"La révolution Blockchain" : entre fantasme et réalité

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Dr Cécile Monteil, urgentiste pédiatre, fondatrice de l'ONG Eppocrate et consultante pour la startup Stratumn.
Dr Cécile Monteil, urgentiste pédiatre, fondatrice de l'ONG Eppocrate et consultante pour la startup Stratumn. (Crédits : DR)
La Blockchain, c'est la techno hype du moment. Les médias la proclament "nouvelle révolution technologique", les startups utilisant la Blockchain deviennent encore plus cool que celles qui travaillent sur le big data, et les grandes entreprises sont dans une course effrénée au partenariat avec ces dernières pour ne pas rater ce grand train. Mais au fait, c'est quoi la Blockchain ? Face à la confusion que suscitent de nombreux articles, le Dr Cécile Monteil a essayé de réunir les concepts clés de cette technologie au travers d'explications imagées.

Lorsque l'on tente de s'informer sur le sujet, on se rend vite compte que la Blockchain, c'est complexe. À chaque fois que l'on croit y comprendre quelque chose de nouveau, c'est le double de questions en plus et le doute sur ce que l'on avait compris la dernière fois.

Peut-être que le terme « Bitcoin » vous est plus familier ? Cette monnaie digitale a beaucoup fait parler d'elle à ses débuts pour son utilisation dans le trafic de drogue ou le blanchiment d'argent. En effet, les malfaiteurs ne s'y étaient pas mépris en pariant sur la robustesse, la fiabilité et la sécurité de cette monnaie.

Quel rapport avec la Blockchain ? Elle est la technologie sous-jacente permettant l'existence de la crypto-monnaie. Si le Bitcoin était la première application imaginée par son créateur, Satoshi Nakamoto, toujours inconnu aujourd'hui, la Blockchain est un outil technologique qui permet en fait de nombreuses autres applications, quel que soit le domaine (financier, juridique, médical, etc.).

Mais qu'est-ce que la Blockchain Bitcoin ?

Imaginez la Blockchain comme un grand cahier. Ce cahier est un registre public où sont consignés des échanges : les transactions. Chacun peut, ligne après ligne, y inscrire ses transactions et les horodater à l'aide d'un stylo indélébile. Ce cahier étant disposé dans un endroit accessible à tous, chacun peut le consulter à sa guise.

Ces transactions sont transparentes (visibles par tous) mais anonymes. En effet, pour réaliser leurs transactions, les personnes utilisent des « adresses bitcoins », sortes d'adresses email non nominatives et publiques, mais ne permettant pas de remonter vers les propriétaires.

En réalité, la Blockchain est un système informatique qui plutôt que de ressembler à un cahier, ressemble à une « chaîne de blocs » informatique ou « Blockchain » en anglais, répondant à des règles de fonctionnement cryptographiques.

block

Cette Blockchain est un registre de transactions qui sont regroupées en « blocs » et ajoutées au fur et à mesure à la chaîne de blocs, formant ainsi la « Blockchain ». Ce fonctionnement est possible grâce un réseau de centaines de milliers d'ordinateurs, « les mineurs », qui vérifient à plusieurs et à l'aide de calculs cryptographiques la validité de chaque bloc de transaction ajouté à la Blockchain.

Bien sûr, le travail des mineurs n'est pas gratuit ! Pour chaque nouveau bloc de transaction validé, ils sont rémunérés en bitcoin par deux procédés différents. D'une part, par le montant total des frais de transactions associés aux transactions du bloc en question, et d'autre part, par un montant « récompense » pour le travail effectué, provenant du pool de bitcoins n'ayant pas encore été attribué. Pas encore attribué ?  Une digression sur Bitcoin s'impose.

