Fiscalité

Une loi de finances anti-start-up?

Copyright Reuters
Copyright Reuters

Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI | 28/09/2012, 07:13 - 1522 mots

Dans une tribune, Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI et administrateur de FranceDigitale, explique que l'alignement de l'imposition des revenus du capital sur ceux du travail, s'il est entériné dans le cadre de la loi de Finances 2013, plomberait les PME de croissance.

En tant que patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI et administrateur de FranceDigitale, je crois avoir un poste d'observation assez unique quand il s'agit de comprendre comment les PME de croissance et notamment celles du numérique se financent, se développent et créent ou non de la valeur économique.
Acteur du capital-investissement, je ne suis pourtant pas obsédé par le gain financier. Il est, pour moi, simplement un "thermomètre" de la valeur créée. Quand une PME de croissance est rachetée par un groupe plus important et que ses actionnaires -fondateurs, salariés détenteurs de bons de souscriptions, business angels et investisseurs professionnels- réalisent une plus-value après 10 ans de développement, de hauts et de bas, de challenges relevés visant à la concrétisation d'une vision au départ quasi-utopique, je suis un homme heureux. Je constate avec un plaisir immense combien "collectivement" nous avons créé de la valeur économique traduite à la fois en emplois pérennes et en capital disponible pour être consommé ou ré-investi ailleurs... Bien faire mon job, c'est accompagner ce type d'histoires: le verdict financier est donc simplement une façon objective de mesurer la performance...

Devant mon éducation académique à la France, je suis également un contribuable finalement pas si mécontent que cela de payer des impôts. A part l'emploi d'une nounou à domicile (IRPP) et l'investissement dans des PME (ISF), je n'ai jamais utilisé d'autres niches fiscales. J'ai toujours préféré payer des impôts plutôt que de prendre le risque d'enrichir des intermédiaires dans les DOM-TOM et je n'ai jamais pensé à acheter une oeuvre d'art ! Je trouve que l'ISF est un impôt idiot mais cela ne me choque pas tant que cela de payer une taxe (0.5%-1%) sur mon patrimoine "dormant" (immobilier et épargne). Je trouve la progressivité de l'IRPP assez juste à condition que le taux marginal ne soit pas confiscatoire...

Lors de la préparation à la loi de finances 2013, après un débat superficiel (voire démagogique) lors des élections présidentielles, la France du business s'est arrêtée de respirer. Les investissements et les embauches ont été gelés par la plupart des acteurs économiques. Les articles de la presse économique ont alterné entre "annonce d'une potentielle décision totalement mortifère du point de vue économique" (exemple: mettre le patrimoine professionnel dans l'assiette de l'ISF) et "maintien d'incitations fiscales initialement menacées de rabotage fatal" (exemple: ISF PME). Retenant mon souffle comme tout un chacun, observant l'égrenage d'arbitrages annoncés, démentis puis confirmés par la presse, je me suis dit qu'il y avait, parmi les différentes décisions prises, des décisions "purement politiques" sans grand impact économique ou fiscal (exemple: tranche à 75%) mais que les décisions "économiques" étaient finalement bien prises à l'aune de la création d'emplois et de la restauration de la croissance dans notre pays. La confirmation du maintien des dispositifs type ISF-PME ou JEI pour les PME innovantes allaient bien dans ce sens. J'étais rassuré, me voilà pourtant dépité...
La France des entrepreneurs a bien compris l'exercice extrêmement périlleux auquel sont confrontés nos dirigeants politiques. La combinaison d'une mondialisation économique démontrant jour après jour la non compétitivité d'une grande partie de notre économie et du phénomène démographique qui voit des millions de baby-boomers partir à la retraite en pleine santé est terrible. Un pays ne peut pas durablement s'endetter pour payer ses factures courantes ou la retraite de ses fonctionnaires. La nécessité de rétablir des finances publiques saines est incontestable. Pour ce faire, il faut faire réussir 3 choses à la fois:

• réduire les dépenses publiques: grand chantier auquel personne ne semble véritablement s'attaquer
• augmenter les recettes fiscales de façon juste et efficace
• permettre un redémarrage de la croissance économique qui générerait à la fois un surplus de recettes fiscales et des économies dans la dépense collective (exemple: allocations chômage)

C'est compliqué, très compliqué même...

Le troisième point, pourtant largement mis en avant lors de sa campagne électorale par notre nouveau Président, doit cependant être bien appréhendé. La croissance ne crée pas d'emplois, c'est l'emploi qui crée la croissance. C'est très basiquement parce qu'il y a production de produits ou de services par des gens qui travaillent que le PIB augmente... Cette erreur d'inférence (dont les médias et hommes politiques sont coutumiers) rêvant d'une croissance qui arriverait magiquement (tel un coin de ciel de bleu qui remplacerait les nuages) est sans doute à la base des très mauvaises décisions qui sont en train d'être prises sur un plan fiscal...
Je ne serai pas le n-ième blogueur à expliquer l'aberration d'un ISF à taux marginal de 1.8% avec un bouclier fiscal à 75% (ou 80%). Ceux qui veulent ou doivent partir pour fuir l'ont fait ou vont le faire. Ceux qui ont un ratio revenu annuel / patrimoine personnel élevé (> 5%) le paieront en râlant. Seront surtout fortement lésés les personnes aux revenus incertains ou volatiles et la fameuse veuve de l'Ile de Ré... Bref, passons.

Je voudrais plutôt parler ici de l'alignement de l'imposition des revenus du capital avec ceux du travail qui conduira, par exemple, un entrepreneur cédant son entreprise après 10 ans de labeur, d'incertitudes, de hauts et de bas, de semaines de 70 heures... à payer 45% (taux marginal de l'IRPP) +15,5% (CSD/CRDS) soit plus de 60% sur la plus-value de cession. Nous sommes ici dans le dogme anti-capitaliste, l'anti-économique, le «brisage de rêve», la démotivation quasi-sadique, le "je-ne-sais-quoi-qui-donne-la nausée"...

• un investissement dans l'immobilier qu'il soit social, locatif, secondaire génère peu d'emplois. Un peu pour construire, rénover et entretenir mais l'essentiel du capital va au foncier qui ne produit rien.
• un investissement dans l'art maintient quelques emplois de marchands d'art mais l'essentiel va dans la poche du vendeur. Un tableau dans un salon, une salle d'attente ou un coffre-fort ne participe pas au PIB!
• l'achat d'actions du CAC40 (via un PEA ou non) ou la souscription d'OAT (via un contrat d'assurance-vie) ne crée pas non plus d'emplois!
• à l'inverse, un investissement dans une PME de croissance (et c'est particulièrement vrai pour les PMEs du numérique) va pour l'essentiel en salaires pour payer des collaborateurs qui travaillent, produisent et génèrent du PIB ... (et, en sus, paient des charges sociales et des impôts...)

Taxer le capital investi dans une PME de croissance plus que l'immobilier, l'art ou des placements de père de famille, c'est totalement nier cette contribution à la croissance que nous recherchons. Taxer ce capital comme le travail c'est nier à la fois le risque pris (on peut tout perdre si l'entreprise connait des difficultés) et l'illiquidité associée (les business angels ou investisseurs en capital restent souvent 7-10 ans au capital des entreprises).
Passer brutalement d'une taxation de 19+13,5=32,5% à 45+15,5=60,5% (voire plus si la CSG augmente encore et si on y ajoute des contributions exceptionnelles), c'est léthal et cela signifie condamner à mort l'économie et la croissance de notre pays!

• Quel entrepreneur peut accepter de mettre une grande partie de ses économies à risque et la quasi-intégralité de son temps pendant de nombreuses années quand il anticipe que plus de 60% de la valeur actionnariale créée ira à l'Etat dans le cas improbable (et pourtant à la base de sa motivation) où son aventure entrepreneuriale serait un succès?

• Quel investisseur peut continuer de financer et accompagner l'entrepreneur s'il sait que, s'il a eu la main heureuse, qu'il attend un temps totalement indéterminé et que les étoiles s'alignent, plus de 60% de sa plus-value sera préemptée?

• Quelle croissance peut-on générer sans entrepreneur et sans investisseur?

Une fiscalité qui ne tient pas compte du potentiel de création d'emplois, du risque et de l'illiquidité est une fiscalité aveugle, démotivante, démobilisante, destructrice de valeur... bref "anti-économique et anti-croissance"!

Si ce maelstrom fiscal est confirmé, la suite des événements est assez claire: au lieu de reprendre embauches et développement du business, les actionnaires menacés par cette confiscation vont passer le dernier trimestre 2012 à imaginer les moyens d'y échapper. Les mieux armés trouveront les moyens parfaitement légaux de le faire: interpositions de holding Luxembourgeoise (ou autres) pour les personnes physiques, délocalisation des équipes de gestion à Londres pour les gros fonds d'investissement, projet de déménagement des sièges sociaux et des équipes de direction pour les PME à forte dimension internationale. Seuls les petits, les artisans-entrepreneurs et les artisans-investisseurs resteront sans solution immédiatement actionnable...
2013 ne sera pas plus favorable à la croissance: les nouveaux entrepreneurs incorporeront leur start-up à Londres qui leur déroulera le tapis rouge, les projets de délocalisation ou déménagement seront pour partie mis en oeuvre, les entreprises en recherche de fonds, lassées de faire la queue à la Banque Publique d'Investissement, iront, pour celles qui le peuvent, lever de l'argent hors de France et les autres entrepreneurs devront essayer de se partager l'argent disponible au travers du dispositif ISF-PME... Tout le monde imagine bien qu'alors ce ne sera pas "Broadway" en termes de création d'emplois !

Je comprends que Madame Pellerin et Messieurs Cahuzac et Moscovici entendent bien ce qui est décrit ci-dessus. Arriveront-ils pour autant à convaincre Monsieur Hollande? Notre nouveau Président acceptera-t-il de ne pas entraver (voire castrer) ceux qui, pourtant pas riches, veulent créer des emplois, générer de la croissance et peut-être un jour, s'ils sont chanceux, devenir... plus riches tout en restant résidents fiscaux dans notre cher pays?
Les entrepreneurs de France l'espèrent, la création d'emplois en France en dépend.
 

