Quand l'électeur moyen épouse la cause des plus riches

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(Crédits : CC Andrzej Barabasz)
Les gouvernements, notamment celui des Etats-Unis agissent le plus souvent selon l'intérêt de la classe dominante. Mais comment les dirigeants politiques parviennent-ils à se faire réélire? C'est possible quand la classe moyenne adhère aux thèses de l'élite

Dire que les riches ont plus de pouvoir politique que les pauvres, même dans les démocraties où chacun à un droit de vote égal, n'a rien de nouveau. Mais deux politologues, Martin Gilens de l'université de Princeton et Benjamin Page de l'université Northwestern, ont récemment publié des données révélatrices sur la situation aux États-Unis, qui ont une incidence cruciale sur le fonctionnement de la démocratie - aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Les auteurs se sont appuyés sur des travaux antérieurs de Gilens qui a minutieusement compilé des sondages d'opinion sur près de 2000 questions politiques, effectués entre 1981 et 2002. Les deux politologues ont ensuite déterminé si le gouvernement fédéral américain adoptait la politique en question dans les quatre ans suivant le sondage et à quel point le résultat correspondait aux préférences des électeurs à différents niveaux de l'échelle des revenus.

La politique voulue par l'électeur moyen est le plus souvent mise en oeuvre...

Prises séparément, les préférences de l'électeur « moyen » -  c'est-à-dire situé dans le milieu de la répartition des revenus - semblent avoir une forte influence positive sur la réponse finale du gouvernement. La politique souhaitée par l'électeur moyen a nettement plus de chances d'être appliquée.

Mais, comme le notent Gilens et Page, cette constatation donne une impression faussement optimiste de la représentativité des décisions gouvernementales. Les préférences de l'électeur moyen et de l'élite économique ne diffèrent pas tant que ça sur la plupart des sujets politiques. Par exemple, les deux groupes donnent la préférence à une Défense nationale forte et à une économie robuste. Une approche plus juste serait de voir ce que  fait le gouvernement lorsque ces deux groupes ont des points de vue divergents.

Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont effectué une comparaison entre les préférences des électeurs moyens et celles des plus riches - définis comme ayant un revenu situé dans les 10 pour cent du haut de la répartition des revenus - pour évaluer quels électeurs exercent la plus grande influence. Ils ont trouvé que l'impact des électeurs moyens devient pratiquement nul, tandis que celui de l'élite économique reste considérable.

...mais le point de vue l'élite l'emporte toujours

L'implication est claire : lorsque les intérêts de l'élite diffèrent de ceux du reste de la société, c'est son point de vue qui est pris en compte - presque exclusivement. (Comme l'expliquent Gilens et Page, nous devons voir les préférences des 10 pour cent du haut comme le point de vue par procuration du 1 pour cent du haut - la véritable élite). Gilens et Page trouvent des résultats similaires pour les groupes d'intérêts organisés, qui ont une très forte influence sur l'élaboration des politiques. Ils soulignent que « le point de vue de l'électorat général n'a pour ainsi dire aucun poids » dès lors que sont prises en compte les orientations des groupes d'intérêts et les préférences des riches Américains.

Ces résultats démoralisants soulèvent une question importante : Comment les politiciens, peu soucieux des intérêts de la vaste majorité des citoyens, font-ils pour être élus, et plus important, pour être réélus, alors qu'ils sont essentiellement aux ordres des plus riches ?

Un alignement des choix des classes moyennes sur ceux de l'élite

Une partie de l'explication tient peut-être au fait que la plupart des électeurs n'ont qu'une compréhension médiocre de la manière dont fonctionne le système politique et de la manière dont il est biaisé en faveur de l'élite économique. Gilens et Page précisent que leurs résultats n'impliquent pas que l'action gouvernementale s'exerce au détriment des citoyens moyens. Les citoyens ordinaires obtiennent souvent ce qu'ils veulent, simplement parce que leurs choix sont souvent alignés avec ceux de l'élite. La corrélation entre les préférences des deux groupes fait qu'il est difficile pour les électeurs de discerner le parti pris des politiciens.

