La Tribune

Et si des robots remplaçaient tous les travailleurs ?

(Crédits : Reuters)
François Leclerc  |   -  806  mots
Remplacer la quasi totalité des travailleurs par des robots, pour gagner en productivité? Cette idée japonaise pose de multiples questions. par François Leclerc @fdleclerc

La liste des pays qui connaissent un vieillissement de leur population s'allonge, conséquence d'une vie plus durable et d'une baisse de la natalité. C'est notamment le cas en Chine, résultat dans ce cas de la politique de l'enfant unique. Lorsque cette question est abordée, c'est pour souligner le mauvais rapport entre population active et inactive qui en résulte - pesant sur les systèmes de retraite par répartition - ainsi que l'augmentation des coûts médicaux afférents qui contribue à déséquilibrer les finances des systèmes de santé. Il est oublié que c'était éminemment prévisible et aurait dû faire l'objet de provisions.

Un fonds de réserve français déjà siphonné

En France, un fonds de réserve pour les retraites a bien été institué en 2001 par le gouvernement Jospin, mais il a été siphonné sous la présidence de Nicolas Sarkozy avant l'heure prévue de 2020.

Dans les deux cas, des solutions libérales génératrices de nouvelles inégalités sociales sont préconisées pour soulager les déficits et financer ces services dans un contexte de réduction des ressources des États. Un prétexte rêvé est tout trouvé pour les imposer. Seuls les États-Unis sont à contre-temps avec la réforme de la santé de l'administration Obama, et la Chine est incitée à développer un système de retraite pour développer son marché intérieur.

Réponse allemande, et japonaise


Mais une autre effet du vieillissement de la population se fait de plus en plus sentir, notamment dans les pays où il est accentué, comme l'Allemagne et le Japon. Les Allemands y répondent en favorisant l'immigration après avoir développé la sous-traitance dans les pays de l'Est européen, où existe une tradition de main-d'œuvre qualifiée. Les Japonais explorent une nouvelle voie plus dans leurs cordes, l'accentuation de la robotisation du travail, même si les entreprises du pays ne se privent pas de délocaliser leur production en Asie.
Le spectre du déclin règne sur le Japon, déjà rétrogradé du rang de seconde puissance économique mondiale en faveur de la Chine, enlisé dans la déflation, plombé par une dette publique colossale et un déficit public qui ne l'est pas moins (et dont le coût ne peut que renchérir), subissant une crise énergétique majeure qui accroît les coûts de production et les effets d'un dollar faible qui pénalise les exportations.


Co-travailler avec les robots...

PDG du groupe de télécommunications, Masavoshi Son considère que le redressement du pays implique « de sauver la capacité productive et la main-d'œuvre, car c'est dans leur accroissement que réside la compétitivité ». Il donne l'exemple de son groupe qui a plus que doublé la productivité de chacun de ses salariés entre 2009 et 2014, grâce à l'emploi de nouvelles technologies. Mais il précise que « vient le moment où nous allons cohabiter et co-travailler avec des robots ». Les calculs sont faits : « si le Japon employait 30 millions de robots en remplacement de personnes dans des entreprises manufacturières, cela équivaudrait à 100 millions d'ouvriers. Pourquoi ? parce que l'homme peut œuvrer huit heures d'affilée seulement, mais le robot trime 24 heures sur 24, dimanches et jours fériés compris ». Et il poursuit en prévoyant que cette main-d'œuvre abondante serait la moins chère au monde, Chine et Inde battues.

Quid des moyens de subsistance des travailleurs?

Cette prévision qui n'est pas futuriste appelle néanmoins deux remarques : le PDG de Softbank prévoit le remplacement des travailleurs sans s'interroger sur leurs moyens de subsistance, ce qui s'inscrit logiquement dans sa vision de l'activité économique centrée sur
l'exportation ! Il n'envisage pas non plus que l'Inde ou la Chine puissent déployer les mêmes technologies et que l'avantage concurrentiel dont il se prévaut ne sera au mieux valable qu'un certain temps...

Financer non seulement la retraite et la santé, mais la vie toute entière!

