La Tribune

Une loi de finances anti-start-up?

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Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI  |   -  1633  mots
Dans une tribune, Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI et administrateur de FranceDigitale, explique que l'alignement de l'imposition des revenus du capital sur ceux du travail, s'il est entériné dans le cadre de la loi de Finances 2013, plomberait les PME de croissance.

En tant que patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI et administrateur de FranceDigitale, je crois avoir un poste d'observation assez unique quand il s'agit de comprendre comment les PME de croissance et notamment celles du numérique se financent, se développent et créent ou non de la valeur économique.
Acteur du capital-investissement, je ne suis pourtant pas obsédé par le gain financier. Il est, pour moi, simplement un "thermomètre" de la valeur créée. Quand une PME de croissance est rachetée par un groupe plus important et que ses actionnaires -fondateurs, salariés détenteurs de bons de souscriptions, business angels et investisseurs professionnels- réalisent une plus-value après 10 ans de développement, de hauts et de bas, de challenges relevés visant à la concrétisation d'une vision au départ quasi-utopique, je suis un homme heureux. Je constate avec un plaisir immense combien "collectivement" nous avons créé de la valeur économique traduite à la fois en emplois pérennes et en capital disponible pour être consommé ou ré-investi ailleurs... Bien faire mon job, c'est accompagner ce type d'histoires: le verdict financier est donc simplement une façon objective de mesurer la performance...

Devant mon éducation académique à la France, je suis également un contribuable finalement pas si mécontent que cela de payer des impôts. A part l'emploi d'une nounou à domicile (IRPP) et l'investissement dans des PME (ISF), je n'ai jamais utilisé d'autres niches fiscales. J'ai toujours préféré payer des impôts plutôt que de prendre le risque d'enrichir des intermédiaires dans les DOM-TOM et je n'ai jamais pensé à acheter une oeuvre d'art ! Je trouve que l'ISF est un impôt idiot mais cela ne me choque pas tant que cela de payer une taxe (0.5%-1%) sur mon patrimoine "dormant" (immobilier et épargne). Je trouve la progressivité de l'IRPP assez juste à condition que le taux marginal ne soit pas confiscatoire...

Lors de la préparation à la loi de finances 2013, après un débat superficiel (voire démagogique) lors des élections présidentielles, la France du business s'est arrêtée de respirer. Les investissements et les embauches ont été gelés par la plupart des acteurs économiques. Les articles de la presse économique ont alterné entre "annonce d'une potentielle décision totalement mortifère du point de vue économique" (exemple: mettre le patrimoine professionnel dans l'assiette de l'ISF) et "maintien d'incitations fiscales initialement menacées de rabotage fatal" (exemple: ISF PME). Retenant mon souffle comme tout un chacun, observant l'égrenage d'arbitrages annoncés, démentis puis confirmés par la presse, je me suis dit qu'il y avait, parmi les différentes décisions prises, des décisions "purement politiques" sans grand impact économique ou fiscal (exemple: tranche à 75%) mais que les décisions "économiques" étaient finalement bien prises à l'aune de la création d'emplois et de la restauration de la croissance dans notre pays. La confirmation du maintien des dispositifs type ISF-PME ou JEI pour les PME innovantes allaient bien dans ce sens. J'étais rassuré, me voilà pourtant dépité...
La France des entrepreneurs a bien compris l'exercice extrêmement périlleux auquel sont confrontés nos dirigeants politiques. La combinaison d'une mondialisation économique démontrant jour après jour la non compétitivité d'une grande partie de notre économie et du phénomène démographique qui voit des millions de baby-boomers partir à la retraite en pleine santé est terrible. Un pays ne peut pas durablement s'endetter pour payer ses factures courantes ou la retraite de ses fonctionnaires. La nécessité de rétablir des finances publiques saines est incontestable. Pour ce faire, il faut faire réussir 3 choses à la fois:

? réduire les dépenses publiques: grand chantier auquel personne ne semble véritablement s'attaquer
? augmenter les recettes fiscales de façon juste et efficace
? permettre un redémarrage de la croissance économique qui générerait à la fois un surplus de recettes fiscales et des économies dans la dépense collective (exemple: allocations chômage)

C'est compliqué, très compliqué même...

Le troisième point, pourtant largement mis en avant lors de sa campagne électorale par notre nouveau Président, doit cependant être bien appréhendé. La croissance ne crée pas d'emplois, c'est l'emploi qui crée la croissance. C'est très basiquement parce qu'il y a production de produits ou de services par des gens qui travaillent que le PIB augmente... Cette erreur d'inférence (dont les médias et hommes politiques sont coutumiers) rêvant d'une croissance qui arriverait magiquement (tel un coin de ciel de bleu qui remplacerait les nuages) est sans doute à la base des très mauvaises décisions qui sont en train d'être prises sur un plan fiscal...
Je ne serai pas le n-ième blogueur à expliquer l'aberration d'un ISF à taux marginal de 1.8% avec un bouclier fiscal à 75% (ou 80%). Ceux qui veulent ou doivent partir pour fuir l'ont fait ou vont le faire. Ceux qui ont un ratio revenu annuel / patrimoine personnel élevé (> 5%) le paieront en râlant. Seront surtout fortement lésés les personnes aux revenus incertains ou volatiles et la fameuse veuve de l'Ile de Ré... Bref, passons.

Je voudrais plutôt parler ici de l'alignement de l'imposition des revenus du capital avec ceux du travail qui conduira, par exemple, un entrepreneur cédant son entreprise après 10 ans de labeur, d'incertitudes, de hauts et de bas, de semaines de 70 heures... à payer 45% (taux marginal de l'IRPP) +15,5% (CSD/CRDS) soit plus de 60% sur la plus-value de cession. Nous sommes ici dans le dogme anti-capitaliste, l'anti-économique, le «brisage de rêve», la démotivation quasi-sadique, le "je-ne-sais-quoi-qui-donne-la nausée"...

? un investissement dans l'immobilier qu'il soit social, locatif, secondaire génère peu d'emplois. Un peu pour construire, rénover et entretenir mais l'essentiel du capital va au foncier qui ne produit rien.
? un investissement dans l'art maintient quelques emplois de marchands d'art mais l'essentiel va dans la poche du vendeur. Un tableau dans un salon, une salle d'attente ou un coffre-fort ne participe pas au PIB!
? l'achat d'actions du CAC40 (via un PEA ou non) ou la souscription d'OAT (via un contrat d'assurance-vie) ne crée pas non plus d'emplois!
? à l'inverse, un investissement dans une PME de croissance (et c'est particulièrement vrai pour les PMEs du numérique) va pour l'essentiel en salaires pour payer des collaborateurs qui travaillent, produisent et génèrent du PIB ... (et, en sus, paient des charges sociales et des impôts...)

Taxer le capital investi dans une PME de croissance plus que l'immobilier, l'art ou des placements de père de famille, c'est totalement nier cette contribution à la croissance que nous recherchons. Taxer ce capital comme le travail c'est nier à la fois le risque pris (on peut tout perdre si l'entreprise connait des difficultés) et l'illiquidité associée (les business angels ou investisseurs en capital restent souvent 7-10 ans au capital des entreprises).
Passer brutalement d'une taxation de 19+13,5=32,5% à 45+15,5=60,5% (voire plus si la CSG augmente encore et si on y ajoute des contributions exceptionnelles), c'est léthal et cela signifie condamner à mort l'économie et la croissance de notre pays!

? Quel entrepreneur peut accepter de mettre une grande partie de ses économies à risque et la quasi-intégralité de son temps pendant de nombreuses années quand il anticipe que plus de 60% de la valeur actionnariale créée ira à l'Etat dans le cas improbable (et pourtant à la base de sa motivation) où son aventure entrepreneuriale serait un succès?

? Quel investisseur peut continuer de financer et accompagner l'entrepreneur s'il sait que, s'il a eu la main heureuse, qu'il attend un temps totalement indéterminé et que les étoiles s'alignent, plus de 60% de sa plus-value sera préemptée?

? Quelle croissance peut-on générer sans entrepreneur et sans investisseur?

Une fiscalité qui ne tient pas compte du potentiel de création d'emplois, du risque et de l'illiquidité est une fiscalité aveugle, démotivante, démobilisante, destructrice de valeur... bref "anti-économique et anti-croissance"!

Si ce maelstrom fiscal est confirmé, la suite des événements est assez claire: au lieu de reprendre embauches et développement du business, les actionnaires menacés par cette confiscation vont passer le dernier trimestre 2012 à imaginer les moyens d'y échapper. Les mieux armés trouveront les moyens parfaitement légaux de le faire: interpositions de holding Luxembourgeoise (ou autres) pour les personnes physiques, délocalisation des équipes de gestion à Londres pour les gros fonds d'investissement, projet de déménagement des sièges sociaux et des équipes de direction pour les PME à forte dimension internationale. Seuls les petits, les artisans-entrepreneurs et les artisans-investisseurs resteront sans solution immédiatement actionnable...
2013 ne sera pas plus favorable à la croissance: les nouveaux entrepreneurs incorporeront leur start-up à Londres qui leur déroulera le tapis rouge, les projets de délocalisation ou déménagement seront pour partie mis en oeuvre, les entreprises en recherche de fonds, lassées de faire la queue à la Banque Publique d'Investissement, iront, pour celles qui le peuvent, lever de l'argent hors de France et les autres entrepreneurs devront essayer de se partager l'argent disponible au travers du dispositif ISF-PME... Tout le monde imagine bien qu'alors ce ne sera pas "Broadway" en termes de création d'emplois !

Je comprends que Madame Pellerin et Messieurs Cahuzac et Moscovici entendent bien ce qui est décrit ci-dessus. Arriveront-ils pour autant à convaincre Monsieur Hollande? Notre nouveau Président acceptera-t-il de ne pas entraver (voire castrer) ceux qui, pourtant pas riches, veulent créer des emplois, générer de la croissance et peut-être un jour, s'ils sont chanceux, devenir... plus riches tout en restant résidents fiscaux dans notre cher pays?
Les entrepreneurs de France l'espèrent, la création d'emplois en France en dépend.
 

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Commentaires

jefferso  a écrit le 11/10/2012 à 8:52 :

Francois Hollande n'était pas ,loin de là ,le meilleurs candidats , issu des primaires socialistes Ses qualités personnelles , la chance , et surtout la haine contre Nicolas Sarkosy avouée par beaucoup des électeurs ont contribué à le porter aux fonctions suprêmes , lui et ses affidés Pour ma part , et malgré mon opposition constante à NS sur la politique suivie en Afghanistan j'ai quand même opté pour NS et ses partisans Il semble , aujourd'hui , qu'effectivement FH ne sache pas ce qu'il faudrait faire pour mon Pays , et l'accusation récurrente de ses adjoints sur l'héritage laissé par la "droite ""ne peut pas encore longtemps lui servir d'alibi

McG  a écrit le 10/10/2012 à 16:02 :

Il y a de l'abus... mais pas du côté de la loi, mais du côté des "pigeonnés" ... ont-ils bien compris le fond sur la forme ? et ne jouent-il pas sur la forme pour tromper sur le fond ?
Qui est le pigeonné dans l'histoire ?

To  a écrit le 04/10/2012 à 17:11 :

Franchement, si vous avez le temps de vous préoccuper de votre taux d'imposition des plus-values ou de l'ISF, (a) votre carrière de "créateur d'emploi" est probablement derrière vous et (b) vous venez effectivement de toucher le "jackpot". Alors trouver que 60% c'est un peu beaucoup, certes, mais un peu de dignité s'il vous plaît.

Le problème c'est de faire la différence entre un fondateur de PME qui retire son capital et le multimillionnaire qui profite de la faible taxation des plus-values pour gagner de l'argent en dormant avec ses placements diversifiés...

Beaucoup de commentaires pour se plaindre des impôts alors que c'est si dur d'entreprendre... Mais plutôt que de demander à ce qu'on vous simplifie la vie (impôt sur les sociétés progressif ? Revenu minimum universel pour vous soutenir un peu pendant le démarrage ? CMU pour tous, y compris les entrepreneurs dont le statut professionnel est un peu flou ? Formalités administratives simplifiées ? Procédure de faillite accélérée ?) c'est "mon jackpot mon jackpot mon jackpot".

Et si vous voulez qu'on vous respecte, expliquez ce que vous faites, pourquoi vous le faites et arrêtez d'insulter les soi-disant planqués dont vous ne savez rien. Les gauchistes ne sont pas tous des monstres aux dents pointues. Sans les braillements, on communique mieux.

-- T., chercheur, 4 ans de post-doc aux 4 coins du globe, écoeuré des USA, séparé de 2000km de sa femme et son enfant, qui attend son jackpot à lui: un poste de fonctionnaire dans le recherche publique, parce que ce qu'il fait n'est pas commercialisable.

erich  a répondu le 04/10/2012 à 23:33:

Une démarche logique et cohérente: En France il faut en effet de plus en plus être masochiste pour vouloir poursuivre une activité hors de la fonction publique (recherche ou autre) et bien plus logique de choisir celle-ci. Une seule question (ni de droite, ni de gauche - juste pratique) - lorsque tous les Français auront suivi votre cheminement jusqu'à sa conclusion logique (pour vivre sans soucis, soyons/devenons fonctionnaire), qui restera-t-il pour payer tout ce beau monde?

ddabdul  a écrit le 04/10/2012 à 13:36 :

c'est pourtant pas complique d'aller vivre un an a Bruxelle le temps de vendre sa boite de toucher la plus value en franchise d'imposition et de revenir en France apres !!!

Ceci dit s'il y a des entrepreneurs parmi vous, location meubles courte duree a Bruxelle pourrait faire un tabac

erich  a écrit le 04/10/2012 à 5:44 :

Je ne pense pas que les taxes (bonnes ou mauvaises) aient un réel impact dans la décision que prennent certains d'entreprendre ou non. Par contre, surtout dans des domaines facilement délocalisables, cela peut fortement influencer le lieu où ces entrepreneurs choisiront d'entreprendre (et donc de créer des emplois, si ils réussissent dans leur entreprise)...

Le vrai problème en France n'est donc pas ces taxes (assurément contre-productives) mais plutôt cet antagonisme permanent (et assez hallucinant du point de vue d'un créateur de start-up à l'étranger) entre les patrons d'un coté, les employés de l'autre, les syndicats d'une troisième et les actionnaires d'un quatrième!

Le jour où tous comprendront qu'un bateau avance plus vite quand tout le monde rame dans la même direction (ce qui suppose bien sûr que le capitaine soit respecté de son équipage, et donc respectable, chose malheureusement visiblement trop rare en France où nombre de patrons semblent préférer des comportements souvent discutables...), le jour où ceux qui sont à fond de cale comprendront que si le bateau coule ils resteront les premiers à boire la tasse et qu'il leur serait donc préfèrable d'arrêter de sauter à pieds joints au fond du navire pour l'enfoncer plus vite, le jour enfin où tout le monde sera libre de circuler comme il veut dans le monde du travail (donc les entreprises de licencier quand elles le souhaitent ET les employés de partir sans préavis dès qu'ils le souhaitent AUSSI), ce jour là les choses commenceront à s'améliorer.

Comme tout progrès de ce type sera forcément lent et nécessitera une confiance réciproque depuis longtemps bafouée de part et d'autre, ce n'est malheureusement pas près de se produire. Bref, bon courage à ceux qui restent...

Wallon  a écrit le 04/10/2012 à 0:13 :

J ai transféré ma société il y a un an et demi au Canada après avoir fait le constat que la France est un beau pays quand on est prof agrégé ou retraite de la SNCF mais pas quand on entreprend. Même si la loi de finances est remaniée cela n enlevé rien au constat qu il vaut mieux investir dans les pays anglo-saxons ou asiatiques, qui ont la culture de la réussite individuelle. Donc, entrepreneurs français vous seriez peut-être bien inspirés de faire vos valises avant que des contraintes réelles ne vous empêchent de quitter le pays (exit tax puissance 10 etc)

David  a répondu le 04/10/2012 à 9:42:

Et au Canada, vous vous déplacez avec votre indispensable 4x4 pour partir en weekend plutôt que de prendre le train parce que le réseau ferré n'est pas à la hauteur ? Et puis vos enfants, ils sont en école privée ? Enfin, quand vous aurez bien mis de l'argent de côté, que vous serez un peu plus vieux, un peu plus sage et un peu plus nostalgique, vous reviendrez en France parce que tous comptes fais...

Mathias  a répondu le 10/10/2012 à 17:34:

Je suis sidéré par cette réponse ! Je la trouve complètement déplacée et hors de propos, ne révélant que de la frustration et de l'immaturité.

Nous sommes ici pour avoir un débat quant aux décisions prise par le gouvernement et les impacts qu'elles peuvent avoir sur la création d'emplois et de ressources.

Vos procès d'intentions ne mènent nul part et vous ne faites que polluer ce forum.
Merci d'avoir plus de consistance dans vos réponses et que leur objet puissent intéresser tout le monde.

FlyingY  a écrit le 03/10/2012 à 20:42 :

Depuis presque 25 ans, j'ai créé plusieurs entreprises aux USA et en France. Certaines ont réussi, d'autres ont échoué. Je peux vous dire que toutes les personnes que je connais chez les entrepreneurs et les investisseurs français sont atterrés. Nombre d'entre eux partent ou sont déjà partis. Ou renoncent à leur prochain projet.

Le gouvernement commence à réagir, accompagné par des articles lénifiants de la presse bien pensante, comme celui-ci : http://www.liberation.fr/economie/2012/10/02/entrepreneurs-des-pigeons-pas-si-plumes_850287 Ils commencent sans doute à réaliser le ratage de communication.

Alors bien sûr, les entrepreneurs ne sont pas idiots, nous avons bien compris que certains paramètres comme le nombre de parts, certains abattements, etc., limiteront la casse - ou tout au moins reculeront l'arrivée dans les tranches les plus hautes. Mais la tranche des 45%+CGS sera atteinte, surtout si vous avez bien réussi - ce qu'on vous souhaite (normalement) ! Le reste des aménagements n'est qu'une usine à gaz illisible d'Enarque qui joue avec Excel. Pire, elle impose des modèles qui n'ont parfois rien à voir avec la réalité : par exemple, votre start-up n'a pas vocation à exister encore le jour où vous prendrez votre retraite. Quant aux autres outils, comme par exemple le crédit impôt-recherche, il n'est qu'une façade inapplicable dans la plupart des cas (j'ai testé : soyons sérieux, il n'y a pas de recherche innovante dans le développement d'un site Web). Tout ceci montre que nos chers dirigeants politiques (quel que soit leur bord) et hauts fonctionnaires ont une conception du développement d'une entreprise qui date de Jaurès et de Ford. On peut le comprendre, après tout ils n'ont jamais bossé dans une PME, et encore moins créé quoi que ce soit, et surtout pas en sacrifiant leur vie personnelle pendant des années.

Et c'est d'ailleurs la vraie raison pour laquelle les entrepreneurs hurlent. OK, le mouvement des "pigeons" est peut-être une caricature ou une manipulation, mais il suscite des réactions symptomatiques du ras-le-bol général. Il n'y a qu'à lire les commentaires à cet article.