Bitcoin, ce nouvel « or digital »

L'or est un métal précieux, qui a la valeur de ce que les humains veulent bien lui accorder. À l'origine, sur Terre, il existe une quantité finie d'or. Lors de la ruée vers l'or, il était facile de recueillir de l'or à l'aide d'une simple passoire dans un ruisseau, mais avec le temps, il est devenu de plus en plus difficile d'en trouver. Les mineurs ont alors dû partir travailler de plus en plus difficilement dans des mines. L'or devenant alors rare, son prix augmente avec le temps.

Bitcoin, c'est un peu de « l'or digital ». En 2009, Satoshi Nakamoto a mis en ligne 21 millions de bitcoins, enfermés dans un « coffre-fort » digital. Plutôt qu'une pioche, ce sont des logiciels informatiques installés sur des ordinateurs appelés mineurs, qui réalisent des calculs cryptographiques afin de gagner ces bitcoins, tout en validant les fameux blocs de transactions ! Le taux de création des bitcoins est prédéfini par un algorithme de Satoshi pour être rapide au début (facile), puis de plus en plus lent (difficile) avec le temps. Le dernier bitcoin devrait approximativement être émis en 2140.

Bien sûr, si les mineurs gardaient tous les bitcoins pour eux, ils ne vaudraient rien. Ils les revendent donc en échange de monnaies courantes selon le prix du marché (environ 600 euros en juillet 2016). Aujourd'hui, de très nombreux sites acceptent les paiements en bitcoin : on peut acheter des billets d'avion, commander ses repas à domicile, payer une chambre d'hôtel ou s'acheter des chaussettes en bitcoin.

Une technologie anti-piratage

L'un des concepts phares de la Blockchain est sa fiabilité et sécurité infaillible. Ceci repose sur deux éléments fondamentaux :

  • Le fonctionnement de la Blockchain est décentralisé. Le réseau de « mineurs » travaille de façon simultanée afin de valider chaque nouvelle information ajoutée à la Blockchain. Cette validation est consensuelle au sein du réseau et ne dépend d'aucune autorité centrale. Il n'y a pas de « chef » de la Blockchain !
  • La base de données de la Blockchain (les transactions) est distribuée, c'est-à-dire que chaque mineur en possède une copie intégrale sur son ordinateur et peut confronter sa copie à celle du réseau. Pour les utilisateurs, elle est consultable et téléchargeable gratuitement sur Internet.

Ces propriétés uniques font de la Blockchain un registre impossible à pirater. Il faudrait en effet corrompre plus de 50% du réseau pour modifier la base de données existante. La puissance informatique nécessaire serait colossale et totalement hors de portée de quelque organisation que ce soit (même pour Google !).

Le Super-pouvoir de la Blockchain Bitcoin

La Blockchain offre une fonctionnalité cruciale : intégrer un « message » à chaque transaction, qui fera partie intégrante de celle-ci, bénéficiant donc du même niveau de sécurité. Mais, ce message ne peut contenir que 80 caractères ; et 80 caractères, c'est encore moins qu'un tweet ! On ne va donc pas stocker dans la transaction toute l'information qui nous intéresse, et qui est en général très volumineuse, mais seulement une preuve de cette information. Comment ?

Choisissez l'information dont vous voulez garder une preuve : un contrat, des photos, une vidéo, un livre, etc. Hachez cette information dans un "hachoir" à Blockchain par un algorithme dédié: le SHA256. Et vous obtiendrez un code unique lié à l'information entrée : un « hash », empreinte digitale cryptée de votre document et inférieur à 80 caractères, donc facilement intégré dans ce fameux « message ».

hash

C'est donc ce « hash » qui sera stocké sur la Blockchain, et non les informations initiales. L'intérêt fondamental de la Blockchain, c'est de pouvoir stocker avec chaque transaction une preuve d'information, afin de pouvoir démontrer ultérieurement et à tout moment l'existence et le contenu de cette information originale à un instant donné.

