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"La Tribune Women's Awards" : les huit lauréates de la région Rhône-Alpes

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Les lauréates de La Tribune Women's Awards Rhône Alpes, à Lyon jeudi 26 septembre. © La Tribune
Les lauréates de La Tribune Women's Awards Rhône Alpes, à Lyon jeudi 26 septembre. © La Tribune (Crédits : DR)
La première édition rhônalpine des « La Tribune Women’s Awards » avait lieu à Lyon le 26 septembre à la Chambre de Commerce et d’Industrie Rhône-Alpes. L'assistance était nombreuse et majoritairement féminine.

Lors de la première édition rhônalpine de « La Tribune Women's Awards »,  26 septembre à Lyon, Jean-Paul Mauduy, président de la CCIR, parle volontiers de son institution comme de « la maison des entrepreneurs » et, une fois n'est pas coutume, il a pu saluer «le bouillonnement de talents et d'énergies de Rhône-Alpes, moteur économique de la nation », en mettant en avant exclusivement des femmes.

L'industrie, un monde d'hommes qui "bouge tout le temps"

L'industrie y pèse un poids significatif, et les candidates étaient nombreuses dans cette catégorie. Le prix est revenu à Sylvie Guinard, PDG de Thimonnier, entreprise familiale spécialisée dans la conception et fabrication de machines d'emballages souples (50 personnes, 85% du chiffre d'affaires à l'export).

Ingénieur mécanicien, passée par le spatial, elle a toujours évolué dans un monde d'hommes - « j'adore ! » - et elle a incité les femmes à se lancer dans l'industrie, « c'est un univers qui bouge tout le temps, ouvert sur le monde, on touche à tout ». 

Le Green Business et la Finance très plébiscités par les femmes

Autre filière active pour la région, le Green Business.  La lauréate dans cette catégorie, Céline Bossane, a fondé avec son mari Huttopia, un concept de campings respectueux de l'environnement, pour des vacances au plus près de la nature. L'entreprise de 140 salariés (au chiffre d'affaires de 15 millions d'euros) totalise 7 campings Huttopia en France - plus 12 sous la marque Indigo - et a pris pied dans des parcs forestiers au Canada.

Dans la catégorie Finance, c'est un homme qui est venu recevoir le trophée en l'absence de sa « boss », Dora d'Ambrosio, fondatrice du réseau Valority, spécialisée dans l'investissement immobilier et l'administration de biens. Avec 250 collaborateurs en France, elle annonce un chiffre d'affaires 2012 supérieur à 25 millions d'euros.

Les hommes ont tout à gagner du combat des femmes

Céline Schillinger est directeur Stakeholder et « gender balance » d'un fleuron pharmaceutique de la région, Sanofi Pasteur. Au sein de la filiale Sanofi Pasteur Dengue, elle anime des projets opérationnels majeurs dans le domaine de la santé et de la vaccination.

Lauréate pour la catégorie « international », elle a aussi été distinguée pour avoir créé voilà deux ans le réseau « WoMen in Sanofi Pasteur ». « Il est devenu le réseau interne le plus important du groupe, nous comptons 2500 personnes dans plus de 50 pays. ». Son constat ? Il n'y a pas assez de femmes dans les hauts postes à responsabilités, alors comment débloquer les carrières ? La particularité de WISP, c'est qu'il est un réseau pour les femmes et les hommes : « certains ne correspondent pas à l'archétype attendu. Les hommes ont tout à gagner du combat des femmes ».

Coryne Nicq, fondatrice de l'agence de communication éponyme, a reçu le trophée pour catégorie « techno & media ». Privilégiant une communication « loin des paillettes et au service du sens », elle est une des fondatrices du réseau « Entrepreneur d'avenir » en Rhône-Alpes.

Des lauréates qui cassent les idées reçues

La femme « manageur de l'année » est Isabelle Bourgade, DG Adjointe de CIC Lyonnaise de Banque. Elle a cassé les clichés en précisant que « sa » banque compte 40% de directrices d'agences et donné son approche du management : « aimer l'entreprise, faire partager une vision, créer de l'adhésion. C'est une aventure humaine ».

Patricia Gros Micol s'est vu remettre le trophée dans la catégorie « Services ». Victime d'un accident de train et après une carrière « classique » en entreprise, elle a créé l'entreprise Handishare dont les 10 salariés sont tous des personnes handicapées, « décidées à ne plus subir la vie ». Handishare propose de la gestion administrative téléportée et de la gestion-client multi-canal. Patricia Gros-Micol se dit « bluffée chaque jour par l'énergie et les compétence de ces personnes qui ont connu de graves accidents de la vie. Il suffit de leur donner les moyens. »

Beau succès dans la salle pour Dominique Bouvier, présidente du directoire de Strand Cosmetics Europe, quand elle a lancé : « j'ai toujours eu envie de battre les garçons ». Désignée « Femme entrepreneur de l'année », elle a construit sa détermination dans le sport de haut niveau puisqu'elle fut capitaine de l'équipe de France de volleyball. Formulateur et fabricant de produits de maquillage et de soins, son entreprise a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 15,5 millions d'euros dont 30% à l'export. Se décrivant «atypique », Dominique Bouvier, recrute volontiers des « jeunes qui n'entrent pas dans le moule. Un choix qui se révèle toujours judicieux ».

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Henri Burellier, directeur exécutif de la Banque Postale Centre-Est :

"Le choix de Dora d'Ambrosio par le jury est excellent"

 

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Henri Burellier, directeur exécutif de la Banque Postale Centre-Est.

 

La Banque Postale avait choisi de parrainer la lauréate du Trophée "La Tribune Women's Awards" en Rhône-Alpes, dans la catégorie « Finance ». Henri Burellier, directeur exécutif de la Banque Postale Centre-Est, se félicite du choix du jury. Interview.

 

Pourquoi la Banque Postale s'est-elle engagée dans ces Trophées ? Qu'attend-elle de cet engagement ?

La Banque Postale s'est engagée dans ces Trophées parce qu'elle est une entreprise qui accroît son rôle auprès des particuliers et aussi auprès des collectivités et des entreprises.

La Banque Postale attend de cet engagement d'être davantage connue et reconnue pour son rôle auprès des acteurs économiques.

 

Que pensez vous du choix du jury ? Quel regard portez vous sur la candidate lauréate, Dora d'Ambrosio ?

J'estime le choix du jury excellent. Un seul regret : l'absence de Dora d'Ambrosio à la remise des prix.

Concernant la lauréate, Dora d'Ambrosio, j'ai apprécié les initiatives récentes de sa société auprès des étudiants. Travailler au financement des logements étudiants répond à une véritable attente de cette population.

 

Avez vous observé des retombées concrètes de cet engagement ? Avez-vous communiqué autour du résultat par exemple pour faire évoluer les mentalités concernant la place des femmes en entreprise ?

Suite à cet évènement je n'ai pas observé de retombées visibles pour l'instant.

Une communication a été faite autour des résultats en soulignant particulièrement l'enthousiasme et la motivation des lauréates. Le caractère innovant des projets récompensés mérite réellement d'être mis en avant.

 

Propos recueillis par Laurence Jaillard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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