Car qu'est-ce qu'être entrepreneur ? C'est accepter d'avoir 1 chance sur 4 de réussir (les capital-risqueurs parlent d'1 sur 10) en bossant les premières années 7 jours sur 7 sans se payer (j'ai testé), en étant le dernier à se verser un salaire dans la boite (j'ai testé), sans protection sociale (j'ai testé), à se demander s'il y a assez de sous en banque pour payer les salaires et les fournisseurs à la fin du mois (vous verrez, vous passerez de bonnes nuits), à subir des contrôles fiscaux persos répétés (vous y aurez droit automatiquement en tant que gérant), à vous débattre dans les délices administratifs (code du travail, législations multiples, déclarations...) au lieu de vous consacrer à votre business, à sacrifier votre vie de famille (mon épouse et mes enfants ont testé), etc., etc. Alors, oui, au final, vous toucherez peut-être le Jackpot. Peut-être. Est-ce immérité ? Je ne crois pas, en tout cas pas au regard des risques et des sacrifices. Alors si on vous prend tout, il vous restera la consolation d'avoir créé quelque chose de vos propres mains, d'avoir vécu une aventure hors du commun, d'avoir rencontré/embauché des gens exceptionnels, et d'avoir contribué à créer de la richesse et de l'emploi. Bien sûr. Mais ce n'était pas que cela le contrat moral de départ. Désolé.

Voilà pourquoi les entrepreneurs hurlent.

arnaud_v  a répondu le 03/10/2012 à 21:10:

100% mon opinion

Lynx26  a répondu le 04/10/2012 à 1:25:

Excellente analyse.

Le problème de fond vient du fait que, à part les entrepreneurs, personne n'a la moindre idée de ce qu'endure un entrepreneur. On ne parle que de quelques exceptionnelles réussites, jamais des échecs (50% des entreprises ne tiennent pas 3 ans), et encore moins des difficultés rencontrées.

Combien de Français osent quitter leur confortable situation de salarié ou de fonctionnaire pour choisir le statut le plus précaire qui soit ? Combien de Français sont prêts à risquer l'équilibre de leur couple et de leur famille pour mener à bien un projet que beaucoup qualifient d'insensé ? Combien de Français misent toutes leurs économies dans un projet à l'avenir plus qu'incertain ? Combien de Français acceptent de travailler pendant plusieurs années, 70h par semaine, sans être rémunérés ? Et combien de Français sont prêts à affronter les conséquences que cela peut avoir sur leurs proches ?

Beaucoup de Français rêvent de créer leur entreprise. Les autres rêvent de ne plus avoir de patron. Mais combien sont prêts à tous ces sacrifices ?

Pour ma part, j'ai quitté un confortable poste d'ingénieur pour créer ma société. Mon concept est innovant. Mon projet est passionnant. J'y ai mis toutes mes économies. Après plus de 5 ans à affronter vents et marées, je ne gagne toujours que la moitié du SMIC. Pourtant, je suis convaincu que j'apporte quelque chose à la société, que je crée de la valeur, de l'emploi. Donc je m'accroche. Au fond de moi-même, j'espère tout de même que cela paiera un jour, que je pourrai bientôt vivre dignement de cette activité, et que, si un jour je revends ma société, cela me permettra, enfin, d'avoir un réel "retour sur investissement".

Les hauts-fonctionnaires de Bercy n'ont pas ses problèmes : ils ne se sont jamais posés la question de savoir si leur paie allait, ou pas, tomber à la fin du mois. Ils planifient tranquillement leurs prochaines vacances en famille. La France doit faire des efforts ; eux ne seront guère touchés. La retraite approche petit à petit ; il suffit de préserver les acquis.

C'est évident : il faut vraiment être fou pour entreprendre. Mais que serait la France si nous étions tous salariés ou fonctionnaires ?

marcriembaultgmail.com  a répondu le 04/10/2012 à 10:04:

Bien décrit. Je voudrais apporter mon très modeste témoignage, pourtant fréquent en nombre. J'étais enseignant en milieu spécialisé, avec la certitude d'un poste de cadre de la santé dans l'année. J'ai choisi de devenir artisan, d'apprendre un métier qui pour moi était une sorte de passion. Et, 30 ans de suite, j'ai mené la vie de l'auto-entrepreneur, avec les sacrifices que vous décrivez, et dont j'espérais tirer un certain profit. Résultat : moins de "salaire" que celui qui m'était assuré, une retraite qui n'est que minimum, insuffisante pour une maison de repos décente, et je m'aperçois que d'avoir travaillé jusque 72 ans m'empêche de profiter d'un repos pourtant...mérité ! Et de plus, mes amis et connaissances sont maintenant isolés d'un point de vue sur l'argent : pour eux, c'est virtuel, arrive sur leur compte bancaire, sans imprévu. Et pour eux, un artisan est un homme qui est trop cher payé, qui est forcément riche, puisqu'il peut dissimuler une part de ses recettes. (J'ai fait le tri, chez mes "amis", mais ça, je ne le regrette pas !). J'ai aussi eu des employés, payés plus régulièrement que moi...
Je peux dire que j'ai mené la vie d'un homme heureux avec ce travail, mais que le prix en a été un peu...élevé..

PG008  a écrit le 03/10/2012 à 17:15 :

Je m'étonne de la surprise créer par les différentes mesures imposées par ce président improbable. Il avait durant la campagne déjà annoncé une partie de ces mesures stupides, incohérentes et dangereuses. Le parti au pouvoir privilégie l'idéologie à la réalité. Ils seront les fossoyeurs de la France. La France est un pays médiocre, les gens au pouvoir ne sont que les représentants élus de cette médiocrité. Pour ma part, je suis parti aux US pour créer ma société, car je ne supporte plus de voir plonger mon pays.

jpd007  a écrit le 03/10/2012 à 13:15 :

Bravo pour cet article salutaire, mais vous donnez l'impression de découvrir les socialistes, un parti de fonctionnaires qui a comme objectif premier de ne pas mécontenter la caste qui l'a élu. Comment expliquer autrement, le refus de boucler les déficits (en particulier des retraites des fonctionnaires et de la SS) autrement que par la hausse des prélèvements? Un fonctionnaire pense qu'on peut créer des emplois que dans le secteur public, le secteur privé ça fait des profits et on ne peut être que contre et donc les confisquer par le biais des impôts. (ce qu'on a pas encore compris c'est comment les fonctionnaires vont payer leurs impôts quand il n'y aura plus d'entreprises privées?)

Le mérite de votre article est de montrer concrètement que certains impôts tuent les entreprises et donc vont faire fuir les responsables de la croissance. Il n'y a pas de création d'emplois (productifs) sans profit (c'est une idée inconnue chez les fonctionnaires qui ont le pouvoir politique, le monopole du pouvoir culturel (l'enseignement) et l'influence chez les médias. Nous avons les politiques que nous méritons.

John  a écrit le 03/10/2012 à 11:51 :

Le problème de base est la chasse aux riches. C'est la mentalité française qui est complètement a coté de la plaque. Etre socialiste, c'est être généreux avec l'argent des autres.

Coink  a écrit le 03/10/2012 à 0:18 :

Issu d'une famille d'entrepreneurs, je quitte la France et vais employer des asiatiques moins chers, au moins j'arrêterais de payer pour des fainéants.

Gallicus  a écrit le 03/10/2012 à 0:00 :

Il y a sept ans, après m?être planté une première fois comme beaucoup de primo-entrepreneurs français, j?ai virtuellement installé mon entreprise de développement de systèmes d?accès dans un pays fiscalement et administrativement accueillant (pas de paradis fiscal, ça attire l?attention !). Création online d?une société étrangère avec nominé, location d?une adresse postale réelle et d?une boite du même nom pour notre siège, achat d?un numéro de téléphone et de fax avec les préfixes de mon pays d?accueil virtuel, engagement d?un expert comptable pour tenir nos comptes fournisseurs et clients et la préparation de nos documents administratifs et fiscaux, etc. Pour le reste, je suis resté tranquillement à mon domicile en région parisienne d?où je conduis à distance les activités de mon entreprise et coordonne notre réseau de collaborateurs (contractuels seulement, aucun employé) et de sous-traitants. Ne démarchant ni n?acceptant aucun client français et ayant un train de vie très discret (et la profession de mon épouse justifiant mon apparente inactivité), je n?attire l?attention de personne d?autre que mes fidèles clients à qui je consacre l?essentiel de mon énergie professionnelle. Ce business model d?activités « distribuées » n?est sans doute pas pour tout le monde, mais cela m?a permis d?être actif et productif et de réussir professionnellement sans être livré à la vindicte populaire, ni taillé à merci.

Kren  a écrit le 02/10/2012 à 21:34 :

Après avoir lu cet excellent article, faites comme les quelques quinze mille français qui vous ont précédés, venez vous installer à Austin, Texas, une ville agréable dans un état accueillant et dynamique et une imposition qui ne spolie pas les entrepreneurs.

CADOUDAL  a écrit le 02/10/2012 à 20:54 :

Je pense pouvoir exprimer la pensée des petits actionnaires de ce pays. Sachez que sous l'ere socialiste, nous les petits épargnants, nous ne mettrons plus d'argent en bourse, nous n'investissons plus, nous gelons toute initiative car à quoi bon investir sous l'ere Hollande. Nos maigres économies sont grignottées tous les jours, et tout ça pour alimenter le fonds de comlmerce des socialistes, à savoir les étrangers, les demandeurs d'asiles,les R&égion s dispendieuses etc.. Tout bon économiste qui se respecte, sait que sans les investisseurs privés, pas de relance.

THM  a écrit le 02/10/2012 à 18:21 :

C'est simple, en France ils nous faut plus d'entrepreneurs.
Sinon on finira tous à l'étranger comme beaucoup dont je fais parti.
Quel dommage qu'un pays comme la France (et ses citoyens) ne soit même pas capable de s'en rendre compte....

Pat34  a écrit le 02/10/2012 à 16:52 :

Quand on taxe à 64,5% les plus values, OUI, on n'en a rien à faire des starts ups et des entreprises
(quant à la décote pour longue détention d'actions, c'est de la foutaise: la date demarre au 1/1/2013 !! Si vous possédez des actions depuis 10 ans, ça compte pour zéro). Zéro pointé donc à notre gouvernement de fonctionnaires coupés des réalités: à par les impôts et la valeur de leur "point", ils ne connaissent rien !!!

HCO  a écrit le 02/10/2012 à 13:12 :

Si je comprends et partage en partie le débat de fond de cet article, il est dommage de tomber dans la facilité en affirmant "... la croissance ne crée pas d'emplois, c'est l'emploi qui crée la croissance ...".
Les raisonnenements ne sont pas noirs ni blancs. De la même manière qu'il n'est pas inconcevable de corriger des écarts souvent injustes entre fiscalité du capital et du travail, en essayant de ne pas flinguer les créateurs d'entreprises, on peut concevoir qu'il n'est pas moins ... simplificateur, d'affirmer que c'est "l'emploi qui crée la croissance" plutôt que "c'est la croissance qui crée l'emploi".

pascalh  a écrit le 02/10/2012 à 9:54 :

La politique du gouvernement va faire fuir les forces vives du pays et créer du chômage ! Arghh. Mais où sont les créations d'emplois massives du précédent régime fiscal, plus motivant ? Ah, tiens il n'y en a pas. C'est ballot. Là ne serait pas le problème...

Saint Just  a répondu le 02/10/2012 à 10:55:

Cher Monsieur,

La France est le plus grand createur démploi en dehors de ses frontieres. Cela doit depasser le million. Nous avons cree avec mes enfants une societe au Canada, voici dix ans. Nous avons commences a quatre et avons aujourd'hui 350 salaries mieux payes qu'en France. Nous comptons nous etendre aux USA et atteindre les six cent salaries d'ici a 5 ans. J'ai revu mes comptes depuis 10 ans et mes suis amuse a recalculer bilan et comptes d'exploitation en imputant regles et taxes francaise. Nous aurions fait faillite voici 6 ans. Des francais nous ont propose de nous etendre en France. Nous n'avons helas pas les moyen de perdre de l'argent. Les francais attendront les emplois bien payes que nous offrons a des canadiens et des americains. Merci la droite et la gauche.

Saint Just

George Bienvenu  a répondu le 02/10/2012 à 11:05:

Vous ne connaissez pas les nombre négatifs ? Le socialisme va réduire encore davantage les créations d'emploi en faisant partir ailleurs ceux (les ignobles capitalistes) qui placent leur sale fric là où il rapporte le plus, par exemple, si vous empruntez pour acheter une voiture, préférez-vous un taux d'intérêt de 10% (genre Cofidis) ou un taux de 4.5% ?

verdarie  a écrit le 02/10/2012 à 9:20 :

Voici un petit commentaire intéressant qui pourrait expliquer la difficulté pour la France de réduire les déficits.
Déficits qu'il faut bien combler à un moment ou à un autre par des taxes.

Chirac, Giscard, Juppé, Fabuis et les autres des retraités gâtés.

En cet affrontement sur les retraites, il fallait que le gouvernement pour s'excuser devant les Français fasse un geste, une contribution à une réduction des rémunérations de ministres. François Fillon en a pris enfin conscience, c'est dire que cette réforme des retraites n'est en fait que politique, qu'elle fera mal à plus d'un, bien que des arguments concernant l'augmentation de l'âge des Français ne soit pas sans valeur, mais n'y avait-il pas une autre politique pour résoudre le déséquilibre du financement entre le nombre de salariés de celui des retraités, si. Alors François Fillon a jugé qu'il devenait nécessaire de demander à ses ministres de faire un effort en faisant le sacrifice du cumul des revenus de leur pension et de leur fonction, mais rien sur les parlementaires.

«Percevoir un salaire de ministre et une retraite de parlementaire est absolument inadmissible depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008, qui permet à un ministre de retrouver son siège parlementaire après son passage au gouvernement, s'indigne-t-il. Cela ne s'appelle pas une retraite, mais un revenu complémentaire», voir ici .

On ne peut que s'en réjouir. Les socialistes par la voix du député Bruno Le Roux porte parole de leur groupe à l'Assemblée va plus loin puisqu'il demande une refonte du système de pension des députés et sénateurs. Martine Aubry «déclare le plafonnement de la rémunération des élus Français. «C'est inacceptable qu'on gagne 19.000-20.000 euros par mois quand on a fait le choix de l'intérêt général !».

Alors j'ai essayé de déterminer ce que touchent certains hommes politiques importants sachant qu'il est bien difficile de connaître leurs revenus ce qui en France reste tabou alors que ce sont des revenus payés par les Français qui devraient être connus de tous.

La palme revient sans contestation possible à Jacques Chirac, il dépasse d'un peu plus de 2.000 ? ce que perçoit Giscard. La Tribune.fr nous dévoile les revenus des grands de la politique qui en ont fait leur métier. Un point commun l'École Nationale d'Administration, qui forme nos grands hommes politiques et commis de l'État, après le concours externe des étudiants venant d'une grande école Sciences Po, Polytechnique pour la voie royale ou d'une école de commerce, d'ingénieurs, ou normales supérieures. Ces politiques qui ont fréquentés les ors de nos palais n'ont pas à se plaindre d'autant qu'ils ont eu un travail honorifique consistant le plus souvent à parler et parfois en disant et faisant le contraire de ce qu'ils avançaient. La politique n'est pas une science exacte, elle n'implique pas de sanctions si les promesses ne sont pas tenues, le seul verdict est celui des urnes et comme les Français ont la mémoire fragile ils peuvent aisément se faire réélire soit à l'Assemblée nationale soit au Sénat quand ils sont plus âgés ce qui est encore mieux pour les avantages pécuniaires, appointements et retraite.

Comme l'écrit La Tribune.fr l'homme politique préféré des Français, La Tribune ce qui n'engage qu'elle, serait Jacques Chirac. Il cumule plusieurs pensions comme ancien conseiller référendaire à la Cour de cassation, malgré qu'il n'y aurait pas fait acte de présence depuis 1967, comme ancien président de la République, lui procurant 5.300 euros net par mois, ainsi que des avantages matériels d'ancien maire de Paris et d'ancien conseiller général de Corrèze... Au total, 19.000 euros par mois auxquels il convient d'ajouter son indemnité de 12.000 euros de membre de droit du Conseil constitutionnel. Soit environ 31.000 euros mensuels pour vivre. A cela en tant qu'ancien président de la république il bénéficie d'un appartement de fonction pouvant faire bureau, d'un secrétariat et d'une voiture avec chauffeur pour ce que l'on peut connaître.

Valéry Giscard d'Estaing est à 2.000 ? avec sa retraite d'ancien inspecteur général des finances, d'ancien élu local du Puy-de-Dôme, et d'ancien président de la République, soit environ 17.000 euros plus, comme Chirac, 12.000 euros du Conseil constitutionnel. Il devrait avoir les mêmes autres avantages que ceux de Jacques Chirac, bien que ce ne soit pas certain. En outre, en tant qu'académicien il doit percevoir une rémunération que je n'ai pu définir, pourtant ce ne sont pas des bénévoles, il devrait avoir autant que Jacques Chirac sinon plus.

Alain Juppé a demandé la liquidation de sa pension d'ancien inspecteur des finances qui serait d'un peu plus de 6.000 ? par mois. A cela, il faut ajouter en tant que maire d'une grande ville de plus de 100.000 habitants 5425 ? bruts en 2008. A partir de 60 ans depuis 2007 un député ou un sénateur peut demander la liquidation de sa retraite qui s'élève en proportion des mandats qu'il a effectués. Un mandat de cinq ans suffit pour lui assurer une retraite de 1553 ? par mois, pour deux mandats elle passe à 3096 ? et pour trois mandats à 4644 ? jusqu'à un plafond de 6192 ?. Alain Juppé à 65 ans n'étant plus député il a demandé de percevoir sa retraite d'ancien parlementaire. Il a cinq mandats de député ce qui lui donne 6192 ? par mois, et en plus il a deux mandats de député européen. La retraite d'un député européen est de 1400 ? pour un mandat de 5 ans et de 2500 ? au bout de 10 ans. Or Monsieur Juppé a exercé deux mandats il peut donc percevoir 2500 ?. Dans l'hypothèse du cumul de ses retraites avec sa pension et son salaire de maire, il peut percevoir 21.117 ? par mois.

Laurent Fabius en tant que Maître des requête au Conseil d'État puisqu'il a demandé sa liquidation devrait toucher 4000 ? par mois, (ce qui est curieux étant donné que le titre de Maître des requêtes au Conseil d'État est supérieur, dans le rang, à celui d'inspecteur des finances, il devrait percevoir plus qu'Alain Juppé), toujours député il a un mandat européen et de nombreux mandats d'adjoint au maire du grand Quevilly. Il est actuellement président de la CREA. En tant que député il touche une indemnité parlementaire de base : 5 443,61 ? brut mensuel, une indemnité de résidence : 163,31 ? brut mensuel, une indemnité de fonction : 1401,73 ? brut mensuel. A cela peut s'ajouter : des frais de mandat (frais de représentation) : 5 837 ?, crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs ou assistants : 9 021 ? (si la somme n'est pas totalement utilisée, la différence peut être versée au groupe politique du député, sinon, elle reste acquise au budget de l'Assemblée Nationale). En conclusion Laurent Fabius perçoit 27265 ? par mois.

En conclusion ces hommes politiques perçoivent,
Jacques Chirac 31.000 ?,+
Valéry Giscard d'Estaing 29.000 ? +,
Alain Juppé 21.117 ?,+
Laurent Fabius 27265 ?+,
sans prétention d'exactitude.

Pour Ségolène Royal «L'engagement politique, c'est servir, ce n'est pas se servir».