Ce mécanisme porte souvent à confusion, et beaucoup imaginent aujourd'hui que la Blockchain peut stocker directement et de façon parfaitement sécurisée leurs données (par exemple stocker son dossier médical), ou que toutes les informations stockées sur la Blockchain seront visibles aux yeux de tous puisque le registre est librement  accessible à tous. Vous saurez maintenant que cela relève (encore) du fantasme. Cependant, on pourrait imaginer une convergence entre plusieurs technologies pour arriver à ce résultat, il nous reste alors du pain sur la planche !

Concrètement, quelles en sont les applications ?

La Blockchain est avant tout un outil technologique, qui trouve sa place dans de nombreuses situations où garder une preuve irréfutable d'informations, sans avoir à en révéler le contenu se révèle utile. Voici quelques exemples « de la vraie vie » :

  • Faciliter les tâches administratives

Marre de remplir, parapher et signer des tonnes de papier en double exemplaire ? La Blockchain est à votre service ! La société Docusign, en partenariat avec Visa, développe une preuve de concept pour que l'expérience client lors d'un leasing de voiture soit enfin agréable.

Le client n'aura qu'à s'asseoir au volant de sa voiture de prédilection et se laisser guider. Au moyen d'une tablette, il complétera son choix de kilométrage, d'assurance, ou encore de téléchargement de musique, puis renseignera ses informations bancaires. Après une signature électronique des documents, chaque preuve de l'existence (« hash ») de ces derniers sera gravée dans la Blockchain afin de garantir leur authenticité à l'instant de la signature, et une copie des documents sera envoyé au client par mail. Il ne restera alors qu'à allumer le moteur de la voiture et prendre la route !

  • La finance : les Marchés boursier

Nasdaq, le plus grand marché électronique d'actions au Monde l'avait dit : ils seront le premier marché boursier à essayer la Blockchain, et ils l'ont fait !

Leur 1er essai a été mené avec succès : garantir l'enregistrement de l'émission d'actions de la société Chain vers l'un de leur investisseur privé via "Nasdaq Linq", une plateforme basée sur la Blockchain. La preuve de l'existence de la propriété des nouvelles actions émises a été tracée dans la Blockchain, sans aucun papier, et le délai de règlement de l'opération a été réduit de quelques jours à quelques minutes, un gain de temps significatif dans ce domaine !

  • La santé : les essais cliniques

Tout le monde a eu vent de scandales où certains chercheurs, n'aboutissant pas au résultat espéré, ont traficoté les données d'essais cliniques (modification des objectifs en cours de route ou des données recueillies, invention de faux-patients, etc). Grâce à la Blockchain, chaque étape de l'essai clinique pourrait être tracée de façon cryptée et horodatée. Il deviendrait alors facile d'auditer et de vérifier l'intégrité des essais clinique et de leurs résultats.

Une preuve de concept a déjà été réalisée par une équipe de chercheurs à Oxford, qui a tracé dans la Blockchain les informations postées sur clinicaltrials.gov avant et après résultats, afin de vérifier si les objectifs et les informations concernant les études n'avaient pas été modifiés après la réalisation de l'étude.

Et en 2016, où en sommes-nous ?

La Blockchain détient un pouvoir disruptif majeur, apportant une nouvelle façon de réaliser des opérations avec plus de transparence, de fiabilité et de sécurité. En 2016, il est clair que nous n'en sommes qu'aux prémices. Alors que la Blockchain Bitcoin de Satoshi Nakamoto était unique au départ, son caractère open source est en train de faire fleurir d'autres Blockchains d'inspiration commune, mais possédant des propriétés différentes, s'attachant à résoudre des problèmes plus différents les uns que les autres.

Ce qu'il manque encore fondamentalement, ce sont les outils qui faciliteront l'utilisation de la (des) Blockchain(s), aujourd'hui très complexe. En attendant, restons attentifs aux résultats des nombreuses expérimentations d'utilisation de la Blockchain qui commencent à pointer le bout de leur nez, et observons la magie opérer !

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Par Dr Cécile Monteil, urgentiste pédiatre, fondatrice de l'ONG Eppocrate et consultante pour la startup Stratumn.