Commentaires

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

jefferso a écrit le 11/10/2012 à 08:52 :

Francois Hollande n'était pas ,loin de là ,le meilleurs candidats , issu des primaires socialistes Ses qualités personnelles , la chance , et surtout la haine contre Nicolas Sarkosy avouée par beaucoup des électeurs ont contribué à le porter aux fonctions suprêmes , lui et ses affidés Pour ma part , et malgré mon opposition constante à NS sur la politique suivie en Afghanistan j'ai quand même opté pour NS et ses partisans Il semble , aujourd'hui , qu'effectivement FH ne sache pas ce qu'il faudrait faire pour mon Pays , et l'accusation récurrente de ses adjoints sur l'héritage laissé par la "droite ""ne peut pas encore longtemps lui servir d'alibi

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

McG a écrit le 10/10/2012 à 16:02 :

Il y a de l'abus... mais pas du côté de la loi, mais du côté des "pigeonnés" ... ont-ils bien compris le fond sur la forme ? et ne jouent-il pas sur la forme pour tromper sur le fond ? Qui est le pigeonné dans l'histoire ?

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

To a écrit le 04/10/2012 à 17:11 :

Franchement, si vous avez le temps de vous préoccuper de votre taux d'imposition des plus-values ou de l'ISF, (a) votre carrière de "créateur d'emploi" est probablement derrière vous et (b) vous venez effectivement de toucher le "jackpot". Alors trouver que 60% c'est un peu beaucoup, certes, mais un peu de dignité s'il vous plaît. Le problème c'est de faire la différence entre un fondateur de PME qui retire son capital et le multimillionnaire qui profite de la faible taxation des plus-values pour gagner de l'argent en dormant avec ses placements diversifiés... Beaucoup de commentaires pour se plaindre des impôts alors que c'est si dur d'entreprendre... Mais plutôt que de demander à ce qu'on vous simplifie la vie (impôt sur les sociétés progressif ? Revenu minimum universel pour vous soutenir un peu pendant le démarrage ? CMU pour tous, y compris les entrepreneurs dont le statut professionnel est un peu flou ? Formalités administratives simplifiées ? Procédure de faillite accélérée ?) c'est "mon jackpot mon jackpot mon jackpot". Et si vous voulez qu'on vous respecte, expliquez ce que vous faites, pourquoi vous le faites et arrêtez d'insulter les soi-disant planqués dont vous ne savez rien. Les gauchistes ne sont pas tous des monstres aux dents pointues. Sans les braillements, on communique mieux. -- T., chercheur, 4 ans de post-doc aux 4 coins du globe, écoeuré des USA, séparé de 2000km de sa femme et son enfant, qui attend son jackpot à lui: un poste de fonctionnaire dans le recherche publique, parce que ce qu'il fait n'est pas commercialisable.

erich a répondu le 04/10/2012 à 23:33:

Une démarche logique et cohérente: En France il faut en effet de plus en plus être masochiste pour vouloir poursuivre une activité hors de la fonction publique (recherche ou autre) et bien plus logique de choisir celle-ci. Une seule question (ni de droite, ni de gauche - juste pratique) - lorsque tous les Français auront suivi votre cheminement jusqu'à sa conclusion logique (pour vivre sans soucis, soyons/devenons fonctionnaire), qui restera-t-il pour payer tout ce beau monde?

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

ddabdul a écrit le 04/10/2012 à 13:36 :

c'est pourtant pas complique d'aller vivre un an a Bruxelle le temps de vendre sa boite de toucher la plus value en franchise d'imposition et de revenir en France apres !!! Ceci dit s'il y a des entrepreneurs parmi vous, location meubles courte duree a Bruxelle pourrait faire un tabac

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

erich a écrit le 04/10/2012 à 05:44 :

Je ne pense pas que les taxes (bonnes ou mauvaises) aient un réel impact dans la décision que prennent certains d'entreprendre ou non. Par contre, surtout dans des domaines facilement délocalisables, cela peut fortement influencer le lieu où ces entrepreneurs choisiront d'entreprendre (et donc de créer des emplois, si ils réussissent dans leur entreprise)... Le vrai problème en France n'est donc pas ces taxes (assurément contre-productives) mais plutôt cet antagonisme permanent (et assez hallucinant du point de vue d'un créateur de start-up à l'étranger) entre les patrons d'un coté, les employés de l'autre, les syndicats d'une troisième et les actionnaires d'un quatrième! Le jour où tous comprendront qu'un bateau avance plus vite quand tout le monde rame dans la même direction (ce qui suppose bien sûr que le capitaine soit respecté de son équipage, et donc respectable, chose malheureusement visiblement trop rare en France où nombre de patrons semblent préférer des comportements souvent discutables...), le jour où ceux qui sont à fond de cale comprendront que si le bateau coule ils resteront les premiers à boire la tasse et qu'il leur serait donc préfèrable d'arrêter de sauter à pieds joints au fond du navire pour l'enfoncer plus vite, le jour enfin où tout le monde sera libre de circuler comme il veut dans le monde du travail (donc les entreprises de licencier quand elles le souhaitent ET les employés de partir sans préavis dès qu'ils le souhaitent AUSSI), ce jour là les choses commenceront à s'améliorer. Comme tout progrès de ce type sera forcément lent et nécessitera une confiance réciproque depuis longtemps bafouée de part et d'autre, ce n'est malheureusement pas près de se produire. Bref, bon courage à ceux qui restent...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Wallon a écrit le 04/10/2012 à 00:13 :

J ai transféré ma société il y a un an et demi au Canada après avoir fait le constat que la France est un beau pays quand on est prof agrégé ou retraite de la SNCF mais pas quand on entreprend. Même si la loi de finances est remaniée cela n enlevé rien au constat qu il vaut mieux investir dans les pays anglo-saxons ou asiatiques, qui ont la culture de la réussite individuelle. Donc, entrepreneurs français vous seriez peut-être bien inspirés de faire vos valises avant que des contraintes réelles ne vous empêchent de quitter le pays (exit tax puissance 10 etc)

David a répondu le 04/10/2012 à 09:42:

Et au Canada, vous vous déplacez avec votre indispensable 4x4 pour partir en weekend plutôt que de prendre le train parce que le réseau ferré n'est pas à la hauteur ? Et puis vos enfants, ils sont en école privée ? Enfin, quand vous aurez bien mis de l'argent de côté, que vous serez un peu plus vieux, un peu plus sage et un peu plus nostalgique, vous reviendrez en France parce que tous comptes fais...

Mathias a répondu le 10/10/2012 à 17:34:

Je suis sidéré par cette réponse ! Je la trouve complètement déplacée et hors de propos, ne révélant que de la frustration et de l'immaturité. Nous sommes ici pour avoir un débat quant aux décisions prise par le gouvernement et les impacts qu'elles peuvent avoir sur la création d'emplois et de ressources. Vos procès d'intentions ne mènent nul part et vous ne faites que polluer ce forum. Merci d'avoir plus de consistance dans vos réponses et que leur objet puissent intéresser tout le monde.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

FlyingY a écrit le 03/10/2012 à 20:42 :

Depuis presque 25 ans, j'ai créé plusieurs entreprises aux USA et en France. Certaines ont réussi, d'autres ont échoué. Je peux vous dire que toutes les personnes que je connais chez les entrepreneurs et les investisseurs français sont atterrés. Nombre d'entre eux partent ou sont déjà partis. Ou renoncent à leur prochain projet. Le gouvernement commence à réagir, accompagné par des articles lénifiants de la presse bien pensante, comme celui-ci : http://www.liberation.fr/economie/2012/10/02/entrepreneurs-des-pigeons-pas-si-plumes_850287 Ils commencent sans doute à réaliser le ratage de communication. Alors bien sûr, les entrepreneurs ne sont pas idiots, nous avons bien compris que certains paramètres comme le nombre de parts, certains abattements, etc., limiteront la casse - ou tout au moins reculeront l'arrivée dans les tranches les plus hautes. Mais la tranche des 45%+CGS sera atteinte, surtout si vous avez bien réussi - ce qu'on vous souhaite (normalement) ! Le reste des aménagements n'est qu'une usine à gaz illisible d'Enarque qui joue avec Excel. Pire, elle impose des modèles qui n'ont parfois rien à voir avec la réalité : par exemple, votre start-up n'a pas vocation à exister encore le jour où vous prendrez votre retraite. Quant aux autres outils, comme par exemple le crédit impôt-recherche, il n'est qu'une façade inapplicable dans la plupart des cas (j'ai testé : soyons sérieux, il n'y a pas de recherche innovante dans le développement d'un site Web). Tout ceci montre que nos chers dirigeants politiques (quel que soit leur bord) et hauts fonctionnaires ont une conception du développement d'une entreprise qui date de Jaurès et de Ford. On peut le comprendre, après tout ils n'ont jamais bossé dans une PME, et encore moins créé quoi que ce soit, et surtout pas en sacrifiant leur vie personnelle pendant des années. Et c'est d'ailleurs la vraie raison pour laquelle les entrepreneurs hurlent. OK, le mouvement des "pigeons" est peut-être une caricature ou une manipulation, mais il suscite des réactions symptomatiques du ras-le-bol général. Il n'y a qu'à lire les commentaires à cet article. Car qu'est-ce qu'être entrepreneur ? C'est accepter d'avoir 1 chance sur 4 de réussir (les capital-risqueurs parlent d'1 sur 10) en bossant les premières années 7 jours sur 7 sans se payer (j'ai testé), en étant le dernier à se verser un salaire dans la boite (j'ai testé), sans protection sociale (j'ai testé), à se demander s'il y a assez de sous en banque pour payer les salaires et les fournisseurs à la fin du mois (vous verrez, vous passerez de bonnes nuits), à subir des contrôles fiscaux persos répétés (vous y aurez droit automatiquement en tant que gérant), à vous débattre dans les délices administratifs (code du travail, législations multiples, déclarations...) au lieu de vous consacrer à votre business, à sacrifier votre vie de famille (mon épouse et mes enfants ont testé), etc., etc. Alors, oui, au final, vous toucherez peut-être le Jackpot. Peut-être. Est-ce immérité ? Je ne crois pas, en tout cas pas au regard des risques et des sacrifices. Alors si on vous prend tout, il vous restera la consolation d'avoir créé quelque chose de vos propres mains, d'avoir vécu une aventure hors du commun, d'avoir rencontré/embauché des gens exceptionnels, et d'avoir contribué à créer de la richesse et de l'emploi. Bien sûr. Mais ce n'était pas que cela le contrat moral de départ. Désolé. Voilà pourquoi les entrepreneurs hurlent.

arnaud_v a répondu le 03/10/2012 à 21:10:

100% mon opinion

Lynx26 a répondu le 04/10/2012 à 01:25:

