Taxis, VTC : les fossoyeurs de l’innovation

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Nicolas Colin s'en prend au lobby des taxis, mais surtout fustige des pouvoirs publics qui ne comprennent qu'en cédant aux lobbys de tout poil, ils creusent la tombe du redressement économique
Nicolas Colin s'en prend au lobby des taxis, mais surtout fustige des pouvoirs publics qui ne comprennent qu'en cédant aux lobbys de tout poil, ils creusent la tombe du redressement économique (Crédits : Antoine Duhamel)
Le lobby des taxis a gagné la guerre contre les VTC. Pour Nicolas Colin entrepreneur alarmé, cette affaire a révélé l'incapacité des politiques français à promouvoir l'innovation, et pourrait bien conduire à notre perte...

Tout commence comme une sorte de message à caractère informatif. Un collaborateur vient voir le patron d'Orange et lui présente une idée dont il n'est pas peu fier : 

"Patron, comme nous sommes à la fois une entreprise de média et une entreprise innovante, nous pourrions consacrer une émission de télévision sur notre chaîne Orange Innovation TV aux grands patrons qui innovent dans les grandes entreprises. Ca consisterait à interviewer des dirigeants hyper-innovants et à mettre en valeur leurs innovations par rapport à celles des startups, qui nous donnent beaucoup de leçons mais dont on ne voit pas beaucoup les résultats. D'ailleurs on a déjà trouvé le titre, ça s'appellerait Les décideurs de l'innovation. On a mis au point un super générique à la Top Gun. "

 Ravi, le patron d'Orange soutient cette idée : 

« Mon vieux, votre idée est géniale. Je fais banco, vous avez ma carte blanche. J'ai d'ailleurs quelques idées pour les premiers invités, regardons ensemble mon carnet d'adresses pour voir à qui je dois rendre service. »


Parmi ces premiers invités figure justement Nicolas Rousselet, patron des taxis G7 (qui n'opèrent pas que des taxis d'ailleurs, mais aussi une activité de location de voitures, des activités de logistique, de stockage
etc.). Qu'il soit un invité d'une émission aussi audacieuse et disruptive que Les décideurs de l'innovation est un paradoxe : après tout, il est aujourd'hui engagé dans un vaste effort de lobbying pour contrer l'innovation dans le transport individuel de personnes en ville, dans des conditions abondamment détaillées ici ou la. Quoiqu'il en soit, dans une récente et exceptionnelle édition des Décideurs de l'innovation, Nicolas Rousselet nous expose sa vision de l'innovation. 

Et à ce point du billet, mieux vaut en finir avec l'ironie : l'innovation vue par Nicolas Rousselet mérite qu'on s'y attarde tant est elle est dérisoire et erronée à peu près du début à la fin. Voici quelques extraits et mes commentaires :

  • « l'innovation prend deux formes : l'innovation technologique, technique et l'innovation en termes de services, de nouveaux services » (1'50?)

Eh bien non, à l'âge entrepreneurial, l'innovation ne prend qu'une seule forme, celle d'une offre nouvelle amorcée et valorisée sur un marché de masse grâce à la mise au point d'un nouveau modèle d'affaires. Les progrès technologiques sans changement de modèle d'affaires ni traction auprès de la multitude s'appellent simplement des gains de productivité… et se commoditisent en un clin d'oeil, sans permettre à l'entreprise de se différencier ;

  • « Pour les GPS, tout ça, là on est vraiment à la pointe, ça fait très longtemps qu'on géolocalise tous nos taxis » (3'05?)

Non non, si ça fait longtemps qu'on fait quelque chose, alors on n'est pas vraiment à la pointe. Ces derniers temps, les choses changent vite en matière de géolocalisation et de services associés ;

  • « Rapprocher le client du taxi, du chauffeur, nécessite de la haute technologie » (3'18?)