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Commentaires
a écrit le 10/07/2016 à 4:18 :
Concrètement avec le blockchain, il sera géré par qui un compte en banque ? car il n'y aurait plus de banque. Et en cas de panne électrique, piratage du réseau électrique, panne d'internet, on fera comment pour payer si plus de cash ? Vouloir basé une société vers une dépendance à 100% pour l’électrique et à un réseau n'est ce pas suicidaire et de la folie ? En cas d'explosion nucléaire, tous les systèmes électriques sont foutus, en cas de catastrophe naturelle aussi, et il y en a de plus en plus ....
En plus le blockchain personne ne va rien comprendre, c'est incompréhensible et non concret. A un moment donné si on veut que le monde soit 100% virtuel, autant qu'on disparaissent tous de la planète terre, ce serait plus cool que le virtuel, l'au-delà du virtuel ...
Réponse de le 10/07/2016 à 16:50 :
Bonjour, merci pour votre commentaire ! La Blockchain ou les bitcoins n'ont pas vocation de remplacer tout ce qu'ils peuvent remplacer, mais d'être une option, une alternative dans les cas d'usage ou une valeur ajoutée pertinente sera de mise :)
Réponse de le 12/07/2016 à 12:10 :
La blockchain est un outil qui permet d'effectuer des transactions (transferts d'actifs, contrats, accords en tous genres) entre deux entités de façon:
1) transparente (tout le réseau est au courant de la transaction + traçabilité dans le temps)
2) décentralisée (Il n'y a pas un seul serveur qui contient toutes les données qui peuvent être manipulées par le propriétaire)
3) Infalsifiable (en tous cas pour l'instant aucune faille de principe ne semble avoir été décelée, seulement des erreurs d'implémentation)
Tout ça pourrait sécuriser les transactions bancaires si on en venait à utiliser la blockchain pour toutes les opérations. D'un autre côté je doute que les gens aient envie que toutes leurs transactions soient connues de tous, mais je m'égare. Le fait est que en aucun cas les compte bancaires seraient entièrement transféré sur des wallets blockchain, parce qu'alors, comme vous le dites si bien, il n'y aurait plus de banques et ce ne serait plus des comptes bancaires. La fonction des banques ce n'est pas juste de garder votre argent bien au chaud jusqu'à ce que vous ayez envie de l'utiliser.
Pour le reste le jour où tout le réseau électrique/internet s'effondre (je rappelle qu'internet a été construit autour de l'idée de résister à une guerre totale) l'argent sur nos comptes en banques sera le cadet de nos soucis, et de toute façon aujourd'hui toutes nos données sont d'ores et déjà dans des datacenters de par le monde et plus sur des registres papier.
Et c'est vrai: la blockchain, peu de gens en comprennent le fonctionnement, mais ça n'empêchera en rien son utilisation. Regardez internet, très peu de gens comprennent réellement comment fonctionnent les protocoles TCP/IP, les architectures réseau, l'encryption SSL, les services cloud ou les myriades de langages de programmation qui lui sont dédié. Tout ça est en fait infiniment plus compliqué que la blockchain, et pourtant les gens utilisent internet tous les jours.
Réponse de le 22/07/2016 à 17:52 :
A Jean Baptiste
Bonjour ! Merci pour votre commentaire :) Quelques petits points :
- Lorsque vous dîtes "je doute que les gens aient envie que toutes leurs transactions soient connues de tous", ce ne sera jamais le cas puisque comme expliqué dans l'article la transaction est transparente (on peut y voir que 1.2btc ont été transféré à telle date) mais anonyme (une adresse btc n'est pas nominative) donc pas de souci de ce côté là !
- Les banques ne disparaîtront pas. Cependant, dans notre Monde, beaucoup d'opérations sont dictées et monopolisées par le fait de posséder un compte bancaire, auquel une grosse partie de la population dans les pays en voie de développement n'ont pas accès. La Blockchain ouvre alors des options pour ces gens :) Également, cela pourra devenir un choix de passer par une banque ou de s'en passer (choix quasi impossible aujourd’hui), tous comme vous pouvez passer par un service de "wallet" pour vos bitcoin ou les gérer vous-même !
Bon pour la guerre intersidérale et la chute du réseau, c'est une autre discussion ;)
a écrit le 08/07/2016 à 13:40 :
Vous devriez écrire plus souvent des articles. Non non je rigole même si vous êtes douée pour cela vous pourriez difficilement être plus utile à la société qu'en soignant des enfants.