Excellente analyse. Le problème de fond vient du fait que, à part les entrepreneurs, personne n'a la moindre idée de ce qu'endure un entrepreneur. On ne parle que de quelques exceptionnelles réussites, jamais des échecs (50% des entreprises ne tiennent pas 3 ans), et encore moins des difficultés rencontrées. Combien de Français osent quitter leur confortable situation de salarié ou de fonctionnaire pour choisir le statut le plus précaire qui soit ? Combien de Français sont prêts à risquer l'équilibre de leur couple et de leur famille pour mener à bien un projet que beaucoup qualifient d'insensé ? Combien de Français misent toutes leurs économies dans un projet à l'avenir plus qu'incertain ? Combien de Français acceptent de travailler pendant plusieurs années, 70h par semaine, sans être rémunérés ? Et combien de Français sont prêts à affronter les conséquences que cela peut avoir sur leurs proches ? Beaucoup de Français rêvent de créer leur entreprise. Les autres rêvent de ne plus avoir de patron. Mais combien sont prêts à tous ces sacrifices ? Pour ma part, j'ai quitté un confortable poste d'ingénieur pour créer ma société. Mon concept est innovant. Mon projet est passionnant. J'y ai mis toutes mes économies. Après plus de 5 ans à affronter vents et marées, je ne gagne toujours que la moitié du SMIC. Pourtant, je suis convaincu que j'apporte quelque chose à la société, que je crée de la valeur, de l'emploi. Donc je m'accroche. Au fond de moi-même, j'espère tout de même que cela paiera un jour, que je pourrai bientôt vivre dignement de cette activité, et que, si un jour je revends ma société, cela me permettra, enfin, d'avoir un réel "retour sur investissement". Les hauts-fonctionnaires de Bercy n'ont pas ses problèmes : ils ne se sont jamais posés la question de savoir si leur paie allait, ou pas, tomber à la fin du mois. Ils planifient tranquillement leurs prochaines vacances en famille. La France doit faire des efforts ; eux ne seront guère touchés. La retraite approche petit à petit ; il suffit de préserver les acquis. C'est évident : il faut vraiment être fou pour entreprendre. Mais que serait la France si nous étions tous salariés ou fonctionnaires ?

marcriembaultgmail.com a répondu le 04/10/2012 à 10:04:

Bien décrit. Je voudrais apporter mon très modeste témoignage, pourtant fréquent en nombre. J'étais enseignant en milieu spécialisé, avec la certitude d'un poste de cadre de la santé dans l'année. J'ai choisi de devenir artisan, d'apprendre un métier qui pour moi était une sorte de passion. Et, 30 ans de suite, j'ai mené la vie de l'auto-entrepreneur, avec les sacrifices que vous décrivez, et dont j'espérais tirer un certain profit. Résultat : moins de "salaire" que celui qui m'était assuré, une retraite qui n'est que minimum, insuffisante pour une maison de repos décente, et je m'aperçois que d'avoir travaillé jusque 72 ans m'empêche de profiter d'un repos pourtant...mérité ! Et de plus, mes amis et connaissances sont maintenant isolés d'un point de vue sur l'argent : pour eux, c'est virtuel, arrive sur leur compte bancaire, sans imprévu. Et pour eux, un artisan est un homme qui est trop cher payé, qui est forcément riche, puisqu'il peut dissimuler une part de ses recettes. (J'ai fait le tri, chez mes "amis", mais ça, je ne le regrette pas !). J'ai aussi eu des employés, payés plus régulièrement que moi... Je peux dire que j'ai mené la vie d'un homme heureux avec ce travail, mais que le prix en a été un peu...élevé..

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

PG008 a écrit le 03/10/2012 à 17:15 :

Je m'étonne de la surprise créer par les différentes mesures imposées par ce président improbable. Il avait durant la campagne déjà annoncé une partie de ces mesures stupides, incohérentes et dangereuses. Le parti au pouvoir privilégie l'idéologie à la réalité. Ils seront les fossoyeurs de la France. La France est un pays médiocre, les gens au pouvoir ne sont que les représentants élus de cette médiocrité. Pour ma part, je suis parti aux US pour créer ma société, car je ne supporte plus de voir plonger mon pays.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

jpd007 a écrit le 03/10/2012 à 13:15 :

Bravo pour cet article salutaire, mais vous donnez l'impression de découvrir les socialistes, un parti de fonctionnaires qui a comme objectif premier de ne pas mécontenter la caste qui l'a élu. Comment expliquer autrement, le refus de boucler les déficits (en particulier des retraites des fonctionnaires et de la SS) autrement que par la hausse des prélèvements? Un fonctionnaire pense qu'on peut créer des emplois que dans le secteur public, le secteur privé ça fait des profits et on ne peut être que contre et donc les confisquer par le biais des impôts. (ce qu'on a pas encore compris c'est comment les fonctionnaires vont payer leurs impôts quand il n'y aura plus d'entreprises privées?) Le mérite de votre article est de montrer concrètement que certains impôts tuent les entreprises et donc vont faire fuir les responsables de la croissance. Il n'y a pas de création d'emplois (productifs) sans profit (c'est une idée inconnue chez les fonctionnaires qui ont le pouvoir politique, le monopole du pouvoir culturel (l'enseignement) et l'influence chez les médias. Nous avons les politiques que nous méritons.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

John a écrit le 03/10/2012 à 11:51 :

Le problème de base est la chasse aux riches. C'est la mentalité française qui est complètement a coté de la plaque. Etre socialiste, c'est être généreux avec l'argent des autres.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Coink a écrit le 03/10/2012 à 00:18 :

Issu d'une famille d'entrepreneurs, je quitte la France et vais employer des asiatiques moins chers, au moins j'arrêterais de payer pour des fainéants.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Gallicus a écrit le 03/10/2012 à 00:00 :

Il y a sept ans, après m?être planté une première fois comme beaucoup de primo-entrepreneurs français, j?ai virtuellement installé mon entreprise de développement de systèmes d?accès dans un pays fiscalement et administrativement accueillant (pas de paradis fiscal, ça attire l?attention !). Création online d?une société étrangère avec nominé, location d?une adresse postale réelle et d?une boite du même nom pour notre siège, achat d?un numéro de téléphone et de fax avec les préfixes de mon pays d?accueil virtuel, engagement d?un expert comptable pour tenir nos comptes fournisseurs et clients et la préparation de nos documents administratifs et fiscaux, etc. Pour le reste, je suis resté tranquillement à mon domicile en région parisienne d?où je conduis à distance les activités de mon entreprise et coordonne notre réseau de collaborateurs (contractuels seulement, aucun employé) et de sous-traitants. Ne démarchant ni n?acceptant aucun client français et ayant un train de vie très discret (et la profession de mon épouse justifiant mon apparente inactivité), je n?attire l?attention de personne d?autre que mes fidèles clients à qui je consacre l?essentiel de mon énergie professionnelle. Ce business model d?activités « distribuées » n?est sans doute pas pour tout le monde, mais cela m?a permis d?être actif et productif et de réussir professionnellement sans être livré à la vindicte populaire, ni taillé à merci.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Kren a écrit le 02/10/2012 à 21:34 :

Après avoir lu cet excellent article, faites comme les quelques quinze mille français qui vous ont précédés, venez vous installer à Austin, Texas, une ville agréable dans un état accueillant et dynamique et une imposition qui ne spolie pas les entrepreneurs.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

CADOUDAL a écrit le 02/10/2012 à 20:54 :

Je pense pouvoir exprimer la pensée des petits actionnaires de ce pays. Sachez que sous l'ere socialiste, nous les petits épargnants, nous ne mettrons plus d'argent en bourse, nous n'investissons plus, nous gelons toute initiative car à quoi bon investir sous l'ere Hollande. Nos maigres économies sont grignottées tous les jours, et tout ça pour alimenter le fonds de comlmerce des socialistes, à savoir les étrangers, les demandeurs d'asiles,les R&égion s dispendieuses etc.. Tout bon économiste qui se respecte, sait que sans les investisseurs privés, pas de relance.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

THM a écrit le 02/10/2012 à 18:21 :

C'est simple, en France ils nous faut plus d'entrepreneurs. Sinon on finira tous à l'étranger comme beaucoup dont je fais parti. Quel dommage qu'un pays comme la France (et ses citoyens) ne soit même pas capable de s'en rendre compte....

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pat34 a écrit le 02/10/2012 à 16:52 :

Quand on taxe à 64,5% les plus values, OUI, on n'en a rien à faire des starts ups et des entreprises (quant à la décote pour longue détention d'actions, c'est de la foutaise: la date demarre au 1/1/2013 !! Si vous possédez des actions depuis 10 ans, ça compte pour zéro). Zéro pointé donc à notre gouvernement de fonctionnaires coupés des réalités: à par les impôts et la valeur de leur "point", ils ne connaissent rien !!!

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

HCO a écrit le 02/10/2012 à 13:12 :

Si je comprends et partage en partie le débat de fond de cet article, il est dommage de tomber dans la facilité en affirmant "... la croissance ne crée pas d'emplois, c'est l'emploi qui crée la croissance ...". Les raisonnenements ne sont pas noirs ni blancs. De la même manière qu'il n'est pas inconcevable de corriger des écarts souvent injustes entre fiscalité du capital et du travail, en essayant de ne pas flinguer les créateurs d'entreprises, on peut concevoir qu'il n'est pas moins ... simplificateur, d'affirmer que c'est "l'emploi qui crée la croissance" plutôt que "c'est la croissance qui crée l'emploi".

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

pascalh a écrit le 02/10/2012 à 09:54 :

La politique du gouvernement va faire fuir les forces vives du pays et créer du chômage ! Arghh. Mais où sont les créations d'emplois massives du précédent régime fiscal, plus motivant ? Ah, tiens il n'y en a pas. C'est ballot. Là ne serait pas le problème...

Saint Just a répondu le 02/10/2012 à 10:55:

Cher Monsieur, La France est le plus grand createur démploi en dehors de ses frontieres. Cela doit depasser le million. Nous avons cree avec mes enfants une societe au Canada, voici dix ans. Nous avons commences a quatre et avons aujourd'hui 350 salaries mieux payes qu'en France. Nous comptons nous etendre aux USA et atteindre les six cent salaries d'ici a 5 ans. J'ai revu mes comptes depuis 10 ans et mes suis amuse a recalculer bilan et comptes d'exploitation en imputant regles et taxes francaise. Nous aurions fait faillite voici 6 ans. Des francais nous ont propose de nous etendre en France. Nous n'avons helas pas les moyen de perdre de l'argent. Les francais attendront les emplois bien payes que nous offrons a des canadiens et des americains. Merci la droite et la gauche. Saint Just

George Bienvenu a répondu le 02/10/2012 à 11:05:

Vous ne connaissez pas les nombre négatifs ? Le socialisme va réduire encore davantage les créations d'emploi en faisant partir ailleurs ceux (les ignobles capitalistes) qui placent leur sale fric là où il rapporte le plus, par exemple, si vous empruntez pour acheter une voiture, préférez-vous un taux d'intérêt de 10% (genre Cofidis) ou un taux de 4.5% ?