Pas du tout, ça nécessite tout au plus de l'amabilité de la part du chauffeur et, éventuellement, une application mobile, qui est quasiment à la portée du premier venu d'un point de vue technologique. Bien sûr, cela peut aussi nécessiter de l'innovation, c'est-à-dire un changement du modèle d'affaires : on rapproche d'autant mieux les taxis des clients qu'on fait alliance avec ces derniers, qu'ils sont ainsi incités à être actifs et donc producteurs de données. Cela, ça suppose de la confiance et ça se valorise d'autant mieux que les clients sont nombreux, bien au-delà de la clientèle premium (j'y reviendrai) ;

  • « Chaque filiale dans le groupe est gérée de manière autonome, indépendante, par un manager intéressé sur ses résultats » (4'12?)

Ce qui est précisément la caractéristique des entreprises non innovantes. L'innovation consiste à combiner de façon différente les composantes de l'activité de l'entreprise, quitte à ce que certaines déclinent si c'est le prix à payer pour le développement de l'entreprise tout entière. Un manager de filiale intéressé sur ses résultats fera tout pour tuer l'innovation dans sa filiale comme dans l'entreprise en général, de façon à protéger sa rente. C'est pourquoi - si du moins l'objectif est d'innover - un manager de filiale ne peut être intéressé au mieux qu'aux résultats de l'ensemble du groupe. Steve Jobs, traumatisé par sa lecture de The Innovator's Dilemma, l'avait bien compris et mis en pratique depuis longtemps chez Apple, notamment avec la notion de unified P&L ;

C'est bien pratique de se créer ses petits prix de l'innovation maison pour faire croire au monde extérieur qu'on est innovant. Mais non, ça ne prend pas. L'innovation, à l'âge de la multitude, ça se mesure aux rendements d'échelle exponentiels et aux positions dominantes sur des marchés globaux. Aucune autre innovation ne contribue de manière significative au développement de l'économie française. Au contraire, le renforcement des situations de rente contribue de manière décisive à la stagnation du revenu par tête et à l'aggravation des inégalités ;

  • « On gère les taxis depuis pas loin de vingt ans de manière totalement numérique, avec le GPS » (6'50?)

Si les taxis étaient gérés de manière totalement numérique, ils ne s'en tiendraient pas au GPS et auraient inventé Uber avant Uber. Souvenez-vous de cette citation fameuse de The Social Network sur les frères Winklevoss :

  • « Nos chauffeurs de taxi sont tous des indépendants. C'est un vrai partenariat, où la qualité de service est un leitmotiv » (8'00?) 

Des forums entiers sur la mauvaise expérience des taxis parisiens vécue par les touristes étrangers et les Parisiens eux-mêmes témoignent du contraire - ce qui prouve, par ailleurs, que le fait que les chauffeurs de taxi soient tous indépendants n'est pas forcément la meilleure formule pour assurer une qualité de service maximale. Comme le triomphe d'Apple nous l'a amplement démontré depuis 10 ans, l'unification de l'expérience utilisateur (ou une plateforme bien conçue, comme Amazon) sont les meilleures options pour garantir une qualité de service élevée ;

  • « On a lancé en décembre 2011 le club affaires premium, et là on a même un iPad mis à disposition, on a de l'eau, on a des lingettes » (8'10?)

Nous sommes tous très impressionnés, mais il n'y a pas beaucoup d'innovation dans le fait d'enrichir l'offre de service pour les seuls clients qui paient très cher leur abonnement affaires premium. La fuite vers le premium - et le délaissement corrélatif des marchés de masse - est l'un des phénomènes qui détourne les entreprises françaises de l'innovation à l'âge de la multitude - et il y a bien d'autres exemples que les taxis G7. C'est heureux que Nicolas Rousselet assume sans fard qu'il ne s'agit que de fournir aux clients que quelques lingettes et bouteilles d'eau en plus : nous sommes décidément très loin de l'innovation ;

  • « On voit que ça ne roule pas très bien, il y a des gros progrès à faire pour améliorer les conditions de circulation dans Paris » (8'40?)