Sur Canal +, Ségolène Royal a estimé de son côté que «le mauvais exemple venait d'en haut» en France depuis quelques années, appelant à une «remise en ordre». «Quand Nicolas Sarkozy est arrivé, avec François Fillon, ils se sont augmenté de 150 % leur salaire, ils ont augmenté le salaire des ministres de 150 % et ils ont laissé croire qu'en contrepartie il n'y aurait aucun cumul possible», a-t-elle dit. L'engagement politique, c'est rendre des comptes sur l'efficacité de son travail et c'est dominer le train de vie de l'État et des collectivités publiques, a-t-elle insisté. «L'indécence des révélations sur les salaires ministériels, «ces gens-là qui s'apprêtent à remettre en cause le droit à la retraite pour les ouvriers, les employés, les cadres et qui se permettent de se comporter comme ils se comportent» cela nécessite une remise en ordre d'un certain nombre de comportements si l'on veut que la parole de l'État reste crédible, a-t-elle ajouté.

Pour les sénateurs ce n'est pas mal non plus, indemnité mensuelle 6952,91 brut, nette 5381,39 ? plafonnement des indemnités supplémentaires pour autres mandats 2700,16 ?, indemnité représentative de frais de mandat 6684,86 bruts, crédit affectés à la rémunération de collaborateurs 8949 ? par mois, soit : 25286,93 ? bruts.

Avantages : carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF. en 1ère classe. Taxis gratuit à Paris. Prêt immobilier avantageux. Durée du mandat : 6 ans depuis 2004. Pour les députés c'est pareil mais mandat de 5 ans.

Nos hommes politiques ne sont pas malheureux et on comprend pourquoi beaucoup s'opposent au cumul des mandats sur l'argument fallacieux de prétendre qu'il permet d'être informé de la température de leurs concitoyens s'ils n'ont pas une fonction de maire d'une grande commune

Paul7  a écrit le 02/10/2012 à 0:42 :

Malheureusement, la complainte de l'entrepreneur est inaudible par la plupart des gens qui n'ont jamais tenté l'expérience. C'est triste mais c'est humain. Chacun, en toute bonne foi, trouve les arguments pour justifier que sa posture personnelle est la bonne. L'entrepreneur qui est devenu riche grâce à son travail va conchier les rentiers et les héritiers nés avec la cuillère ds la bouche. L'entrepreneur qui n'a jamais réussi à vendre sa boîte va dire que c'est normal de taxer ceux qui ont vendu vite. Celui qui n'a jamais monte de boîte alors qu'il y a plusieurs fois pensé mais jamais pu ou oser va dire que les entrepreneurs sont des arrivistes avides d'argent. Et ceux qui n'ont jamais à aucun moment rêvé de monter leur business, ceux-là se foutent probablement complètement de tout ça. Un des arguments les plus comiques, qui illustre la jalousie sous-jacente auto-justificatrice, c'est celui des "bons" entrepreneurs qui triment comme des ânes, créent des emplois mais avec une entreprise qui vivote tout juste, sans créer de véritable richesse pour son créateur. Cet exemple est porté en exergue par les entrepreneurs qui sont dans ce cas-là, par ceux qui n'ont pas créé d'entreprise mais qui auraient secrètement aimé, et par les autres qui essaient d'imaginer un système socio-capitaliste compatible avec leur propre condition. Mais la réalité, c'est que ce qui motive le type qui largue son job pour monter une baraque à frite, ce n'est pas l'amour des frites et des hot dogs, c'est le secret espoir que son affaire va marcher, qu'il pourra ensuite en acheter une autre puis deux et trois, mettre des gens pour s'en occuper, s'acheter une belle baraque avec vue sur la mer dans laquelle il pourra inviter Monique qui est si jolie et l'épouser. Et ensuite ils iront au ski avec les enfants et il paiera une maison à ces parents. Et ce monsieur, il ne veut pas écraser les autres. Il ne veut pas exploiter les gens qui vont venir bosser dans sa baraque. Ce monsieur c'est vous et moi. Et si on lui dit : coco t'as le droit de monter ta baraque à frite mais va pas commencer à t'imaginer que tu va être le roi du pétrole, et bien il va plutôt se contenter de toucher des allocs et dire que Monique, c'est une...

Au pays de Hole Land...  a écrit le 02/10/2012 à 0:32 :

Le RACKET c'est sur les ventes effectuées antérieurement au projet de loi depuis le 1er janvier 2012, avant même l'élection de Hole Land, avant même qu'il ait un soupçon d'idée de son programme présidentiel... Pour les autres, il s'agira de s'adapter et de trouver la parade...
L'avenir est compromis pour les entrepreneurs, mais le fait de connaitre la loi est un avantage qui laisse la possibilité de s'y adapter. Nul doute que les Business Angel professionnels trouveront la parade à l'étranger comme en France. La nouvelle fiscalité sur les plus values mobilières est sensée rapporter 1 milliard en 2013 et 400 millions en 2014. Les calculs ont déjà intégré l'adaptation des investisseurs. Ce que tout le monde oublie, c'est que la loi de finance a pour premier objectif, par son caractère rétroactif, de plumer ceux qui ont pris leur décision depuis le 1er janvier 2012 sans possibilité de montage ou de parade, car ignorant l?ampleur du racket fiscal dont ils allaient être victimes. Je suis dans ce cas après avoir vendu, en avril, la société que j'avais créée avec mon associé... Nul n'est sensé ignorer la loi, mais comment connaître une loi qui n'existe pas encore et qui lors de sa promulgation ne se contente pas de modifier à la marge les conditions d'une vente, mais les modifie, à tel point, qu'en toute connaissance de cause la vente n'aurait pas été conclue. Derrière cette question, se pose la question de la justice, de la propriété, et du pouvoir abusif des politiques... Et qu'on ne m'explique pas que les lois de finances sont par nature rétroactives, ce que l'on appelle communément la petite rétroactivité. Cette petite rétroactivité s'applique, dans le cas présent, à la vente exceptionnelle d'une entreprise constituant un patrimoine fruit d'un travail qui ne se concentre pas sur une année mais sur plusieurs années de sacrifice, de stress, de prise de risque, de création de valeur... et ce fruit est taxé à la date de la vente sur son intégralité et à 60,5% au lieu de 35,5... au même titre qu'une action détenue par un petit boursicoteur ou un sleeping partner... Le RACKET a commencé et j'en suis victime comme des milliers d'autres... Bienvenue au pays de Hole Land...

bon sens  a écrit le 01/10/2012 à 23:08 :

il n'est pas normal de changer les règles du jeu après le match; multiplier par plus de 2 le taux de l'impôt sur les plus-values sur la vente des titres des PME démontre une méconnaissance totale des mécanismes économiques. Cette disposition va geler l'expansion et le développement des PME qui se financent auprès de Business Angels ou dont les associés sont obligés de vendre des actifs qu'ils possèdent pour financer leur entreprise.De nombreux créateurs d'entreprises dont certain ont leur entreprises avant le 28 septembre m'ont dit qu'ils étaient obliger de geler leur projet de développement de leur entreprise dès lors que la cession de leurs titres à une entreprise plus importante entraîne un impôt avec des prélevements sociaux de plus de 60%.

Prenons1 exemple sur les plus-values.
monsieur X célibataire vends sa société qu'il a créé il y a 4 ans pour 1 .200. 000 d'euros il a investit dans sa société au début 1. 000. 000 d'euros .Il est soumis à la tranche de 45%; lors de la vente de sa société en février monsieur X avait prévu de payer environ 34% d'impôt soit 68 000 euros, il en payera en fait 120 000.avec les nouvelles dispositions;il lui reste net 80 000euros; en prenant comme hypothèse une inflation réelle de 2.5% par an soit environ 10% au totall de 1 000 000 correspondant à 100 000 MONSIEUR X a en fait perdu 20 000euros (200 000 - 120 000 - 100 000) beau résultat pour un entrepreneur !,

VosConseils?  a écrit le 01/10/2012 à 22:04 :

Vous faites concrètement quoi si cette loi passe ?

Toto  a répondu le 01/10/2012 à 23:00:

Singapour, Maurice, HK, Londres, au choix ... Je refuserai d'être exploité et de contribuer à une politique qui met sur un même pied d'égalité le trading et les start-up.

Toto  a écrit le 01/10/2012 à 21:40 :

Il faut que quelqu'un dise aux politiques d'ARRETER DE PRESERVER l'emploi et pour ENCOURAGER LA CREATION d'emploi.

Dommage  a écrit le 01/10/2012 à 21:33 :

Ma première boite était française. Ma deuxième est à Singapour. Ma troisième devait être en France, elle sera à Londres. C'est vraiment dommage ! J'ai à chaque fois créé une trentaine d'emplois ... Tant que les politiques au sens LARGE de DROITE comme de GAUCHE auront pas fait un STAGE en PETITE ENTREPRISE ils ne comprendront jamais ...

Pardon  a écrit le 01/10/2012 à 21:30 :

J'aime la France, j'habite Paris et paie mes impôts en France. Il y a 10 ans, j'ai créé une entreprise, nous avons atteint 35 personnes. C'était dur, dur, avec les banques, avec l'administration et avec les équipes. Alors j'ai fauté ! 1er FAUTE : J'ai délocalisé, presque TOUT, nous sommes toujours 35 mais plus que 4 en France. Tout le monde est très heureux, bien payé, et c'est TRES SIMPLE ! Mon métier est INTELLECTUEL je ne suis pas dans l'INDUSTRIE ... 2ème FAUTE : il y a 2 ans j'ai créé une nouvelle entreprise mais cette fois à SINGAPOUR, si SIMPLE ... 3ème FAUTE : si cette loi PATHETIQUE passe, je fauterai une troisième fois et transfèrerai ma société en Belgique.



Thomas  a écrit le 01/10/2012 à 21:18 :

J'ai vendu cette année, avant les présidentielles. J'ai fait le choix de rester en France, bien qu'habitant à 35 mn de Genève. À quelques mois de la fin de l'année, je ne sais toujours pas combien je vais payer d'impôt. Je sais que ce sera BCE plus que toutes les simulations que j'ai faites sur la base du barême 2011. J'ai l'impression de vivre sous une dictature: instabilité chronique et coercition aveugle.
Je suis en train de développer une nouvelle boivent reprise. Mais cette fois, la France n'en récupèrera pas une miette. Dommage pour les chômeurs.

Xavier  a écrit le 01/10/2012 à 20:30 :

Le PLF 2013 est la preuve que le gouvernement est pret a prendre des mesures absurdes et contraires a l interet de notre pays, et de son economie, juste par ce que certaines mesures sont populaires ("taxer les riches"), et n ayons pas eur du mot, demagogiques, un moment ou la popularite de ce gouvernement est en chute libre, et que le chomage, principale preoccupation de nos compatriotes, est en hausse. Malheureusement, ces mesures ne vont que decourager les entrepreneurs, pme, mais aussi grands groupes a ne plus investir en france, ce qui ne va faire qu aggraver le probleme du chomage.
Petite correction a l article: le taux de taxation marginal en cas de cession est de 45pc+4pc taxe haut revenus + 15.5pc soit 64.5pc!!!!!!!! C est clairement de la spoliation a ces niveaux la, et ca decourage de travailler en france...

OliverChe  a répondu le 04/10/2012 à 10:07:

Je reprends ton exemple... taux marginal à 45%
Ce qui signifie que tu gagnes déjà plus de 150000 ? après abattement de 20%
C'est déjà bien, je te félicite ;-)
Au lieu de regarder le taux d'imposition, regarde ce qui te reste, ca t'évitera de faire un ulcère à l'estomac et tu vivras plus heureux ;-))

Suggestion  a écrit le 01/10/2012 à 19:57 :

Je ne souhaite pas polémiquer juste apporter une VIVE suggestion de bon sens au gouvernement,

Le gouvernement fait le pari d'une croissance à 0,8%, il faudrait penser à éviter de casser les PMEs et start up

L'entreprise de l'entrepreneur est un bien professionnel (et non un placement de "méchant et riche spéculateur"),

Les conditions sont déjà clairement définis dans la loi pour définir ce que sont des titres considérés comme des biens professionnels puisque les biens professionnels sont exonérés d'ISF,

Il suffirait donc d'étendre cela au cas des plus-values, et maintenir pour ces cas le barème actuel qui est honnête de 32%, élevé mais disons honnête.

A 60% cela ressemble presque à du CHAVEZ, ou du CASTRO ...

A quoi s'expose le gouvernement si il maintenait cette mesure totalement confiscatoire :

Un phénomène très simple en Europe, la domiciliation des têtes de ponts des entreprise en dehors de notre cher pays, le montage est EXTREMEMENT SIMPLE au sein de l'Europe, et tout à fait accessible aux petits entrepreneurs ...

Je prend le pari que si cette mesure est appliquée fleuriront les holding à Bruxelles, au Luxembourg et au Pays bas,

Alors quel intérêt ?

Bon c'est vrai que ça ne résoudra pas tout, car les entreprises pour se développer ont besoin de financement, et c'est déjà pas simple dans notre pays, alors là ça deviendra encore plus compliqué ... Mais déjà ne pas CONFISQUER le bien professionnel sera pas mal ...

















PAB  a écrit le 01/10/2012 à 18:24 :

8 ans de travail, 50 emplois créés, 2 ans sans salaire en mettant toutes mes économies, revente puis plus-value confisquée... Plus jamais en France.

JacquesAlexandre  a écrit le 01/10/2012 à 18:14 :

Le jour où j?ai décidé d?arrêter d?entreprendre

Après plus de 20 ans d?entrepreneuriat, la création de quatre sociétés et la participation à la création de quatre entreprises, aujourd?hui toutes encore actives, j?ai décidé en ce début d?automne 2012 d?arrêter d?entreprendre.
Mon bilan d?entrepreneur n?est ni exceptionnel ni médiocre, j?oserais dire « normal ». Des réussites et des échecs? mais trois grands motifs de satisfaction :
? J?ai directement contribué à la création de plusieurs dizaines d?emplois,
? J?ai formé de très nombreux jeunes qui ont, depuis, connu des succès notables,
? J?ai mis ma famille à l?abri de difficultés financières pour quelques années (mais pas pour toute la vie, suis-je ici obligé de préciser).
Les récentes décisions gouvernementales, visant notamment à taxer les plus values de cessions d?entreprise à une hauteur qui peut dépasser les 60 % (impôts et contributions sociales comprises) m?ont très profondément choqué.
Qualifiés de « justes » par nos gouvernants, ces décisions sont, au contraire, d?une injustice totale.
? En taxant de la même manière l?entrepreneur qui cède sont entreprise (après des années d?efforts et parfois de sacrifices) et le spéculateur ou le boursicoteur qui ne fait qu?acheter et revendre du « papier » sans rien produire.
? En taxant à un niveau jamais atteint une plus value générée par une activité économique qui alimente les finances publiques dès le premier jour de son existence (le premier courrier reçu par un entrepreneur vient du Trésor Public).
? En permettant à l?Etat de prendre à la sortie la plus grosse part du gâteau en cas de succès, après avoir laissé l?entrepreneur prendre tous les risques.
? En donnant un signal fort vers l?investissement non productif (assurance-vie, placement immobilier, art,?), désormais moins taxé que l?investissement entrepreneurial qui génère des emplois et de la richesse pour notre pays.
Elles reviennent à tuer l?entrepreneuriat. Elles handicapent lourdement les PME et les ETI (dont notre pays est tant dépendant) qui se consolident en rachetant des petites entreprises à leur fondateur.
C?est une faute politique et économique dont nous paierons le prix dès les deux ou trois années qui viennent. Les entrepreneurs entreprendront moins, iront entreprendre ailleurs ou n?entreprendront plus.
Mais la faute est aussi morale.
Notre exécutif ose évoquer le « patriotisme » des chefs d?entreprise pour justifier de tels choix, comme si ce patriotisme se mesurait selon les impôts et taxes payées par les citoyens.
Je me sens autant patriote que tout citoyen français qui aime son pays, conscient de ses droits et de ses devoirs, qu?il habite en ville, en banlieue ou ailleurs. Qu?il ait vingt, quarante, soixante ou quatre-vingts ans. Qu?il gagne mille, deux mille ou dix mille euros par mois.
Comme l?immense majorité des entrepreneurs - n?en déplaise à nos dirigeants - je n?ai aucun état d?âme à payer des impôts pour participer à la solidarité s?il s?agit d?aider nos concitoyens les plus en difficulté ou de financer les missions régaliennes ou d?utilité publique.
Mais je n?accepte pas que le fruit de mon travail disparaisse dans les centaines d?organismes d?Etat qui sont hors de contrôle, dans les congés payés de nos fonctionnaires territoriaux ou dans des créations de postes sans utilité et garantis à vie.
Je ne supporte pas qu?un gouvernement ose lever deux fois plus d?impôts qu?il ne fait d?économie, en cette période de crise aigüe, tout en me faisant la morale et en laissant penser qu?il est nécessaire de rappeler les entrepreneurs à leur devoir de patriotisme.
Je ne comprends pas comment pouvoir encore « attendre » la croissance en pénalisant autant le développement et l?esprit d?entreprise.
En ce mois de septembre 2012, on a éteint ma petite flamme entrepreneuriale. Cela n?intéresse sans doute pas grand monde, mais, très chère France, tu viens de perdre un entrepreneur?.

Paris le 30 septembre 2012

alileo  a écrit le 01/10/2012 à 14:10 :

N'oublions pas que les Fabius sont une famille de grands antiquaires et de marchands d'art... Demandons-nous donc pourquoi depuis Mitterrand, la gauche ne taxe pas ce patrimoine...

flefevre  a écrit le 01/10/2012 à 8:29 :

Voilà cela faisait 4 ans que je commençais à agglutiner les informations pour créer une start-up, le go aurait du être en septembre 2013. Une start-up dans le domaine du séquençage haut débit et de l'environnement.
Mais la clairement, si ce sont les conditions alors je préfère abandonner ce projet.
a quoi bon prendre tous ces risques, en terme de capital, de santé , de vie de famille si c'est pour ne pas pouvoir revendre la boite le jour d'une opportunité avant les 12 ans, ne pas trouver de financeur prêt à m'accompagner pour 12 ans ...

JR  a écrit le 01/10/2012 à 8:09 :

Créateur de start-up il y a 3 ans, ayant mis l'essentiel de mes économies (gagnées uniquement à la sueur de mon labeur, je n'ai jamais hérité d'un centime) au capital de cette société, et employant aujourd'hui 40 personnes, je pensais pouvoir lever des fonds ce mois pour assurer la croissance de mon entreprise, mais ni les business angels ni les VCs ne sont plus disposés à mettre au pot dans ces conditions. J'avais également en projet la création d'une autre entreprise, mais il est clair que cette loi va me faire pour la première fois considérer mon expatriation, et quoi qu'il arrive, la création de mes futures entreprises se fera ailleurs qu'en France.

Sheerkhan  a écrit le 30/09/2012 à 21:41 :

Serial entrepreneur depuis près de 20 ans, Business Angel ayant soutenu près d'une quarantaine d'entreprises, j'allais lancer une nouvelle société, mais là, trop c'est trop. Cette nouvelle structure sera basée en Asie, à Hong Kong précisément, avec des employés Chinois et Philippins.