 "Le religion est l'opium du peuple", disait Marx

Mais une autre partie de l'explication, plus pernicieuse, pourrait tenir aux stratégies employées par les dirigeants politiques pour être réélus. Un politicien qui représente en premier lieu les intérêts des élites économiques doit trouver d'autres moyens de séduire le plus grand nombre. L'une des solutions est présentée par les politiques nationalistes, sectaires et identitaires - une approche politique basée sur les valeurs culturelles et le symbolisme au lieu des intérêts de l'ensemble des citoyens. Lorsqu'une campagne électorale est menée sur ce front, elle est remportée par celui ou celle qui parvient le mieux à « amorcer » nos repères culturels et psychologiques latents, pas par celui ou celle qui représentent au mieux nos intérêts.

Par son expression célèbre, « la religion est l'opium du peuple », Karl Marx voulait dire que le sentiment religieux peut dissimuler les privations endurées quotidiennement par les travailleurs et d'autres personnes exploitées.

Des conflits sur les valeurs familiales, pour masquer l'envolée de l'inégalité

De manière analogue, l'émergence de la droite religieuse, accompagnée de conflits culturels sur les « valeurs familiales » et d'autres questions divisant les esprits (par exemple, l'immigration) ont servi à camoufler la forte progression de l'inégalité économique depuis la fin des années 1970. Cela a permis aux conservateurs de se maintenir au pouvoir malgré leur mise en œuvre de politiques économiques et sociales défavorables aux classes moyennes et défavorisées.

La politique identitaire est néfaste parce qu'elle tend à ériger des barrières autour d'un groupe de privilégiés et qu'elle requière l'exclusion de ceux qui n'en font pas partie - les étrangers et ceux qui ont d'autres valeurs, une autre religion ou origine ethnique. Les démocraties autoritaires, comme la Russie, la Turquie et la Hongrie, en sont des illustrations. Pour consolider leur base électorale, les dirigeants de ces pays font largement appel aux symboles nationaux, culturels et religieux.

Un stratagème pour  mieux asseoir son pouvoir

Ce faisant, ils enflamment les passions contre les minorités ethniques et religieuses. Pour les régimes (souvent corrompus jusqu'à la moelle) qui représentent les élites économiques, c'est un stratagème payant dans les sondages. Les inégalités croissantes dans les pays avancés et en développement infligent ainsi deux coups durs au système politique démocratique : elles se traduisent par la négation progressive des droits des classes moyennes et défavorisées et encouragent une politique sectaire toxique au sein des élites.

Traduit de l'anglais par Julia Gallin

Dani Rodrik est professeur de sciences sociales à l'Institut d'études avancées de Princeton dans le New Jersey. Son dernier ouvrage est The Globalization Paradox: Democracy and the Future of the World Economy (Le paradoxe de la mondialisation : la démocratie et l'avenir de l'économie mondiale - ndlt).

© Project Syndicate 1995-2014

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Commentaires
a écrit le 18/09/2014 à 12:05 :
L'étude mets en évidence la nécessité impérative pour la démocratie des citoyens. Bien instruits et capable de discerner leurs intérêts et ceux de la société. Mais dans la réalité c'est le contraire et l'on constaté :
que les classes moyennes et défavorisées sont sous influence des intérêts des élites (économiques)
que les politiques sont au service de ces dernières pour orienter les décisions dans le sens des intérêts des élites
Comment en sortir : éducation premier outil de l'émancipation
a écrit le 14/09/2014 à 2:45 :
"Une partie de l'explication tient peut-être au fait que la plupart des électeurs n'ont qu'une compréhension médiocre de la manière dont fonctionne le système politique et de la manière dont il est biaisé en faveur de l'élite économique." : Pas que... J'ai vaguement l'impression que les bulles immobilières qui ont gonflés à travers la planète ont largement contribué à rendre les électeurs un peu plus libéraux et qu'elles ne sont pas nées par hasard.
Fort d'un sentiment de richesse, les détenteurs d'immobilier ont rejoints les grands de se monde dans l'idée qu'il est normal de profiter au maximum d'une position de force et ce y compris sur des biens de première nécessité.
Les autres ont été aveuglé par la promesse des dirigeants : Vous allez tous être propriétaires (la France des propriétaires, le petit bout d'Amérique, etc.)
Pendant ce temps là, dans l'indifférence générale des jours heureux, les usines se sont barrées là où les travailleurs acceptent des salaires moindres, les organismes de crédits se sont goinfrés, les sièges des entreprises sont partis sous des cieux fiscalement meilleurs, etc.
Disons tant mieux pour les pays émergents, le meilleur est à venir même pour ceux qui croient qu'ils ont intérêt à être libéraux (ils ont le temps de comprendre quand leurs rentes et leurs marges suivront les salaires de ceux sur qui ils les prélèvent).
a écrit le 12/09/2014 à 16:27 :
Pour moi, ce phénomène découle des médias. Les petites gens ne sont pas invités sur les plateau autre que les jeux. Seuls les 10% plus riches ont accès exclusif à la TV ou aux radios, un un temps de parole. Les 90 autres % n'y sont pas représentés, autrement, il y aurait une révolution.
a écrit le 12/09/2014 à 7:41 :
Un discours marxiste classique qui semble oublier qu'on ne vote pas pour défendre ses interets personels, mais ceux du pays..