Précisément, on ne roule pas bien dans Paris parce que trop de gens, insatisfaits du fonctionnement des transports en commun et ne pouvant s'offrir les services Affaires Premium Excellence Platine des taxis G7, choisissent de prendre leur véhicule personnel pour leurs déplacements en ville. Le développement des nouveaux modèles d'affaires autour de l'automobile en ville (auto-partage, VTC, etc.) vise en partie à dissuader les individus de prendre leur voiture et peut donc se traduire, à terme, par une décongestion de la circulation à Paris. Que les taxis G7 trouvent que les conditions actuelles sont mauvaises pour les affaires est un comble : d'abord les mauvaises conditions de circulation leur permettent de plus faire tourner le compteur (les taxis ont tout leur temps, ce sont les clients qui sont pressés) ; ensuite, les barrières réglementaires qu'ils défendent à toute force sont précisément la raison pour laquelle il est impossible d'améliorer les conditions de circulation dans cette ville de plus en plus difficile à vivre.

L'innovation doit faire bouger les lignes

Bref, comme le résume si brillamment ce journaliste particulièrement dur en interview, avec les taxis G7, « ça roule pour l'innovation ». J'ajouterai deux choses sur Nicolas Rousselet et les conditions règlementaires de l'innovation dans les transports urbains :

« Il faut que les VTC restent sur le métier pour lesquels ils ont été créés » déclarait-il au mois de juillet, cité par un article du Figaro. Wrong again : encore une fois, quand il s'agit d'innovation, l'objectif est précisément de faire bouger les lignes qui séparent les différentes activités et d'en faire la synthèse dans un nouveau modèle d'affaires, centrée autour de l'utilisateur - condition de l'alliance avec la multitude. Le déploiement d'une offre de qualité à très grande échelle est l'objectif stratégique à l'âge entrepreneurial et le seul cœur de métier des startups innovantes, comme nous le rappellent Steve Blank et Paul Graham. Ça n'a aucun sens, dans un monde où la technologie évolue en permanence et où la multitude révèle sans cesse de nouveaux besoins, de demander à une entreprise de rester sur le métier pour lequel elle a été initialement créée. On peut le faire bien sûr, mais il faut assumer alors qu'on renonce à l'innovation - moteur du développement économique, facteur de création d'emplois et de réduction des inégalités et, accessoirement, contribution décisive à l'amélioration du quotidien des consommateurs ;
 
Restreindre l'innovation aux clients premium, c'est empêcher son développement
On apprend aujourd'hui, dans un article du Monde, que « le délai de 15 minutes [entre la commande d'un VTC et la prise en charge] s'appliquera à tous les clients des VTC, hormis les hôtels haut de gamme et les salons professionnels ». Belle victoire de lobbying, en tous points contraire à l'intérêt général, et stupéfiante si l'on songe qu'elle a été consentie par un gouvernement de gauche. Si l'on résume la situation, les riches clients du Royal Monceau et les VIP du salon de l'automobile seront servis sans attendre ; par contre, les moins riches attendront ou prendront le bus et les entrepreneurs innovants seront noyés dans la baignoire. (Rappelons encore une fois que l'innovation de rupture arrive toujours ou presque par les activités à faibles marges sur les marchés à faible marge. Si l'on restreint les offres innovantes aux seuls clients premium, il n'y a pas la masse critique pour imposer une innovation de rupture.)

L'innovation meurt d'être mal comprise. Il n'y a pas meilleur contrepoint à la vision de Nicolas Rousselet que les rappels ci-après sur ce qu'est l'innovation, pourquoi elle est importante et comment la favoriser.

Pas d'investissements possibles

L'innovation ne peut pas prospérer en présence de verrous qui rigidifient l'économie et protègent les positions existantes. La seule existence de ces verrous, notamment législatifs et règlementaires, dissuade toute allocation du capital à des activités qui font bouger les lignes dans les secteurs concernés.

Quel intérêt d'investir dans une entreprise innovante se développant en France dans le secteur des VTC, puisque le rendement sur capital investi sera dégradé voire annulé par le verrou règlementaire qui protège la rente des taxis ? Il est beaucoup plus rentable d'allouer du capital à une entreprise américaine qui, elle, va triompher des obstacles règlementaires et conquérir un immense marché.