Ce ne sont plus uniquement le financement de la retraite et de la santé qui impliquent une réflexion hors cadre : c'est celui de la vie toute entière. À moins de considérer que le monde entier sera devenu rentier sur la base d'une redistribution du capital et du patrimoine, ou plutôt
que soit adoptée le principe d'une allocation universelle. D'un certain point de vue, les deux ne seraient pas incompatibles, sauf qu'un tel revenu d'existence devrait s'accompagner d'un élargissement des biens communs et de la fin du régime de la propriété privée au profit de
l'appropriation et de la gestion collective. Car il n'y a pas deux camps entre lesquels il faudrait choisir, celui du libéralisme et celui de l'étatisme.

Réagir

Commentaires

Michel  a écrit le 20/08/2014 à 8:40 :

Vous n'avez qu'à pas faire de gosses au lieu de vous plaindre du chômage. Les chômeurs ne naissent pas dans les choux...

@ K  a écrit le 19/08/2014 à 21:40 :

Et puis un jour il faudra travailler pour les robots et ... leur rendre des comptes Non ?

Corso  a écrit le 19/08/2014 à 17:13 :

Très belle réflexion. La question a déjà trouvé une réponse : oui, les robots vont remplacer nombre de travailleurs et pour certains domaines ils le font déjà. L'étape suivante consiste donc à administrer la répartition des revenus de l'activité robotisée puisqu'aucun producteur ne peut imaginer que les consommateurs qu'il aurait ruinés ne puissent plus acheter ses produits. Il convient d'utiliser la réflexion économique qui manque au propos de l'article. J'ai proposé un système de participation que je nomme la France-Action. Son objectif est de régler les problèmes sur la base nationale économiquement inévitable .

Ugly_Stuff  a écrit le 19/08/2014 à 13:51 :

Cela aurait un sens, dans un futur plus ou moins proche : les humains deviendraient propriétaires ou co-propriétaires (à crédit, au comptant, peu importe) d'un ou plusieurs robots, et vendraient le travail de ces robots contre rémunération.

Vive la civilisation des loisirs !

Patrickb  a écrit le 19/08/2014 à 13:39 :

L'Homme a besoin d'activités pour s'épanouir. Je crois donc que tout ce fatras a pour but de nous faire avaler tout et n'importe quoi pourvu qu'ils augmentent leurs profits :-)

pour ...  a écrit le 19/08/2014 à 13:11 :

pour relancer la consommation c'est pas top une colonne de robots pour acheter les baguettes chez le boulanger du coin, je suis pas sûr que ce soit bon pour l'économie tout ça

Un robot est un transformateur d'énergie...  a écrit le 19/08/2014 à 12:07 :

Pas d'énergie ...pas de robots !
Chaque Français dispose aujourd'hui en permanence de 500 robots-équivalents-humains avec l'énergie qu'il consomme...
ce qui crée toute la différence de niveau de vie avec le monde avant pétrole.
Combien en disposera-t-il dans l'avenir avec la disparition des énergies fossiles  ?

Herciv  a écrit le 19/08/2014 à 11:50 :

Moi je vois deux conséquence possible, puisque la valeur travail ne sera plus monétisable et qu'il faudra continuer à subvenir aux besoins des gens alors l'utilisation de taxe sur le parc de robot remplacera forcement les prélèvements sociaux.
De manière plus lointaine on peut se poser la question des échanges entre les hommes et donc de la monétisation de ses échanges. Plus d'hommes pour travailler donc plus de Valeur ajoutée, donc plus de valeur.

Nathan  a écrit le 19/08/2014 à 11:11 :

Cela existe de plus en plus: plus de personne au péage mais tarif identique, de moins de caisse au supermarché. Mais cela pose le problème d'un super productivité avec le moins d'homme possible au travail . . .alors de quoi vivront ils ?

math_63  a écrit le 19/08/2014 à 11:07 :

Je doute que ceux qui vont remplacer les ouvriers/salariés par des robots et des algorithmes soient d'accord pour partager les profits, les robots servant à économiser sur les salaires (bien qu'il y ait toujours besoin de maintenance/surveillance). L'allocation universelle est une solution mais sera-t-elle suffisante pour entretenir pour consommer ce que les robots produiront(sans doute faut-il prévoir une baisse des couts de production sans précédent)?