Par ailleurs puisque le niveau intellectuel des ruches est supérieur, c'est normal que les politiciens soient convaincu par leur argument.
Réponse de le 12/09/2014 à 11:00 :
Les bourgeois tricotent la société en leur faveur depuis des décennies !
Réponse de le 12/09/2014 à 12:03 :
Qui a dit que le niveau intellectuel des "ruches", comme vous dites est supérieur ? La plupart de profs à l'université ne sont pas des milliardaires...
Réponse de le 12/09/2014 à 12:33 :
il y a une référence à marx donc le discours est marxiste et non scientifique
quelle bel exemple d'honnêteté
lancer un préjugé en l'air un facho plongera pour le rattraper
Réponse de le 14/09/2014 à 10:51 :
Rodrik ne parle pas "d'intérêt" mais de "préférence". Le terme "intérêt" apparait uniquement dans le chapeau, qui n'est pas dans la version originale.
La question posée est celle de la démocratie. Votre commentaire semble sous-entendre que le fonctionement des états ne doit pas être démocratique, mais ploutocratique. C'est un point de vue.
a écrit le 12/09/2014 à 2:18 :
Bravo pour la pertinence de cet article.
a écrit le 11/09/2014 à 21:57 :
Très bon article qui change des a priori traditionnel !
On a une classe politique en France très pro cac 40. Des gens qui ne vivent plus en France mais en vivent! Je suis toujours étonné des commentaires sur divers sujet toujours très pro MEDEF et très anti gauche ( le PS menant une politique de droite depuis 1983), alors que paradoxalement les politiques (ici les personnes) de gauches de par leur origine sont socialement plus proche de la majorité de l’électorat. Un peu comme lorsque la grosse paysannerie envoi les petits agriculteurs défiler à Paris.
a écrit le 11/09/2014 à 17:52 :
En plus assez d'accord sur la façon décrite de faire adhérer les classe moyennes à la politique destinée à favoriser les plus riches. Mais je pense qu'il y a un autre volet pas pris en compte. Les classes moyennes rêvent tellement d'appartenir aux classes riches qu'elles s'y croient déjà ! Pour confirmer cette illusion, elles adhèrent assez facilement aux politiques des riches....
Petit point complémentaire : @polo : vos excès dans vos positions qui font de vos idées des caricatures montrent que vous ne réfléchissez pas. Vous adhérer à des politiques des classes riches auxquelles vous n'appartenez sûrement pas ! Je pense que vous relevez plus de ce que je viens de décrire ... Sans rancune ?
Réponse de le 11/09/2014 à 21:55 :
Notre bon gouvernement n'a rien compris, alors...
Il passe son temps à encenser les clochards, les champions de la relance par la consommation : ils n'épargnent pas, ils dépensent tout ce qu'ils ont, et ils n'augmentent pas les statistiques du chômage !
a écrit le 11/09/2014 à 15:59 :
La mondialisation "pros-se-perd" conduit à des pratiques industrielles et commerciales surabondantes, souvent inutiles, voire néfastes et ruineuses pour la santé de la planète..., où l'irresponsabilité des comportements les plus excessifs sont faussement présentés comme des "réussites"..., qu'individuelles et à très court terme, qui cachent l'égoïsme et la suffisance monstrueuse de fausses élites qui ne maîtrisent pas leur école-aise-tait-rôle à encrassement prêt-tend-cieux...!§!
a écrit le 11/09/2014 à 15:49 :
Remarquons au passage, qu'au lieu de donner des solutions simples, les Etats laissent généralement pourrir les situations qu'ils ont eux-mêmes provoquées (par exemple sans dénatalité suffisante..., sous prétexte de fausses croissance pour tous), juste pour avoir des politiques d'urgence ou d'exception qui les "justifieraient" en leurs abus, leur corruption, leur laxisme...!
Alors que tout devrait être fait pour évoluer et changer en mieux en réaction rapide, la plus interactive, simple et claire..., en revenant au bon sens responsable de chacun(e), et pas qu'à chercher à justifier ses "droits" les plus égoïstes dans son coin..., nihiliste avec son corps et son mode "de vie" citadine faux et ruineux...!§!
a écrit le 11/09/2014 à 15:38 :
J'aimerais bien qu'une telle enquête soit menée en Suisse, pour voir si les différents type de votations mènent aux même conclusion ?
La politique a son poison, le clientélisme. Et tant qu'on ne mettra pas le rôle politique strictement contingenté au respect total de la pluralité et de l'éthique nécessaires à son rôle de gestion pratiques des dérives..., ce monde n'évoluera guère, ou s'enfoncera comme maintenant en des injustices sociales criantes que plus personne ne veut corriger !§!
Ainsi, pourquoi parler d'élites alors qu'il ne s'agit que de maffias déguisées sous de fausses apparences dans un monde qui ne prône que du sale, de la vie urbaine délirante et plus qu'armée au pire, décadence honteuse jamais épurée ?