Alex  a écrit le 30/09/2012 à 20:22 :

Soutenez l'entrepreneuriat en soutenant l'e-manif qui a été créée ! http://www.e-manif.fr/Contre-le-Projet-de-Loi-de-finances-2013-et-pour-lEntrepreneuriat-en-France--emanif2-579.html

linspecteur  a écrit le 30/09/2012 à 17:37 :

Le mot est lâché : le risque. Ces messieurs-dames du gouvernement ne savent pas ce que c'est puisque la plupart n'ont jamais vu une entreprise de près et n'ont jamais vraiment pris de risque puisqu'ils ont pour la plus grande majorité fait carrière dans l'administration. La notion de risque entrepreneurial leur est aussi étrangère que le risque de se faire écraser la nuit pour un hérisson qui traverse la route !

xavier-marc  a écrit le 30/09/2012 à 17:21 :

Un sou est un sou donc il est logique que n'importe quel bénéfice soit taxé de la même façon, et pour la surtaxation de l'argent qui dormirait, l'inflation( ou les taxes foncières pour l'immobilier) s'en charge déjà. Ce qui est préoccupant dans ce pays, c'est le niveau général des prélèvements, car si on paye 20% de tva, 5% d'impôts locaux, les impôts nationaux devraient donc représenter 25% au maximum, pour ne pas dépasser le seuil psychologique des 50%; et dans ces impôts j'y place les CHARGES !! les charges sociales qui ont tué ce pays, ses emplois, on devrait être en plein-emploi logiquement, on a presque toujours été un pays de plein-emploi historiquement. Si vous ne pouvez plus économiser alors vous ne pouvez plus investir ni prévoir ni avoir de marge d'erreur en cas de prise de risque( par exemple juste déménager pour un nouveau boulot), et donc on reste attentiste et collé à son boulot, demandant au syndicat de faire pression ce qui bousille les relations de confiance entre employés et cadres et patrons.
Une chose extraordinaire et nouvelle dans ce pays à faire, ce serait de ne dépenser que ce qu'il y a en caisse au lieu d'augmenter indéfiniment les prélèvements et la dette pour subvenir à figer le train de vie de certains.
Et je dis aux politiciens, utilisez un peu votre cerveau, vous taxez de plus en plus ceux qui ont de moins en moins besoin de l'état, c'est inversement proportionnel, il est alors tout à fait logique que ces derniers, les plus inventifs intelligents et actifs, se barrent.
Cela fait 20 ans qu'on parle de ce problème français de faire fuir son élite, tels des nouveaux protestants martyrisés par l'état central qui veut que tout le monde courbe l'échine devant lui.
Le secteur privé n'a pas grandit depuis les années 80 à cause du pilonnage incessant sur lui, contrairement aux dépenses publiques qui n'ont fait qu'enfler; le secteur privé a déjà atteint son seuil de rupture ce sont ses fondations qui sont attaquées, c'est à dire la fabrication de médecins, d'entrepreneurs, d'intelligents, d'audacieux, et d'optimisme; car tout ceci ne reviendra pas avant des décennies même si les conditions s'amélioraient, il est trop tard, c'est comme une réputation, elle se détruit facilement il faut un temps énorme pour la reconquérir; et ainsi, paradoxalement, l'état qui a tout bousillé est devenu le dernier rempart à un effondrement style urss en france.
Depuis l'élection présidentielle c'est le néant absolu pour faire repartir l'activité économique et le secteur privé et réformer les dépenses structurelles. On nous parle sans arrêt depuis 2002 qu'il faut arrêter la dette( en fait c'est l'Europe qui l'a demandé à nos dirigeants sinon ils n'auraient rien fait) et qu'est ce que ça a changé ? rien. Rien de tangible n'a été fait, juste quelques pansements ici et là pour gagner du temps.
Qu'est ce que donc votre logique vous donne comme suite de la situation ?

lodeb  a écrit le 30/09/2012 à 14:13 :

Pour moi, c'est maintenant réfléchi. Travailleur indépendant, consultant expérimenté en systèmes d'information pour le contrôle de gestion, depuis le second tour des élections législatives, j'ai perdu entre juillet et septembre mes deux principaux clients qui étaient totalement satisfait de moi et des gains de productivité que je leur apportais.
J'ai compris cette semaine que cette compagnie d'assurance et cette banque, pourtant tous les deux française, ne misait plus aucun investissement sur la France.
Mon client, le directeur financier, vient de partir au Canada pour créer une holding, tant dis que mon autre client installe ses services supports en Belgique.
J'ai un ami avocat fiscaliste au sein d'un cabinet parisien internationalement renommé. Depuis juillet, tout va très vite : les entrepreneurs français et grandes entreprises qui en ont les moyens et ont des intérêts en France sont en train de se mettre en sécurité à l'étranger.
Depuis 4 semaines, je n'ai plus de missions, plus de clients, et en tant que gérant de ma toute petite SARL, chaque journée sans travail et sans même me rémunérer me coûte 150 ? de dettes supplémentaires.
Je n'en peux plus et je ne pense pas mériter cettte avalanche sur le dos des travailleurs indépendants qui sont au service des PME ou grandes entreprises.
Je vais donc dès la semaine prochaine commencer à céder mes quelques actifs immobilisés : 20 000 ? au plus, régler avec mes dettes fiscales et sociales qui arrivent bientôt à échéance. et comme je n'ai trouve même pas de boulot salarié sur PARIS car à 41 ans, je suis un cadre bac + 5 technique (expertise comptable + informatique) trop expérimenté pour être exploité à 30 000 ? par an. Et si on ose demande 50 000 ? annuel, on n'intéresse plus aucune entreprise, c'est pourtant bien ce que je gagnais en moyenne ces 9 dernières années.
Alors je liquide et je pars : Belgique, Suisse, Canada ou Grande Bretagne, je cherche et dès que je trouve une mission, je m'envole en laissant mes 4 enfants en France.
Je n'ai pas le choix sinon c'est le RSA dès le mois de novembre, avec un RSA c'est le la commission de surendettement assurée pour arriver à un payer à loyer et nourrir ses enfants.
Français, montrez que vous êtes mécontents. quittez ce pays qui a perdu tout bon sens.
Quittez ce pays dans lequel l'Etat, les principales banques et compagnies d'assurance sont de mèches pour SURVIVRE SUR NOTRE DOS comme des parasites politiquement bien éduquées.
Je pense que dans les mois à venir, à chaque emploi public national ou territorial créé, il y aura quatre actifs du privé qui s'expatrieront pour survivre et à ce rythme là, cela ne durera pas bien longtemps.
Il n'y aura pas d'autres solutions que de réduire le MAMMOUTH qu'est devenu l'Etat les collectivités territoriales françaises et d'obliger nos pseudo services publiques à des gains de productivité comme c'est le cas dans le privé.
J'ai besoin de me loger, j'ai besoin de manger, j'ai aussi besoin quelques fois d'un médecin pour mes enfants.. mais je n'ai absolument pas besoin des services publics français.
l'éducation nationale comme les services d'hospitalisation ou la police et encore pire la justice n'ont de respect pour les compatriotes. Nous sommes devenus des pigeons, oui des pigeons pour énarque et dirigeants de corporation, de syndicats pitoyables et des banques. et bien je suis heureux de vous le dire, les pigeons, cela vole.
Alors volons au delà de nos frontières pour vérifier ce que beaucoup savent déjà : l'avenir, ce n'est plus la France, l'avenir de vos enfants, c'est ailleurs et mêmes quelques fois juste à la Frontière (Belgique, Suisse, Luxembourg)

Dugrodo  a écrit le 30/09/2012 à 13:52 :

Je voudrais ajouter deux commentaires essentiels
Compte tenu de l'IS de 33%, le taux global d imposition atteindra 73%
2 - les revenus du travail sont en général imposés à moins de 20% (exemple du salaire médian); la majorité des prélévements obligatoires étant des charges qui correspondent a des assurances ou prestations (maladie, retraite, chômage); alors que l'entrepreneur qui subit un taux global de 73% ne reçoit aucune compensation de ce type.
Comparer les impôts + charges pour un salarié aux impôts pour un entrepreneur n'a aucun sens et n'est qu'un artifice pour justifier la spoliation des forces vives du pays.

Tim  a écrit le 30/09/2012 à 13:44 :

"à l'état"

C'est bien le fond du problème et pourtant ça me semble être très vite balayé dans l'article. En fait, tout le monde râle pcq ce méchant "Etat" va prendre de l'argent sans rien faire... Rien faire, sauf balancer des subventions au début de vie d'une startup, octroyer des crédits d'impots,...

La base même d'une démocratie comme la notre, c'est de prendre là où il y a de l'argent, et essayer de le réinjecter là où il en manque. Un équilibre précaire, car forcément, ça râle quand on est dans la 1ere partie, mais on dit rien, quand on est dans la 2e.

Moi je pense qu'il faut être plutôt flatté. On est en train de lire que finalement, la France reconnait que ceux qui réussissent sont des startups. Ca me semble déjà un bon point : ) Mais ca doit être mon côté optimiste.

Jacques  a écrit le 30/09/2012 à 13:31 :

Pour ma part, vous oubliez une part non-négligeable d'entrepreneurs.... Celle qui crée sans spécialement faire appel à des investissements externes type Capital Risker. Car dans votre démonstration, le seul but est de montrer la vue entrepreneuriale d'une personne ou d'un groupe de personne qui n'investit que pour la prise de bénéfice à terme (10 ans dans votre exemple). Au final, vous vous situez d'un simple point de vue bancaire et donc financier... Et là, l'impôt prend tout son sens ! Pour l'autre majorité des entrepreneurs, dont je fais parti, pense avant tout à se libérer de toutes contraintes et d'assumer chacun de ses actes et décisions. La prise de bénéfice, car il ne faut pas se mentir, nous sommes là pour gagner de l'argent, n'est qu'un aboutissement mais pas une finalité. Nous créons de la richesse et nous participons à l'effort nationale en tant qu'individu mais également en tant qu'entreprise.
Au contraire, votre vue, bien que vous puissiez prendre des risques en finançant des projets d'entreprise, à mon sens est partisane... Au final, votre article, reste une problématique de "riche"...

Au plaisir d'échanger avec vous.

Bien à vous


lodeb  a répondu le 30/09/2012 à 15:00:

Je suis totalement d'accord avec vous Jacques.
Personnellement, très déçu de mes employeurs passés (sociétés d'expertise comptable puis SSII) j'ai fini par admettre qu'être travailleur indépendant correspondait bien davantage à mon profil et à mes aspirations d'autonomie. Je créé de la valeur pour mes clients en les conseillant et en les aidant techniquement dans leurs projets.
Ma finalité n'est pas que ma petite SARL fasse des bénéfices, mais que je vive tout simplement de mon travail.
J'ai dû créé une SARL car si j'avais été sous le statut profession libérale non réglmentée ou entreprise individuelle, mes clients français (PME en général) m'ont toujours dit qu'ils avaient peur que mon contrat de prestation puisse être requalifié en contrat salarié s'il y avait un jour un litige. Ce qui n'a jamais d'ailleurs été le cas. Mais voilà, le droit du travail fait tellement peur aujourd'hui aux dirigeants d'entreprise, qu'ils prennent des précautions administratives à n'en plus finir pour se protéger. Voilà, en tant que gérant de SARL, ils n'ont plus rien à craindre de moi.
Et pour finir, ma banque à qui je demandais un petit crédit : 3 000 ? alors que je fais 120 000 ? de CA par an depuis 3 ans et que je n'ai aucune dette financière, ma banque me dit qu'elle ne peut me prêter car je ne paye pas d'impôt sur les bénéficies (IS).
Je lui réponds que ma petite SARL a vocation à me faire travailler et à me rémunérer pour mon travail, pas à capitaliser ses quelques modestes parts sociales.
En ce sens, je me rémunére en tant que gérant à hauteur des bénéfices de l'année (charges sociales et frais généraux déduit)
et mon banquier ne comprend pas ? c'est pourtant simple non ?
Je ne cherche pas à faire une plus value, je cherche à avoir une structure juridique qui convienne à mes clients pour pouvoir travailler et vivre. et je paye mon impôt sur le revenu sur ma rémunération, comme tout le monde.
Si d'ici la fin de l'année, je quitte la France, pour ce qui me concerne, ce n'est même pas pour des raisons fiscales d'optimisation de patrimoine...je n'en ai pas la nécessité, n'étant pas fortuné ni même épargnant, c'est parce que mes clients, eux, sont en train de partir, et que si demain je veux vivre et faire vivre ma famille, je n'ai je pense qu'une solution, les suivre avant qu'ils ne m'oublient.

Jacques  a répondu le 30/09/2012 à 17:40:

Merci pour votre mot !

Dans tous les cas, je suis de c?ur avec vous dans votre nouvelle aventure à l'étranger !

EcoGuy  a écrit le 30/09/2012 à 12:20 :

Vous usez votre clavier pour rien ! Pourquoi un homme d'Etat voudrait-il créer des riches qui n'ont pas besoin de l'Etat pour vivre ? Pour quelle raison un homme d'Etat voudrait-il que les salariés soient capables de de vivre sans les bienfaits octroyés par sa généreuse main emplie d'amour et de bonté ? Quelle justification resterait-il à l'Etat ? Quel pouvoir lui resterait-il s'il n'était pas indispensable ? L'homme d'Etat accroit sa puissance en rendant les individus de plus en plus dépendants de lui. Et si cela peut être fait au nom de la "justice sociale", c'est encore plus rentable dans les urnes, et durable dans le temps. Les hommes d'Etat ne sont pas idiots: ils préservent leur avenir personnel, voilà comment expliquer ces actes apparemment absurdes.

Éric bataille  a écrit le 30/09/2012 à 11:46 :

Je suis 100% d'accord
J'ai créé il y'a à 2 ans une Start Up : Drivepad.fr
Mes actionnaires et moi même avons investi des centaines de milliers d'euros.
Les fonds de capital risques n'existent pas en france... Seuls les BA investissent.
Les mesures de la loi de finance bloquent non Seulement les choses (tan que la loi de finance n'est pas promulgueé) mais vont, si ells sont confirmées stopper l'intérêt pour les BA d'investir en France.
J'avoue ne pas comprendre cette acharnement à ne pas écouter les entrepreneur et que notre gouvernement reste sur des position idéologique, totalement démagogiques...
Et ce n'est pas la Ppi qui va prendre de relais... Depuis quand l'état serait meiileur gestionnaire et décideur qu'un BA qu va prendre sur son Epargne pour investir dans un projet, un chef d'entreprise auquel il crois?
j'espère que votre voix va être entendue afin que ces mesures totalement idéologiques et au final improductives, soient revues lors des discussions à l'assemblée Nationale et au Sénat.

Je veux bien expliquer et servir d'illustration pour nos chers dirigeants si besoin.
Éric Bataille
Drivepad.fr

lodeb  a répondu le 30/09/2012 à 16:11:

oui, j'ai été co-fondateur d'une start up au début des années 2000.
Nous avions à l'époque bénéficié d'abattement de cotisations sociales et crédit d'impôt pour le personnel affecté aux développements techniques de notre futur portail à forte valeur ajoutée loué à des PME 300 ? par mois.
Au bout de deux ans, l'URSSAF, comme le FISC nous a dit que finalement, nous n'étions pas une entreprise innovante, que pour certains actionnaires de la start up, celle ci représentait une extension d'activité. Redressement : 80 000 ? !
Merci la France, ce n'était pas une extension d'activité, c'était une refonte totale d'une façon de travailler pour gagner fortement en productivité et permettre très justement à des salariés de nos clients de passer aux 35 heures grâce aux gains de productivité que nous apportions, par un hébergement sécurisé de toutes leurs applications de gestion de ces PME.
non ce n'était pas innovant selon l'URSSAF et le fisc ? alors pourquoi 3 années plus tard, autant d'entreprises et d'éditeurs nous ont copié ?
Ce qui est innovant pour l'URSSAF et le FISC c'est la recherche fondamentale ! Celles ne nos beaux chercheurs fonctionnarisés qui ne fichent rien dans leur labo public du CNRS, Universitaire ou de la CNAM et qui ne sont tenus à aucun résultat si ce n'est bien tout dépenser leur budget annuel pour espérer qu'il augmente l'année suivante.
Il y en a marre de l'absence de bon sens et de pragmatisme de nos politiciens.
Soit il faut les pousser de leur chaises et prendre leur place, soit on est plus pacifique et on décide de faire sa vie ailleurs qu'en France.


jeromeL  a répondu le 22/10/2012 à 23:40:


Mais non ! Les fonds « capital risque » existent en France. Les français qui sont de vrais cigales placent en masse dans des assurances vie qui elles mêmes placent une faible portion en capital risque. Cette faible portion représente dejà des sommes très très importantes.

S'ils ne veulent pas investir chez vous ce n'est pas par manque d'argent de leur coté ni par peur de payer des impôts sur leurs futurs bénéfices.

bourriquet42  a écrit le 30/09/2012 à 11:36 :

J'ai beau parcourir tout l'article (très bien écrit d'ailleurs) et les commentaires. Je vois bien la complainte, mais aucune proposition. On dirait presque un tract du PCF...
Si vous voulez vous faire entendre, il faut réclamer, plutôt que grogner (tout le monde le fait déjà dans ce pays).
Il est évident que passer soudainement de 30 à 60% est absurde. Mais quelle alternative donc ?
Il faut nécessairement une augmentation du taux pour répondre au principe de "tout le monde participe à l'effort, blablabla" du gouvernement.
Je vois donc deux solutions :
- une augmentation simple, passer de 30 à 40% par exemple.
- une vraie taxation progressive, qui ne soit pas toujours collée au plafond.
Par exemple en divisant le capital par le nombre de mensualités depuis la création de l'entreprise pour calculer la fourchette appropriée en prenant en compte le travail.

Je ne suis pas encore très calé dans tout ça, j'ai donc peut-être fait des erreurs dans mon raisonnement, je suis donc ouvert aux remarques.

JR  a répondu le 01/10/2012 à 8:24:

Une proposition simple pour réduire le déficit du gouvernement est de couper dans ses dépenses. C'est ce que ferait n'importe quelle entreprise dans une situation de déficit aussi grave. Tant que ces réductions n'auront pas été effectuées, pourquoi aller augmenter une taxation déjà parmi les plus élevées du monde ?

alileo  a répondu le 01/10/2012 à 13:49:

En plus des économies sur le budget de l'Etat, revoir la réduction de l'essence qui par personne représente si peu et qui fait un trou sévère au budget de l'Etat, en plus de renier toute action écologique en stimulant la consommation d'essence. Un mensonge de plus !?

Toto  a répondu le 01/10/2012 à 21:36:

Taxer les banques en lieu et place des entrepreneurs. Leur demander de rembourser le montant de leurs escroqueries depuis 2008, et condamner quelques uns de ces voleurs en col blanc à de la prison ferme.

30% c'est déjà exorbitant en comparaison de très nombreux pays... Les pigeons, seuls véritables créateurs de valeur, ne se laisseront pas plumer. Soyons bien clairs à ce sujet !!

Je conseille à tout le monde de lire "Atlas Shrugged" (La grève en Français) de Ayn Rand.

erich  a répondu le 04/10/2012 à 5:56:

Tout entrepreneur qui se respecte - et sait faire de simples additions et soustractions - sait déjà qu'il n'y a que 2 moyens pour son entreprise de gagner réellement de l'argent: - soit de dépenser moins que ses revenues; soit de gagner plus que ces dépenses.

L'État Français ayant prouvé depuis presque quatre décennies qu'il était absolument incapable de gagner des sous (donc de réduire sa dette) de la seconde manière, pourquoi s'obstiner à creuser le trou encore plus profond en augmentant les charges et divers impôts.