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

verdarie a écrit le 02/10/2012 à 09:20 :

Voici un petit commentaire intéressant qui pourrait expliquer la difficulté pour la France de réduire les déficits. Déficits qu'il faut bien combler à un moment ou à un autre par des taxes. Chirac, Giscard, Juppé, Fabuis et les autres des retraités gâtés. En cet affrontement sur les retraites, il fallait que le gouvernement pour s'excuser devant les Français fasse un geste, une contribution à une réduction des rémunérations de ministres. François Fillon en a pris enfin conscience, c'est dire que cette réforme des retraites n'est en fait que politique, qu'elle fera mal à plus d'un, bien que des arguments concernant l'augmentation de l'âge des Français ne soit pas sans valeur, mais n'y avait-il pas une autre politique pour résoudre le déséquilibre du financement entre le nombre de salariés de celui des retraités, si. Alors François Fillon a jugé qu'il devenait nécessaire de demander à ses ministres de faire un effort en faisant le sacrifice du cumul des revenus de leur pension et de leur fonction, mais rien sur les parlementaires. «Percevoir un salaire de ministre et une retraite de parlementaire est absolument inadmissible depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008, qui permet à un ministre de retrouver son siège parlementaire après son passage au gouvernement, s'indigne-t-il. Cela ne s'appelle pas une retraite, mais un revenu complémentaire», voir ici . On ne peut que s'en réjouir. Les socialistes par la voix du député Bruno Le Roux porte parole de leur groupe à l'Assemblée va plus loin puisqu'il demande une refonte du système de pension des députés et sénateurs. Martine Aubry «déclare le plafonnement de la rémunération des élus Français. «C'est inacceptable qu'on gagne 19.000-20.000 euros par mois quand on a fait le choix de l'intérêt général !». Alors j'ai essayé de déterminer ce que touchent certains hommes politiques importants sachant qu'il est bien difficile de connaître leurs revenus ce qui en France reste tabou alors que ce sont des revenus payés par les Français qui devraient être connus de tous. La palme revient sans contestation possible à Jacques Chirac, il dépasse d'un peu plus de 2.000 ? ce que perçoit Giscard. La Tribune.fr nous dévoile les revenus des grands de la politique qui en ont fait leur métier. Un point commun l'École Nationale d'Administration, qui forme nos grands hommes politiques et commis de l'État, après le concours externe des étudiants venant d'une grande école Sciences Po, Polytechnique pour la voie royale ou d'une école de commerce, d'ingénieurs, ou normales supérieures. Ces politiques qui ont fréquentés les ors de nos palais n'ont pas à se plaindre d'autant qu'ils ont eu un travail honorifique consistant le plus souvent à parler et parfois en disant et faisant le contraire de ce qu'ils avançaient. La politique n'est pas une science exacte, elle n'implique pas de sanctions si les promesses ne sont pas tenues, le seul verdict est celui des urnes et comme les Français ont la mémoire fragile ils peuvent aisément se faire réélire soit à l'Assemblée nationale soit au Sénat quand ils sont plus âgés ce qui est encore mieux pour les avantages pécuniaires, appointements et retraite. Comme l'écrit La Tribune.fr l'homme politique préféré des Français, La Tribune ce qui n'engage qu'elle, serait Jacques Chirac. Il cumule plusieurs pensions comme ancien conseiller référendaire à la Cour de cassation, malgré qu'il n'y aurait pas fait acte de présence depuis 1967, comme ancien président de la République, lui procurant 5.300 euros net par mois, ainsi que des avantages matériels d'ancien maire de Paris et d'ancien conseiller général de Corrèze... Au total, 19.000 euros par mois auxquels il convient d'ajouter son indemnité de 12.000 euros de membre de droit du Conseil constitutionnel. Soit environ 31.000 euros mensuels pour vivre. A cela en tant qu'ancien président de la république il bénéficie d'un appartement de fonction pouvant faire bureau, d'un secrétariat et d'une voiture avec chauffeur pour ce que l'on peut connaître. Valéry Giscard d'Estaing est à 2.000 ? avec sa retraite d'ancien inspecteur général des finances, d'ancien élu local du Puy-de-Dôme, et d'ancien président de la République, soit environ 17.000 euros plus, comme Chirac, 12.000 euros du Conseil constitutionnel. Il devrait avoir les mêmes autres avantages que ceux de Jacques Chirac, bien que ce ne soit pas certain. En outre, en tant qu'académicien il doit percevoir une rémunération que je n'ai pu définir, pourtant ce ne sont pas des bénévoles, il devrait avoir autant que Jacques Chirac sinon plus. Alain Juppé a demandé la liquidation de sa pension d'ancien inspecteur des finances qui serait d'un peu plus de 6.000 ? par mois. A cela, il faut ajouter en tant que maire d'une grande ville de plus de 100.000 habitants 5425 ? bruts en 2008. A partir de 60 ans depuis 2007 un député ou un sénateur peut demander la liquidation de sa retraite qui s'élève en proportion des mandats qu'il a effectués. Un mandat de cinq ans suffit pour lui assurer une retraite de 1553 ? par mois, pour deux mandats elle passe à 3096 ? et pour trois mandats à 4644 ? jusqu'à un plafond de 6192 ?. Alain Juppé à 65 ans n'étant plus député il a demandé de percevoir sa retraite d'ancien parlementaire. Il a cinq mandats de député ce qui lui donne 6192 ? par mois, et en plus il a deux mandats de député européen. La retraite d'un député européen est de 1400 ? pour un mandat de 5 ans et de 2500 ? au bout de 10 ans. Or Monsieur Juppé a exercé deux mandats il peut donc percevoir 2500 ?. Dans l'hypothèse du cumul de ses retraites avec sa pension et son salaire de maire, il peut percevoir 21.117 ? par mois. Laurent Fabius en tant que Maître des requête au Conseil d'État puisqu'il a demandé sa liquidation devrait toucher 4000 ? par mois, (ce qui est curieux étant donné que le titre de Maître des requêtes au Conseil d'État est supérieur, dans le rang, à celui d'inspecteur des finances, il devrait percevoir plus qu'Alain Juppé), toujours député il a un mandat européen et de nombreux mandats d'adjoint au maire du grand Quevilly. Il est actuellement président de la CREA. En tant que député il touche une indemnité parlementaire de base : 5 443,61 ? brut mensuel, une indemnité de résidence : 163,31 ? brut mensuel, une indemnité de fonction : 1401,73 ? brut mensuel. A cela peut s'ajouter : des frais de mandat (frais de représentation) : 5 837 ?, crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs ou assistants : 9 021 ? (si la somme n'est pas totalement utilisée, la différence peut être versée au groupe politique du député, sinon, elle reste acquise au budget de l'Assemblée Nationale). En conclusion Laurent Fabius perçoit 27265 ? par mois. En conclusion ces hommes politiques perçoivent, Jacques Chirac 31.000 ?,+ Valéry Giscard d'Estaing 29.000 ? +, Alain Juppé 21.117 ?,+ Laurent Fabius 27265 ?+, sans prétention d'exactitude. Pour Ségolène Royal «L'engagement politique, c'est servir, ce n'est pas se servir». Sur Canal +, Ségolène Royal a estimé de son côté que «le mauvais exemple venait d'en haut» en France depuis quelques années, appelant à une «remise en ordre». «Quand Nicolas Sarkozy est arrivé, avec François Fillon, ils se sont augmenté de 150 % leur salaire, ils ont augmenté le salaire des ministres de 150 % et ils ont laissé croire qu'en contrepartie il n'y aurait aucun cumul possible», a-t-elle dit. L'engagement politique, c'est rendre des comptes sur l'efficacité de son travail et c'est dominer le train de vie de l'État et des collectivités publiques, a-t-elle insisté. «L'indécence des révélations sur les salaires ministériels, «ces gens-là qui s'apprêtent à remettre en cause le droit à la retraite pour les ouvriers, les employés, les cadres et qui se permettent de se comporter comme ils se comportent» cela nécessite une remise en ordre d'un certain nombre de comportements si l'on veut que la parole de l'État reste crédible, a-t-elle ajouté. Pour les sénateurs ce n'est pas mal non plus, indemnité mensuelle 6952,91 brut, nette 5381,39 ? plafonnement des indemnités supplémentaires pour autres mandats 2700,16 ?, indemnité représentative de frais de mandat 6684,86 bruts, crédit affectés à la rémunération de collaborateurs 8949 ? par mois, soit : 25286,93 ? bruts. Avantages : carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF. en 1ère classe. Taxis gratuit à Paris. Prêt immobilier avantageux. Durée du mandat : 6 ans depuis 2004. Pour les députés c'est pareil mais mandat de 5 ans. Nos hommes politiques ne sont pas malheureux et on comprend pourquoi beaucoup s'opposent au cumul des mandats sur l'argument fallacieux de prétendre qu'il permet d'être informé de la température de leurs concitoyens s'ils n'ont pas une fonction de maire d'une grande commune

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Paul7 a écrit le 02/10/2012 à 00:42 :