Le rôle honorifique du service de l'Etat, comme du monde, devrait être réservé aux plus serviables et humbles, rigoureusement sélectionnés et reconnus tel dès leur plus jeune âge
a écrit le 11/09/2014 à 13:34 :
je resume: envoyer les gens a l'eglise, ca sert les interets des 10% les plus riches... c'est fumeux comme raisonnement..... pour le fait que les gouvernements maquillent le court terme, ca existe partout! la france a bien organise le mariage pour tous, histoire de diviser les francais qui, pendant qu'ils s'etripent, ne voient pas que le chomage monte !!!!
Réponse de le 11/09/2014 à 13:44 :
Le souci, churchill, est que le chômage monte à cause de la crise que TU as provoqué, camarade de droite.
Réponse de le 11/09/2014 à 14:17 :
en France, on maquille pas ce qui va mal. on maquille ce qui va bien !
chez les Anglos, c'est le contraire. on enjolive un max.
Réponse de le 11/09/2014 à 15:35 :
Churchill ouvrez les yeux, envoyer les gens à l’église, à la synagogue au temple ou à la mosquée est la meilleure des solutions pour les préparer au martyre. Ça a fonctionné de tous temps et en tous lieux. Puis on y a ajouté les journaux, le cinéma, la télé et internet, dont les principaux acteurs (propriétaires) ne sont pas les 90%, mais les 1%. Et on passe de la société religieuse, à la société du spectacle. Le résultat est le même : on divertit l’esprit pour mieux orienter les esprits vers les choix des 1%. Jusqu’au moment où ces choix sont vraiment insupportables. Et là les choses bougent. Mais on y parvient difficilement. Dans cette société du spectacle, les 10% sont bien présents : communicateurs, politiciens, acteurs, professions intellectuelles, cadres …ils en vivent mais n’accèdent qu’exceptionnellement au 1%, et ils l’espèrent. Les autre les 90% contribuent …au mieux.
a écrit le 11/09/2014 à 13:12 :
J'ai infiniment plus confiance dans les élites qui réussissent économiquement que dans les élites de fonctionnaires socialistes. La France est un pays de castes, d'injustice et où la médiocrité est un idéal. Vive les USA "inégalitaires" !!!!!
Réponse de le 11/09/2014 à 13:27 :
ou la stupidité sans borne : la pauvreté galopante aux usa, que nous suivons par nos politiques, érigée comme modèle...
Réponse de le 11/09/2014 à 14:26 :
récente étude IWK (rigueur allemande, a priori) : plus de 30% de pauvreté aux US ; 14 en France.
les US eux-mêmes nous apprennent que 35% des ricains sont poursuivis pour non paiement de dettes. le crédit subprime marche de nouveau à fond, dans le secteur auto notamment. recettes cinéma US en baisse de 15% cet été : ils ont plus les moyens ?
a écrit le 11/09/2014 à 13:10 :
Bien vu. Et c'est aussi le stratagème plus que sur-utilisé par l'extrême-droite, en passant... Je me permets de garder une copie de ce texte dans mes documents perso.
Réponse de le 11/09/2014 à 14:41 :
Un système vivant traverse toujours des crises et se relève chaque fois après les réformes. Le système capitaliste libéral est de loin le meilleur sauf si on en trouve un autre capable de remplir les super-marchés de victuailles et de consommateurs. Quel autre?
Réponse de le 11/09/2014 à 21:26 :
@Polo : Le pire est que vous êtes certainement sincère...
Réponse de le 12/09/2014 à 15:38 :
Oui, si l'efficacité d'un système économique se jauge à son aptitude à "remplir les super-marchés de victuailles et de consommateurs", vous avez certainement raison.
Et si on ajoute la capacité à remplir des prisons et à bombarder un peu partout, le capitalisme américaine est, de loin, le meilleur.
a écrit le 11/09/2014 à 12:32 :
tout ça me paraît fort juste et c'est assez rare de pouvoir lire une analyse politique cohérente, je retiens cette page et son auteur parmi mes favoris
a écrit le 11/09/2014 à 12:27 :
c'est tellement mieux d'être en bonne compagnie cela conforte ! on se sent plus près des choses !
a écrit le 11/09/2014 à 12:25 :
les plus aisés ont su tirer parti de la mondialisation pour échapper ou payer le moins d'impôt possible ( avec la complicité mercantiles de nos chers (très chers !) avocats d'affaires et fiscalistes et c'est le début de la spirale. Car sans volonté commune d'imposer les plus aisés ceux ci trouvent toujours un état en manque d'argent qui va attirer ces personnes en leur proposant des taux moindre et en récoltant quelques miettes. Le résultat est que globalement les plus aisés paient de moins en moins d'impôt. C'est un peu comme lorsque le département de la Marne avait divisé par 2 le montant de la taxe sur la carte grise (je crois) résultat hausse des recettes pour la seule Marne mais baisse dans les autres département donc globalement recette globale en baisse. heureusement là l'Etat a eu le pouvoir de dire stop. Le pb c'est qu'au niveau mondial il n'y a pas de volonté commune seul le constat que les plus aisés s'enrichissent est fait mais sans correctif sérieux proposé. Autre habileté des riches c'est d'avoir détourné les regards des classe moyennes. Au lieu que les classes moyennes se révoltent des revenus de plus en plus indécents des plus riches ces derniers ont réussit à ce que les classes moyennes braquent le regard sur les plus pauvres. Maintenant les coupables ce sont comme le disait Coluche ces salauds de pauvres qui sont coupables de tous les maux.