Un risque serait que de nombreuses personnes se retrouvent sans revenu (ou de faibles revenus) et de voir une déstabilisation générale(violence, meurtre, émeutes) de la société surtout si la population continuait de s'accroitre (par les naissances, l'immigration et l’accroissement de la vie), je note au passage que le Japon a une population décroissante et la Chine pourrait voir au moins une stabilisation de sa population. Huxley dans "Brave New World Revisited"(retour au meilleur des mondes) expliquait que les sociétés à l'avenir devait veiller à réguler leur population. la question est: qu'en pensent les défenseurs des droits de l'homme? qu'en pensent les familles nombreuses? qu'en pensent les pays ou la natalité et l'accroissement naturels sont forts? Qu'en pensent toutes ces personnes qui mettent au monde des miséreux qui n'ont pour horizon que la fuite?
Cousteaux avait dis: « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes, mais éduquées et capables d'auto-subsistance. Le vieillissement de la population n'est pas le problème. C'est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons perdre 350 000 personnes par jour. C'est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l'est encore plus ».

math_63  a écrit le 19/08/2014 à 11:03 :

Je doute que ceux qui vont remplacer les ouvriers/salariés par des robots et des algorithmes soient d'accord pour partager les profits, les robots servant à économiser sur les salaires (bien qu'il y ait toujours besoin de maintenance/surveillance). L'allocation universelle est une solution mais sera-t-elle suffisante pour entretenir pour consommer ce que les robots produiront(sans doute faut-il prévoir une baisse des couts de production sans précédent)?

Un risque serait que de nombreuses personnes se retrouvent sans revenu (ou de faibles revenus) et de voir une déstabilisation générale(violence, meurtre, émeutes) de la société surtout si la population continuait de s'accroitre (par les naissances, l'immigration et l’accroissement de la vie), je note au passage que le Japon a une population décroissante et la Chine pourrait voir au moins une stabilisation de sa population. Huxley dans "Brave New World Revisited"(retour au meilleur des mondes) expliquait que les sociétés à l'avenir devait veiller à réguler leur population. la question est: qu'en pensent les défenseurs des droits de l'homme? qu'en pensent les familles nombreuses? qu'en pensent les pays ou la natalité et l'accroissement naturels sont forts? Qu'en pensent toutes ces personnes qui mettent au monde des miséreux qui n'ont pour horizon que la fuite?
Cousteaux avait dis: « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes, mais éduquées et capables d'auto-subsistance. Le vieillissement de la population n'est pas le problème. C'est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons perdre 350 000 personnes par jour. C'est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l'est encore plus ».

Genesac  a écrit le 19/08/2014 à 10:48 :

C'est une ambition du capitalisme vieille comme le monde. L'être humain est un facteur de production imparfait parce que instable, contestataire, coûteux, d'une productivité médiocre, parce que doté de liberté et de droits. Le robot, en comparaison, n'a que des avantages pour qui n'a que le souci de la productivité. Mais l'envers de la production ilimitée, c'est la consommation illimitée. Comment un homme qui est au chômage pourrait-il avoir les moyens d'une telle consommation? Il y a donc une impasse. Parce que ce rêve-là est fondamentalement inhumain (il vise à rendre l'homme inutile et même à le déshumaniser car seul le travail humanise), il se heurtera toujours sur ce type d'impasse.

Quel travail fournit un robot sans énergie ….  a écrit le 19/08/2014 à 10:32 :

réponse : zéro travail !
La question devient : quelle quantité d'énergie par personne disposeront nous dans l'avenir ?
Sera-t-elle en augmentation ou en diminution par rapport à la situation actuelle ?

Je crois qu'un monde de robots-esclaves à la disposition des hommes les regardant travailler n'est ni pour demain ni pour après-demain !
Le réveil risque d'être dur chez certains rêveurs !

Nicolas  a écrit le 19/08/2014 à 10:31 :

Les moteurs à vapeur on soulagé l'homme, libéré de la main d'oeuvre de métiers pénible, augmenter le niveau de vie de tous le monde, et il en sera de même pour les robots (il en EST DE MËME pour les robots, qui existent déjà, à 2$ l'heure).

pseudal  a écrit le 19/08/2014 à 9:41 :

Je vous conseille de regarder la série suédoise 'real humans' (100% humains en Français) qui traite justement de cela avec toutes le problématiques que cela peut engendrer.