On tue les entreprises françaises dans l'oeuf

Dans ces conditions, les entreprises américaines prospèrent, tandis que les françaises sont littéralement empêchées de naître. Et lorsque les utilisateurs français (ou les touristes) n'en pourront plus de la mauvaise qualité du service de transport individuel de personnes à Paris et qu'ils obtiendront enfin l'abaissement de la barrière règlementaire, seules les entreprises américaines auront la qualité de service et l'infrastructure nécessaires pour prendre le marché français.

De même que quand la chronologie des médias sera enfin adaptée aux nouveaux modes de consommation des contenus cinématographiques et audiovisuels en ligne, seule Netflix, pas Canal+, sera en mesure de se déployer auprès des utilisateurs français.

L'inutile politique de soutien financier à l'innovation

Dans un cadre juridique hostile à l'innovation, on voit bien qu'une politique publique de soutien financier à l'innovation est vaine. On peut allouer tout l'argent qu'on veut à OSEO, à BPI France, à la sanctuarisation du CIR et du statut de jeune entreprise innovante, les entreprises ainsi financées ne parviennent pas à lever du capital puisque les gestionnaires de fonds identifient parfaitement les barrières juridiques à l'entrée sur les différents marchés et en déduisent qu'un investissement dans les entreprises concernées ne pourra jamais être rentable.

En présence de verrous juridiques protégeant la rente des entreprises en place, l'argent public dépensé pour soutenir l'innovation est comme de l'eau froide qu'on verserait sur une plaque chauffée à blanc : elle s'évapore instantanément.

Un problème qui se généralise

Le problème serait circonscrit si de tels verrous législatifs n'existaient que pour les VTC. Mais, loin de se cantonner à un seul secteur, ils se multiplient. Les industries créatives sont déjà affectées depuis longtemps par les entraves à l'innovation. Les hôteliers déploient un lobbying à grande échelle pour que la loi soit durcie et les protège sur trois fronts : celui des intermédiaires déjà en place sur le marché de la réservation de chambres d'hôtels ; celui de Google, qui rentre sur ce marché avec Hotel Finder ; celui d'AirBnB, qui intensifie la concurrence sur le marché de l'hébergement en faisant arriver sur le marché les chambres et habitations mises sur le marché par les particuliers.

Les libraires semblent en passe d'obtenir une interdiction de livrer gratuitement à domicile les livres commandés via les applications de vente à distance. Bref, à mesure que le numérique dévore le monde, les incendies se déclarent un peu partout et la réponse est toujours la même : on érige une barrière règlementaire qui dissuade l'allocation de capital à des activités innovantes et empêche donc à terme l'émergence de champions français dans ces secteurs.

Pour un lobby français de l'innovation

Sur tous ces dossiers, nous payons très cher l'inexistence d'un lobby français de l'innovation. Il n'est pas du tout évident qu'un tel lobby puisse exister. Aux États-Unis, il s'est constitué et il déploie sa puissance en raison d'une double anomalie : les entreprises ont le droit de financer les campagnes électorales ; et les entreprises les plus riches, dont la capitalisation boursière est la plus élevée, sont aussi les plus innovantes.

Au lobbying de ces entreprises s'ajoute celui d'une organisation, la National Venture Capital Association, qui défend les intérêts des fonds de capital-risque, y compris contre les intérêts du private equity, des banques d'affaires et des banques de dépôt.

La politique doit être favorable à l'innovation

Il n'existe rien de tel chez nous : aucune de nos plus grande entreprises n'est une entreprise innovante, une valeur de croissance comme le sont les géants californiens du numérique ; nos fonds de capital-risque sont rares, dispersés, dilués sur le front institutionnel dans l'Association française du capital investissement ; enfin, les entrepreneurs innovants comme les gestionnaires de fonds de capital-risque sont largement méconnus ou ignorés par les hauts fonctionnaires de la direction générale du Trésor, les membres des cabinets ministériels et, évidemment, les parlementaires.