Les classe moyennes sont donc devenues égoïstes et hypocrites mais avec une peur cachée celle de se dire qu'elles ont plus de probabilité de se retrouver dans la classe inférieure que dans la classe supérieure! le jour où elles prendront conscience qu'elles ont plus intérêt à s'allier avec les plus pauvres pour imposer plus fortement les plus aisés (qui soit dit en pensant le plus souvent ne savent plus quoi faire de leur argent) la société retrouvera une stabilité à laquelle la majorité aspire.
Réponse de le 11/09/2014 à 13:19 :
Vous êtes fasciné par la taxe. Il ne saurait y avoir bonheur sans la taxe idéal indépassable de la race humaine. Ne croyez-vous pas que cette foi inébranlable dans la taxe repose sur le simple sentiment de jalousie? Pensez-donc à élever les plus faibles plutôt qu'à rabaisser les plus forts. La France c'est 57% de dépenses publique, du socialisme à tous les étages avec la misère qui monte, qui monte, qui monte, le désespoir et l'échec, le mensonge et la spoliation fiscale...le désastre programmé que tout le monde attend. Beau pays socialiste....
Réponse de le 11/09/2014 à 13:42 :
Ne mordez pas la main qui vous nourrit ! En l'occurence 10% des contribuables aisés comme vous dites ( soit 5% des foyers apporte 80% de L'IR soit 68 Milliards)
Comme par hasard, il manque 10 Milliards par rapport au estimations et quand je lis votre commentaire haineux, j'ai bien fait de ralentir un Max et diviser mon Impot par 5. Vous ne le méritez pas !
Réponse de le 11/09/2014 à 17:03 :
@polo je ne suis pas fasciné par la taxe mais je pense que l'impôt est une contribution normale d'un citoyen au fonctionnement de la société dans laquelle il vit. Et il me semble qu'une contribution progressive en fonction des revenu est un critère qui permet de corriger les inégalités inhérentes à la société capitaliste. Ce que je dénonce c'est le fait que la mondialisation permet au plus aisés de s'exonérer de cette contribution renforçant ainsi les inégalités et corrélativement les violences qui en découlent. Évidemment on peut toujours rêver d'un monde où toute le monde est riche mais jusqu'à preuve du contraire ce monde des bisounours n'existe pas. la dépense publique n'est pas une tare tout dépend quelle est son efficacité! de quel droit certains considèrent que les bonnes oeuvres de M Bill Gates sont positives et les aides de l'Etat sont des charges. On en arrive à l'idéologie. Le communisme a montré ses limites le capitalisme libéral est entrain de montrer les siennes. comme dans beaucoup de cas la solution c'est souvent le compromis n'en déplaise au adeptes du TINA (There Is No Alternative)
Réponse de le 11/09/2014 à 17:17 :
@coyote ne crachez pas sur les pauvres qui vous servent! Je n'ai pas parlé de 10% de contribuables aisés mais du fait que la mondialisation permettait aux plus aisés de se soustraire à l'imposition ce que les classes moyennes ou les plus faibles ne peuvent faire. Je ne vois pas en quoi mon commentaire est haineux il s'agit d'une opinion que j'exprime. Quant au fait que vous ayez ralenti tant mieux cela peut vous laissez du temps pour profiter de la vie et pour réfléchir. de plus cela permet à d'autre personne de faire votre travail et de vivre eux aussi. Moi aussi je paye des impôts et je n'ai pas besoin du votre pour vivre. Chaque personne a un rôle dans la société vous comme moi les pauvres comme les riches mais il y e en a marre de ces gens qui se croient indispensables comme l'on dit il y a en plein dans les cimetières et le monde malgré tout continue à tourner!
Réponse de le 11/09/2014 à 18:08 :
Parcequ'on en tape pas sur les riches a longueur de journée ? Vous n'avez pas besoin de mes impots, mais on doit en payer plus ? Désolé je comprends pas. Enfin si je pense comprendre. Il existe d'autre modèle que le partage du travail. En l'occurence, suite a l'arret programmé de mon activité, ce ne sont pas des francais qui vont partager mon travail, mais la place va vite être prise par mes concurrents.. ( chinois et indiens entre autre..). C'est un peu le probleme de beaucoup de monde qui ne connaisse pas autre chose que la france ou le monde que les reportages veulent bien montrer. Il existe des endroits ou les pauvres (avec moins de 4000€ par mois vivent très bien en harmonie ), mais ce n'est pas en France, ou le probleme est toujours notre voisin qui gagne plus que nous qui exploite tout le monde....
Réponse de le 12/09/2014 à 13:50 :
Coyote dit : ou les pauvres ( avec moins de 4000euros pas mois .... )