Malheureusement, la complainte de l'entrepreneur est inaudible par la plupart des gens qui n'ont jamais tenté l'expérience. C'est triste mais c'est humain. Chacun, en toute bonne foi, trouve les arguments pour justifier que sa posture personnelle est la bonne. L'entrepreneur qui est devenu riche grâce à son travail va conchier les rentiers et les héritiers nés avec la cuillère ds la bouche. L'entrepreneur qui n'a jamais réussi à vendre sa boîte va dire que c'est normal de taxer ceux qui ont vendu vite. Celui qui n'a jamais monte de boîte alors qu'il y a plusieurs fois pensé mais jamais pu ou oser va dire que les entrepreneurs sont des arrivistes avides d'argent. Et ceux qui n'ont jamais à aucun moment rêvé de monter leur business, ceux-là se foutent probablement complètement de tout ça. Un des arguments les plus comiques, qui illustre la jalousie sous-jacente auto-justificatrice, c'est celui des "bons" entrepreneurs qui triment comme des ânes, créent des emplois mais avec une entreprise qui vivote tout juste, sans créer de véritable richesse pour son créateur. Cet exemple est porté en exergue par les entrepreneurs qui sont dans ce cas-là, par ceux qui n'ont pas créé d'entreprise mais qui auraient secrètement aimé, et par les autres qui essaient d'imaginer un système socio-capitaliste compatible avec leur propre condition. Mais la réalité, c'est que ce qui motive le type qui largue son job pour monter une baraque à frite, ce n'est pas l'amour des frites et des hot dogs, c'est le secret espoir que son affaire va marcher, qu'il pourra ensuite en acheter une autre puis deux et trois, mettre des gens pour s'en occuper, s'acheter une belle baraque avec vue sur la mer dans laquelle il pourra inviter Monique qui est si jolie et l'épouser. Et ensuite ils iront au ski avec les enfants et il paiera une maison à ces parents. Et ce monsieur, il ne veut pas écraser les autres. Il ne veut pas exploiter les gens qui vont venir bosser dans sa baraque. Ce monsieur c'est vous et moi. Et si on lui dit : coco t'as le droit de monter ta baraque à frite mais va pas commencer à t'imaginer que tu va être le roi du pétrole, et bien il va plutôt se contenter de toucher des allocs et dire que Monique, c'est une...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Au pays de Hole Land... a écrit le 02/10/2012 à 00:32 :

Le RACKET c'est sur les ventes effectuées antérieurement au projet de loi depuis le 1er janvier 2012, avant même l'élection de Hole Land, avant même qu'il ait un soupçon d'idée de son programme présidentiel... Pour les autres, il s'agira de s'adapter et de trouver la parade... L'avenir est compromis pour les entrepreneurs, mais le fait de connaitre la loi est un avantage qui laisse la possibilité de s'y adapter. Nul doute que les Business Angel professionnels trouveront la parade à l'étranger comme en France. La nouvelle fiscalité sur les plus values mobilières est sensée rapporter 1 milliard en 2013 et 400 millions en 2014. Les calculs ont déjà intégré l'adaptation des investisseurs. Ce que tout le monde oublie, c'est que la loi de finance a pour premier objectif, par son caractère rétroactif, de plumer ceux qui ont pris leur décision depuis le 1er janvier 2012 sans possibilité de montage ou de parade, car ignorant l?ampleur du racket fiscal dont ils allaient être victimes. Je suis dans ce cas après avoir vendu, en avril, la société que j'avais créée avec mon associé... Nul n'est sensé ignorer la loi, mais comment connaître une loi qui n'existe pas encore et qui lors de sa promulgation ne se contente pas de modifier à la marge les conditions d'une vente, mais les modifie, à tel point, qu'en toute connaissance de cause la vente n'aurait pas été conclue. Derrière cette question, se pose la question de la justice, de la propriété, et du pouvoir abusif des politiques... Et qu'on ne m'explique pas que les lois de finances sont par nature rétroactives, ce que l'on appelle communément la petite rétroactivité. Cette petite rétroactivité s'applique, dans le cas présent, à la vente exceptionnelle d'une entreprise constituant un patrimoine fruit d'un travail qui ne se concentre pas sur une année mais sur plusieurs années de sacrifice, de stress, de prise de risque, de création de valeur... et ce fruit est taxé à la date de la vente sur son intégralité et à 60,5% au lieu de 35,5... au même titre qu'une action détenue par un petit boursicoteur ou un sleeping partner... Le RACKET a commencé et j'en suis victime comme des milliers d'autres... Bienvenue au pays de Hole Land...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

bon sens a écrit le 01/10/2012 à 23:08 :

il n'est pas normal de changer les règles du jeu après le match; multiplier par plus de 2 le taux de l'impôt sur les plus-values sur la vente des titres des PME démontre une méconnaissance totale des mécanismes économiques. Cette disposition va geler l'expansion et le développement des PME qui se financent auprès de Business Angels ou dont les associés sont obligés de vendre des actifs qu'ils possèdent pour financer leur entreprise.De nombreux créateurs d'entreprises dont certain ont leur entreprises avant le 28 septembre m'ont dit qu'ils étaient obliger de geler leur projet de développement de leur entreprise dès lors que la cession de leurs titres à une entreprise plus importante entraîne un impôt avec des prélevements sociaux de plus de 60%. Prenons1 exemple sur les plus-values. monsieur X célibataire vends sa société qu'il a créé il y a 4 ans pour 1 .200. 000 d'euros il a investit dans sa société au début 1. 000. 000 d'euros .Il est soumis à la tranche de 45%; lors de la vente de sa société en février monsieur X avait prévu de payer environ 34% d'impôt soit 68 000 euros, il en payera en fait 120 000.avec les nouvelles dispositions;il lui reste net 80 000euros; en prenant comme hypothèse une inflation réelle de 2.5% par an soit environ 10% au totall de 1 000 000 correspondant à 100 000 MONSIEUR X a en fait perdu 20 000euros (200 000 - 120 000 - 100 000) beau résultat pour un entrepreneur !,

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

VosConseils? a écrit le 01/10/2012 à 22:04 :

Vous faites concrètement quoi si cette loi passe ?

Toto a répondu le 01/10/2012 à 23:00:

Singapour, Maurice, HK, Londres, au choix ... Je refuserai d'être exploité et de contribuer à une politique qui met sur un même pied d'égalité le trading et les start-up.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Toto a écrit le 01/10/2012 à 21:40 :

Il faut que quelqu'un dise aux politiques d'ARRETER DE PRESERVER l'emploi et pour ENCOURAGER LA CREATION d'emploi.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Dommage a écrit le 01/10/2012 à 21:33 :

Ma première boite était française. Ma deuxième est à Singapour. Ma troisième devait être en France, elle sera à Londres. C'est vraiment dommage ! J'ai à chaque fois créé une trentaine d'emplois ... Tant que les politiques au sens LARGE de DROITE comme de GAUCHE auront pas fait un STAGE en PETITE ENTREPRISE ils ne comprendront jamais ...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pardon a écrit le 01/10/2012 à 21:30 :

J'aime la France, j'habite Paris et paie mes impôts en France. Il y a 10 ans, j'ai créé une entreprise, nous avons atteint 35 personnes. C'était dur, dur, avec les banques, avec l'administration et avec les équipes. Alors j'ai fauté ! 1er FAUTE : J'ai délocalisé, presque TOUT, nous sommes toujours 35 mais plus que 4 en France. Tout le monde est très heureux, bien payé, et c'est TRES SIMPLE ! Mon métier est INTELLECTUEL je ne suis pas dans l'INDUSTRIE ... 2ème FAUTE : il y a 2 ans j'ai créé une nouvelle entreprise mais cette fois à SINGAPOUR, si SIMPLE ... 3ème FAUTE : si cette loi PATHETIQUE passe, je fauterai une troisième fois et transfèrerai ma société en Belgique.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Thomas a écrit le 01/10/2012 à 21:18 :

J'ai vendu cette année, avant les présidentielles. J'ai fait le choix de rester en France, bien qu'habitant à 35 mn de Genève. À quelques mois de la fin de l'année, je ne sais toujours pas combien je vais payer d'impôt. Je sais que ce sera BCE plus que toutes les simulations que j'ai faites sur la base du barême 2011. J'ai l'impression de vivre sous une dictature: instabilité chronique et coercition aveugle. Je suis en train de développer une nouvelle boivent reprise. Mais cette fois, la France n'en récupèrera pas une miette. Dommage pour les chômeurs.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Xavier a écrit le 01/10/2012 à 20:30 :

Le PLF 2013 est la preuve que le gouvernement est pret a prendre des mesures absurdes et contraires a l interet de notre pays, et de son economie, juste par ce que certaines mesures sont populaires ("taxer les riches"), et n ayons pas eur du mot, demagogiques, un moment ou la popularite de ce gouvernement est en chute libre, et que le chomage, principale preoccupation de nos compatriotes, est en hausse. Malheureusement, ces mesures ne vont que decourager les entrepreneurs, pme, mais aussi grands groupes a ne plus investir en france, ce qui ne va faire qu aggraver le probleme du chomage. Petite correction a l article: le taux de taxation marginal en cas de cession est de 45pc+4pc taxe haut revenus + 15.5pc soit 64.5pc!!!!!!!! C est clairement de la spoliation a ces niveaux la, et ca decourage de travailler en france...

OliverChe a répondu le 04/10/2012 à 10:07:

Je reprends ton exemple... taux marginal à 45% Ce qui signifie que tu gagnes déjà plus de 150000 ? après abattement de 20% C'est déjà bien, je te félicite ;-) Au lieu de regarder le taux d'imposition, regarde ce qui te reste, ca t'évitera de faire un ulcère à l'estomac et tu vivras plus heureux ;-))

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Suggestion a écrit le 01/10/2012 à 19:57 :

Je ne souhaite pas polémiquer juste apporter une VIVE suggestion de bon sens au gouvernement, Le gouvernement fait le pari d'une croissance à 0,8%, il faudrait penser à éviter de casser les PMEs et start up L'entreprise de l'entrepreneur est un bien professionnel (et non un placement de "méchant et riche spéculateur"), Les conditions sont déjà clairement définis dans la loi pour définir ce que sont des titres considérés comme des biens professionnels puisque les biens professionnels sont exonérés d'ISF, Il suffirait donc d'étendre cela au cas des plus-values, et maintenir pour ces cas le barème actuel qui est honnête de 32%, élevé mais disons honnête. A 60% cela ressemble presque à du CHAVEZ, ou du CASTRO ... A quoi s'expose le gouvernement si il maintenait cette mesure totalement confiscatoire : Un phénomène très simple en Europe, la domiciliation des têtes de ponts des entreprise en dehors de notre cher pays, le montage est EXTREMEMENT SIMPLE au sein de l'Europe, et tout à fait accessible aux petits entrepreneurs ... Je prend le pari que si cette mesure est appliquée fleuriront les holding à Bruxelles, au Luxembourg et au Pays bas, Alors quel intérêt ? Bon c'est vrai que ça ne résoudra pas tout, car les entreprises pour se développer ont besoin de financement, et c'est déjà pas simple dans notre pays, alors là ça deviendra encore plus compliqué ... Mais déjà ne pas CONFISQUER le bien professionnel sera pas mal ...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

PAB a écrit le 01/10/2012 à 18:24 :

8 ans de travail, 50 emplois créés, 2 ans sans salaire en mettant toutes mes économies, revente puis plus-value confisquée... Plus jamais en France.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

JacquesAlexandre a écrit le 01/10/2012 à 18:14 :