Il ne peut exister qu'une seule politique publique de l'innovation. Son motif est que l'innovation est le principal facteur de la croissance et moteur du développement économique. Sa règle cardinale est que toutes les décisions de politique publique, sans exception, doivent être prises dans un sens favorable à l'innovation : en matière de financement de l'économie ; en matière de réglementation sectorielle ; en matière de fiscalité et de protection sociale. Aucune autre politique publique que celle-là ne peut être favorable à l'innovation.

 

Vers une économie française atrophiée et inégalitaire

Si les exceptions se multiplient, si l'innovation n'est plus qu'une priorité parmi d'autres, si l'on n'abaisse pas les barrières règlementaires à l'innovation de modèle d'affaires, alors notre destin est scellé : notre économie sera bientôt tenue exclusivement par des gens qui, bien qu'ils se prétendent décideurs de l'innovation, en sont en réalité les fossoyeurs.

Nicolas Rousselet, les taxis G7 et tous ceux qui les soutiennent au Parlement ou dans l'administration ne sont qu'un avant-gout de ce sombre avenir : bientôt, notre économie ressemblera à celle de ces pays du Tiers-Monde où l'homme le plus riche du pays, par ailleurs frère ou beau-frère du chef de l'État, a fait une immense fortune grâce à un monopole mal acquis sur l'importation des Mercedes d'occasion. Dans une telle configuration, on a tout gagné : des distorsions de marché, l'atrophie de la production locale, une valeur ajoutée réduite à néant, une croissance au ralenti et des inégalités de plus en plus insupportables.

Est-ce cela que nous voulons ? Et sinon, qu'attendons-nous pour agir ?

 

* Nicolas Colin est entrepreneur, co-auteur de "L'âge de la multitude" et membre de Futurbulences, de Renaissance numérique, du Club du 6 mai et de la commission « Services » du pôle de compétitivité Cap Digital

Article original publié sur L'âge de la Multitude, le blog de Nicolas Colin et Henri Verdier

 

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Commentaires
a écrit le 03/02/2015 à 19:43 :
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a écrit le 14/04/2014 à 19:34 :
Le prix de la licence de Taxi est de quelques centaines d'euros.
Ce sont les chauffeurs qui ont spéculé eux-mêmes sur les prix, à cause du nombre limité de licences.
Voilà une réglementation qui aurait été intelligente: interdire la revente des licences à un prix supérieur.

De plus, les chauffeurs parisiens (puisque 200k, c'est paris) ne crévent pas de faim. Au contraire, la rapidité à laquelle l'investissement licence est remboursé ferait pâlir d'envie beaucoup d'investisseur. Sans doute en partie grâce à la fraude fiscale généralisée dans la profession, qui selon les calculs de Bercy frôlerait les 50% des revenus.

La nature est bien faite, elle trouve toujours un chemin. Les taxis disent non non non depuis des décennies. Les VTC ont fini par apparaitre. C'est la vie. Seul issue: améliorer les services ou innover à votre tour.
a écrit le 11/04/2014 à 12:17 :
article intéressant même si ça reste peu nouveau qu'en france on change rien et on ne remet pas en question les modèles économiques d'il y a 10 ans. La france est un pays qui sert ces intérêts d'il y a 20 ans. Le Lobbying est la france d'aujourd'hui et de demain. Malheureusement...

En ce qui concerne les VTC il faut changer notre mentalité et ouvrir les yeux un peu ! Un trajet en taxi coûte (vraiment!) trop cher !! Sans compter le service, toujours pas moyen de payer en carte bleue. J'utilise plus les VTC que le taxi même si je prends les deux le constat est flagrant.
VTC : pas cher, on paye pas le trajet quand on vient nous chercher, service courtois, paiement automatique sur la CB
Taxi : cher, dernière expérience: le chauffeur qui me fait sa facture en roulant à 80km/h, et qui savent que se plaindre.