Ce qui est vraiment gênant en ce qui concerne ce concept c'est que la finance l'ai intégré dans son fonctionnement, alors certes vu la traçabilité du produit il est évident que les marchés financiers auront bien plus de mal à trafiquer leurs circuits qu'auparavant.

De plus le fait que cette blockchain aie pris si rapidement au sein du système économique n'est il pas la preuve flagrante que ce dernier étouffe sous le manque de liquidité et à cause de la création d'argent virtuel ? Nous savons parfaitement que si tout le monde demandait son argent en espèce sonnante et trébuchante les établissements bancaires et financiers ne pourraient pas suivre et de très loin, suscitant un véritable chaos économique.

Donc la blockchain au final n'est elle pas la preuve que ce système économique, enfin surtout financier d'ailleurs est tellement malade qu'il faille le remplacer ? Mais bien entendu personne pour le dire tel quel...

Par ailleurs pouvons nous quand même faire confiance dans le milieu de la finance qui n'a fait montre que d'incompétence de part sa trop grand avidité pour gérer une partie de cette blockchain ? Parce que ok je comprends bien qu'elle soit impossible à falsifier pour le moment mais il y a tellement de certitudes qui ne pouvaient être défaites dans le passé et qui sont actuellement totalement laminées, que de faire confiance aveuglement à cette nouvelle gestion de flux financiers me parait quand même un peu aventurier.
Réponse de le 10/07/2016 à 16:55 :
Bonjour, merci pour votre commentaire ! Oui, notre système est bien mal en point. La Blockchain n'a pas réponse à tout, loin de là, et il ne fait jamais faire confiance "aveuglément". Ceci étant, il faut reconnaître qu'aujourd'hui cette technologie ouvre des portes plutôt positives, et qui bien sûr aura également des contreparties, mais le risque 0 n'existe pas. Comme on dit "Prendre des risque dans la vie, c'est ne rien faire ;) Continuons donc d'en explorer les possibilités !
Réponse de le 11/07/2016 à 11:30 :
Merci de m'accorder de votre précieux temps, je suppose, et je comprends parfaitement votre optimisme, cependant comme vous le précisez plusieurs fois ce concept est complexe, moi qui suis passionné d'économie et lecteur du monde diplomatique je ne l'ai compris qu'en lisant cet article: "Le banquier, l’anarchiste et le bitcoin" http://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/CASTLETON/54957. Bon c'est aussi parce que ce dernier m'a plongé dans le sujet. Avec le numérique nous sommes tellement abreuvés de propos sans intérêt que tacitement le principe m'a semblé suspect.

Imaginez donc le citoyen lambda pris dans les tourments de la vie, que vous connaissez forcément de part votre expérience d'urgentiste, face à une telle notion, cela va être quand même difficile pour lui de ne pas la prendre pour un phénomène subjectif de plus.

Le travail que vous faites de vulgarisation est indispensable mais même si vous expliquez clairement ce que c'est, il faut quand même s'y accrocher d'une part et difficile de ne pas rejoindre les doutes de l'auteur de cet article d'autre part.

C'est un formidable système mais si les citoyens s'en emparent, s'il reste focalisé dans les mains de quelques uns, quelques techniciens au seul service des financiers il ne sera plus qu'un instrument économique coercitif de plus.

Bref vous avez entièrement raison d'essayer de l'expliquer au plus grand nombre et il faut continuer mais je pense que Castleton a également raison de s'en méfier.

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