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Les ambitions d'Amazon sur le marché du livre numérique sont observées à la loupe par les acteurs français. Alors que la liseuse numérique d'Amazon, le Kindle et ses 80% de part du marché du livre numérique aux États-Unis, vient de débarquer dans l'Hexagone, l'opérateur Orange peaufine sa riposte. Il va présenter mardi 18 octobre le vaste projet de librairie « dans les nuages » sur lequel il travaille depuis des mois avec le Syndicat de la librairie française (SLF). Ce test, qui a coûté 5 millions d'euros comme l'a révélé L'Express, fait le pari que les Français iront acheter leur livre numérique chez le libraire.
Le postulat de départ est simple : contrer les géants américains tels que Amazon et Apple - et demain Google - qui ne proposent que modèles fermés (le livre numérique acheté par exemple chez Apple ne peut se lire que sur l'iPad). Pour que l'achat d'un livre numérique soit aussi simple que l'achat d'un livre papier pour le client, "Orange a voulu créer un modèle le plus ouvert possible... Un modèle qui garantisse aussi au lecteur que dans deux ans, son livre numérique sera toujours lisible quelle que soit l'évolution de la technologie et également s'il décide de changer d'opérateur", explique à La Tribune David Lacombled, directeur délégué à la stratégie des contenus chez Orange.
Si la future librairie exclut donc de facto l'iPad d'Apple et le Kindle d'Amazon - qui ont tous deux fait le choix d'un modèle vertical fermé -, elle devrait intéresser tous les lecteurs qui ont opté pour une tablette Androïd comme la dernière née de Samsung, ou pour une liseuse électronique comme celle de la Fnac, de Sony ou encore de Booken... Comme le déclarait sur France Culture la semaine dernière Christine Albanel, ex-ministre de la Culture aujourd'hui directrice de la communication chez Orange : « il s'agit de trouver de nouvelles lignes business, bien sûr, mais il s'agit aussi, peut-être, de défendre certains modèles au regard des grands acteurs américains... » Cette future librairie est donc ouverte aux autres opérateurs et, comme l'a révélé "L'Express", SFR a déjà rejoint l'aventure. Bouygues, Free et même d'autres opérateurs européens doivent déjà regarder le dossier.
Commission du grand emprunt
En tant qu'opérateur, Orange "sait à partir d'un numéro de téléphone mettre en place un modèle économique qui permet de payer en caisse ou d'être directement débité sur son forfait, tout en maintenant la marge du libraire", poursuit David Lacombled. Pour Jean-Noël Orengo, en charge du numérique au SLF, pour offrir une vraie alternative à Amazon et Apple, "il faut que, comme avec un livre papier, le lecteur puisse lire son livre numérique quand il veut, où il veut et sur tout lecteur. En venant dans une librairie, le client se fera aider dans ses choix de lecture et le libraire l'aidera à gérer sa bibliothèque numérique", poursuit-il. Persuadés de la pertinence du projet, Orange comme les libraires vont présenter leur projet devant la commission du grand emprunt avant la fin de l'année. Et ainsi lancer leur librairie au premier semestre 2012, quand le livre numérique qui pèse aujourd'hui moins de 1% du marché de l'édition française commencera à décoller...
Laurent a écrit le 17/10/2011 à 10:16 :
Je suis sceptique. Quel serait l'intérêt de se déplacer chez le libraire alors que l'intérêt du numérique c'est de faire tout confortablement et rapidement chez soi ? Et souvent dans les petites et moyennes villes il n'y a même pas de libraire. S'ils arrivent à avoir un choix bien plus large qu'Apple et Amazon, ça peut marcher, sinon ce sera un échec cuisant.
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Si on vous propose, en librairie, d'acheter votre livre sous format papier ou sous format électronique, c'est une liberté supplémentaire. Pourquoi pas, on verra. L'avantage du livre numérique, c'est la possibilité d'acheter sur Internet,...
par NICOBOSS007 le 17/10/2011 à 18:28
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Bruno a écrit le 17/10/2011 à 11:52 :
Nous sommes lecteurs. Pour les livres papiers, nous sommes à 50%-50% entre les commandes internet et l'achat librairie. Pour les livres numeriques, on ne se deplace pas. Je crois comme Laurent, que ce projet est voue a l'echec.
NICOBOSS007 a répondu le 17/10/2011 à 18:28 :
Si on vous propose, en librairie, d'acheter votre livre sous format papier ou sous format électronique, c'est une liberté supplémentaire. Pourquoi pas, on verra. L'avantage du livre numérique, c'est la possibilité d'acheter sur Internet, ok, mais c'est aussi un transport vraiment très facile. Moi, c'est surtout cette facilité du transport qui me plait. je ne trouve pas stupide de proposer cet achat numérique aussi en librairie.