L'expérience est vite vue...
a écrit le 12/11/2013 à 19:00 :
LE GOUVERNEMENT DOIT METTRE DES LICENCES PAYANTES AUX VTC A 200 000 EUROS
NOUS VERRONS VOTRE INNOVATION.
DES SOCIETES VTC QUI SE GAVENT ET DES CHAUFFEURS QUI CREVENT LA FAIM
Réponse de le 11/04/2014 à 11:18 :
Les licenses SONT GRATUITES. Ce sont les TAXIS entre eux qui se la revendent.. en se faisant un bénéfice sur le dos de leur confrères. Ca s'appelle creuser sa propre tombe, et c'est formidable de voir une profession si désagréable et inadaptée a sa clientèle mourir de sa belle mort...
Réponse de le 13/04/2014 à 12:15 :
Superbe argumentation
a écrit le 18/10/2013 à 17:34 :
Les vtc ce sont des financiers opportunistes qui déboulent dans une profession dont ils se foutes complètement. Quand vous faites un papier sur les taxis précisé aussi que des taxis dans le nord de la France font faillite, chose assez réçente. Plein de nouveau vtc pourquoi pas mais y aura t'il assez de clients pour monter dedans.
a écrit le 17/10/2013 à 18:09 :
Attention ! la licence taxi est gratuite, gros mal entendu pas suffisamment expliqué.
La licence est gratuite et la préfecture en donne x par an.
Comme c est pas beaucoup par an cela donne de la valeur a ceux qui la possèdent.
D ou un marché de gré a gré entre les détenteurs de licence.
C est un fond de commerce crée artificiellement qui repose sur le bon vouloir de l administration.
Le gros gagnant est le premier détenteur qui l a eu gratuite.
C était la même chose avec les licences iV pour la vente d 'alcool dans les bars.
a écrit le 16/10/2013 à 17:06 :
les taxis parisiens,sont votre propre reflet.partez vivre au usa,mais meme la bas les vtc ont des problemes....sous pretexte d'innovation il faudrait que nous mangions de la pierre?,facile de parler ainsi lorsqu'on est pas investit.vive les taxis parisiens et on dit quoi?vive la gauche!!!!!! ah au fait l'ump a renflouer les caisses?
a écrit le 16/10/2013 à 10:23 :
ARticle intéressant sur le fonds . En ce qui concerne les taxis voilà ou mène le corporatisme et la politique de l'autruche. les licences de taxi sont vendues à des prix aberrants par rapport à leur rentabilité officielle annoncée. Toujours l'hycrisie de notre société : tout le monde sait que cette profession fraude (de l'ordre de 30% du CA) mais tout le monde ferme les yeux et la situation perdure voire s'aggrave puisque le prix des licences dans certaines villes continue à progresser. On peut comprendre aussi que celui qui a mis 200000 ? pour acquérir une licence défende "son bout de gras". La valeur des licences ne repose que sur la règlementation et elle est totalement déconnectée de la rentabilité de l'entreprise contrairement aux autres entreprises artisanales et commerciales
qui osera mettre fin à cette aberration économique?
a écrit le 16/10/2013 à 9:31 :
Au-delà du problème des taxis parisiens, qui est un chewing-gum-sous-la-chaussure récurrent, cet article est un excellent résumé de la problématique de l'innovation et de sa perception erronée chez un grand nombre de décideurs.
Bravo.
a écrit le 16/10/2013 à 9:30 :
La France et son économie gagnerait à faire sauter les verrous que constitue le lobbying de beaucoup de professions dans notre pays, car lorsque l'on voit une licence de taxi se vendre 250000 euros à Nice, peut-on en déduire que la France est une terre de libre entreprise?.
a écrit le 16/10/2013 à 9:17 :
G7, ou droit a l'esclavagisme :
G7; et un loueur de véhicules taxi et de la licence qui lui et attribuer ! Certain chauffeurs trop pauvres pour s'offrir une licence loue le taxi pour une somme d environ ( sous réserve ) 2000 euros les 10 jours, locataire il doit ce déclare a l ursaf travailleur indépendant et payer ses charges ! Sont carburant etc...
En cas de jours de repos il doit payer la location ! Conclusion il travaille 7 jours sur 7 pour arriver a payer sont travail ? Il parait que les principaux actionnaire de la G7 serait d une famille socialiste laquelle ne ce vante pas de faire dans l 'esclavage moderne . IL FONT DANS LE SOCIAL ?