La seule solution (et l'objectif de réduire le déficit à 3% est en lui même absurde, pour diminuer réellement la dette il faudra générer de manière consistante des excédents, pas juste de limiter les déficits successifs) restante serait de couper dans les dépenses inutiles et non-productives.

Un rapide tour d'horizon des diverses gabegies très françaises dans tout plein de domaines laisse à penser qu'il n'y aurait que l'embarras du choix en la matière. Malheureusement, comme nombre d'entrepreneurs levant des capitaux, les dirigeants (et donc le peuple qui l'élit) semble continuer à s'obstiner à croire au miracle (surtout quand c'est l'autre qui sera plus durement taxer...).

Bonne chance!

Poiscaille  a écrit le 30/09/2012 à 11:23 :

Ce que captent pas tous les collectivistes c'est que le racket ça ne marche qu'un temps, après un certain seuil les victimes soient se barrent, soient produisent moins de valeur.

lodeb  a écrit le 30/09/2012 à 1:12 :

Francois Hollande et sa clique n'aime pas les riches.
Personne ne leur en demande tant.
Mais dans 4 ans et demi et probablement avant, ce sont les pauvres qui le sortiront en le sifflant.
Et les mêmes qui embrasseront les émirs et les communocapitalistes asiatiques pour investir en France et créer de l'emploi... Mais ces derniers investiront dans la rente immobiliere et financiere, ce qu ils font déjà, pas dans la production et les prestations.

La seule question est de savoir si vous préferez être dirigé par un riche francais ou être dirigé par un intermédiaire à la botte d'un émir ou d'un appartchik chinois.

Et je pose la question à notre chère gauche mélanchoniste qui a mis Hollande au pouvoir et qui traite de parasite le premier investisseur en France : Bernard Arnaud.

le patriotisme d'un pauvre employé, ne serait ce finalement pas de préférer plutôt un patron francais à un émir du Quatar ?
Posez leur la question, vous qui parlez au nom des pauvres.
Vous comprendrez alors peut être pourquoi vous allez perdre toutes les prochaines élections.
Les francais sont des veaux, mais ils ont une fierté, détruisez là et vous serez politiquement morts pour au moins 2 législatures.

BRAVO BRAVO  a répondu le 30/09/2012 à 9:19:

bravo mille fois bravo

TOTOR  a répondu le 30/09/2012 à 9:44:

Une seule législature sera suffisante pour tout couler.

Lodeb  a répondu le 30/09/2012 à 14:19:

Nous sommes en train de vivre la fin du socialisme français.
Cela va nous coûter très chers durant des années, mais quand cet état d'esprit névrosé de socialisme français aura disparu, les pauvres, les employés et techniciens qui n'ont pas fait l'ESCP, Centrale ou les Mines, et encore moins l'ENA ou HEC pourront peut être à nouveau espérer avoir un avenir dans ce pays.
Un avenir tout simplement parce qu'il y aura à nouveau des gens, certes plus riches, qui auront à nouveau le courage et le défi d'investir sur ces français, ces fameux français qui créent chaque jour de la valeur et que nos socialistes sont en train "indirectement" de ruiner en imposant à l'extrème ceux qui investissent en France et même pour certains amoureux de notre pays, POUR la Frnace.

ElNormando  a écrit le 29/09/2012 à 23:53 :

La France et les Français n'aiment pas les patrons qui "se gavent" sur le dos des travailleurs. Heureusement que nous sommes maintenant gouvernés par le PS qui va faire fuir les gens qui ont envie d'investir et prendre des risques. Nous serons ainsi débarrassés de ces "méchants" ! Vivement cette France "communo-socialo" sans "méchants" mais avec plein de pauvres ... On vit une époque formidable.

lodeb  a écrit le 29/09/2012 à 21:33 :

Pourquoi quitter la France alors qu'il suffit de virer ceux au pouvoir qui ne la valent pas ?
et pourquoi voter bêtement pour d'autres qui ne seront pas mieux ?
Le principe de la Démocratie, c'est de prendre le pouvoir par la volonté du Peuple.
En France, il ne faut rien attendre des politiques, surtout qu'une politique sera chassée par une autre 5 ans plus tard.
En fait, il faut prendre leur place.
Voilà ce que c'est la Démocratie, soit vous crevez, soit vous quittez le pays, soit vous le prenez.
Et bien on va créer un parti, et on va le prendre.
On va commencer par virer tous les arrivistes et incapables de l'UMP et de la toute nouvelle UDI, c'est à dire les dirigeants actuels, Copé, Borloo.
et créer un parti selon nos valeurs et celles de la France : honnêteté intellectuelle cartésienne, liberté, équité et justice.
Je suis libéral et social, je vis à Montreuil et quand j'entends f. Copé parler de racisme anti-blanc, j'ai juste envie de dégueuler car si je méprise Dominique Voynet, à Montreuil, je ne vois que des noirs qui rament dans des foyers insalubles et sont dans le métro à 6h du mat pour aller bosser sur Paris (bâtiment, égouts...)
Tantdis qu'à minuit, dans le métro allant sur Montreuil, il n'y a que des blancs, des artistes intermittents qui ont bien fêté la soirée.
Les étrangers ne sont pas un problème en France, mais le début d'une solution pour payer nos futures retraites... pensez y.

alileo  a répondu le 01/10/2012 à 13:45:

Le racisme anti-blancs ni les étrangers comme problème n'ont pas été évoqués dans cet article... Sinon la taxation injuste et une loi de finances inepte au dépit de véritables économies. Vous paraissez être un véritable militant socialiste: à un problème, on répond par de bonnes idées reçues toutes politiquement correctes qui n'ont rien à voir et qui surtout ne font pas avancer le schmilblick. Continuez, c'est excellent.

Pas de stress  a écrit le 29/09/2012 à 21:24 :

Nos chers gouvernants voit pas plus loin que le bout de leur tout petit nez.

C'est triste, mais heureusement ya l'Europe

1)
Créer une holding à bruxelles

2)
Apportez les titres de votre société française

3)
Vous êtes exonéré sur les remontés de dividende et les plus values de cession presque à 100%

Voilà, un pti tour en Thalys et puis s'en vont ...

Vive notre beau pays ... et vive l'Europe,

marcel dechval  a écrit le 29/09/2012 à 20:59 :

quand on s'attaque aux maigres avantages des auto-entrepreneurs et qu'on préserve les privilèges des intermittents du spectacle, c'est qu'on n'aime pas du tout les entreprises et la prise de risque. Le retour au collectivisme et au kolkhozes est pour bientôt.

Jack  a répondu le 30/09/2012 à 14:24:

L'auto-entprepreneur est un semi-entrepreneur. Absolument rien à avoir avec une start-up car avec une franchise de TVA, un CA plafonné à quelques milliers d'euros, un capital confondu, appelez-moi quand vous verrez un auto-entrepreneur salarier quelqu'un !

Ce statut est une publicité visant à réduire le travail au noir mais il ne fait que le masquer, un poison pour l'artisanat français.

lodeb  a répondu le 30/09/2012 à 15:14:

Jack, vous êtes artisan ?
moi de mon côté, les seuls auto entrepreneurs que je connaisse sont infographistes, attaché de presse, ingénieur du son... ce sont plutôt des professions techniques ou intellectuelles, et ils ne le sont que parce qu'ils étaient au chômage car ils en avaient marre à 35 ans de ne faire que des CDD sucessifs et d'être traités par pôle emploi comme des assistés.
Ils s'assument, ils font ce qu'ils peuvent, et comme tous, ils ont le droit de vivre de leur connaissance, savoir faire et de leur travail.
Alors, Jack, soit vous êtes un artisan qui souffre de la concurrence des auto-entrepreneurs et vous nous écrivé un exemple, soit vous vous la FERMER.
Parce que si votre vrai métier, c'est fonctionnaire ou salarié d'une corporation d'artisans jaloux qui ont pignon sur rue car installés depuis 30 ans, et bien je ne vous souhaite qu'une chose, faire un petit stage chez pôle emploi ou faire la queue derrière le guichet ou à patienter comme tout chômeur 3 heures à écouter le service vocal de pôle emploi pour déclarer sa situation.
Vive les entreprises, toutes les entreprises ! du plus petit et modeste auto-entrepreneur à la grande et belle industrie.
l'entreprise c'est la VIE,
le fonctionnariat sans risque et sans devoir et le corporatisme, rentiers de situation défendant les acquis des petits nantis protégés par la règlementation, c'est la MORT de l'économie.
et quand l'économie meurt et s'effondre, le libéralisme le moins réglementé reprend ses droits.
pour le malheur des plus fragiles et le bonheur des opportunistes qui ont su mettre un peu d'argent de côté avant la catastrophe, et pour ces derniers, ça m'étonnerait que ce soit des auto-entrepreneurs.

lodeb  a écrit le 29/09/2012 à 20:36 :

Avant de quitter la France, je ne pense pas que le PS et leurs petits alliés arrivistes feront plus de 20% aux prochaines élections locales.
20% c est la part de la population protégée par l'Etat.

Avec cette loi de finances 2013, ils signent leur arrêt de mort car l'économie est en train de s'effondrer.
Pour vous dire, mêmes les auto entrepreneurs, qui par définition ne sont pas bien riches compte tenu que leur CA de prestations ne peut dépasser 32000 ?.
soit au mieux un revenu annuel de 18 000 ? deduction faite des charges sociales et frais géneraux, mêmes eux sont mis à contribution.

Pauvres gars d'auto entrepreneurs qui ne voulaient pas être traités d'assistés, faute d emploi salarié.

vive de Gaullle, Chaban Delmas, Raymond Barre, ce gouvernement veut mettre la classe moyenne non fonctionnarisée à genoux, qu'ils aillent en Chine visitées les usines des sous traitants d'Apple pour prendre des lecons de socialisme capitaliste d' Etat.

Ce gouvernement de lâches arrivistes nous menent tout droit à la ruine et donc à la haine et à la guerre.

Calculator  a répondu le 30/09/2012 à 10:27:

On est plutôt à 25% de taux d'emploi public ou assimilé en France.
Mais il est intéressant de faire le raisonnement inverse. Le taux d'emploi en France est de 65 % (personnes en âge de travailler exerçant réellement une activité). Sur ces 65%, 75% ne sont pas fonctionnaires ou assimilés. On a donc seulement 48,75% de la population en âge de travailler qui travaille dans le secteur privé. Et donc 51,25% qui ne travaillent pas dans le secteur concurrentiel ! Curieusement c'est grosso modo le score de Hollande à la présidentielle. C'est bien entendu une coïncidence, mais c'est amusant...

Lodeb  a répondu le 30/09/2012 à 16:27:

Merci pour ces précisions.
Par gentillesse, j'ai encore sous-estimé le nombre de français qui vivaient sur le dos des autres. Je ne parle pas des professeurs de collèges à 2 000 euros par mois ou des infirmières à 1700 euros pour rester debout toute la journée avec le stress des malades. Non je parle de toutes ces agences d'Etat, ces directions régionales, directions départementales de l'Etat, ces conseils régionaux, généraux... ces employées des directions régionales des affaires culturelles qui ne cachent pas qu'ils passent une bonne partie de leur temps de travail à chercher sur Internet le meilleur tarif pour leurs prochaines vacances ou une bonne opportunité sur Ebay.
Je suis tolérant, je sais qu'une société a besoin de tous et que certains sont plus forts ou courageux que d'autres.
Mais en France, il y en a marre.
Je suis travailleur indépendant et j'en ai marre de travailler plus de la moitié de l'année pour subvenir au pouvoir d'achat et à la sécurité des revenus de ces compatriotes planqués, alors que moi même je ne suis même pas certain d'avoir du travail durant la seconde partie de l'année.
On m'a appris très vite que dans une entreprise que si on n'était pas content, on pouvait aller voir ailleurs.
Mais dans les services publics et nos grandes banques quasi publiques dont les dirigeants fricotent avec nos enarques au pouvoir, cela ne se fait pas. Quand on est pas content, alors on pantoufle dans une agence publique ou une grande banque ou assurance mutualiste.
Quand on est pas content, on a le droit de prendre la porte, c'est ce que je vais faire en partant dans un autre pays.

Fred  a écrit le 29/09/2012 à 19:49 :

Aller à Dubai, pas de taxe!!! cf. www.implantation-dubai.com

Pourquoi ?  a écrit le 29/09/2012 à 19:39 :

Merci pour cette tribune,

Je fais une proposition au gouvenement, ou plutot aux quelques députés PS de terrain qui sont plus pragmatiques et moins dogmatiques que ceux du gourvernement :
Pourquoi ne pas distinguer le CAPITAL OUTIL de TRAVAIL du CAPITAL INVESTISSEUR DORMANT ? Et ainsi épargner de cette mesure confiscatoire le dirigeant de PME qui met les mains dans le cambouis (souvent très salissant !), qui créé de l'emploi et de la richesse pas son TRAVAIL !! Oui je dis bien TRAVAIL, car c'est du TRAVAIL messieurs de créer, développer une entreprise à partir de RIEN ...

Pour ma part, pour apporter mon témoignage, j'ai créer ma première entreprise il y a 10 ans, j'en ai C**** pour parler poliment, je suis passé plusieurs fois très proche de la faillite, j'ai pris des risques, je me suis endetter, au final j'ai créé des emplois, je ne suis pas à plaindre, j'aime ça bien sûr, mais on trime vraiement avant que ça marche ... et même quand ça marche c'est du TRAVAIL il faut être à la barre.

Je n'ai pas imaginé un seul jour délocaliser mon activité, vraiement jamais imaginé cela, mais aujourd'hui soyons clair si cette loi passe je n'aurai psychologiquement pas le choix, je ne me vois vraiment pas me lever le matin et travailler 60% de ma journée pour donner ça à un état qui de son coté ne fait pas le minimum d'efforts de réduction des dépenses et de réorganisation ...

Donc SVP, faites la distinction entre l'actionnaire de son OUTIL de TRAVAIL et l'actionnaire DORMANT ? C'est pourtant si évident et si compatible intellectuellement avec l'IDEOLOGIE socialiste non ?

Le SOCIALISTE veut taxer le RENTIER c'est bien ça ? Eh bien Messieurs, en tant que chef d'entreprise qui se lève tous les matins pour "aller au charbon" et créer, gérer et développer son entreprise.
JE NE SUIS PAS UN RENTIER ! Donc pas besoin de me CONFISQUER mes biens ;-)

S'il vous plait ne rendez pas notre super pays si glauque pour les entrepreneurs et patrons de TPE / PME qui commençaient à avoir une vrai place dans la société française ...

A bon entendeur

FD





Vinidi  a répondu le 29/09/2012 à 21:52:

Tout à fait d'accord

lodeb  a écrit le 29/09/2012 à 18:23 :

Travailleur independant, petit entrepreneur, sous traitant de sous traitant....
Sous Sarkozy, vous vouliez vous en sortir,
Vous cotisiez durement et fierement au RSI 46,5% de vos revenus, meme si cela vous coutez quelques fois 15% d'interets de découvert au profit de votre bienveillant banquier.

Aujourd'hui vous n'avez plus de clients.
Recevez fierement le RSA.
Car c'est tout ce que le RSI vous proposera si par malheur vos riches clients étaient en train de quitter la France.
Et avec le RSA, n oubliez pas de régler aussi les majorations de retard du RSI et les honoraires de l'huissier.
Et seulement ensuite, allez vous pendre.
Petit crétin d'entrepreneur qui n'a même pas réussi à être haut fonctionnaire, médecin ou notaire !
Vous n'êtes finalement que les pigeons de ce système.
la République a plus de considération pour un député non réélu et ses pauvres attachés parlementaires démunis qu'à un petit entrepreneur, même pas fichu de créer des emplois en plus de lui même au bout de 3 ans.
Sales petits entrepreneurs qui refusaient d'etre exploités comme tout bon salarié du privé dans ce pays, vous ne meritez même pas une aide sociale si vos clients interrompent leurs investissements en France et vous laisse à carreau.
Et si vous avez été assez honnête pour déclarer l'ensemble de vos revenus et payer le RSI et les impôts avant vous même, et cautionner l'emprunt de votre entreprise, c'est que vous n'avez rien compris au monde des affaires.
Faites un stage dans un ministère, une grande banque ou compagnie d'assurance et vous comprendrez mieux comment on se dore merveilleusement bien a pilule sur votre dos.
Tellement bien que dans quelques mois, notre gouvernement vous suppliera de re créer une entreprise pour dimunier le budget RSA et peut etre créer des emplois.
Sauf que le gouvernement oublie toujours une régle fondamentale : pas de capitaux, pas d'entreprise et au final pas d'emploi.
Taxer le capital outrageusement, c'est la garantie d'un chomage aussi élevé qu injuste.


Aurevoir  a écrit le 29/09/2012 à 17:19 :

J'ai créé ma boite! j'ai investi de l'argent dans mon entreprise. Houlà! je suis vraiment un nanti, un pourri de capitaliste, un odieux personnage. Je fais partie de la race des seigneurs: les Patrons. Elle est vraiment chouette ma vie.
Traduction dans la vraie vie. J'avais 7500? que j'ai intégralement investi dans la création d'une boite de service, j'ai travaillé comme un dingue pendant 4 ans pour me payer 2500?/mois à partir de la 3eme année, c'est à dire en dessous de la moyenne de mes salariés. Mais la crise est arrivée, nos clients sont partis. J'ai fais le dos rond et j'ai payé de ma poche tous mes fournisseurs (pour l'essentiel, des indépendants ou des petites PME)les deux derniers mois. Et finalement, après avoir perdu mes économies, je me suis résolu à fermer la boite il y a 5 mois.
Ah, au fait, je n'ai pas droit aux ASSEDIC...
Mais je ne me suis jamais plaints. J'ai gardé mes angoisses et ma détresse pour moi. Toutes les nuits, j'ai parcouru les chemins de ma campagne pour remplacer le sommeil qui ne venait plus et imaginé quelque fois que tout serait plus simple avec une balle dans la tête. Et pendant toutes ces années, j'ai du supporter les commentaires haineux de tous ces gens persuadés que les "patrons" s'enrichissent sur le dos des salariés. Pour sur, nombre d'entre eux étaient aussi dans un grand désarrois devant le risque de perdre leur emplois et la précarité de leur situation. Il leur a bien fallu trouver un coupable, un moyen d'exprimer leur colère. Et voilà qu'arrive au gouvernement une bande de pieds nickelés dont tous les discours et les actes ne font que démontrer leur incurie, leur incompétence et leur absolu manque de respect pour les entrepreneurs.
Oui, je crois fondamentalement qu'une entreprise n'est rien sans les gens qui y travaillent. Mais il n'est pas besoin d'être très malin pour comprendre que s'il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas de salarié.
En ce qui me concerne, après 5 mois de galère, je viens de trouver un poste pour une boite américaine qui me demande de démarrer sa tête de pont européenne. Ma décision est prise et entérinée, le siège européen de cette entreprise ne sera pas en France. Mon choix n'est en rien motivé par une quelconque volonté d'optimisation fiscale, mais je suis tellement fatigué du mépris de nos concitoyens et de nos "élites" que c'est décidé, je pars avec femme et enfants. Un très grand remerciement pour mon épouse sans qui je n'aurai jamais tenu le coup.
A tous ceux qui restent, je leur dis bonne chance.
A tous ceux qui appellent à la décapitation des entrepreneurs, je leur dis: "cessez donc de geindre, soyez courageux pour une fois. Prenez votre destinée en main, créer votre emploi sans toujours attendre que quelqu'un le fasse pour vous"
Aux membres du gouvernement de ce pays, je dis "venez donc passer 6 mois dans nos PME, nos ETI ou au côté des travailleurs indépendants. Ayez le courage de vous confronter à la vraie vie. Alors peut-être vous comprendrez 2 ou 3 petites choses." Au passage, je note que leur absence d'expérience dans le monde de l'entreprise ne les rends pas plus au fait des problématiques des salariés que des entrepreneurs. Il n'y a pas plus de raison de considérer que leur discours vis à vis des salariés soit plus juste que celui qu'ils tiennent vis à vis des chefs d'entreprises.
La France, j'y reviendrai.... en vacances.