VERITE  a écrit le 19/08/2014 à 9:40 :

EXELLENT ARTICLE ?LA ROBOTIQUE PEUT SOULAGE L HOMME DANS DES ACTIVITES DUR ET REPETITIVE ? MAIS LEURS MUTIPLICATION ? C EST LE RISQUE DE DEVOIR NOURIR UNE PARTIE DES HUMAINS A NE RIEN FAIRE? CELA VA DEVENIR UN GRAND PROPLEME DE SOCIETE???

Clos  a écrit le 19/08/2014 à 9:29 :

Déjà que je ne fais pas grand chose au boulot si y a des robots je leur file tout mon taf.

FLIPFLAP  a écrit le 19/08/2014 à 9:25 :

En France nous n'avons pas besoin de robot, nous avons beaucoup de chômeurs! Ou alors uniquement pour remplacer les hommes politiques! Et vite alors avant que la France soit sur la paille!!!

Pascalou  a écrit le 19/08/2014 à 9:22 :

La fin de la propriété privée" l'appropriation de la gestion collective ", il me semble que ça a déjà été essayé, et avec quel succès mon Dieu ! Quant aux robots partout il me semble que l'on en voit déjà bien assez comme ça ,dans les rues et partout ..et répétant les discours des média ..

Roby  a écrit le 19/08/2014 à 9:08 :

S'ils les robots pouvaient déjà remplacer tous les hommes politiques, sénateurs, députés, et autres sangsues du système se serait parfait. on pourrait même concevoir un robot qui détecterait malgré tout les quelques bons qui existent.

dédé  a écrit le 19/08/2014 à 8:49 :

Et si les robots remplaçaient les politiques?Ou les patrons?

Le paysan  a écrit le 19/08/2014 à 8:26 :

Possible mais pas certain , de plus nous avons les jeunes des banlieues pour trouver des solutions il n y aura qu' a les suivre.

Et si tes robots se syndiquent ?  a écrit le 19/08/2014 à 0:52 :

Et multiplient les préavis de grèves accompagnées de grèves dures, il est ou le gain.
Parce qu'un ouvrier peut se mettre en grève 8h en grève. Mais le robot, lui, il peut de mettre en grève 24h. Il y a un problème de justice sociale.
Imaginez le robot politicien, syndiqué au SNES, à la FSU, à la CGT et chez FO, combien de mandats électifs avant de passer la main ?

cad  a écrit le 18/08/2014 à 22:58 :

Si les travailleurs sont remplacés par les robots alors il y a une baisse de pouvoir d'achat - ce qui ne peut pas être dans l'intérêt de l'entreprise qui veut vendre ses produits. Alors il n'y a aucune autre solution qu'une partie de leur profit soit redistributé à ceux qui ont été remplacés par les robots.

@Cad  a répondu le 19/08/2014 à 9:09:

Ce n'est pas grave pour le pouvoir d'achat, il suffirait d'inventer des robots acheteurs.

@cad  a répondu le 19/08/2014 à 9:28:

Rien à cirer on serait payé sans rien foutre plus besoin des patrons non plus tous sur la même échelle.

ahlouf  a écrit le 18/08/2014 à 22:37 :

ben si c'est ça , ce ne sera pas le meilleur des mondes. Ma grand'mère qui n'avait pas fait de grandes études répétait : l'oisiveté est la mère de tous les vices. Les gens passeront leur temps à boire , fumer, forniquer, regarder leur portable et la télé des abrutis. Formidable tout ça.

Sans illusion  a répondu le 19/08/2014 à 8:18:

C'est déjà comme cela et on entretien le système à coup d'aides sociales.

walter benjamin  a répondu le 19/08/2014 à 9:04:

Les rentiers et les retraités sont-ils des vicieux ? non le vice c'est le travail forcé du salariat . Locke disait déjà qu'une machine devait payer une rente aux travailleurs qu'elle remplace

cdf  a répondu le 19/08/2014 à 10:58:

@walter benjamin
On a deja eut une caste d oisif dans l histoire. C etait les nobles. Si certains ont utlise leur temps libre pour des choses utiles (par ex la science ou les arts), la majeure partie s adonnaient a des activites nuisibles (le jeu, les duels).
De meme au XIX les rentiers etaient plus un poids qu autre chose, car ils impulsaient une politique conservatrice afin justement de perdurer
Dans le cas de sretraites actuels, je suis pas sur quel eur apport soit si positif que ca, ca aide ricard a vendre son pastis et ca permet de developper les etrrains de boules mais en echange on asphyxie l economie francaise par des taxes et une politique du logement cher ...