Réponse de le 17/10/2013 à 0:21 :
Bien dit cher collègue g7,slota,et toutes les sociétés de location de taxi tous des voleurs ils profitent de la faiblisses des gens en louant leur véhicules plus de 3000euro par mois à des gens qui sont obligée de travailler pour vivre alors locataire refuser de payer autant à ces rats et aller chercher une licence Vtc qui vous reviens de droit et arrêter la location vous aurez au moins l'impression de vivre .........
a écrit le 16/10/2013 à 8:42 :
J'invite nos chers gouvernants et aussi M. Rousselet à relire la "Pétition des fabricants de chandelles" écrit par Frédéric Bastiat en...1845.
a écrit le 16/10/2013 à 7:47 :
Les gouvernements successifs sont les défenseurs des rentes.
a écrit le 16/10/2013 à 0:13 :
Vous appelez innovation les fait de ne pas facturer les frais de port par les libraires en ligne ? Vous appelez cela de l'innovation? cela porte un autre nom: le dumping un point c'est tout .Vous appelez innovation des sociétés qui voudraient payer au smic des chauffeurs de taxi et ainsi transférer de la valeur vers les actionnaires propriétaires des compagnies de taxi? c'est pareil, ce n'est pas de l'innovation, c'est de la combine pure et simple ! C'est comme la privatisation des autoroutes ou d'EDF ,entreprises largement bénéficiaires qu'on a donné aux copains , une situation de monopole privé de fait n'est pas de l'innovation! Sans parler du scandale des PPP qui n'ont rien du tout de l'innovation, combines pure oui! Les vrais créateurs ce sont les Xavier Niel (free) Henri Chroas (Archos) ou Octave Kabla (OVH) pas des clowns qui font passer des combines pour de l'innovation . Regardez alors les vrais inventeurs comme Moreno et les troncs d'arbre que les rentiers ont mis sur sa route,30 ans durant...
Réponse de le 16/10/2013 à 9:24 :
Je ne comprends pas votre fureur...
Votre position est très exactement celle de l'auteur de l'article.
a écrit le 15/10/2013 à 22:53 :
En France on défend avant tout les copains et le dogme : Le ton avait été donné en supprimant la seule journée de carence des arrêts maladie de la fonction publique alors que le privé en a 3 ... chacun des "copains" defend son pré carré alors on ne touche pas aux intermittents, aux journalistes, aux regimes spéciaux ... et la France sombre mais c'est pas grave!
a écrit le 15/10/2013 à 22:09 :
En accord avec l'article qui n'est meme pas sévére avec la corporation des chauffeurs de taxi. Je propose que chaque lecteur alimente ce forum avec des idées pour contrer ,et enfin faire plier ce lobby insupportable des taxis . je suis sur qu'ensemble on va trouver !!
Réponse de le 16/10/2013 à 0:33 :
Je vous comprends : il vous est insupportable que des chauffeurs de taxi puissent gagner correctement leur vie, pour vous seuls les actionnaires et les propriétaires de compagnies de taxi doivent gagner de l'argent ! vous verriez bien des chauffeurs au smic à temps partiel en plus (pour la sécurité bien sûr) travailler pour des fainéants d'actionnaires ou des cakes derrière des ordinateurs. non merci ,vive les chauffeurs de taxis indépendants .Ces pseudo innovations sont de la combine pure et simple.
Réponse de le 16/10/2013 à 3:42 :
Cela n'a aucune lien! Mais essayez de prendre un taxi aux heures de pointe. C'est impossible en moins de 15-20 minutes. Dans n'importe quelle autre grande ville du monde les taxis sont partout et à toute heure! C'est principalement cela (et la non amabilité de certains également) qui agace!
Réponse de le 18/10/2013 à 22:50 :
ce n est pas en ajoutant plus de taxi ou vtc que vous aurez un taxi en moins de 15 minutes aux heures de pointes mais ammenager paris ou instaurer un systeme de peage dans la capitale comme a londre pour reguler le traffic
a écrit le 15/10/2013 à 18:51 :
Les mails seront adressés aux destinataires à J+1, pour ne pas concurrencer la Poste
Réponse de le 15/10/2013 à 23:34 :
Bien vu !
Réponse de le 16/10/2013 à 7:09 :
Oh boy, le commentaire de Future Loi est EX-CE-LLENT !
Réponse de le 16/10/2013 à 7:54 :
Je LIKE, le commentaire de Future Loi.