PME  a répondu le 29/09/2012 à 18:12:

Votre témoignage ne peut malheureusement être compris que par ceux qui comme vous ont un jour été assez fous pour rêver et assez courageux pour passer à l'acte. Je vous souhaite bonne chance dans votre nouvelle entreprise en vous enviant très fort. De toute façon, je sais que je ferais le pas aussi bientôt par dégoût des mentalités ici, du mépris qu'affichent les Français vis à vis de leurs entrepreneurs au lieu de travailler avec eux pour le bien de la Nation. Nous sommes en guerre "civile" entre classes, comme je l'ai vu sur un commentaires.

Denis  a répondu le 29/09/2012 à 19:24:

Que rajouter? C'est tellement vrai.

Cédric  a répondu le 29/09/2012 à 19:28:

Et que penser de ce tag sur une des vitrines de mon agence "BOBO = CANCER" ???
Les discours haineux se propagent dans les rues, les entrepreneurs sont des barbares et les entreprises leurs fiefs...
Les masses au chômage nourrissent une haine contre les entreprises parce qu'elles se pensent rejetées, alors que ce sont les politiques gouvernementales qui paupérisent le tissu économique et gèlent les emplois... politique gouvernementale portée par ceux-même qui nous stigmatisent...
Comment casser le cercle vicieux de l'incompréhension tant que le gouvernement ne fera pas l'effort de comprendre le fonctionnement de ce qui constitue le coeur de l'activité économique : les TPE et les PME... (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATnon09221) ?

au passage  a répondu le 29/09/2012 à 19:50:

témoignage intéressant.
l'administration du pays détourne toutes richesses possibles à son profit; il en reste qu'elle va s'accaparer, bientôt; vorace, il lui est devenu insupportable qu'une chose lui échappe. Si la France est devenue communiste, c'est moins pour la voracité du pouvoir à s'approprier ce qu'elle n'a pas que parce que le pouvoir a chosifié l'homme; après l'agent public, c'est au tour du citoyen (privé) d'être placé en servage; ce n'est que la dernière étape qui précède l'esclavage. On peut définir "Système" comme l'ensemble constitué de l'Administration et du grand capital. ce système a pris le pouvoir et si vous ne contribuez pas à l'alimenter, il vous demandent de partir. Si le pays a tenu jusqu'à présent, c'est au grâce au PACS conclu entre la grande industrie et l'Administration (ceux qui en vivent, le politique bien sûr, le "service publique" en général); ils se sont associés pour s'approprier ce qui leur échappe encore. maintenant l'Administration cherche même à assimiler le grand capital; le pacte est donc rompu. Le chaos se rapproche. il est même probable que ceux qui restent s'entre-déchireront, bientôt.

PME  a répondu le 29/09/2012 à 20:06:

En effet, c'est bien une révolution qui se profile...

Ange des affaires  a écrit le 29/09/2012 à 17:04 :

Excellente exposition du 'mal français'. Chamboredon met le doigt en particulier sur l'erreur conceptuelle très répandue quant aux relations de causalité entre croissance et emploi: oui bien sûr, c'est l'emploi qui crée la croissance et non l'inverse. Des générations d'économistes abreuvés à la macro-économie keynesienne ont fini par persuader tous nos politiques que les agrégats économiques ont une existence propre, alors qu'ils ne sont que la mesure ex-post du comportement des agents économiques.
Une autre erreur répandue est de croire que des taux d'imposition marginaux élevés contribuent à l'objectif politique de réduction des inégalités. En réalité, ils provoquent la diminution de l'assiette fiscale car les acteurs économiques concernés réagissent par l'abstention ou la fuite; ceci poussant à l'augmentation du chômage et de la pauvreté. Les états providence efficaces sont ceux qui financent les transferts par l'imposition de la consommation plutôt que par la sur-taxation du capital (Voir la Suède, la Belgique, l'Allemagne ou le Danemark, pays ayant par ailleurs un niveau élevé de dépenses publiques).
Les revenus du capital ne sont pas une consommation; ils sont surtout la principale source de l'investissement, cad de l'augmentation de la richesse future. D'ailleurs, nos politiques le savaient bien puisqu'ils rivalisaient d'inventivité pour créer des déductions de l'impôt sur le revenu en faveur de tel ou tel investissement: "si vous vous abstenez de consommer, on ne vous taxe pas". Cette approche est cependant une politique de gribouille puisqu'on est amené à augmenter les impôts pour financer les niches fiscales! Ce qui a une conséquence inattendue: le gouvernement actuel, porteur des mythes du socialisme à la française et confronté à la nécessité d'une rigueur minimale, est amené à faire simultanément la chasse aux niches et aux riches: une excellente recette pour mettre toute l'économie en berne, puisqu'on décourage à la fois la motivation à investir à court terme (l'économie d'impôt) et à long terme (l'espoir de plus-values).
Je précise qu'en tant qu'investisseur actif dans les start up, ce qui motive mes décisions d'investissement, c'est la perspective de réussite des entreprises et ce n'est JAMAIS la déduction sur l'ISF. Celle-ci est plutôt contre productive car elle attire des investisseurs passifs dont le comportement est largement influencé par les contraintes artificielles associées à l'avantage fiscal, allant parfois à l'encontre des intérêts de la start up. Là comme souvent, l'enfer est pavé de bonnes intentions: ce que l'on voit, ce sont les quelques centaines de millions de flux d'investissement 'générés' par la réduction de l'ISF; ce que l'on ne voit pas, ce sont les milliards de PIB en moins qui résultent de la fuite des capitaux qui auraient pu s'investir dans la création d'entreprises.

locdeb  a écrit le 29/09/2012 à 16:18 :

Je rajouterai : lorsqu'on crée et qu'on se bat pour développer une nouvelle entreprise innovante, que l'on réussit ou que l'on échoue souvent en raison d'une rude concurrence ou d'une idée trop avant gardiste, on devrait avoir le soutien des instances de la République, au minimum la reconnaissance morale.

Tout au contraire, nos élites enarques ou corporatistes se gavent, nous endorent.
Tout le monde sait que les 0,8% de croissance du PIB qui sert de reference au budget 2013 ne sont plus tenables avec une telle loi de Finances 2013.
Tout le monde sait que la classe moyenne a besoin de riches pour investir et embaucher et que les plus pauvres ont besoin d'une classe moyenne forte et rassurée pour s'appuyer dessus et conserver l'espoir d'une vie meilleure.
Tout comme les TPE ont besoins de clients PME qui elles memes ont besoin de grandes entreprises clientes.
Mettre à l index les entrepreneurs, les investisseurs, c'est une faute historique, une faute qu on pouvait peut etre se permettre en 1981, mais pas en 2012, face à un empire asiatique qui ne demande qu'à nous acheter et nous mettre à sa botte et cela en sera fini des démocraties européennes "indépendantes et sociales"
le capitalisme monopolistique d'Etat est de retour. Et derriere c'est soit le fachisme, soit le communisme, et donc au final la guerre pour justifier la production nationale et le retour de la croissance par les armes.

lodeb  a écrit le 29/09/2012 à 15:23 :

Cet article est la vérité économique la plus élementaire.
Mais les français ont bien trop peur pour vouloir la comprendre.
Ils ne veulent pas savoir, ils refusent de comprendre, certains bien assis sur les acquis de leur "respectable" corporation ou de leur confortable pension (de retraite de fonctionnaire, d'élu, de cadre sup, d'officier, notamment)

Chere République, il est temps que la classe moyenne, tant aimée par nos élites qui s'assoient dessus, prenne enfin le pouvoir.

1ere loi courageuse : On aligne le nombre de fonctionnaires par habitant à celui de l'Allemagne dont le service public, notamment l'éducation, est remarquable, et en 4 ans, nos problemes sont réglés.

Chers fonctionnaires, chers retraités privilégiés en pleine forme : soit vous prenez vos responsabilités, soit la jeunesse francaise qui souffre vous mettra à la rue au nom de la République et de la vraie Justice.


fifi73  a répondu le 09/04/2014 à 4:34:

La qualite allemande est un leurre. Problemes de turbo de moteurs. Nous roulons golf et audi quatro. Lorsque nous changerons de voiture nous n acheterons pas allemand car trop chers nous n avons plus les moyens. Les constructeurs francais ne produisent pas assez de berlines quatro la seule est une grosse Peugeot hybride.

Landfair  a écrit le 29/09/2012 à 15:00 :

Comme le suggère Surrey, l'idée n'est pas de favoriser l'entreprise privée mais bien d'aller vers un tout public, à l'image du communisme pur et dur et d'asseoir ce pouvoir pour longtemps: Les révolutions réclament de l'argent et si tout le monde est pauvre - sauf l'appareil gouvernant, bien sûr-, nous aurons l'occasion d'organiser de belles manifestations à la coréenne à la gloire de notre cher leader pour des décennies!
Il sera appuyé par ceux (très nombreux en France qui préfèrent casser le vase de Soisson plutôt que de le voir emporté par le plus méritant: Scannez les commentaires toute presse confondue sur, par exemple, l'impôt sur les riches et vous serez édifié sur la jalousie, la convoitise et la courte vue de nos concitoyens!
Vous n'avez pas un gouvernement libéral mais bien voté pour une coalition socialo-communiste (même si en France on n'a jamais les c...s d'appeler un chat un chat, je pense aux "écologistes" pour qui l'écologie n'est qu'un prétexte à la décroissance économique chère aux extrême-gauche.
Chavez se fout pas mal de régner sur des pauvres. Pareil pour Cuba. Mais les dirigeants eux-mêmes sont riches et ont brain-washé les peuples pour des générations avec la haine et la peur des régimes capitalistes. D'où, la première mesure ici, dans un pays boursouflé de fonctionnaires est d'embaucher de l'enseignant afin de distiller la bonne parole anticapitaliste.
Peu de gens s'échappent de Corée du nord, non pas parce qu'ils n'y parviendraient pas mais parce qu'ils sont conditionnés depuis l'enfance. Une sorte d'énorme syndrome de Stockholm, si l'on veut.
Alors quelque soit l'évidente pertinence de votre analyse économique, vous tombez à côté : le but recherché est de garder le pouvoir à tout prix, comme avec Mittérand.
Moi, je me raccroche à l'Europe et Merkel ainsi qu'aux étrangers qui ont investi en France: C'est ultimement ce qui devrait nous sortir de l'ornière par rapport à l'époque Mittérand: Contrairement au Venezuela, la France n'a pas de pétrole(enfin, pas assez), n'est plus aussi riche( fonctionner en autarcie lui demanderait de racheter tous les avoirs étrangers) et l'Europe est une réalité qui ne peut se pays le luxe d'un pays moteur non capitaliste( avec tout ce que ça implique).

Chimère  a écrit le 29/09/2012 à 14:04 :

A qui servent les "start up" combien de d'entreprise sponsorisé par des investisseurs sont créés et passent le cap des 8 ou 10 ans en faisant du CA. Une sur 1000 ok. Combien d'entrepreneurs dans ce cas vont se voir dépouiller de dix ans de dur labeur de l'entreprise qu'ils ont développé, 50% ok.
Bref c'est un accident qui n'arrivera plus. Donc même pas une catastrophe pour le prédateur qui vend ses parts, ou celui qui achète la bonne affaire très rare.

cpasgagne  a écrit le 29/09/2012 à 12:54 :

Article clair et realiste ....mais incompréhensible pour les bobos dont ceux qui nous gouvernent et reste dans leur utopie68hard

Democratix  a répondu le 29/09/2012 à 14:13:

Et pour les beaufs de l'UMP qui préfèrent les dirigeants du CAC 40 adhérents au Cercle Premier que les PME (trop petites à leur goût).
Sous l'UMP, les PME payaient proportionnellement plus d'impôt que les grandes entreprises.

entrepreneurdusud  a écrit le 29/09/2012 à 12:25 :

Peur injustifiée ou suicide étatique?
De toutes façons, je suis assez confiant. Avec 3 millions de chomeurs et des français gavés aux vacances et autres RTTs, il va bien falloir aider les entrepeneurs.
Non pas par gentillesse mais parce que ce sont les seuls qui peuvent créer de l'emploi et de la valeur permettant les RTTs, les vacances et les fonctionnaires.
Bref, c'est bizarre de dire que je pense que la gauche ne franchira pas la ligne rouge par protection du système et des acquis.
L'entrepreneur est la dernière barrière avant le crash de notre société et économie...

entrepreneur_moi_aussi  a écrit le 29/09/2012 à 11:59 :

Je suis entrepreneur (indépendant) moi aussi et si je vais arrêter mon activité c'est parce que le carnet de commandes ne se remplit pas et quand je parviens à des échéanciers avec les organismes fiscaux et sociaux, ma banque, elle, augmente ses tarifs de plus de 200% en un an. La raison : un découvert de 3 mois au lieu de 1.

La situation n'est pas idyllique. Certes. Mais les débats sur le coût du travail et l'imposition des entrepreneurs sont déplacés quand on sait que les attaques des marchés ont concerné l'endettement des états. Si votre banquier augmentait votre taux d'emprunt immobilier parce que votre fils est au chomage et nuit à votre crédibilité, que feriez-vous ? Changer de fils ou de banque ? Vous iriez au plus simple : vous aideriez votre fils à régler son problème structurel qui nuit à votre emprunt immobilier et quand votre situation serait meilleure, vous passeriez à la concurrence.

La situation que nous vivons est difficile car l'endettement de l'état a des répercussions sur nos entreprises : financements plus chers, le rapport Euro/dollar qui ne nous avantage pas, etc.

Au lieu de nous demander si c'est l'emploi crée de la croissance ou l'inverse, essayons déjà de faire tourner ce qui tourne pour "mettre au pot" le maximum et résorber la situation. Si il y a bien une chose à négocier, ce n'est pas combien je dois payer aujourd'hui ou demain puisqu'il faut le faire; Mais que ces hausses soient limitées dans le temps car sinon vous devrez changer de pays pour produire en dollars et emprunter plus facilement.

Omnireso  a écrit le 29/09/2012 à 10:06 :

Éclairage très intéressant sur la situation, il ne reste plus qu'à espérer que la popularité croissante de cette analyse alerte quelque peu les proches et conseillers de la sphère politique...

TOTOR  a écrit le 29/09/2012 à 8:37 :

On se demande où sont les MEDEF et autres CGPME pour défendre les entrepreneurs, les vrais, pas les Seillières et Parisot. Nous sommes les dindons de la farce matraqués par l'alliance conivente entre l'état, les syndicats et les grands groupes. Cà suffit!!!

Ravi  a écrit le 29/09/2012 à 8:30 :

Ravi de lire un avis construit sur le sujet de la crise et de ses solutions. Mais triste de voir que dans les commentaires, on ne semble pas avoir saisi le message: on se contre-fout des taux d'imposition, de quel niche est rabotée ou pas, s'il faut réduire ou augmenter les fonctionnaires.
Tout se résume à ça: taxer les capitaux en fonction inverse de l'emploi - et par là, de la croissance - qu'ils sont susceptibles de générer.
C'est l'idée à conserver lorsqu'on aborde la taxation, et en celà, la TVA est une catastrophe, contrairement à l'ISF ou la taxation des plus-values boursières.
Pour finir, n'oubliez pas que si l'emploi crée la croissance, de nouveaux postes de fonctionnaires crées de l'emploi, sans compter que la sécurité de ce genre d'emplois est porteur de confiance et de consommation des ménages concernés. Comme dit M. Chamboredon: "C'est compliqué, très compliqué même..."

Florent  a répondu le 29/09/2012 à 10:01:

Oui sauf que le système est à bout de souffle et que les fonctionnaires coutent plus que ce qu'il rapporte. En période de crise les Français ont épargné plus qu'avant : voilà le blocage du système. La consommation interne ne suffit plus à créer de la croissance.

objection  a répondu le 29/09/2012 à 14:09:

"les fonctionnaires crées de l'emploi"?? vous avez sans doute une explication...

Ravi  a répondu le 30/09/2012 à 8:40:

Citez la totalité de la phrase, s'il vous plait: "de nouveaux poste de fonctionnaires créent de l'emploi" (désolé pour le "es"). C'est mécanique: un fonctionnaire n'est pas au chômage. Ou assimileriez-vous quelqu'un qui rend un service public à un chômeur?

Ravi  a répondu le 30/09/2012 à 8:53:

@Florent: le problème du fonctionnariat n'est pas la rentabilité. De fait, un emploi public n'est jamais rentable puisqu'il produit du service public, pas de la richesse. Son rôle est de maintenir l'infrastructure de la société, de manière à ce que cette dernière puisse réaliser ses objectifs.
Maintenant, si vous voulez parler d'efficacité, on est d'accord: les administrations françaises sont complètement à l'ouest. Il serait bon de revoir en profondeur leur fonctionnement, à commencer par l'organisation du travail et la propension qu'elles ont à se créer du travail pour justifier de poste et à bruler leur budget pour le voir maintenu.

Un-entrepreneur-lassé  a écrit le 29/09/2012 à 2:14 :

Il n'y a bien que des fonctionnaires professionnels, énarques n'ayant jamais produit de valeur de leur vie, pour penser ces réformes stupides et destructrices. Un jour, la démocratie sera représentative du peuple, comme elle devrait l'être, et non plus confisqué par des pseudo élites n'ayant aucun sens des réalité, ou des valeurs, née pour "diriger" sans avoir la moindre notion de qui ou quoi.

C'est d'une bétise sans limite comme projet. L'article est bien écrit et brillant, mais la bétise l'emportera, a n'en pas douter. Alors migrons, nous qui n'avons pas le droit au chomage, pas de retraite décente et une chance sur 3 de survivre aux trois premières années d'activité de nos entreprises. Je n'aurais jamais cru dire cela, moi qui suis attaché à mon pays, mais la limite est là.

Même si vous réussissez, par miracle, dans le pays où il est le plus dur de démarrer une entreprise, plus de 60% de votre vie, vous aurez travaillé pour l'état. Et là où d'autres sont payé pour le faire, vous vous payerez pour n'avoir rien en retour qu'une considération de pariat et une feuille d'impots à vomir, enfin si vous êtes très doué et très chanceux !

Préservons le trading à haute fréquence, les dark pools et les investissements dans des produits financiers verreux plutôt que d'encourager les créateurs d'entreprises. Préservons les placements immobiliers et le capital dormant, c'est la voie pour mieux juguler le chomage. Gardons 2 à 3000 fonctionnaires par département et autant par région, pour faire le boulot de 200, car le problème ne se situe surement pas à ce niveau. Laissons les collectivités locales se faire arnaquer par leurs banques et s'endetter jusqu'à couler le pays, car c'est la seule voie logique...

