se méfier du consensus (et des lobbies qui tiennent la plume des journaleux) !
Réponse de le 26/04/2013 à 12:34 :
Tant que les terrains seront rares, tant que la multiplication des normes augmentera le cout de construction, je ne vois pas comment les prix baisseront sensiblement, sauf à modifier totalement la façon de construire et à l'industrialiser!
Réponse de le 26/04/2013 à 14:00 :
@PUSTEKOPF : Vos remarques ne tiennent qu'en considérant que le stock est insuffisant et qu'on est obligé de construire beaucoup de logements ce qui peut prêter à discussion.
Réponse de le 26/04/2013 à 14:51 :
@Cresus Les biens immobiliers de qualité bien situés resteront une valeur refuge. D'habitude, seuls les biens avec des défauts chutent durablement. Un critère décisif est le niveau des taux d'intérêts immobiliers. Sauf à disposer d'un apport très élevé ou de revenus futurs très importants, un taux fixe faible représente souvent une opportunité plus intéressante qu'une possible baisse des prix. Avec un taux fixe faible vous pouvez financer votre logement avec une mensualité à peine supérieure à votre loyer.
a écrit le 26/04/2013 à 11:53 :
Marchés très volatiles certes, marchés nerveux, mais krach improbable, car nos sociétés sont devenues extrêmement flexibles, se sont toutes dotées (les grosses) d'équipe de gestion des risques, et finalement sont assez bien gérées (tant que l'état n'y met pas son nez). Et pour les investisseurs, pas d'autres choix que de placer son argent dans des titres (qui restent votre propriété même en cas de faillite de votre banque), fuyant les obligations d'états exangues, et n'appréciant guère le fait de garder plus de 100 000 euros de cash. Le risque est à mon avis de voir certains marchés régionaux prendrent de bonnes claques..diversification géographique obligatoire, mondialisation des patrimoines, c'est là la chose nouvelle en ce début de siècle..
Réponse de le 26/04/2013 à 12:35 :
+1 : ces variations ne reflètent pas des risques de krach, mais la mise en ?uvre d'une organisation de prises de bénéfices régulières à "courts termes". Désaccord, cependant, sur la question des Etats : à titre d'exemple, la parfaite synchronisation USD, EUR et Pétrole depuis 2008, soit 5 ans, démontre une gestion des risques décidée au niveau public et super étatique.
a écrit le 26/04/2013 à 11:49 :
Pour l'avenir, pensez jardin, poulailler,
Ne souriez pas !
a écrit le 26/04/2013 à 11:49 :
Pour le moment ce ne sont que les excès qui sont corrigés: Apple, le pétrole, les prix de l'immobilier et l'Or en font partie.
Ceci ne signifie pas que tout va bien ni que les montagnes de liquidités crées artificiellement ne sont pas dangereuses. On peut tout de même penser que la vision occidentale est très nombrilesque et ne correspond pas à celle qu'on peut avoir en se plaçant en Asie où en Amérique du Sud. C'est ce que traduisent les indices boursiers sans que cela ne constitue un indice à long terme fiable bien évidemment.
La question est aujourd'hui de savoir si les pays en croissance continueront ainsi malgré le boulet de certaines économies occidentales ( pas toutes loin de là ) ou si les pays qui se sont endormis tireront les autres dans le gouffre en déclenchant une panique financière.
La réponse polie de la Chine a la France qui se plaint de son déficit commercial est un bon début:
Commence par te soigner et les autres t'aideront !
a écrit le 26/04/2013 à 11:42 :
L'enfermement dans la l'économétrie ressemble à force de rabâcher à de la déconométrie en phase vaseuse.
Plutôt que de vibrionner autour d'indices ou de mécanismes , l'on pourrait réfléchir plus librement et plus ouvertement quitte à heurter des tabous. La question pourrait être celle d'hier soir du songe d'Attali et de Mélenchon réunis.
Les criées des bourses étant ce qu'elles sont avec leur impressionnant et croissant stock d'actifs creux ou pourris, qui va encore continuer à en acheter ou bien à qui en fera-t-on payer la facture ? Certes,l'inondation de liquidités entraîne les "roulettes russes", mais certains croupiers peuvent trouver bien pâles leurs joueurs ; le DSK du FMI n'avait-il pas l'euphémisme savant en disant qu'il fallait savoir prendre ses pertes ? Qu'a-t-on fait avec les créanciers grecs ? ceux du secteur privé décrétés volontaires d'office pour la sacrifice imposé ; pas ceux publics, protégés. Qu'est-ce que des années de culture des cycles et des bulles, puis le krach de mi-2.007 nous ont bien apporté comme leçon pour en extirper les causes de déboires ? Au delà des excentricités de Mélenchon , le duo "songeur" a épaté les autres participants par la perspicacité et la sagacité du sujet en cause, toutefois trop utopique au vu des forces dominantes imposant un réalisme qui laisse les économistes bouche bée. Alors, pour quand le prochain krach ? avec quel pourcentage à deux chiffres ?
a écrit le 26/04/2013 à 11:25 :
La situation d'Apple n'a pas grand chose à voir avec la crise en réalité. Comme dans le passé, ils avaient une grosse innovation et se sont fait rattrapés par Samsung et Google. Ils doivent réinventer un nouveau produit pour retrouver une croissance digne de la dernière décennie.
a écrit le 26/04/2013 à 11:22 :
Cette analyse aura au moins l'avantage d'ouvrir les yeux à de nombreux gourous plus ou moins farfelus qui sévissent sur nos médias à longueur d'année pour nous annoncer tout et son contraire.
Les prémices de ce crack se précisent mais nous sommes aveuglés par les discours mensongers de nos politicards qui continuent à nous abreuver de promesses intenables.
Jusqu'à quand durera cette duperie?? On ne va pas tarder à le savoir..!
a écrit le 26/04/2013 à 11:08 :
En ce moment on entend tout et son
contraire....et nous les épargnants et
investisseurs que devons nous faire
pour parer les coups????
on nous promet une sortie royale de la
dette '´grâce à l'inflation'´d'autres nous
annoncent la déflation!!!!
alors???
a écrit le 26/04/2013 à 10:54 :
Ou peut être un simple retour à la raison...
Réponse de le 26/04/2013 à 12:19 :
Qu'est ce que c'est la "raison" ?

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