Le jour où j?ai décidé d?arrêter d?entreprendre Après plus de 20 ans d?entrepreneuriat, la création de quatre sociétés et la participation à la création de quatre entreprises, aujourd?hui toutes encore actives, j?ai décidé en ce début d?automne 2012 d?arrêter d?entreprendre. Mon bilan d?entrepreneur n?est ni exceptionnel ni médiocre, j?oserais dire « normal ». Des réussites et des échecs? mais trois grands motifs de satisfaction : ? J?ai directement contribué à la création de plusieurs dizaines d?emplois, ? J?ai formé de très nombreux jeunes qui ont, depuis, connu des succès notables, ? J?ai mis ma famille à l?abri de difficultés financières pour quelques années (mais pas pour toute la vie, suis-je ici obligé de préciser). Les récentes décisions gouvernementales, visant notamment à taxer les plus values de cessions d?entreprise à une hauteur qui peut dépasser les 60 % (impôts et contributions sociales comprises) m?ont très profondément choqué. Qualifiés de « justes » par nos gouvernants, ces décisions sont, au contraire, d?une injustice totale. ? En taxant de la même manière l?entrepreneur qui cède sont entreprise (après des années d?efforts et parfois de sacrifices) et le spéculateur ou le boursicoteur qui ne fait qu?acheter et revendre du « papier » sans rien produire. ? En taxant à un niveau jamais atteint une plus value générée par une activité économique qui alimente les finances publiques dès le premier jour de son existence (le premier courrier reçu par un entrepreneur vient du Trésor Public). ? En permettant à l?Etat de prendre à la sortie la plus grosse part du gâteau en cas de succès, après avoir laissé l?entrepreneur prendre tous les risques. ? En donnant un signal fort vers l?investissement non productif (assurance-vie, placement immobilier, art,?), désormais moins taxé que l?investissement entrepreneurial qui génère des emplois et de la richesse pour notre pays. Elles reviennent à tuer l?entrepreneuriat. Elles handicapent lourdement les PME et les ETI (dont notre pays est tant dépendant) qui se consolident en rachetant des petites entreprises à leur fondateur. C?est une faute politique et économique dont nous paierons le prix dès les deux ou trois années qui viennent. Les entrepreneurs entreprendront moins, iront entreprendre ailleurs ou n?entreprendront plus. Mais la faute est aussi morale. Notre exécutif ose évoquer le « patriotisme » des chefs d?entreprise pour justifier de tels choix, comme si ce patriotisme se mesurait selon les impôts et taxes payées par les citoyens. Je me sens autant patriote que tout citoyen français qui aime son pays, conscient de ses droits et de ses devoirs, qu?il habite en ville, en banlieue ou ailleurs. Qu?il ait vingt, quarante, soixante ou quatre-vingts ans. Qu?il gagne mille, deux mille ou dix mille euros par mois. Comme l?immense majorité des entrepreneurs - n?en déplaise à nos dirigeants - je n?ai aucun état d?âme à payer des impôts pour participer à la solidarité s?il s?agit d?aider nos concitoyens les plus en difficulté ou de financer les missions régaliennes ou d?utilité publique. Mais je n?accepte pas que le fruit de mon travail disparaisse dans les centaines d?organismes d?Etat qui sont hors de contrôle, dans les congés payés de nos fonctionnaires territoriaux ou dans des créations de postes sans utilité et garantis à vie. Je ne supporte pas qu?un gouvernement ose lever deux fois plus d?impôts qu?il ne fait d?économie, en cette période de crise aigüe, tout en me faisant la morale et en laissant penser qu?il est nécessaire de rappeler les entrepreneurs à leur devoir de patriotisme. Je ne comprends pas comment pouvoir encore « attendre » la croissance en pénalisant autant le développement et l?esprit d?entreprise. En ce mois de septembre 2012, on a éteint ma petite flamme entrepreneuriale. Cela n?intéresse sans doute pas grand monde, mais, très chère France, tu viens de perdre un entrepreneur?. Paris le 30 septembre 2012

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

alileo a écrit le 01/10/2012 à 14:10 :

N'oublions pas que les Fabius sont une famille de grands antiquaires et de marchands d'art... Demandons-nous donc pourquoi depuis Mitterrand, la gauche ne taxe pas ce patrimoine...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

flefevre a écrit le 01/10/2012 à 08:29 :

Voilà cela faisait 4 ans que je commençais à agglutiner les informations pour créer une start-up, le go aurait du être en septembre 2013. Une start-up dans le domaine du séquençage haut débit et de l'environnement. Mais la clairement, si ce sont les conditions alors je préfère abandonner ce projet. a quoi bon prendre tous ces risques, en terme de capital, de santé , de vie de famille si c'est pour ne pas pouvoir revendre la boite le jour d'une opportunité avant les 12 ans, ne pas trouver de financeur prêt à m'accompagner pour 12 ans ...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

JR a écrit le 01/10/2012 à 08:09 :

Créateur de start-up il y a 3 ans, ayant mis l'essentiel de mes économies (gagnées uniquement à la sueur de mon labeur, je n'ai jamais hérité d'un centime) au capital de cette société, et employant aujourd'hui 40 personnes, je pensais pouvoir lever des fonds ce mois pour assurer la croissance de mon entreprise, mais ni les business angels ni les VCs ne sont plus disposés à mettre au pot dans ces conditions. J'avais également en projet la création d'une autre entreprise, mais il est clair que cette loi va me faire pour la première fois considérer mon expatriation, et quoi qu'il arrive, la création de mes futures entreprises se fera ailleurs qu'en France.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Sheerkhan a écrit le 30/09/2012 à 21:41 :

Serial entrepreneur depuis près de 20 ans, Business Angel ayant soutenu près d'une quarantaine d'entreprises, j'allais lancer une nouvelle société, mais là, trop c'est trop. Cette nouvelle structure sera basée en Asie, à Hong Kong précisément, avec des employés Chinois et Philippins.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Alex a écrit le 30/09/2012 à 20:22 :

Soutenez l'entrepreneuriat en soutenant l'e-manif qui a été créée ! http://www.e-manif.fr/Contre-le-Projet-de-Loi-de-finances-2013-et-pour-lEntrepreneuriat-en-France--emanif2-579.html

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

linspecteur a écrit le 30/09/2012 à 17:37 :

Le mot est lâché : le risque. Ces messieurs-dames du gouvernement ne savent pas ce que c'est puisque la plupart n'ont jamais vu une entreprise de près et n'ont jamais vraiment pris de risque puisqu'ils ont pour la plus grande majorité fait carrière dans l'administration. La notion de risque entrepreneurial leur est aussi étrangère que le risque de se faire écraser la nuit pour un hérisson qui traverse la route !

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

xavier-marc a écrit le 30/09/2012 à 17:21 :

Un sou est un sou donc il est logique que n'importe quel bénéfice soit taxé de la même façon, et pour la surtaxation de l'argent qui dormirait, l'inflation( ou les taxes foncières pour l'immobilier) s'en charge déjà. Ce qui est préoccupant dans ce pays, c'est le niveau général des prélèvements, car si on paye 20% de tva, 5% d'impôts locaux, les impôts nationaux devraient donc représenter 25% au maximum, pour ne pas dépasser le seuil psychologique des 50%; et dans ces impôts j'y place les CHARGES !! les charges sociales qui ont tué ce pays, ses emplois, on devrait être en plein-emploi logiquement, on a presque toujours été un pays de plein-emploi historiquement. Si vous ne pouvez plus économiser alors vous ne pouvez plus investir ni prévoir ni avoir de marge d'erreur en cas de prise de risque( par exemple juste déménager pour un nouveau boulot), et donc on reste attentiste et collé à son boulot, demandant au syndicat de faire pression ce qui bousille les relations de confiance entre employés et cadres et patrons. Une chose extraordinaire et nouvelle dans ce pays à faire, ce serait de ne dépenser que ce qu'il y a en caisse au lieu d'augmenter indéfiniment les prélèvements et la dette pour subvenir à figer le train de vie de certains. Et je dis aux politiciens, utilisez un peu votre cerveau, vous taxez de plus en plus ceux qui ont de moins en moins besoin de l'état, c'est inversement proportionnel, il est alors tout à fait logique que ces derniers, les plus inventifs intelligents et actifs, se barrent. Cela fait 20 ans qu'on parle de ce problème français de faire fuir son élite, tels des nouveaux protestants martyrisés par l'état central qui veut que tout le monde courbe l'échine devant lui. Le secteur privé n'a pas grandit depuis les années 80 à cause du pilonnage incessant sur lui, contrairement aux dépenses publiques qui n'ont fait qu'enfler; le secteur privé a déjà atteint son seuil de rupture ce sont ses fondations qui sont attaquées, c'est à dire la fabrication de médecins, d'entrepreneurs, d'intelligents, d'audacieux, et d'optimisme; car tout ceci ne reviendra pas avant des décennies même si les conditions s'amélioraient, il est trop tard, c'est comme une réputation, elle se détruit facilement il faut un temps énorme pour la reconquérir; et ainsi, paradoxalement, l'état qui a tout bousillé est devenu le dernier rempart à un effondrement style urss en france. Depuis l'élection présidentielle c'est le néant absolu pour faire repartir l'activité économique et le secteur privé et réformer les dépenses structurelles. On nous parle sans arrêt depuis 2002 qu'il faut arrêter la dette( en fait c'est l'Europe qui l'a demandé à nos dirigeants sinon ils n'auraient rien fait) et qu'est ce que ça a changé ? rien. Rien de tangible n'a été fait, juste quelques pansements ici et là pour gagner du temps. Qu'est ce que donc votre logique vous donne comme suite de la situation ?