FredLux  a répondu le 29/09/2012 à 3:13:

Vous avez raison de parler du Luxembourg, le nombre de société française qui déménage explose et principalement dans l'IT ! La France va devenir un désert...aucun avenir viable !

Lily en Californie  a écrit le 29/09/2012 à 1:46 :

Laissez nous creer sans devenir l'ennemi numero un du gouvernement.
comment va t'on redresser cette France s'il n'y a plus personne pour creer et innover et que tous les entrepreneurs fiers de leur pays, leur gastronomie, leur culture, se sentent obliges de partir vers la Californie ou ailleurs...

Ex-Startuper  a écrit le 29/09/2012 à 1:39 :

A part quelques exemples bien médiatisés, depuis quand les entrepreneurs deviennent riche avec des start-ups en France ? Les VCs, c'est certain, mais les entrepreneurs ?

andre taliercio  a écrit le 28/09/2012 à 23:51 :

Excellent article.

Les plus values realises par un entrepreneur creent un ecosysteme car l'entrepreneur reinvestit ses gains dans de nouvelles starts-ups, Donc cette loi tuerait la formation d'un ecosysteme qui est grand generateur d'emplois. FB a cree indirectement plus de 200.000 emplois.

Pigeon #1  a écrit le 28/09/2012 à 23:43 :

Les Pigeons: mouvement de défense des entrepreneurs français.

http://www.facebook.com/lespigeonsentrepreneurs

niavlys  a écrit le 28/09/2012 à 23:21 :

La situation est parfaitement bien expliqué...

ugo  a écrit le 28/09/2012 à 22:55 :

Bravo, tout est dit !

Etudiant en exile  a écrit le 28/09/2012 à 18:29 :

A quand un réveil des entrepreneurs, des économistes, du monde des affaires?
A quand un lobby massif anti impôt et anti mesure confiscatoire démagogue?
Nous sommes à la traine de ce qui se trouve aux US, là où un président n'aurait jamais pu proposer un tel budget "anti-business".
Il faut se réveiller et se battre contre ce genre de mesures pour sauver notre pays.
La parole n'est pas donnée aux bonnes personnes.

surrey  a répondu le 28/09/2012 à 20:12:

il faut arrêter d'avoir une vision clientéliste de l'impôt. L'impôt n'est pas le prix des services rendus par l'Etat mais au contraire une contribution de chacun à la production de bien public. Il faut savoir être solidaire et sortir de l'individualisme primaire. L'impôt est la base d'un pouvoir politique organisé.

PME  a répondu le 28/09/2012 à 20:15:

Pourquoi "vouloir se battre pour sauver notre pays"? Sérieusement, je ne me battrais plus pour un pays qui me renie.

TOTOR  a répondu le 28/09/2012 à 21:10:

@ surrey : En poussant ce raisonnement, on arrive au collectivisme où chacun produit pour la communauté. Où chacun finit par se reposer sur la communauté. Où chacun ne cherche plus à avoir de l'ambition puisque le bien collectif prédomine le bien personnel. Et on arrive à l'URSS. Avec bien entendu une classe politique dirigeante, dominante qui, elle, en a de l'ambition sur le dos du peuple.

surrey  a répondu le 28/09/2012 à 22:03:

pourquoi toujours aller à l'extrême?

TROIS FOIS  a répondu le 28/09/2012 à 22:32:

@Surrey : une " contribution de chacun au bien public " ? En voici un conte de fée ! C ' est avec ce genre de fadaise sauce ENA que l on conduit un pays à la ruine ! Quel bien public ? Les Services Publics sont payés trois fois ; une fois par l ' achat du bien ( ex un billet de train ) , une seconde fois par l impot ( renfloouement des déficits de ces services publics ) et une troisieme fois par le siphonnage des retraites du prive pour renflouer les régimes spéciaux . Quelle escroquerie que ce fameux bien public

TOTOR  a répondu le 28/09/2012 à 22:55:

Ce n'est pas l'extrême, mais simplement l'enchainement qui part d'une bonne intention puis logiquement dérive vers ce que je décrit plus haut.

en passant  a répondu le 28/09/2012 à 23:01:

Pourquoi aller à l'extrême? l'URSS? On y est déjà : Par décision n°2012-654DC du 9 août 2012 le conseil constitutionnel a déclaré non conforme à la constitution l'article 40 de la loi de finance rectificative qui prévoyait la baisse de salaire de 30% du président, du premier ministre et du gouvernement. Donc maintenant ils sont plus nombreux qu'avant, mais payés autant qu'avant. C'est curieux, ça ne s'ébruite pas et personne n'en parle ? (Sources vérifiables ici : http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2012/2012-654-dc/decision-n-2012-654-dc-du-09-aout-2012.115426.html)

Bern  a répondu le 28/09/2012 à 23:22:

Pourquoi le collectif impliquerait il "plus d'ambitions" ?
Considerons le collectif avec une pensée collective. Et non pas individuelle.

niavlys  a répondu le 28/09/2012 à 23:27:

Elle a été refusé le 9 aout mais est passé le 24 aout

surrey  a répondu le 29/09/2012 à 12:19:

@ TROIS FOIS: mauvaise exemple que celui de la SNCF, de plus, vous montrez que vous n'avez pas saisi le sens de l'impôt et du bien public. Si vous payez tel prix pour un service public c'est justement parce que C'EST un service public. Par exemple, vous ne payez pas les prestations de la CAF, les prestations juridiques de la mairie ou autre. D'autre part, si l'on prend en considération la SNCF par exemple, service public industriel et commercial et non administratif, le prix que vous payez ne reflète pas le coût réel du service. Si ce n'était pas un SP, nul doute qu'il serait plus élevé, de même pour le domaine aérien. Avant de donner des exemples, il faut remettre les choses dans leur contexte et surtout ne pas confondre tous les types de services offerts.
Enfin sur le siphonnage des retraites privés, pouvez vous m'expliquer?

@TOTOR: cf Bern, pourquoi le collectif entrainerait forcément la dérive. Il existe des garde-fous

TOTOR  a répondu le 29/09/2012 à 16:00:

# surrey : "Apprenez votre histoire et vous connaîtrez le futur".

Ecoguy  a répondu le 30/09/2012 à 12:46:

@surrey : l'impôt non forfaitaire EST clientéliste. Inutile de raconter des histoires. Le principe de l'impôt est qu'il est une promesse pour les pauvres de bénéficier de services payés par les riches, et c'est cet espoir qui, bien vendu par le politique, fait élire ce dernier.

EcoGuy  a répondu le 30/09/2012 à 12:56:

@Bern : le collectif n'a pas de pensée, car il n'a pas de cerveau. Vous faites une erreur de raisonnement classique : trompé par la structure du langage, essentiellement destiné à traiter d'interactions sociales entre humains, vous attribuez des caractéristiques humaines (la pensée) à une non-personne: "la société", "le collectif". De là, les conclusions que vous tirez sont aussi fausses que celles de l'animiste qui attribue la volonté de tuer à la flèche plutôt qu'à la personne qui tire à l'arc. C'est l'erreur type qu'on trouve dans la plupart des discours politiques, et spécialement ceux dont le contenu est socialiste.

Emilie  a écrit le 28/09/2012 à 17:56 :

Je suis à la fois d accord sur les résultats probables encourus et pas entièrement convaincus par les éléments de démonstration. Donc je voudrais esquisser une question. On parle de la plue value uniquement déjà c important de bien le rappeller. Après en général une entreprise qui est rachetée c souvent soit qu elle est rentable ( et à donc générée des bénéfices aux dirigeants actionnaires) soit dans un état de dettes mais celke( sauf erreur de ma part) ne sont pas comptabiliser dans la pluevalue.

Donc on est simplement entrain de dire que une fois leur sous investis récupérés les actionnaires dirigeants gagneront simplement que 40% de leur plu value.
C est moins que les 70% d avant mais c pas si mal non plus.
Encore une fois tout le monde doit faire un effort.

Je rajouterai qu une fois vendue une société ne crée pas forcément plus d emplois parfois même souvent elle coupe dans le lard.

Je suis cependant entièrement d accord avec vous sur les questions immobilières et d'investissement dans l art. Qui ne sont pas assez taxés en proportion du travail.

Pour Info je rajoute que j ai créé une entreprise et que j ai vécu déjà 5 rachats de start Up

Brr  a répondu le 28/09/2012 à 23:32:

Ne pas oublier que l'immobilier crée du dodo et l'art de l'intelligence

Un Entrepreneur Français  a écrit le 28/09/2012 à 17:37 :

Très bon article, je veux juste apporter mon témoignage en tant qu'entrepreneur :
J'en suis à ma 2ème création de société.
Nous sommes 20 employés et travaillons à 95% à l'export, nous contribuons donc aussi bien à l'emploi qu'à le reduction du déficit extérieur, nous avons fait le choix de créer notre société en France, alors que nous vendons à l'export dans les pays où habituellement les grands groupes délocalisent. Ceci c'est fait alors que pendant 2 ans les fondateurs ne se sont pas rémunérés et se sont endéttés sur des prêts bancaires où nous avons des cautions personnelles.
Comment convaincre des entrepreneurs de prendre ces risques, surtout dans un marché en crise en sachant qu'à la sortie hypothétique ils devront laisser 60% à l'état !
Je viens de vendre ma 2ème société il y a quelques mois, et le produit de cette était censé m'assurer un complément de retraite et surtout une transmission patrimoniale (ces sociétés sont mes seuls biens propres !) qu'en sera t-il si cette cession est taxée à 60% et non à 30% ? cela signifie que le bénéfice de ma vie de travail est divisé par 2 !!!
Plus personne ne va vouloir demarrer une PME enFrance dans ces conditions alors que le gouvernement pretend aider les PMEs.

patul  a répondu le 28/09/2012 à 18:43:

Je ne saisi pas, aligner l'impôt sur le capital à celui sur le revenu entraine l'application du barème progressif. Dans ce cas pourquoi fixer le taux à 60%? Ce taux est le maximum, il parait normal que pour une vente avec un fort bénéfice dû à une plus-value importante, une part plus significative entre dans les caisses de l'Etat et inversement.
Cela suit le même principe que le l'IRPP où les plus riches ont une liquidation supérieure

Rocou  a répondu le 29/09/2012 à 11:41:

C'est pourtant simple: on atteint le taux marginal rapidement en vendant sa boîte. Une simple baraque à frites suffit à atteindre le taux marginal puisque le prix de la vente (qui est quasi équivalent à la plus value dans le cas d'une création) est touché en une seule fois.

Cas concret  a écrit le 28/09/2012 à 16:38 :

Un cas concret : le mien.
L'entreprise que j'ai créée avec ma femme il y a 3 ans et dont elle assure le développement a une grosse probabilité de déposer le bilan d'ici 6 à 9 mois (plusieurs raisons à cela, je ne rentre pas dans le détail...).
Notre perte devrait s'élever à 200 K? (apport initial + cautions bancaires). Je ne ressens absolument aucune amertume à cela, c'est le jeu de toute création d?entreprise...
Par contre, j'en déduis une interrogation et une affirmation : pourquoi l?État, si prompt à nationaliser les gains ne collectivise t?il pas également les pertes en me remboursant 60% de ma paume ?
L'affirmation : il est absolument hors de question pour nous, dans ces conditions fiscales totalement absurdes, de créer une nouvelle entreprise alors que dans un environnement plus respectueux de la prise de risque, on aurait bien volontiers créé autre chose...

Olivier angel  a écrit le 28/09/2012 à 16:18 :

Je suis en train de me rendre compte aujourd'hui en effet que je vais sans doute devoir interrompre mes investissements dans les PME et réorienter mes placements autrement... Prendre moins de risque... Et pourtant je vote à gauche ! Mais 60%...

DuLobbyingAFaire  a écrit le 28/09/2012 à 15:51 :

Pour rebondir sur le commentaire de Entrepreneur USA: il faut crier au vol bien plus tot et bien plus fort.
Les entrepreneurs ne défilent pas dans la rue et ont rarement l'oreille d'un ministre. Par contre les fonds d'investissement, qui risquent de se retrouver sans porteur de projet, devraient monter au créneau. Même si ils representent le capital risque souvent confondu avec le capitalisme, ils doivent pouvoir présenter des bilans (passés) sur les emplois cumulés créés par les entrepreneurs (quand ils ont des motivations pour prendre le rique d'entreprendre).

Laurent  a écrit le 28/09/2012 à 15:36 :

Une industrie de l'informatique et de l'Internet européenne c'est le Monsieur de l'autre article (Mille milliards d'euro...) qui le dit.
Moi je suis partant et vous ?

joél  a répondu le 28/09/2012 à 21:14:

je suis tout en total accord avec toi nous devons devancer l'air internet et ne plus être à la traine. Il est pour cela necessaire de mon taxer les PME

Alix  a écrit le 28/09/2012 à 14:45 :

Excellent article!!!

Jack33  a écrit le 28/09/2012 à 14:39 :

Analyse assez juste et bien mesurée dans l'ensemble, à quelques bémols prés. TAXATION DU CAPITAL : Il est effectivement exact que les revenus du capital (ou la taxation des PV de capitaux mobiliers) devraient être avoir une fiscalité différenciée, en fonction du type de placement. Bien évidemment, la PV sur la revente d'une entreprise familiale est à mille lieues de celle réalisée par la revente d'un bien immobilier, les placements boursiers à long terme n'ont rien à voir avec le daytrading (état d'esprit, méthodes et bénéfice pour l'économie réelle, totalement différents) et encore moins avec le HFT (trading robotisé), le risque aussi devrait être mieux pris en compte. CROISSANCE et EMPLOI : Croire que seul l'emploi crée de la croissance, est une lourde erreur, trop profondément ancrée dans les esprits (on efface pas en une génération ce qui a été tenu pour vrai pendant six mille ans). On oublie un peu trop facilement les effets de l'automatisation (à tous les niveaux). Et plus de machines à construire et à surveiller, ne comblera jamais les emplois qu'elles remplaceront. Le chômage n'est pas une fatalité, ni la conséquence d'erreurs politiques, mais bien l'effet logique des évolutions technologiques. Elles sont aussi incontournables que bénéfiques pour l'humanité (pour une fois), mais politiquement mal appréhendées (populisme ?). La machine pour remplacer le labeur humain, quoi rêver de mieux ? Les tracteurs et les voitures ont tout aussi bien remplacé les chevaux. Ha ben oui, il y avait moins de monde sur terre, et bien sûr se pose le problème de la juste répartition des richesses produites (on en est toujours à surtaxer le travail humain, car on n'ose pas toucher à l'investissement productif). Il faudra bien faire ces choix de société un jour. C'est à mon avis sur ces points que les solutions d'hier sont inadaptées aux problèmes d'aujourd'hui (avec un retard de compréhension de la nouvelle dimension internationale des mécaniques sociaux-économiques).

UK  a écrit le 28/09/2012 à 14:27 :

Le Royaume-Uni a eu aussi une phase demagogique anti-capital durant les annees 70 avec le labor. Les revenues fonciers etaient imposes par exemple a 98%. Ca a completement bloque leur economie et creer un nouveau sport national : l'optimistaiton fiscale ou l'evasion fiscale c'est au choix. Ils ont mis une bonne 20 ene d'annee a s'en remettent.

Donc si on suit le meme sshema, on pourra recommencer a monter des start up et a s'enrichir en France autour de 2040....
Tout la generation 68 anti-capitaliste aura dans les 90 ans ou seront mort ... donc je pense que 2040 est une date pertinente.







VLS  a écrit le 28/09/2012 à 14:23 :

excellent article.

Entrepreneur USA  a écrit le 28/09/2012 à 14:21 :

Bon article bien sur, mais votre erreur, c'est de faire dans la nuance. C"est d'essayer d'expliquer gentiment le probleme. "Oui je paye mes impots et je suis content parce que j'aime le systeme Francais." Vous expliquez comment passer du taux de X a Y change tout." C'est trop tard. L'opinion publique s'en fout. A force de tolerer un impot deja trop eleve (il n'est pas de bon ton de dire que l'on a horreur de l'impot en France), vous avez desensibilise l'opinion sur le sujet. Pour esperer eviter ce genre de probleme, il faut crier au vol bien plus tot et bien plus fort. Prenez example sur la facon dont la NRA defends le droit aux armes aux USA. C"est aggressif, on gueule pour un rien, mais ca marche.

N'OUBLIONS PAS  a écrit le 28/09/2012 à 13:14 :

Oui n'oublions pas qu'après ce capital va aux enfants, créant ce pouvoir héréditaire fléau de la France. Aux USA par exemple la transmission est lourdement taxée, justement parce que les USA disent non à la rente! Le rêve américain c'est que toute personne puisse réussir...et pas par son hérédité!!!

iraentreprendreailleurs  a répondu le 28/09/2012 à 13:34:

Suis entrepreneur et favorable à une lourde taxation des successions, puisque comme vous, je suis attaché à la circulation de l'argent dans l'économie et opposé à la rente.

Mais c'est justement des mesures comme cette taxation à 60% à la sortie qui va faire de la France un pays de rentier, gavé d'assurances vies et d'appartements Duflot (pour, au passage, entretenir une bulle immobilière qui a provoqué la situation de crise actuelle)

Rocou  a répondu le 29/09/2012 à 11:58:

Curieux. Pour ma part, je travaille UNIQUEMENT, pour laisser quelque chose à mes enfants afin que leur vie soit plus agréable et plus confortable que la mienne.
J'imagine que vous êtes sans enfant. Le soucis est que vous voulez imposer votre façon de voir à tous.

LE CAPITALISME  a écrit le 28/09/2012 à 12:56 :

Le Général avait comme projet le capital travail. Déjà en Allemagne les salariés sont au conseil d'administration.Ce qu'oublie l'entrepreneur, c'est que le meilleur soi-il il n'est rien sans ses salariés et inversement. Un jour l'entrepreneur met de l'argent pour créer une affaire et ta plupart du temps emprunte. Qui ermet de faire tourner l'entreprise, rembourser l'emprunt, sinon le couple entrepreneurs/salariés? Le raisonnement capitaliste oublie cette vérité profonde...ne parlons pas des capitalistes financiers qui font tout pour la contourner...Il en est( resté à l'époque des seigneurs qui possédaient la terre et faisait travailler les serfs rémunéré par bien peu le gros des résultats du travail allant au seigneur. Cela existe encore aujoud'hui dans la mise à bail de terres agricoles. Est-ce normal? NON. ESt-ce normal que seul l'entrepreneur, qui tout au long de sa vie s'est non seulement rémunéré mais a touché les dividendes ait droit seul à la valorsation de l'entreprise? On comprend mieux ce que les socialistes appellent une fiscalité " juste", façon de donner a chacun la juste part de son travail que naturellement l'élite ne veut pas partager équitablement. OUi car pour eux c'est le " capital investi qui domine le monde" et non le hommes qui font tourner l'entreprise

iraentreprendreailleurs  a répondu le 28/09/2012 à 13:17:

SI il ne décide pas d'y aller un jour, le reste (dont les emplois, salaires et contributions à l'effort de solidarité, auquel je tiens) n'existe pas.

SI la société ne dégage pas de profits, donc pas de dividendes, les salaires auront, eux,été versés.

SI la société ne dégage pas encore de profits, c'est aussi, très souvent, la rémunération de l'entrepreneur qui est une des premières variables d'ajustement (j'ai passé 20 mois sans me rémunérer personnellement).

SI la boîte se plante, il sera souvent le seul à ne pas bénéficier d'assurance chômage.