@ françois  a répondu le 19/08/2014 à 21:54:

Pas mal de gens agissent déjà comme des robots ...

Effreyant  a écrit le 18/08/2014 à 22:30 :

Avec le developpement de robots capables d'executer des tâches complexes, l'homme sera finalement exclue de la production des biens. Restera les services, plus difficile à automatiser... dans les cas les plus complexes (qui deviennent de moins en moins complexe grâce a la revolution informatique).
Il est clair que monsieur tout le monde ne pourra plus vivre de son travail.
Cela ne me generait pas si un revenu universel etait mis en place. Cependant, je n'imagine pas les grands possedants d'aujourd'hui partager leur magot et perdre leur pouvoir. La logique individualiste de notre epoque conduira les rares personnes pouvant vivre de leur rente a s'isoler en communautés de gens possedants tout (a la façon d'Elyseum pour ceux qui connaissent ce film). Cela existe deja aujourd'hui sous une forme differentes mais la technologie conferera aux super-riches la liberte et le controle absolue des masses. Ironique quand on songe que c'est avec nos impots que de nombreux programmes de recherche technologiques sont financés aujourd'hui. Faut-il s'opposer au progres? Non bien sûr! Developper la democratie directe, redonner aux peuples le pouvoir de decider et non à des elites, revaloriser les biens communs et lutter contre toute privatisation de technologies d'interet general (ex: internet et google). Ya du boulot!

itaxtou  a écrit le 18/08/2014 à 21:09 :

Faut taxer les taxes

8889A  a écrit le 18/08/2014 à 20:37 :

Des robots pour faire quoi ? Si il n'y a plus de travailleurs, il n'y a plus de consommation. Alors des robots pour faire quoi ? Très très bonne idée sur le plan productivité, mais sur le plans social, là je crains le pire

Didier  a répondu le 19/08/2014 à 9:07:

Les clients seraient à l'étranger. C'est un modèle pour le Japon et non pour le monde. L'idée, c'est que le capital productif serait à l'abri au Japon, grâce à sa cohésion sociale préservée et à sa situation insulaire.

Gépé  a écrit le 18/08/2014 à 18:51 :

Les robots consomment de l'énergie. Il faut taxer l'énergie pour financer les retraites. C'est l'énergie qui doit être la variable d'ajustement.

bienvu  a répondu le 18/08/2014 à 20:27:

les bacteries consomment de l'energie, il faut les taxer! d'autres idees intelligentes a soumettre?

dr  a répondu le 18/08/2014 à 21:58:

par rapport à l'article, le commentaire n'était pas aussi saugrenu pour avoir une réponse aussi débile. mais probablement il suffirait juste de taxer les bénéfices produits par ces robots.

Gépé  a répondu le 18/08/2014 à 21:58:

Actuellement, c'est le travail qui produit les richesses; on ne se prive pas de taxer le travail.

Gépé  a répondu le 19/08/2014 à 9:47:

Ce n'est pas la taxe qui est important, mais l'usage que l'on fait de la taxe; taxer le travail favorise le chomage; taxer le capital décourage l'investissement; taxer l'énergie préserve le climat, ce qui est bon.

Gépé  a répondu le 19/08/2014 à 9:53:

@dr; merci; les robots existent déjà; il faut en tenir compte dès maintenant, mais comment? Et quand les robots fabriqueront des robots?

Pg78978  a répondu le 19/08/2014 à 13:24:

Les robots remplaçant l'homme, plus de travail pour les humains, donc plus de possibilité de consommation car pas de revenus. A quoi cela servira t'il donc de produire si on ne peux plus acheter ?

Welat Kurdi  a répondu le 19/08/2014 à 15:44:

Sauf à associer chaque humain à un robot et le travail du robot serait payé et tomberait sur le compte de l'humain à qui il appartient. Ça résout pas tous les problèmes mais c'est un début.