mais dans quel monde vivez vous ?

savez vous que 90% des salariés gagnent moins de 4000 euros

d'après vous on est pauvre jusqu'à 4000 euros ?
a écrit le 11/09/2014 à 12:20 :
il est temps Citoyens de créer les comités de salut publique !
Réponse de le 11/09/2014 à 13:22 :
Oui, il faut taxer taxer taxer et pour cela créer une police fiscale avec tout pouvoir. La France deviendra alors juste, belle, et bonne....et puis prospère surtout....
a écrit le 11/09/2014 à 12:16 :
Les riches achètent les journaux et médias qui leur permettent de piloter le peuple comme ils veulent. Ils achètent également les politiques pour faire passer des lois les privilégiant.
Le tout est de faire croire au peuple qu'il a le choix, alors qu'en fait il n'a le choix qu' entre bonnet blanc et blanc bonnet.
Réponse de le 11/09/2014 à 12:35 :
effectivement, ils veulent nous faire croire que nos votes changeront quelque chose, alors que non ! nous ne sommes que des pions sur l'échiquier du pays, (des pays),ceux ci tenus par une minorité qui encaisse de plus en plus, les politiques faisant de même.
a écrit le 11/09/2014 à 12:11 :
en france l'electeur moyen a bien cru en francois hollande, la suite on connait
Réponse de le 11/09/2014 à 12:29 :
@epi97 exact preuve que le citoyen moyen a conscience du pb et souhaite un correctif . le pb c'est qu'il a été totalement trompé par FH qui en se pliant à la volonté de l'Europe donc de la finance mondiale mène une politique à l'opposé de celle souhaité par la majorité des électeurs.
a écrit le 11/09/2014 à 12:02 :
Blablabla bla et etc.
a écrit le 11/09/2014 à 11:59 :
Ils n'ont pas le choix. En France, la majorité a cru qu'à l'aide du suffrage universel, elle imposerait Hollande et ses promesses. Nous leur avons imposé chomage et précarité. Devinez qui va céder ...

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