Start  a répondu le 28/09/2012 à 13:19:

Dans les start-ups, les équipes fondatrices de 2-3 personnes généralement, ont toutes une part au capital. L'équipe est la raison première de succès ou d'échec, et cette vérité première est bien connue des entrepreneurs, et ENCORE PLUS des investisseurs tels ISAI, KIMA. Les équipes de start-up connaissent deux situations possibles:
- la diète forcée, qu'on appelle le purgatoire de la start-up, qui consiste à suer sang et eau 2-3 ans avant de devoir liquider société et espoirs
- le bonheur, dès que la réussite est un tant soit peu au rendez-vous. Les employés ont souvent accès à des stock-options pour compenser des salaires fixes rarement mirobolants, et ils sont donc associés au succès de l'entreprise. Mais la rémunération n'est pas tout, et des salariés de start-up peuvent généralement s'épanouir professionnelement et apprendre beaucoup, en plus d'avoir une autonomie et une capacité d'initiative inconnue dans les grands groupes.

A noter qu'au départ, la quasi-totalité des entrepreneurs passe par ce purgatoire, et je sais de quoi je parle, je travaille depuis plus d'un an sur ma 2e société, sans me verser de salaire mais en ayant payé l'équipe avec laquelle je bosse, et je vous laisse donc imaginer l'impact que peut avoir sur le niveau de vie perso un travail qui est à 50h+ de moyenne hebdo, sans salaire lié (indice: j'aime bien les pâtes).

FA  a écrit le 28/09/2012 à 12:56 :

Analyse absolument pertinente, seuls ceux qui n'ont jamais pris le risque de créer une entreprise peuvent ne pas comprendre à quel point cette mesure est dramatique pour la création de richesse, de croissance et d'emploi en France.

fassi49  a répondu le 05/04/2014 à 17:52:

l'etau va se resserrer sur la France. A force de reporter aux calendes grecques les indispensables réformes de notre célébrissime modèle français (je me demande qui voudrait d'un tel "modèle" capable de torpiller les économies les plus florissantes ) nous sommes dans les cordes. Et le risque majeur ce ne sont pas Bruxelles et ses commissaires , ce sont les agences de notation qui vont nous precipiter dans le trou

Stan  a écrit le 28/09/2012 à 12:43 :

Tout à fait en phase avec toi Jean-David. 220 emplois créés entre 2000 et 2009. Reprise par un groupe industrielle "français". Nouveau projet, probablement encore 220 emplois, ou peut être plus. Mais où? Des start-ups dans lesquels j'investis, d'autres que je coache : que leur dire de tout cela. Nos gouvernants sont dans l'ignorance économique totale. Emplois = croissance, pas l'inverse. Envie d'entreprendre = emplois.

OUI UN RAISONNEMENT DE CAPITALISTE  a répondu le 28/09/2012 à 13:02:

Un raisonnement ou celui qui a le capital ou peut emprunter est le roi comme au temps d'antan, utilisant ses " serviteurs salariés" pour concrétiser son projet...participer au remboursement des emprunts...à la valorisation de l'entreprise...tout en se réservant et pourquoi seul, la valorisation de l'entreprise, surtout dans les secteurs indiqués!

Start  a répondu le 28/09/2012 à 13:50:

Cher "NON AU CAPITALISME" (ou variations), vos propos pourraient être ressentis comme profondément insultants pour beaucoup d'entrepreneurs qui luttent quotidiennement et pour des investisseurs qui croient en nous et risquent parfois une part de patrimoine importante pour nous donner une chance de justement payer notre équipe dans l'espoir d'une création de richesse incertaine.
Comprenez bien que les investisseurs pourraient au lieu de ça investir dans de l'art et du foncier, ce qui crée 0 emplois. Je vous invite à venir rencontrer des start-ups aux prochaines journées du patrimoine, où des startups avaient fait journées portes ouvertes, et à parler avec des entrepreneurs. Je pense que vous en sortirez avec une opinion très différente de celle que vous affichez aujourd'hui.

TOTOR  a répondu le 28/09/2012 à 14:41:

Les réactions de ce post du type "OUI UN RAISONNEMENT DE CAPITALISTE" et autres variantes sont typiquement ce qui laisse présager de l'emploi et de la prérénité de l'économie Française. Aucune culture économique, aucun élan créateur, RIEN! Que de la critique. Quand je lis "celui qui a le capital ou peut emprunter est le roi comme au temps d'antan", je ne sais pas s'il faut rire, pleurer ou ignorer. Quelle méconnaissance de l'entreprenariat. Celui qui a le capital ou peut emprunter aujourd'hui ne crée pas une entreprise, du moins en France, mettez vous çà dans la tête. Nous sommes une race d'idiots à encore le faire quasiment sans rien au départ que nos rêves et beaucoup de courage. Pas en vivant au crochet d'un employeur ou de l'état et en passant ses soirées devant la télévision avec ses 35 heures et RTT. C'est du boulot de créer et/ou développer quelque chose. Faîtes-le et ensuite parlez-en. Aller au boulot Messieurs Dames!!!

Stan  a écrit le 28/09/2012 à 12:43 :

Tout à fait en phase avec toi Jean-David. 220 emplois créés entre 2000 et 2009. Reprise par un groupe industrielle "français". Nouveau projet, probablement encore 220 emplois, ou peut être plus. Mais où? Des start-ups dans lesquels j'investis, d'autres que je coache : que leur dire de tout cela. Nos gouvernants sont dans l'ignorance économique totale. Emplois = croissance, pas l'inverse. Envie d'entreprendre = emplois.

PP  a écrit le 28/09/2012 à 12:34 :

euhh, loin d'être en désaccord avec la nécessité de notre secteur innovant, je ne partage pas forcément votre analyse sur sa fiscalité. En déposant vos titres dans un PEA et en les gardant plus de 5 ans, voire 8 ans, le taux d'imposition descend à moins de 8% (source : http://www.cbanque.com/bourse/plan-epargne-en-actions.php). Par ailleurs, lorsque vous avez sué dans votre PME, votre taux d'IRPP ne sera probablement pas de 45%, mais plutôt de 10-20% correspondant à des revenus 100k? pour une famille. Ne confondons pas rentiers et entrepreneurs...

iraentreprendreailleurs  a répondu le 28/09/2012 à 13:08:

Pour bénéficier des avantages liés au PEA, il faut détenir moins de 25% de la société.

Suis entrepreneur, pas parmi les meilleurs car ma société n'emploie que 30 personnes. J'ai fait l'effort de chiffrer l'impact "sociétal" de cette prise initiative : en 8 et 12 millions d'euros de cotisations générées, d'IS et autres taxes versés en quelques années.

Cette contribution n'aurait pas existé si je n'avais pas DECIDE d'y aller il y a quelques années. On peut discuter sans fin des questions de compétitivité à la marge (ce n'est pas 2 points de charges sociales qui auraient changé quoique ce soit dans mon cas et ma logique décisionnelle), le principal est dans les signaux et leviers que l'on donne à l'envie d'entreprendre. Un de ces leviers/moteurs est patrimonial. Et alors, puisque tout le monde y gagne...

Je suis comme vous attaché au principe de solidarité et à la valeur de l'impôt et suis heureux d'avoir apporté cette contribution (qui peut s'avérer beaucoup plus significative pour des entrepreneurs plus performants que moi).

Mais plus de 60% à la sortie, alors que j'ai pris le risque de tout perdre, je dis stop et que l'on ne m'y reprendra plus, enfin pas ici...

PP  a répondu le 01/10/2012 à 16:56:

Merci iraentreprendreailleurs, effectivement mieux vaut entreprendre à plusieurs pour bénéficier du taux du PEA ... ;-)
Maintenant - en étant tous d'accord que ce pays a besoin d'entrepreneurs respectés et d'une bonne dose de débureaucratisation -il me semble que l'on agite le problème de Pierre Chapaz ou de quelques capitaux risqueurs suffisamment riches pour être au taux marginal de 45% ! Si on se pose calmement sur le passage du PLF à 19% à l'IRPP au barême progressif, un revenu confortable de 100k? net par an pour une famille avec 3 enfants, relève de la tranche 14% d'IR donc la mesure ne change rien ... Au moment des cessions de titres, il faudra veiller à trouver des moyens de vente lissée sur plusieurs années par tranche de 100k par exemple, mais bon, rien qui justifie une victimisation de l'entrepreneur amha. Cordialement, (et revenezentreprendreenFrance ;-)

Ironmano  a écrit le 28/09/2012 à 11:53 :

Moi qui suis Français, résidant au Luxembourg depuis quelques années, porteur de projet avec 2 amis Français résidants en France et qui ai la possibilité de créer notre start up dans l'un ou l'autre de ces 2 pays me pose de moins en moins de questions. Mais je comprends mieux pourquoi il est si "facile" de constituer une Société en France (eu égard aux démarches et au faible Capital possible, aux "aides", etc ...) contrairement au Luxembourg (il faut démontrer de ses capacités à gérer une entreprise, le Capital minimum est très élevé, etc ...) ... c'est pour être plus "facilement" et rapidement fiscalisé ! Très bon essai et situation très bien résumée. Espérons que nos "têtes pensantes" aux commandes du pays entendent ce cri d'alarme ... mais si les choses changeaient aussi facilement ... N'oublions pas que ce qui compte pour eux, c'est aussi de plaire à l'opinion, moins de changer le monde ...

Jean-Baptiste  a écrit le 28/09/2012 à 11:53 :

J'aimerai tellement que ce brillant article soit lu dans l'hémicycle de l'assemblée nationale, pour que nos élus débattent, comprennent et prennent réellement leurs responsabilités.

J'espère que les créateurs d'entreprise comme moi et beaucoup d'autres sauront trouver la force de résister et continuerons de créer de l'emploi et de la valeur.

Un TNS désabusé.

VOUS PRECHEZ  a répondu le 28/09/2012 à 13:09:

Oui vous prechez le capitalisme financier, celui qui prone la survalorisation du fincier, du capital, sur la valeur travail. Votre entreprise, prend corps, vit, se valorise, rembourse ses emprunts, grace au capital travail : un capital travail sans salariés est ne voiture sans roues!

Un Entrepreneur  a répondu le 28/09/2012 à 18:44:

Vous présupposez que tout fondateur d'entreprise exploite ses employés et s'enrichit à leur dépens. Pour bien des startups, les fondateurs "descendent à la mine" avec leurs employés, et partagent aussi bien le capital que les longues semaines... Vous faites complètement fausse route en amalgamant des types de capitalisme aussi différents.

la balade du moustique  a écrit le 28/09/2012 à 10:56 :

Décidément, après avoir lu cet autre article hier http://www.gerantdesarl.com/?utm_source=Newsletter&utm_medium=Email&utm_content=actualite_1324_gerants-majoritaires-de-sarl-fin-de-votre-abattement-fiscal-de-10-pour-frais-professionnels&utm_campaign=n-265-prospects-27-09-2012, je termine la semaine le moral vraiment à zéro...

Un petit patron désabusé  a répondu le 28/09/2012 à 12:00:

Bon et bien on sera au moins deux maintenant. je ne sais pas si ils se rendent compte combien toutes ces mesures, annonces et discours plombent le moral des petits patrons et freine les projets, les envies et au final l'emploi et la croissance? De toute façon ce très bon article ne suscitera pas une masse de réactions (nous en sommes à 10) car peu le liront, le comprendront. Ac omparer avec les centeianes de commentaires quand on parle de la différence entre un iPhone et un Galaxy.... Que peuvent donc faire les entrepreuneurs pour se faire entendre? Grève des embauches et des investissements sur 3 mois par exemple?

IDEM  a répondu le 28/09/2012 à 16:12:

@petit patron désabusé , moi aussi je me sens bien seul au commandes, avec toutes ces nouvelles qui font que l on ne sait pas sur quel pied danser. Que faut il faire arreter l'activité, arreter de travailler 70 heures par semaine,(80% d'administratif et de reglementations pour 20% du temps de développement. Stress aprés le travail, pas de temps personnel. J aurais besoin d'embaucher mais comme je ne sais pas ou je vais je ne le fais pas? appelons cela de la greve du zele à l'embauche et tanpis si les elus et leur administration sont autistes!

joli discours  a écrit le 28/09/2012 à 10:20 :

Très bonne analyse ! Ne surtout pas faire lire à nos jeunes diplômés créateurs de start-up.

oups  a répondu le 28/09/2012 à 15:51:

euh... Trop tard !

Pareil!!  a répondu le 30/09/2012 à 16:04:

Trop tard!

Ha?  a répondu le 03/10/2012 à 14:47:

Déjà désabusé dsl

De moins en moins français  a écrit le 28/09/2012 à 10:20 :

Merci Jean-David pour ce plaidoyer touchant et précis. Nous vivons dans un pays où la réussite ne suscite que haine et jalousie. La réussite sociale n'est perçue que comme un écrasement et un asservissement des petites gens. La réussite financière n'est vue que comme mépris. L'absence d'enseignement de l'économie à l'école n'améliore pas cette image. Malheureusement, aucun politicien ne pourra changer cela, encore moins ceux que vous citez. En conséquence, les politiques fiscale et économique de notre pays sont de plus en plus un frein à toute initiative de développement. Il reste cependant une place pour les utopistes et les bons vivants, pour lesquels la réussite n'est qu'humanisme.

Un petit patron désabusé  a écrit le 28/09/2012 à 9:53 :

Monsieur Chamboredon, je ne sais comment vous remercier pour cet article dés plus clair et tellement en phase avec mon désarroi de chef d'entreprise. Certes je ne suis pas dans l'économie numérique mais l'industrie. Depuis que j'ai entendu parler de ce projet je suis dégouté (le mot est faible). Je suis en phase prospective de lancer une stratégie de développement de ma PMI en ETI depuis quemques mois. Je dois dire non sans peine, que ce projet tombe à l'eau (ou est plutôt mis au point mort) pour le coup. Je suis furieux. Comment peut-on imaginer que toutes ces heures, années de travail de prise de risque avec comme moteur un rêve de réussite ne soit considéré par mon pays (ses dirigeants actuels en sont l'émanation démocratique) que comme un acte vil d'enrichissement personnel à brimer. Je me sens touché au plus profond de moi-même en tant que petit patron, entrepreneur. La stratégie de transformer une PME en ETI suppose des mouvements d'achat et de vente, celà suppose être capable un jour de passer la main à d'autres plus à même de développer, d'embaucher de fédérer. Comment concilier celà avec spoliation de toute une vie de travail? Outre le fait que je gèle l'ensemble de toute croissance de mon entreprise (pourtant exportatrice et non touchée par la crise à ce jour), vous ne pouvez pas savoir à quel point ces mesures coersitives associées aux paroles de "haine" de nos dirigeants vis à vis de tout ceux qui entreprennent et rêvent de réussir me font penser à une déclaration de guerre. Je pensais être dans un pays libre, je suis, nous sommes, soudainement en prison. Des murs et un plafond viennent s'ériger jour après jour autour de nous autres entrepreneurs. Comme tout chef d'entreprise, ce sera un écueil sur mon rêve, mais rien ne m'arrêtera; je le dépasserai en France où ailleurs.

gabriel  a écrit le 28/09/2012 à 9:14 :

La France est un pays qui a toujours privilégié le symbole à l'efficacité. Prenez l'exemple de la taxe de 3% sur les dividendes distribués par les grands groupes. Cela va toucher les actionnaires qui se sont goinfrés, dit-on à Bercy. Mais voilà qu'une grande entreprise française internationalisée annonce un plan social en France touchant cadres, chercheurs, alors qu'elle a fait 5 milliards de profits en 2011. Pourquoi? pour réduire les coûts et compenser la taxe de 3%!

Le gouvernement appelle alors au patriotisme économique, mais plus de 50% des actionnaires de cette entreprise sont étrangers! Et pourquoi il y a peu d'actionnaires français? parce qu'il n'y a pas de fonds de pension français, que les compagnies d'assurance-vie sont plus incitées à financer la dette publique qu'à financer l'économie, que les petits épargnants préfèrent le livret A dont le plafond a été relevé, que les gros épargnants préfèrent l'immobilier ou les placements outre-mer défiscalisés.

Alors, pourquoi les étrangers, eux, investissent en France, si ce n'est pas rentable? parce que la France n'est qu'une ligne dans un tableau Excel et que le bénéfice de la diversification du portefeuille compense (encore) les inconvénients, les entreprises du CAC40 étant devenues internationales et les actionnaires (étrangers) poussant à réduire les coûts en France, à délocaliser, afin d'améliorer la rentabillité. La boucle est bouclée!

Trés juste  a répondu le 28/09/2012 à 16:31:

Mais pourquoi il n'y a pas ou très peu d'actionnaires français, parce que les personnes qui travaillent dans la finance n'ont pas le droit d'avoir de portefeuille action, parce que le grand public vient de comprendre qu'il pouvait y avoir des risques à investir dans l'économie et en en plus il est matraqué fiscalement s'il ose investir.
Les taxes ont toujours un effet pervers, regardez la taxe écologique sur les camions, les politiques se donnent bonne conscience mais les entreprises éloignées des grands centres qui produisent en France sont pénalisées!

Entrepreneur  a écrit le 28/09/2012 à 9:06 :

Comment peut-on soutenir que la prise de risque ne doit conduire à aucune récompense? Est-ce bien cette valeur que nous voulons transmettre à nos enfants? Comment peut-on penser que le profit potentiel de celui qui crée des empois et ne se paye pas ou presque pendant des années, serait aussi taxé voir plus que le cadre qui travaille dans une grande entreprise. S'ils deviennent égaux face l'impôt, sont ils vraiment égaux face au risque ?

Tout est dit, limpide et evident.  a écrit le 28/09/2012 à 8:47 :

Dommage, cher Jean David que nos gouvernants soient si eloignes du monde de l entreprise, encore plus si elle est petite et de croissance.

Seul monde pourtant qui, par sa creation de valeur, les fait vivre...

Esperons que tu seras entendu.

Repreneur  a écrit le 28/09/2012 à 8:31 :

Je rajouterais le message incroyablement simple, comprehensible par tous et difficilement attaquable du Reseau Entreprendre: "pour creer des emplois, creons des entrepreneurs" !

churchill  a écrit le 28/09/2012 à 8:22 :

il le dit lui meme ' quand au bout de 10 ans...' ; la priorite du gvt c'est 6 mois, et accessoirement 2017...

Villeroy  a écrit le 28/09/2012 à 8:08 :

L'expérience de M. Chamboredon (et d'autres entrepreneurs) n'est malheureusement pas partagée par les cohortes d'élus, de nommés et de fonctionnaires qui aspirent (et réussissent) à nous régenter. Aucun n'a jamais vraiment travaillé en entreprise, ni créé quelque chose avec ses dix doigts et encore moins vendu du réel à un quelconque client; ils ne vivent que dans (et de) l'idéologie. Ce diagnostic et ce cri d'alarme, pertinents, resteront donc inaudibles et incompris.

Eric D  a répondu le 29/09/2012 à 12:21:

Bonjour,
Je suis du côté des entrepreneurs, j'en suis un.
Par définition, J'ai pris des risques, j'ai gagné, j'ai perdu... et je continue
Je veux juste dire que lorsque je perds personne ne vient couvrir ma perte, et quand je gagne, on m'en confisque beaucoup. l'ISF finit de gringnoter le reste.
Je pense pourtant déjà contribuer significativement à la répartition de la richesse, en créant de la valeur et des emplois.
Cordialement