Par ailleurs, j'ai arrêté de prendre le Taxi car une fois sur deux je tombe sur un chauffeur désagréable / qui écoute une émission radio bruyante et sans intérêt pour moi / et impossible d'en trouver un aux heures de pointe / qui souvent conduit mal souvent même sans respecter ne serait-ce que les limitations de vitesse (50 km/h dans Paris) et qui le prenne assez mal quand je leur rappelle / etc.

Depuis j'utilise un service de VTC avec mon iphone et c'est juste le bonheur :))))

Les syndicats de chauffeurs de taxi devraient juste voir que pratiqué comme il le font leur métier n'est simplement plus du tout concurrentiel : accueil souriant / portière ouverte / voitures haut de gamme propres et nettes / bouteilles d'eau et bonbons à disposition / choix de la station de radio / choix de la température de l'habitacle / pas d'argent à sortir puisque paiement sur carte bancaire / notation de la qualité du service rendu par le chauffeur / notation ... du client par le chauffeur / envoi d'un e-mail avec note et détail du trajet sur une carte.

Transparence totale du service

Bref je vous conseille d'essayer l'un de ces nouveaux services (de préférence français) pour rendre compte de la différence.



Réponse de le 17/10/2013 à 0:49 :
Je pense que tu est un chauffeur vtc,tu n'est pas un client,donc va jouer la comédie autre part .
les vtc se sont tous des beurs ou noir des cités et il ne respecte aucun règlements ni le code de la route ,d'ailleurs ils se fonts souvent arrêter sur les champs ,mais a par de porte une cravate et mettre du gel ils n'ont rien d'un chauffeur responsable.
Réponse de le 17/10/2013 à 13:50 :
à part porter une cravate et du gel.... !!!! krrrkrkrkrkr carrément
Krrkrrrrkrrr
a écrit le 15/10/2013 à 18:50 :
La France est un pays sclérosé par ses fonctionnaires et hommes politiques. Notre modèle, où l'état contrôle tout, va à l'encontre de l'entreprise (au sens propre du terme) et n'est pas égalitaire contrairement à la devise du pays. Le jour où les français l'auront compris, le pays sera sauvé. Le problème est que les Français attendent tout de l'état et qu'ils doivent donc d'abord se remettre en question individuellement avant de vouloir une réforme de cet état aujourd'hui irréformable !
a écrit le 15/10/2013 à 17:54 :
Encore un pas de plus de la France vers le tiers monde et un pas qui nous éloigne des pays riches et industrialisés.
On ne soutient que les rentes. Comment Valls a t'il pu se coucher face aux lobby ? Je dirais même face aux maffias ??
Personnellement, je m'en souviendrai quand il sera candidat au moment de mettre mon bulletin dans l'urne.
La politique en France doit sortir de ces petits arrangements. Ce n'est pas Valls qui le fera. Maintenant on en est sûrs !
Réponse de le 16/10/2013 à 6:57 :
Ont oublie le client , c est pourtant lui la victime du monopole des taxis , car s il choisie de ce faire transporter par un autre moyens . Moto,petite remise , grande remise,voir transport médical, le syndicat mafia taxi envoie c'est sbires sur la aéroport interdire les accès a tout travailleur chauffeur déclare indépendant ou non ! Moi client j aimerais bien avoir le droit de choisir ?

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