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

lodeb a écrit le 30/09/2012 à 14:13 :

Pour moi, c'est maintenant réfléchi. Travailleur indépendant, consultant expérimenté en systèmes d'information pour le contrôle de gestion, depuis le second tour des élections législatives, j'ai perdu entre juillet et septembre mes deux principaux clients qui étaient totalement satisfait de moi et des gains de productivité que je leur apportais. J'ai compris cette semaine que cette compagnie d'assurance et cette banque, pourtant tous les deux française, ne misait plus aucun investissement sur la France. Mon client, le directeur financier, vient de partir au Canada pour créer une holding, tant dis que mon autre client installe ses services supports en Belgique. J'ai un ami avocat fiscaliste au sein d'un cabinet parisien internationalement renommé. Depuis juillet, tout va très vite : les entrepreneurs français et grandes entreprises qui en ont les moyens et ont des intérêts en France sont en train de se mettre en sécurité à l'étranger. Depuis 4 semaines, je n'ai plus de missions, plus de clients, et en tant que gérant de ma toute petite SARL, chaque journée sans travail et sans même me rémunérer me coûte 150 ? de dettes supplémentaires. Je n'en peux plus et je ne pense pas mériter cettte avalanche sur le dos des travailleurs indépendants qui sont au service des PME ou grandes entreprises. Je vais donc dès la semaine prochaine commencer à céder mes quelques actifs immobilisés : 20 000 ? au plus, régler avec mes dettes fiscales et sociales qui arrivent bientôt à échéance. et comme je n'ai trouve même pas de boulot salarié sur PARIS car à 41 ans, je suis un cadre bac + 5 technique (expertise comptable + informatique) trop expérimenté pour être exploité à 30 000 ? par an. Et si on ose demande 50 000 ? annuel, on n'intéresse plus aucune entreprise, c'est pourtant bien ce que je gagnais en moyenne ces 9 dernières années. Alors je liquide et je pars : Belgique, Suisse, Canada ou Grande Bretagne, je cherche et dès que je trouve une mission, je m'envole en laissant mes 4 enfants en France. Je n'ai pas le choix sinon c'est le RSA dès le mois de novembre, avec un RSA c'est le la commission de surendettement assurée pour arriver à un payer à loyer et nourrir ses enfants. Français, montrez que vous êtes mécontents. quittez ce pays qui a perdu tout bon sens. Quittez ce pays dans lequel l'Etat, les principales banques et compagnies d'assurance sont de mèches pour SURVIVRE SUR NOTRE DOS comme des parasites politiquement bien éduquées. Je pense que dans les mois à venir, à chaque emploi public national ou territorial créé, il y aura quatre actifs du privé qui s'expatrieront pour survivre et à ce rythme là, cela ne durera pas bien longtemps. Il n'y aura pas d'autres solutions que de réduire le MAMMOUTH qu'est devenu l'Etat les collectivités territoriales françaises et d'obliger nos pseudo services publiques à des gains de productivité comme c'est le cas dans le privé. J'ai besoin de me loger, j'ai besoin de manger, j'ai aussi besoin quelques fois d'un médecin pour mes enfants.. mais je n'ai absolument pas besoin des services publics français. l'éducation nationale comme les services d'hospitalisation ou la police et encore pire la justice n'ont de respect pour les compatriotes. Nous sommes devenus des pigeons, oui des pigeons pour énarque et dirigeants de corporation, de syndicats pitoyables et des banques. et bien je suis heureux de vous le dire, les pigeons, cela vole. Alors volons au delà de nos frontières pour vérifier ce que beaucoup savent déjà : l'avenir, ce n'est plus la France, l'avenir de vos enfants, c'est ailleurs et mêmes quelques fois juste à la Frontière (Belgique, Suisse, Luxembourg)

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Dugrodo a écrit le 30/09/2012 à 13:52 depuis un Iphone :

Je voudrais ajouter deux commentaires essentiels Compte tenu de l'IS de 33%, le taux global d imposition atteindra 73% 2 - les revenus du travail sont en général imposés à moins de 20% (exemple du salaire médian); la majorité des prélévements obligatoires étant des charges qui correspondent a des assurances ou prestations (maladie, retraite, chômage); alors que l'entrepreneur qui subit un taux global de 73% ne reçoit aucune compensation de ce type. Comparer les impôts + charges pour un salarié aux impôts pour un entrepreneur n'a aucun sens et n'est qu'un artifice pour justifier la spoliation des forces vives du pays.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Tim a écrit le 30/09/2012 à 13:44 :

"à l'état" C'est bien le fond du problème et pourtant ça me semble être très vite balayé dans l'article. En fait, tout le monde râle pcq ce méchant "Etat" va prendre de l'argent sans rien faire... Rien faire, sauf balancer des subventions au début de vie d'une startup, octroyer des crédits d'impots,... La base même d'une démocratie comme la notre, c'est de prendre là où il y a de l'argent, et essayer de le réinjecter là où il en manque. Un équilibre précaire, car forcément, ça râle quand on est dans la 1ere partie, mais on dit rien, quand on est dans la 2e. Moi je pense qu'il faut être plutôt flatté. On est en train de lire que finalement, la France reconnait que ceux qui réussissent sont des startups. Ca me semble déjà un bon point : ) Mais ca doit être mon côté optimiste.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Jacques a écrit le 30/09/2012 à 13:31 :

Pour ma part, vous oubliez une part non-négligeable d'entrepreneurs.... Celle qui crée sans spécialement faire appel à des investissements externes type Capital Risker. Car dans votre démonstration, le seul but est de montrer la vue entrepreneuriale d'une personne ou d'un groupe de personne qui n'investit que pour la prise de bénéfice à terme (10 ans dans votre exemple). Au final, vous vous situez d'un simple point de vue bancaire et donc financier... Et là, l'impôt prend tout son sens ! Pour l'autre majorité des entrepreneurs, dont je fais parti, pense avant tout à se libérer de toutes contraintes et d'assumer chacun de ses actes et décisions. La prise de bénéfice, car il ne faut pas se mentir, nous sommes là pour gagner de l'argent, n'est qu'un aboutissement mais pas une finalité. Nous créons de la richesse et nous participons à l'effort nationale en tant qu'individu mais également en tant qu'entreprise. Au contraire, votre vue, bien que vous puissiez prendre des risques en finançant des projets d'entreprise, à mon sens est partisane... Au final, votre article, reste une problématique de "riche"... Au plaisir d'échanger avec vous. Bien à vous

lodeb a répondu le 30/09/2012 à 15:00:

Je suis totalement d'accord avec vous Jacques. Personnellement, très déçu de mes employeurs passés (sociétés d'expertise comptable puis SSII) j'ai fini par admettre qu'être travailleur indépendant correspondait bien davantage à mon profil et à mes aspirations d'autonomie. Je créé de la valeur pour mes clients en les conseillant et en les aidant techniquement dans leurs projets. Ma finalité n'est pas que ma petite SARL fasse des bénéfices, mais que je vive tout simplement de mon travail. J'ai dû créé une SARL car si j'avais été sous le statut profession libérale non réglmentée ou entreprise individuelle, mes clients français (PME en général) m'ont toujours dit qu'ils avaient peur que mon contrat de prestation puisse être requalifié en contrat salarié s'il y avait un jour un litige. Ce qui n'a jamais d'ailleurs été le cas. Mais voilà, le droit du travail fait tellement peur aujourd'hui aux dirigeants d'entreprise, qu'ils prennent des précautions administratives à n'en plus finir pour se protéger. Voilà, en tant que gérant de SARL, ils n'ont plus rien à craindre de moi. Et pour finir, ma banque à qui je demandais un petit crédit : 3 000 ? alors que je fais 120 000 ? de CA par an depuis 3 ans et que je n'ai aucune dette financière, ma banque me dit qu'elle ne peut me prêter car je ne paye pas d'impôt sur les bénéficies (IS). Je lui réponds que ma petite SARL a vocation à me faire travailler et à me rémunérer pour mon travail, pas à capitaliser ses quelques modestes parts sociales. En ce sens, je me rémunére en tant que gérant à hauteur des bénéfices de l'année (charges sociales et frais généraux déduit) et mon banquier ne comprend pas ? c'est pourtant simple non ? Je ne cherche pas à faire une plus value, je cherche à avoir une structure juridique qui convienne à mes clients pour pouvoir travailler et vivre. et je paye mon impôt sur le revenu sur ma rémunération, comme tout le monde. Si d'ici la fin de l'année, je quitte la France, pour ce qui me concerne, ce n'est même pas pour des raisons fiscales d'optimisation de patrimoine...je n'en ai pas la nécessité, n'étant pas fortuné ni même épargnant, c'est parce que mes clients, eux, sont en train de partir, et que si demain je veux vivre et faire vivre ma famille, je n'ai je pense qu'une solution, les suivre avant qu'ils ne m'oublient.

Jacques a répondu le 30/09/2012 à 17:40:

Merci pour votre mot ! Dans tous les cas, je suis de c?ur avec vous dans votre nouvelle aventure à l'étranger !

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

EcoGuy a écrit le 30/09/2012 à 12:20 :

Vous usez votre clavier pour rien ! Pourquoi un homme d'Etat voudrait-il créer des riches qui n'ont pas besoin de l'Etat pour vivre ? Pour quelle raison un homme d'Etat voudrait-il que les salariés soient capables de de vivre sans les bienfaits octroyés par sa généreuse main emplie d'amour et de bonté ? Quelle justification resterait-il à l'Etat ? Quel pouvoir lui resterait-il s'il n'était pas indispensable ? L'homme d'Etat accroit sa puissance en rendant les individus de plus en plus dépendants de lui. Et si cela peut être fait au nom de la "justice sociale", c'est encore plus rentable dans les urnes, et durable dans le temps. Les hommes d'Etat ne sont pas idiots: ils préservent leur avenir personnel, voilà comment expliquer ces actes apparemment absurdes.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Éric bataille a écrit le 30/09/2012 à 11:46 depuis un Iphone :

Je suis 100% d'accord J'ai créé il y'a à 2 ans une Start Up : Drivepad.fr Mes actionnaires et moi même avons investi des centaines de milliers d'euros. Les fonds de capital risques n'existent pas en france... Seuls les BA investissent. Les mesures de la loi de finance bloquent non Seulement les choses (tan que la loi de finance n'est pas promulgueé) mais vont, si ells sont confirmées stopper l'intérêt pour les BA d'investir en France. J'avoue ne pas comprendre cette acharnement à ne pas écouter les entrepreneur et que notre gouvernement reste sur des position idéologique, totalement démagogiques... Et ce n'est pas la Ppi qui va prendre de relais... Depuis quand l'état serait meiileur gestionnaire et décideur qu'un BA qu va prendre sur son Epargne pour investir dans un projet, un chef d'entreprise auquel il crois? j'espère que votre voix va être entendue afin que ces mesures totalement idéologiques et au final improductives, soient revues lors des discussions à l'assemblée Nationale et au Sénat. Je veux bien expliquer et servir d'illustration pour nos chers dirigeants si besoin. Éric Bataille Drivepad.fr

lodeb a répondu le 30/09/2012 à 16:11:

oui, j'ai été co-fondateur d'une start up au début des années 2000. Nous avions à l'époque bénéficié d'abattement de cotisations sociales et crédit d'impôt pour le personnel affecté aux développements techniques de notre futur portail à forte valeur ajoutée loué à des PME 300 ? par mois. Au bout de deux ans, l'URSSAF, comme le FISC nous a dit que finalement, nous n'étions pas une entreprise innovante, que pour certains actionnaires de la start up, celle ci représentait une extension d'activité. Redressement : 80 000 ? ! Merci la France, ce n'était pas une extension d'activité, c'était une refonte totale d'une façon de travailler pour gagner fortement en productivité et permettre très justement à des salariés de nos clients de passer aux 35 heures grâce aux gains de productivité que nous apportions, par un hébergement sécurisé de toutes leurs applications de gestion de ces PME. non ce n'était pas innovant selon l'URSSAF et le fisc ? alors pourquoi 3 années plus tard, autant d'entreprises et d'éditeurs nous ont copié ? Ce qui est innovant pour l'URSSAF et le FISC c'est la recherche fondamentale ! Celles ne nos beaux chercheurs fonctionnarisés qui ne fichent rien dans leur labo public du CNRS, Universitaire ou de la CNAM et qui ne sont tenus à aucun résultat si ce n'est bien tout dépenser leur budget annuel pour espérer qu'il augmente l'année suivante. Il y en a marre de l'absence de bon sens et de pragmatisme de nos politiciens. Soit il faut les pousser de leur chaises et prendre leur place, soit on est plus pacifique et on décide de faire sa vie ailleurs qu'en France.

jeromeL a répondu le 22/10/2012 à 23:40:

Mais non ! Les fonds « capital risque » existent en France. Les français qui sont de vrais cigales placent en masse dans des assurances vie qui elles mêmes placent une faible portion en capital risque. Cette faible portion représente dejà des sommes très très importantes. S'ils ne veulent pas investir chez vous ce n'est pas par manque d'argent de leur coté ni par peur de payer des impôts sur leurs futurs bénéfices.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

bourriquet42 a écrit le 30/09/2012 à 11:36 :

J'ai beau parcourir tout l'article (très bien écrit d'ailleurs) et les commentaires. Je vois bien la complainte, mais aucune proposition. On dirait presque un tract du PCF... Si vous voulez vous faire entendre, il faut réclamer, plutôt que grogner (tout le monde le fait déjà dans ce pays). Il est évident que passer soudainement de 30 à 60% est absurde. Mais quelle alternative donc ? Il faut nécessairement une augmentation du taux pour répondre au principe de "tout le monde participe à l'effort, blablabla" du gouvernement. Je vois donc deux solutions : - une augmentation simple, passer de 30 à 40% par exemple. - une vraie taxation progressive, qui ne soit pas toujours collée au plafond. Par exemple en divisant le capital par le nombre de mensualités depuis la création de l'entreprise pour calculer la fourchette appropriée en prenant en compte le travail. Je ne suis pas encore très calé dans tout ça, j'ai donc peut-être fait des erreurs dans mon raisonnement, je suis donc ouvert aux remarques.

JR a répondu le 01/10/2012 à 08:24:

Une proposition simple pour réduire le déficit du gouvernement est de couper dans ses dépenses. C'est ce que ferait n'importe quelle entreprise dans une situation de déficit aussi grave. Tant que ces réductions n'auront pas été effectuées, pourquoi aller augmenter une taxation déjà parmi les plus élevées du monde ?

alileo a répondu le 01/10/2012 à 13:49:

En plus des économies sur le budget de l'Etat, revoir la réduction de l'essence qui par personne représente si peu et qui fait un trou sévère au budget de l'Etat, en plus de renier toute action écologique en stimulant la consommation d'essence. Un mensonge de plus !?

Toto a répondu le 01/10/2012 à 21:36:

Taxer les banques en lieu et place des entrepreneurs. Leur demander de rembourser le montant de leurs escroqueries depuis 2008, et condamner quelques uns de ces voleurs en col blanc à de la prison ferme. 30% c'est déjà exorbitant en comparaison de très nombreux pays... Les pigeons, seuls véritables créateurs de valeur, ne se laisseront pas plumer. Soyons bien clairs à ce sujet !! Je conseille à tout le monde de lire "Atlas Shrugged" (La grève en Français) de Ayn Rand.

erich a répondu le 04/10/2012 à 05:56:

Tout entrepreneur qui se respecte - et sait faire de simples additions et soustractions - sait déjà qu'il n'y a que 2 moyens pour son entreprise de gagner réellement de l'argent: - soit de dépenser moins que ses revenues; soit de gagner plus que ces dépenses. L'État Français ayant prouvé depuis presque quatre décennies qu'il était absolument incapable de gagner des sous (donc de réduire sa dette) de la seconde manière, pourquoi s'obstiner à creuser le trou encore plus profond en augmentant les charges et divers impôts. La seule solution (et l'objectif de réduire le déficit à 3% est en lui même absurde, pour diminuer réellement la dette il faudra générer de manière consistante des excédents, pas juste de limiter les déficits successifs) restante serait de couper dans les dépenses inutiles et non-productives. Un rapide tour d'horizon des diverses gabegies très françaises dans tout plein de domaines laisse à penser qu'il n'y aurait que l'embarras du choix en la matière. Malheureusement, comme nombre d'entrepreneurs levant des capitaux, les dirigeants (et donc le peuple qui l'élit) semble continuer à s'obstiner à croire au miracle (surtout quand c'est l'autre qui sera plus durement taxer...). Bonne chance!

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Poiscaille a écrit le 30/09/2012 à 11:23 :

Ce que captent pas tous les collectivistes c'est que le racket ça ne marche qu'un temps, après un certain seuil les victimes soient se barrent, soient produisent moins de valeur.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

lodeb a écrit le 30/09/2012 à 01:12 :

Francois Hollande et sa clique n'aime pas les riches. Personne ne leur en demande tant. Mais dans 4 ans et demi et probablement avant, ce sont les pauvres qui le sortiront en le sifflant. Et les mêmes qui embrasseront les émirs et les communocapitalistes asiatiques pour investir en France et créer de l'emploi... Mais ces derniers investiront dans la rente immobiliere et financiere, ce qu ils font déjà, pas dans la production et les prestations. La seule question est de savoir si vous préferez être dirigé par un riche francais ou être dirigé par un intermédiaire à la botte d'un émir ou d'un appartchik chinois. Et je pose la question à notre chère gauche mélanchoniste qui a mis Hollande au pouvoir et qui traite de parasite le premier investisseur en France : Bernard Arnaud. le patriotisme d'un pauvre employé, ne serait ce finalement pas de préférer plutôt un patron francais à un émir du Quatar ? Posez leur la question, vous qui parlez au nom des pauvres. Vous comprendrez alors peut être pourquoi vous allez perdre toutes les prochaines élections. Les francais sont des veaux, mais ils ont une fierté, détruisez là et vous serez politiquement morts pour au moins 2 législatures.

BRAVO BRAVO a répondu le 30/09/2012 à 09:19:

bravo mille fois bravo

TOTOR a répondu le 30/09/2012 à 09:44:

Une seule législature sera suffisante pour tout couler.

Lodeb a répondu le 30/09/2012 à 14:19:

Nous sommes en train de vivre la fin du socialisme français. Cela va nous coûter très chers durant des années, mais quand cet état d'esprit névrosé de socialisme français aura disparu, les pauvres, les employés et techniciens qui n'ont pas fait l'ESCP, Centrale ou les Mines, et encore moins l'ENA ou HEC pourront peut être à nouveau espérer avoir un avenir dans ce pays. Un avenir tout simplement parce qu'il y aura à nouveau des gens, certes plus riches, qui auront à nouveau le courage et le défi d'investir sur ces français, ces fameux français qui créent chaque jour de la valeur et que nos socialistes sont en train "indirectement" de ruiner en imposant à l'extrème ceux qui investissent en France et même pour certains amoureux de notre pays, POUR la Frnace.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

ElNormando a écrit le 29/09/2012 à 23:53 :

La France et les Français n'aiment pas les patrons qui "se gavent" sur le dos des travailleurs. Heureusement que nous sommes maintenant gouvernés par le PS qui va faire fuir les gens qui ont envie d'investir et prendre des risques. Nous serons ainsi débarrassés de ces "méchants" ! Vivement cette France "communo-socialo" sans "méchants" mais avec plein de pauvres ... On vit une époque formidable.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

lodeb a écrit le 29/09/2012 à 21:33 :

Pourquoi quitter la France alors qu'il suffit de virer ceux au pouvoir qui ne la valent pas ? et pourquoi voter bêtement pour d'autres qui ne seront pas mieux ? Le principe de la Démocratie, c'est de prendre le pouvoir par la volonté du Peuple. En France, il ne faut rien attendre des politiques, surtout qu'une politique sera chassée par une autre 5 ans plus tard. En fait, il faut prendre leur place. Voilà ce que c'est la Démocratie, soit vous crevez, soit vous quittez le pays, soit vous le prenez. Et bien on va créer un parti, et on va le prendre. On va commencer par virer tous les arrivistes et incapables de l'UMP et de la toute nouvelle UDI, c'est à dire les dirigeants actuels, Copé, Borloo. et créer un parti selon nos valeurs et celles de la France : honnêteté intellectuelle cartésienne, liberté, équité et justice. Je suis libéral et social, je vis à Montreuil et quand j'entends f. Copé parler de racisme anti-blanc, j'ai juste envie de dégueuler car si je méprise Dominique Voynet, à Montreuil, je ne vois que des noirs qui rament dans des foyers insalubles et sont dans le métro à 6h du mat pour aller bosser sur Paris (bâtiment, égouts...) Tantdis qu'à minuit, dans le métro allant sur Montreuil, il n'y a que des blancs, des artistes intermittents qui ont bien fêté la soirée. Les étrangers ne sont pas un problème en France, mais le début d'une solution pour payer nos futures retraites... pensez y.

alileo a répondu le 01/10/2012 à 13:45:

Le racisme anti-blancs ni les étrangers comme problème n'ont pas été évoqués dans cet article... Sinon la taxation injuste et une loi de finances inepte au dépit de véritables économies. Vous paraissez être un véritable militant socialiste: à un problème, on répond par de bonnes idées reçues toutes politiquement correctes qui n'ont rien à voir et qui surtout ne font pas avancer le schmilblick. Continuez, c'est excellent.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pas de stress a écrit le 29/09/2012 à 21:24 :

Nos chers gouvernants voit pas plus loin que le bout de leur tout petit nez. C'est triste, mais heureusement ya l'Europe 1) Créer une holding à bruxelles 2) Apportez les titres de votre société française 3) Vous êtes exonéré sur les remontés de dividende et les plus values de cession presque à 100% Voilà, un pti tour en Thalys et puis s'en vont ... Vive notre beau pays ... et vive l'Europe,